Les mondes rêvés de Georges - Radio Cause Commune

Les mondes rêvés de Georges - Radio Cause Commune

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Les mondes rêvés de Georges - Radio Cause Commune episodes

  • #119 – Guerres et pauvreté
    Contexte

    Cause commune accueille Séverin Duc, historien, chercheur associé au Centre Roland Mousnier.

    Ses travaux sont incroyables. Il nous déconstruit la mémoire collective ! Qui n'a pas été obligé de sortir cette foutue formule qui fleure bon la fierté nationale : la victoire de François 1er en 1515 à Marignan ? Eh bien chers auditeurs, si vous voulez savoir à quel point votre cerveau est lobotomisé, laissez vous conduire avec Séverin dans les trous de l'inconscient collectif, ce monstre caché qui donne à voir une France guerrière ne valant pas mieux que les Nazis en 1941 sur le front Russe. Les guerriers en chasse, en recherche furieuse de proies à massacrer (notamment nombre de populations civiles italiennes) à torturer hommes femmes et enfants, à rendre esclaves sexuelles des milliers de femmes au delà des viols ponctuels, ce sont les armées du prince des arts de la renaissance.

    Un douloureux lavage de cerveau qui nous sert aussi à penser les guerres actuelles et bien plus : à penser les élites, hébergeant bien souvent des serial killers qui se servent des guerres comme d'une opportunité pour exercer et développement plus librement leur cruauté. Une inversion totale du regard sur la guerre et la paix.

    Ah, au fait, François a été fait prisonnier en 1525…

    1 hr 56 min
  • #118 – Dernière demeure fixe
    Les SDF et leurs obsèques : Une enquête sur le rites funérairesContexte

    Cause commune invite Yann Benoist qui présente son dernier livre portant sur les obsèques des SDF. Sujet douloureux qui dévoile les incroyables inégalités qui jalonnent la vie et la mort des personnes à la rue.

    Grâce à une enquête ethnographique et le suivi des collectifs des morts à la rue présents un peu partout dans les grandes villes de France, Yann nous montre « le chemin de croix » qui attendent les SDF vivants quand un de leurs proches vient à disparaître.

    Un ouvrage rare et précieux qui entre dans les coulisses de la « gestion » des déchets humains largement pensés comme tels par l’État, les collectivités locales et, hélas aussi, les familles des disparus. Faut-il dès lors parler de rite funéraire ?

    À l'oreille
    • Jacques Brel – Fernand
    • Georges Brassens – Pauvre martin
    1 hr 28 min
  • #117 – L'objection de conscience et la désobéissance civile : que nous dit le droit ?
    Avec en plateau, Diane Protat et Nicolas LauzeralContexte

    Cette émission enseigne que la démocratie est aussi une lutte judiciaire.

    Quand le citoyen refuse de se soumettre à un ordre qu'il trouve contraire à sa conscience morale, il doit être prêt à lutter fermement. Car l'objection de conscience est, si l'on peut dire…un parcours du combattant. Nos deux invités, des juristes spécialisés sur cette question, ayant beaucoup de procédures en cours ou passées, mobilisant ce « droit », nous révèlent les arguments mobilisés pour matérialiser ce droit : inégalités de traitement face au pass vaccinal, refus des OGM, accueil des migrants sont quelques thèmes largement détaillés.

    Tout le cadre politique et institutionnel est mis sur la sellette, dont la raison d’État. La démocratie est fondée sur les droits de l'humain, et l'objection en est un prolongement.

    Plus que jamais aujourd'hui, avec le COVID, ce pouvoir de refuser peut être convoqué. De belles leçons de droits en action !

    À l'oreille
    • Cold play – Don't panic
    • Freddie Mercury – Living on my own (No More Brothers Radio Mix)
    1 hr 29 min
  • #117 – L’objection de conscience et la désobéissance civile : que nous dit le droit ?
    Avec en plateau, Diane Protat et Nicolas Lauzeral
    Contexte

    Cette émission enseigne que la démocratie est aussi une lutte judiciaire.

    Quand le citoyen refuse de se soumettre à un ordre qu’il trouve contraire à sa conscience morale, il doit être prêt à lutter fermement. Car l’objection de conscience est, si l’on peut dire…un parcours du combattant. Nos deux invités, des juristes spécialisés sur cette question, ayant beaucoup de procédures en cours ou passées, mobilisant ce “droit”, nous révèlent les arguments mobilisés pour matérialiser ce droit : inégalités de traitement face au pass vaccinal, refus des OGM, accueil des migrants sont quelques thèmes largement détaillés.

    Tout le cadre politique et institutionnel est mis sur la sellette, dont la raison d’État. La démocratie est fondée sur les droits de l’humain, et l’objection en est un prolongement.

    Plus que jamais aujourd’hui, avec le COVID, ce pouvoir de refuser peut être convoqué. De belles leçons de droits en action !

    À l’oreille
    • Cold play –  Don’t panic
    • Freddie Mercury – Living on my own (No More Brothers Radio Mix)
    • 1 hr 29 min
    • #116 – Les mondes rêvés de Georges
      La défaite de la démocratie ? La caste managériale et la destruction de l’État social, du peuple et des acquis sociaux : que faire ?Contexte

      La dispersion des citoyens gilets jaunes rassemblés autour des ronds points est un symbole : celui de la lutte entre les expressions directes des citoyens et la démocratie représentative pieusement défendue par les élites.

      Les personnes furent toutes délogées comme une fin d'attroupement banal. Des délinquants… Sans aucune considération pour un peuple qui parle, pense et propose. La fumisterie du grand débat, qui n'a d'égal dans le cynisme (il était le seul à parler, avec de la com triant sur le volet quelques valets) que la remise de la médaille aux personnels hospitaliers humiliés, révèle l'ampleur de l'arrogance du petit énarque kapo du capital bancaire – public (ENA) privé (Rothschild) public (ministre) – qui organise avec ses amis le pillage de l’État (le plus fort livre en la matière : La valeur du service public, aux éditions La Découverte, 2022).

      La démocratie va de pair avec la défense du service public parce que l’État républicain s'est construit progressivement contre l’État libéral des riches (au pouvoir avec le suffrage censitaire). L'oligarchie actuelle fonctionne comme un « pouvoir managérial public privé » qui ne cesse de casser la respublica au nom du profit, des coûts, de la performance, alors que jamais historiquement le patronat n'a réalisé autant de profit ni autant démantelé l’État social.

      Récession, caisses vides ? Des mensonges alors que la fraude fiscale suffit à éliminer les déficits inventés par ces voleurs pour nous faire croire qu'il faut encore et encore couper les branches de l’État social.

      Moins d'écoles, moins de maternités bordel !! Alors que jamais il n'y a eu autant de riches fainéants – oui des rentiers – qui ne travaillent pas et de pourris dans la classe dirigeante (M. Sarkozy l'éternel mis en examen, les parachutes dorés pour les plus incapables, les jetons de présence dans les conseils d'administration « sans faire grand chose » (dixit les chercheurs), les bonus (16 millions pour le PDG de Publicis en 2012, avec ça on aurait pu embaucher 740 personnes en CDI !!), les délits d'initiés en pagaille sans parler des anciens ministres qui deviennent hommes d'affaires comme Fillon échoué dans le pétrole russe).

      Quelle valeur a une démocratie qui tue le peuple, sachant que le peuple ne fait pas partie des 1% les plus riches qui forment cette élite des grands corps, des conseils d'administration et des mafias cachées dans les think tank, les « fondations » et autres « cercles » ?

      Bref une caste et non plus une classe, des pourris corrompus (mais suivez Anticor !) et non plus des orateurs pleins de promesses, aidés par toute une myriade de kapos sortis des écoles de commerce ou des corps intermédiaires (École de santé publique, école de sécurité sociale) sanctuarisés dans les tribunaux sociaux (Agence régionale de santé, commissions départementales RSA).

      Au nom du public, ils tuent le public. Le privé est entré dans le public pour dire que le public doit penser et fonctionner comme le privé, la loi du fric. Ce ne sont pas les corps intermédiaires de jadis qui aidaient la république en marche, la vraie : syndicats, associations, élus locaux. Aujourd'hui nous dit Harold Bernat, il ne reste plus que l'encadrement technocratique d'un syndicalisme dépolitisé.

      La gangrène est là, mais, paradoxe, la pourriture se pare de discours sur le changement alors qu'il s'agit de destruction. On parle du Che dans les publicités. Macron utilise le mot révolution dans son livre de campagne. Les dominants sont très forts en idéologie pour nous retourner la tête. Ah ! Bourdieu et son capital symbolique. Sauf que nous ici, nous ne reconnaissons pas les escrocs politiques, nous ne sommes pas à genoux dans ce qu'il appelle la fides implicita, la remise de soi aux menteurs, Hollande le premier, qui dès 1983 se cachait sous un pseudonyme (merci les Pinçon-Charlot) pour encenser le libéralisme et préparer le régime maigre, comme les autres depuis le début des années 1970.

      Droite et gauche, une caste unie par les mêmes études, les mêmes grands corps, les mêmes grands salaires, les mêmes connivences avec les Puissants économiques. Merci Julie Gervais, Claire Lemercier et Willy Pelletier, votre livre La valeur du service public qui réunit vos recherches et celles de dizaines de chercheurs est une œuvre magnifique pour aider le peuple à accuser ses responsables politiques.

      La défaite de la majorité,comme dit Harold Bernat, est un travail politique de tous les instants pour nous convaincre que le travailleur est un coût, un fainéant et un incapable. « D'où tu parles et qui te paies ? » est la question de base du philosophe matérialiste. Si ce peuple est exploité économiquement et humilié (assisté, incapable de monter des startup), réprimé (qui n'a pas peur d'aller manifester aujourd'hui ?) et réduit au silence (les technocrates pensent pour vous), il peut tenter de se mobiliser en majorité.

      Procès contre des politiques à la manière de Diane Protat ? Referendum des gilets jaunes ?, démocratie locale ? Imposition d'un mandat impératif ? Quel serait un projet du peuple qui nous permettrait de sortir des micro-luttes ? L'unification autour de revendications qui prennent appui sur des conditions misérables identiques « dans une « reconstruction sensible du principe majoritaire » prône Harold Bernat ?

      Mais puisque les dominés sont aliénés, par le techno tout puissant qui sait tout (le commissaire européen chauve, jamais élu, qui parle doctement à voix basse des gravissimes dettes des États), par l’État policier rampant qui lamine les mouvements sociaux (honte au LBD et à toutes ces armes qui nous font glisser dans l'autoritarisme), par l'épuisement engendré par la précarité (des tonnes de livres et de rapports, y compris sur Cause commune), par les médias qui nous fourrent la tête de multiples imaginaires : sport, films, musiques tous noués et orchestrés autour du star système qui légitime la grandeur du Champion performant (ou du génie) et du fric légitime du « plus grand », de l'unique acquis par la performance (ou le don réac), tout n'est pas perdu ?

      Les sous-prolétaires haïs de Marx rêvent de ces super-mecs là (ah le machisme qui semble marcher tout seul dans ce fascisme ordinaire des classes populaires, quel polluant pire que l'amoco cadiz !! et ça swingue sévère dans le Rap des gros musclés comme dans tous les caïdats), vendent des drogues et rêvent BMW. Les chômeurs de longue durée jouent au loto ou se défoncent. Les travailleurs précaires ont la tête dans le sac et courent pour survivre. Les migrants s'invitent et le complexe politico-médiatique fabrique Zemmour le petit poutine raciste, fasciste et corrompu par Bolloré.

      Harold Bernat, Diane Protat ou RadioCause commune sont ils entendables par le « peuple » ? Vieux débat de l'avant garde. Vieux débat des intello et des masses.

      Que faire ? Le débat est ouvert.

      2 hr 36 min
    • #115 – Quand le quartier s'en mêle
      Contexte

      Cause commune reçoit Isabelle Coutant, sociologue à l'IRIS.

      Depuis une vingtaine d'années, elle a travaillé sur les classes populaires, plus spécifiquement sur les fractions précarisées : squats, migrants, adolescents en souffrance sociale issus de l'immigration.

      Son dernier ouvrage Les migrants en bas de chez soi est particulièrement intéressant pour les chercheurs comme pour les militants. Il donne à voir toutes les facettes des bénévoles et engagés de toutes sortes qui sont intervenus auprès des centaines de migrants échoués dans un lycée désaffecté du 19e arrondissement de Paris. Par les nombreux portraits proposés, par l'implication de la chercheuse auprès de certains Afghans, le concret de la souffrance et de la résistance des « résidents » est exposé, sans oublier de nombreux éclairages sur le cynisme des élus municipaux, dont le discours sur « la ville refuge » n'a d'égal que l'inaction et l'abandon des populations.

      Quand le quartier s'en mêle, voilà une belle plongée dans une résistance locale qui rappelle les migrations antérieures.

      À l'oreille
      • Gaël Faye – Paris métèque
      • Bernard Lavilliers, l'exilé
      1 hr 39 min
    • #115 – Quand le quartier s’en mêle
      Contexte

      Cause commune reçoit Isabelle Coutant, sociologue à l’IRIS.

      Depuis une vingtaine d’années, elle a travaillé sur les classes populaires, plus spécifiquement sur les fractions précarisées : squats, migrants, adolescents en souffrance sociale issus de l’immigration.

      Son dernier ouvrage Les migrants en bas de chez soi est particulièrement intéressant pour les chercheurs comme pour les militants. Il donne à voir toutes les facettes des bénévoles et engagés de toutes sortes qui sont intervenus auprès des centaines de migrants échoués dans un lycée désaffecté du 19e arrondissement de Paris. Par les nombreux portraits proposés, par l’implication de la chercheuse auprès de certains Afghans, le concret de la souffrance et de la résistance des “résidents” est exposé, sans oublier de nombreux éclairages sur le cynisme des élus municipaux, dont le discours sur “la ville refuge” n’a d’égal que l’inaction et l’abandon des populations.

      Quand le quartier s’en mêle, voilà une belle plongée dans une résistance locale qui rappelle les migrations antérieures.

      À l’oreille
      • Gaël Faye – Paris métèque
      • Bernard Lavilliers, l’exilé
      • 1 hr 39 min
      • #114 – Le mouvement social au Brésil
        Contexte

        Cause Commune invite une sociologue brésilienne spécialiste des mouvements sociaux, de l'action publique de l’État dans le domaine social. Le lien entre les deux provient du fait qu'au Brésil, les SDF luttent pour améliorer leur condition, mais sont aussi associés aux politiques publiques.

        Monica Dowbor, Professeur de sciences politique à l' Université Jésuite, Unisinos, à Porto Alegre, Brésil, chercheuse du Centre Brésilien d'Analyse et de Planification (Cebrap) à São Paulo et coordinatrice du groupe interdisciplinaire « Passa Repassa » pour la recherche et la diffusion sur la population sans domicile fixe (SDF) et les politiques publiques.professeur à l'Université de Sao Paulo.

        Elle explique à l'auditeur français, contrairement à ce qu'on pourrait imaginer, que la démocratie locale fonctionne parfois bien mieux qu'en France. La démocratie participative est très dynamique et les militants ainsi que les populations concernées sont à l'origine de lois fédérales (santé universelle pour tous, 50 % de postes étudiants pour les Noirs les plus pauvres) comme d'expérimentations locales à l'échelle des villes (travail communautaire, mouvements festifs) comme à Porto Alegre.

        Une invitation à la modestie du côté de la France.

        À l'oreille
        • Légiao Urbana – Que pais Esse Este ?
        • Ilusoes – O Rapa de Pescador
        1 hr 38 min
      • #114 – Le mouvement social au Brésil
        Contexte

        Cause Commune invite une sociologue brésilienne spécialiste des mouvements sociaux, de l’action publique de l’État dans le domaine social. Le lien entre les deux provient du fait qu’au Brésil, les SDF luttent pour améliorer leur condition, mais sont aussi associés aux politiques publiques.

        Monica Dowbor, Professeur de sciences politique à l’ Université Jésuite, Unisinos, à Porto Alegre, Brésil, chercheuse du Centre Brésilien d’Analyse et de Planification (Cebrap) à São Paulo et coordinatrice du groupe interdisciplinaire “Passa Repassa” pour la recherche et la diffusion sur la population sans domicile fixe (SDF) et les politiques publiques.professeur à l’Université de Sao Paulo.

        Elle explique à l’auditeur français, contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, que la démocratie locale fonctionne parfois bien mieux qu’en France. La démocratie participative est très dynamique et les militants ainsi que les populations concernées sont à l’origine de lois fédérales (santé universelle pour tous, 50 % de postes étudiants pour les Noirs les plus pauvres) comme d’expérimentations locales à l’échelle des villes (travail communautaire, mouvements festifs) comme à Porto Alegre.

        Une invitation à la modestie du côté de la France.

        À l’oreille
        • Légiao Urbana – Que pais Esse Este ?
        • Ilusoes – O Rapa de Pescador
        • 1 hr 38 min
        • #113 – Gérard Neyrand, un sociologue du monde privé
          Contexte

          Cause commune reçoit Gérard Neyrand, un sociologue spécialisé sur les questions de genre.

          Depuis une trentaine d'années, il a publié de multiples ouvrages, plus d'une quarantaine de rapport, une myriade d'articles sur les évolutions de la famille, sous toutes les coutures : la conjugalité, les mariages, les divorces, mais aussi sa propre histoire, traversée par mai 68 et les mouvements de femme. Il est aussi question des mariages interculturels, clin d’œil à la créolisation.

          Un beau panorama qui fait le point sur plus de 50 années de ce qu'il appelle la seconde modernisation.

          À l'oreille
          • Adham Nabulsi – Han Alan
          • Bashung — La nuit je mens
          1 hr 44 min

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