Si vous préférez écouter cet article en podcast, cliquez sur le “play” du lecteur ci-dessus. Vous pouvez également le télécharger en cliquant ici puis l’écouter par exemple sur votre smartphone.
Pourquoi instruire ses enfants en famille ?
Pour qu’ils puissent être eux mêmes, qu’ils trouvent leurs passions, leur ÊTRE en son entier, pour que personne ne leur dise à quoi ils doivent s’intéresser ou plutôt ce qu’ils doivent apprendre.
Nous n’avons pas eu la chance de grandir au contact de la vie, nous avons été à l’école, en tout cas en ce qui concerne mon homme et moi.
À 18 ans (ou même avant) on nous a demandé : « que voulez-vous faire dans la vie ? Qu’allez-vous entreprendre comme études ? »
C’est comme ça que je me suis retrouvée en licence de maths et puis à l’IUFM sans trop savoir pourquoi, parce qu’on m’a dit que c’est ce qu’il fallait faire, la sécurité d’emploi… (et oui papa, la sécurité d’emploi !)
C’est exactement ça que l’on veut éviter à nos enfants. Quelque part on vise l’excellence en les laissant libres de choisir leurs sujets d’apprentissage. En effet, tout le monde sait que si la passion n’est pas là, on ne se donne pas à 100%, on n’est pas vraiment à ce qu’on fait… Combien de fois je n’ai pas eu envie d’aller travailler le matin ? J’ai lu quelque part « Je ne fais pas l’école à la maison parce que c’est facile, je fais l’école à la maison parce que c’est la meilleure option pour mes enfants ». C’est exactement ce que je pense, je veux le meilleur pour eux, pour qu’ils donnent le meilleur d’eux mêmes dans chaque projet qu’ils entreprendront.
Et comment ça peut profiter à toute la famille ?
Presque 10 ans plus tard (que le temps passe vite !), quand nous avons décidé de faire l’instruction en famille avec nos enfants, je me suis demandée : et moi, qui suis-je ? Qu’est-ce qui m’intéresse vraiment ?
Je ne suis pas sûre d’avoir trouvé une réponse mais je me pose la question chaque jour, je me « réajuste » avec le plus d’authenticité possible. Suis-je heureuse de faire ça aujourd’hui ?
C’est un véritable cadeau pour moi, un petit bonheur, d’enfin réaliser que je peux être moi, il n’y a qu’à se trouver. Finalement il n’y a pas que mes enfants qui ont le droit à la déscolarisation, il y a moi aussi, je peux enfin m’écouter !
C’est là que vient le temps des questions :
« Que voulons nous faire ? Qui sommes nous ? »
« Qu’allons nous faire pour gagner de quoi vivre tout en gardant nos enfants avec nous ? »
« Qu’avons nous envie de leur montrer ? »
Et puis maintenant le temps des doutes, de la remise en question.
Au début, je pense qu’il est important de commencer « son chemin » par des choses toutes simples, juste pour se faire plaisir, comme pour réhabituer le corps au bonheur, pour que les chemins intérieurs du bien être se réactivent. Personnellement, c’était manger de la pâte à tartiner. Je n’ai pas été habituée à écouter mes émotions. Au moins, ça, je savais que ça me faisait plaisir, même si ce n’était « pas raisonnable ». J’avais besoin d’être patiente et bienveillante avec moi-même.
Et puis petit à petit on peut expérimenter des choses « plus sérieuses » que le chocolat. Cette fois j’ai repris ma guitare, j’ai peint des galets, je suis retournée marcher en montagne, j’ai remonté mon cheval plus régulièrement… j’ai réveillé les passions et les envies qu’il y avait en moi.
Ensuite tout à découlé. Parmi ces passions j’ai trouvé quelque chose que j’avais envie de faire.
Cet été nous prenons un alpage en famille, et je m’installe en tant que consultante en déscolarisation, accompagnante dans la vie sans école.