Réduire l'angoisse, augmenter la paranoïa... Si le Xanax a ainsi sévi chez pas mal de rappeurs à l'instar du LSD dans les années psyché, la génération Charlie Parker, elle, eut droit au phénobarbital, ce barbiturique utilisé notamment pour les troubles du sommeil, ou alors comme sédatif pour soulager des symptômes d'anxiété. Bird en avala six comprimés pour tenir debout lors de sa déchirante version de Lover Man en juillet 1946. Sa dépendance aux médicaments fut cependant moins notable que pour d'autres musiciens, à l'instar de Bud Powell, assommé par le largactil, ou encore Thelonious Monk qui se faisait prescrire des doses massives de thorazine, un autre puissant neuroleptique. En ce qui concerne Charlie Parker, les addictions à la drogue, à l'alcool et au tabac furent bien plus dévastatrices.
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