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Dans la Revue Française des Affaires Sociales (RFAS), Mauricio ARANDA, Julien LÉVY et Gwen LE GOFF ont coordonné un ouvrage constitué de textes et réflexions — majoritairement sociologiques — à propos de la notion de sans-abrisme, pour faire comme un état des recherches à date, dans des optiques de partage d'expériences situées décrites par des personnes concernées, soit dans le cadre associatif, soit dans des travaux de terrains lors de recherches universitaires, etc. Plus d'une vingtaine d'écrits (8 articles, 4 entretiens, des notes de lectures, …), dans le cadre de l'appel à contributions, sont abordés ici par Mauricio Aranda et Julien Lévy, présents à cette émission — tous deux politistes et chercheurs ayant travaillé leur thèses respectivement en 2019 et 2021.
Où il sera question des catégorisations des personnes, des normes induites par les notions décrites, des politiques publiques et des choix qu'elles supposent, du rôle des chercheurs et chercheuses dans l'évolution des dispositifs et statistiques en sciences sociales, de la future Enquête 2025 (la précédente avait eu lieu en 2012), …
Où l'on débattra des concepts : « sans abri » vs « sans domicile » vs « sans logement » vs « mal logé.e », mais aussi de l’accommodement des personnes aux injonctions de stabilité ou de trajectoires, … , des situations subies versus choisies, et de comment la précarisation entraine de facto des impossibilités d'habiter plus et mieux.
À L'OREILLE EN PAUSE MUSICALEDans la Revue Française des Affaires Sociales (RFAS), Mauricio ARANDA, Julien LÉVY et Gwen LE GOFF ont coordonné un ouvrage constitué de textes et réflexions — majoritairement sociologiques — à propos de la notion de sans-abrisme, pour faire comme un état des recherches à date, dans des optiques de partage d’expériences situées décrites par des personnes concernées, soit dans le cadre associatif, soit dans des travaux de terrains lors de recherches universitaires, etc. Plus d’une vingtaine d’écrits (8 articles, 4 entretiens, des notes de lectures, …), dans le cadre de l’appel à contributions, sont abordés ici par Mauricio Aranda et Julien Lévy, présents à cette émission — tous deux politistes et chercheurs ayant travaillé leur thèses respectivement en 2019 et 2021.
Où il sera question des catégorisations des personnes, des normes induites par les notions décrites, des politiques publiques et des choix qu’elles supposent, du rôle des chercheurs et chercheuses dans l’évolution des dispositifs et statistiques en sciences sociales, de la future Enquête 2025 (la précédente avait eu lieu en 2012), …
Où l’on débattra des concepts : “sans abri” vs “sans domicile” vs “sans logement” vs “mal logé.e”, mais aussi de l’accommodement des personnes aux injonctions de stabilité ou de trajectoires, … , des situations subies versus choisies, et de comment la précarisation entraine de facto des impossibilités d’habiter plus et mieux.
Il était une fois une lumière sociologique qui irradia le monde. Pas Weber, pas Marx pas Goffman ou pas Elias.
Une œuvre collective sublime réunissant des militants, des chercheurs, des dessinateurs, tout un monde de traqueurs. Des Traqueurs ? Mais qu'est-ce que c'est ? C'est une nouvelle espèce de penseurs, acharnés, précis et pétris d'ironie. Ils ont inventé un langage, accessible au plus grand nombre, sans rien renoncer de la précision scientifique.
Sur la forme, c'est une bombe.
Ces gens-là vous troquent le néolibéralisme comme jamais, en illustrant le livre des mille facettes de la démolition actuelle entreprise par les élites politiques et les capitalistes : la « caste managériale public-privé ».
C'est sur le fond, une synthèse qui résonne comme un procès.
Hôpital, cantines pour les enfants, forêts, sauvetage et pompiers, écoles et Universités, autoroutes et toutes les routes, maternités, tout est passé au peigne fin. Ils ont leurs mots pour le dire ce « massacre », disséqué avec leurs lamelles de biologistes devant un patient qui meurt : les services publics. Lisez les portraits incroyables, documentés, des « killers », c'est à dire aussi des petites mains, des intermédiaires. La valeur du service public est la bible séculière attendant son Armageddon.
Thibaut Besozzi est sociologue. Il a mené une recherche ethnographique pendant plusieurs mois auprès de SDF. Mais dans cette émission, ce qui va intéresser les auditeurs, c'est qu'il est aussi un politique.
Il nous expose un projet, mieux qu'un projet, une expérimentation alternative. Il s'agit d'un village de SDF où les droits privés de l'humain sont enfin respectés.
Bien sûr, l’État et les collectivités territoriales qui financent l'initiative, attendent des résultats. D'où la présence, pas loin, de travailleurs sociaux. Mais ces derniers ne sont pas ici des matons. Ils ne viennent pas rappeler immédiatement le règlement intérieur.
Écoutons dans le détail cette alternative entre la rue ou le foyer d'urgence.
Car il est possible aussi, dans notre République, de faire autre chose, de faire mieux que l'horreur des CHU. Thibaut est de la partie.
La recherche de Cédric Sadin-Cesbron est un moment rare de la sociologie. C’est la preuve qu’un travailleur social – lequel dit pourtant ne jamais avoir assez de temps pour penser sa pratique – peut parfaitement analyser en profondeur son milieu professionnel avec la même acuité qu’un étudiant académique.
Et c’est même mieux. Avec la maturité professionnelle en plus, il nous emmène dans une sociologie participative avec des hébergés en CHRS qui mènent aussi l’enquête auprès de leurs pairs.
Vivre chez soi quand on n’a pas de chez soi est une analyse collective qui restitue la vie interne d’un foyer dit expérimental où la démocratie interne est revendiquée par les travailleurs sociaux. C’est grâce à cette liberté de manoeuvre que les SDF comme le praticien se livrent à une fouille en bonne et due forme aux moyens qu’ont les résidents de s’approprier leur chambre, le foyer et les droits.
La question des droits y est effectivement centrale, avec en point de mire la possibilité limitée de bénéficier d’une vie privée dans ces espaces collectifs contraints.
Dans cette première émission consacrée à la sociologie de l'aliénation des classes dominées, il s'agit de penser une dimension de « l'attachement » des dominés aux dominants qui est quasiment toujours passée sous silence.
Loin des poncifs sur la chosification ou la réification, on se penchera sur « les chiens de garde » de Paul Nizan, « Peau noire masque blanc » de Frantz Fanon, les « collaborateurs » (pas besoin de faire un dessin), les « zones grises » de Primo Lévi, les « jaunes » briseurs de grèves, etc. Le terrain est miné, le tabou la règle, le déni la façade de la bonne conscience.
Alors allons y, et commençons par entrer dans le monde colonial, le plus pervers qui soit, celui qui mouille l'esclave. Le planteur, le béké, l'esclavagiste, bref le monstre social, a créé l'affranchi, le domestique, le Libre de couleur, le sang-mêlé, le mulâtre.
A savoir, le dominé moins noir retourné en dominant intermédiaire au service du dominant blanc. Bienvenue dans la sociologie du tiers, de la tripartition. Aliénation rime avec tripartition. En ce cas, le dominé voit une partie de lui-même devenir un autre, et cet autre, le Kapo, devient l'enfer du dominé, son double renversé, désormais tiers et totalement autre. L'aliéné prend son envol et n'est plus le dominé aliéné.
Il devient le collaborateur actif, le mulâtre propriétaire d'esclaves. De 1848 à nos jours, la société néocoloniale est encore prise dans cette structuration socio-raciale, mais de manière plus subtile. On le verra au travers des propres tabou de Frantz Fanon et des impensés de Peau noire masque blanc. Même le grand penseur, le grand révolutionnaire nous invite, avec sa propre grille, à fouiller les interstices du discours.
Cette première émission pose le décor.
Étouffement est une actualisation des chiens de garde de Paul Nizan, ou des appareils idéologiques d’État d'Althusser ou des violences symboliques de Bourdieu.
L'émission se divise en deux parties. La première pose le cadre de tous les principaux intellectuels organiques du monde actuel. La seconde détaille 10 grandes manières avec lesquelles ces idéologues du sens commun dominant étouffent les dominés, les cultures populaires.
L'originalité de cette émission est de proposer des respirations musicales fréquentes dans la dernière partie de l'émission, quand vous serez en suffocation.
À l'oreilleDocteure en sociologie de l'Université de Lorraine, Malou Casca a mené des recherches sur un thème a priori insipide : l’implant cochléaire chez les sourds. En fait, elle nous décrit une révolution scientifique permettant à 90 % des enfants suivis de retrouver une audition et une vie sociale chez les « entendants ».
Sa thèse s’intitule : L'intégration sociale des porteurs d'implant(s) cochléaire(s) : pratiques, entourage et représentation sociale de la surdité. Bien plus encore, elle nous révèle une expérimentation sociale, en suivant les familles concernées, autour des pratiques liminaires entre handicap et intégration sociale des « déficients sévères ».
Sa thèse nous révèle un continent à découvrir, celui de la transformation d’êtres sociaux se dirigeant non sans mal et sans ripostes de la part des gens dits « normaux » vers le monde ordinaire. Ce qu’elle appelle le syncrétisme de la culture sous implant découvre un monde différencié d’apprentissages, de conflits entre professionnels, de familles en lutte et souvent perdues entre les soignants et les experts de la « socialisation ».
On découvrira aussi que le monde des sourds est un univers culturel qui revendique aussi son altérité.
Docteure en sociologie de l’Université de Lorraine, Malou Casca a mené des recherches sur un thème a priori insipide : l’implant cochléaire chez les sourds. En fait, elle nous décrit une révolution scientifique permettant à 90 % des enfants suivis de retrouver une audition et une vie sociale chez les « entendants ».
Sa thèse s’intitule : L’intégration sociale des porteurs d’implant(s) cochléaire(s) : pratiques, entourage et représentation sociale de la surdité. Bien plus encore, elle nous révèle une expérimentation sociale, en suivant les familles concernées, autour des pratiques liminaires entre handicap et intégration sociale des « déficients sévères ».
Sa thèse nous révèle un continent à découvrir, celui de la transformation d’êtres sociaux se dirigeant non sans mal et sans ripostes de la part des gens dits « normaux » vers le monde ordinaire. Ce qu’elle appelle le syncrétisme de la culture sous implant découvre un monde différencié d’apprentissages, de conflits entre professionnels, de familles en lutte et souvent perdues entre les soignants et les experts de la « socialisation ».
On découvrira aussi que le monde des sourds est un univers culturel qui revendique aussi son altérité.
Cette émission réunit plusieurs « grandes » figures du banditisme et de la détention en prison.
Ils offrent un panorama des impasses actuelles de la réinsertion tout en détaillant leurs propositions et surtout leur savoir faire. Il ne s'agit pas uniquement des sortants de prison mais des futurs entrants.
Leur pédagogie est sidérante. Écoutons les.
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