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Or


Si l'espèce humaine est embourbée dans la domination des Australopithèques, une unique expérience de transformation humaniste radicale d'une société a été expérimentée dans ce pays, plaçant les paysans pauvres au centre de toutes les attentions. Pourtant prisonnier du pire châtiment terrestre (un des pays les plus pauvres de la planète, exploitation économique par la France, corruption/pillage de l’État, crises politiques à répétitions, migration de main-d'oeuvre de la population vers d'autres Etats africains exploiteurs, taux de mortalité tout azimut au rouge, etc) imposé par le capitalisme, le néolibéralisme et quatre siècle de colonisations, ce petit État a connu pourtant une des expériences les plus improbables : celle d'avoir expérimenté une révolution.
Après avoir démontré, pendant 4 émissions, que tout avait été fait par les élites politiques, les médias et aussi, hélas, pas mal de chercheurs occidentaux, pour invisibiliser cet « évènement », il devient nécessaire de poser le cadre théorique : celui de la révolution. Avec cette focale, l'auditeur aura les outils nécessaires pour appréhender le sens des émissions ultérieures développant chaque dimension de cet OVNI politique.
Il est temps de prendre conscience que la révolution impulsée par le capitaine Sankara constitue une expérience unique dans l'histoire de l'humanité. Car, pour la première fois, l'intérêt au désintéressement était présent. Probité, sacrifice, intelligence, lutte en faveur des pauvres. Un modèle. Le monde des « Blancs » saura-t-il le reconnaître ? Saura t-il reconnaître qu'il a écrasé cette promesse ? La France la première…
À l'oreilleDans ce quatrième volet consacré à la révolution burkinabe, on explore peu à peu les apports de cette figure unique de la rébellion africaine. Notamment en comparant les écrits du chercheur Otayek avec un point de vue théorique tout autre. Si la sociologie est un sport de combat disait Bourdieu, nulle part ailleurs il ne se découvre mieux que dans les positions des uns et des autres par rapport à l'impérialisme français en Afrique.
La réduction de l'autre à une personnalité autoritaire commençant sa présidence par un « coup d’État », la critique de l'absence de pluralisme, le rejet de la population « sacrifiée » sont autant de projections ethnocentrées qu'il faut déconstruire
À l'oreilleDans ce quatrième volet consacré à la révolution burkinabe, on explore peu à peu les apports de cette figure unique de la rébellion africaine. Notamment en comparant les écrits du chercheur Otayek avec un point de vue théorique tout autre. Si la sociologie est un sport de combat disait Bourdieu, nulle part ailleurs il ne se découvre mieux que dans les positions des uns et des autres par rapport à l’impérialisme français en Afrique.
La réduction de l’autre à une personnalité autoritaire commençant sa présidence par un “coup d’État”, la critique de l’absence de pluralisme, le rejet de la population “sacrifiée” sont autant de projections ethnocentrées qu’il faut déconstruire
Alors que les « émeutes » font rage dans les « départements français d'Amérique », le sociologue se doit de déconstruire la production médiatique et politique des « monstres » « casseurs ».
Il s'agit de faire comprendre comment se produisent et circulent les violences sociales. En croisant les enquêtes réalisées, celles des autres chercheurs et mes propres expériences du sous-prolétariat, je propose une analyse des violences capitalistes et impériales qui sont au fondement des rebellions.
Pour autant, rien n'est encore expliqué, car il faut montrer la circulation des violences, notamment leur internalisation dans les familles et les mécanismes de leur reproduction, lesquels piègent les sous-prolétaires eux-mêmes. Il sera possible de traduire ces violences en attitudes, et voir comment on devient fou dans un tel monde.
On finira par un retour sur le monde universitaire, lequel n'est pas épargné par ces violences de classe et de race, le plus incroyable étant qu'elles touchent aussi les « sociologues critiques ».
À l'oreilleValérie Lagrange – Folie
Dany Brillant – Toi et moi
Dans ce troisième épisode consacré à la révolution impulsée par Thomas Sankara et ses soutiens, nous poursuivons, pas à pas, phrase après phrase, l'analyse critique de l'idéologie occidentale. Un grand mot pour décrire le mépris de l'élite intellectuelle parisienne, support récurrent à la présence française dans les pays africains.
Le lecteur nationaliste qui aime l'indépendance de son pays en voudra t-il à cet homme d'avoir voulu être un général de Gaulle ? Le lecteur nationaliste qui aime son agriculture française en voudra t-il à cet homme d'avoir voulu une agriculture vivrière ? Si la gauche est antiimpérialiste, la droite pourrait l'être. Thomas Sankara n'a fait que vouloir faire vivre son pays.
Le lecteur nationaliste en voudra t-il à cet homme d'avoir voulu soigner et éduquer son pays, les deux mamelles de la République hébergeant l’État social et l'obligation scolaire.
Tous ceux qui ne voient dans la révolution burkinabe que le geste d'un dangereux révolutionnaire dénonçant l'impérialisme français devraient faire le ménage dans leur cerveau. A commencer par ce journaliste du Monde que nous prenons comme symbole de cette aliénation bien faite pour toujours accuser les autres ou, à tout le moins, les réduire à leur violence ; sans étudier les violences structurales (dette, agriculture d'exportation, corruption, zone grise, etc) contre lesquelles il fallait reconstruire une humanité, celle d'hommes intègres, le Burkina Faso au sens littéral.
MusiquesCe second volet de la série d'émissions consacrée à Thomas Sankara, leader de la révolution au Burkina Faso entre 1983 et 1987, ne vise pas à aduler un personnage charismatique, un héros, une « icône africaine ».
Le chercheur doit d'abord se demander pour quelles raisons presque personne n'a vu qu'il était aussi « génial » que Mozart, lequel fut étudié en ce sens par Norbert Elias. Comment rendre compte d'un changement social produit par un être exceptionnel ?
En se basant sur la théorie du dédoublement, et par comparaison avec le monstre de la Norvège Anders Behring Breivik, on cherchera a déstabiliser l'auditeur, pour l'inviter à entrer dans le monde des fabrications de transcendance. Au delà des remplissages sociaux qui font les cultures, des êtres atypiques émergent, devenant des mini dieu. Dans le bien ou le mal.
Sankara est un de ces rares personnages historiques à regrouper les qualités morales requises pour assumer un sacrifice au cœur d'une révolution politique. Cette démonstration étant acquise, reste à savoir pourquoi Thomas Sankara n'a pas la renommée d'un Mozart.
Pour cela, il faut déconstruire le discours occidental sur l'Afrique. On commencera par le Journal Le Monde.
À l'oreilleWed Hyack – Humanité Troublée
Neg' Marrons – C'est pas normal
Ce second volet de la série d’émissions consacrée à Thomas Sankara, leader de la révolution au Burkina Faso entre 1983 et 1987, ne vise pas à aduler un personnage charismatique, un héros, une “icône africaine”.
Le chercheur doit d’abord se demander pour quelles raisons presque personne n’a vu qu’il était aussi “génial” que Mozart, lequel fut étudié en ce sens par Norbert Elias. Comment rendre compte d’un changement social produit par un être exceptionnel ?
En se basant sur la théorie du dédoublement, et par comparaison avec le monstre de la Norvège Anders Behring Breivik, on cherchera a déstabiliser l’auditeur, pour l’inviter à entrer dans le monde des fabrications de transcendance. Au delà des remplissages sociaux qui font les cultures, des êtres atypiques émergent, devenant des mini dieu. Dans le bien ou le mal.
Sankara est un de ces rares personnages historiques à regrouper les qualités morales requises pour assumer un sacrifice au cœur d’une révolution politique. Cette démonstration étant acquise, reste à savoir pourquoi Thomas Sankara n’a pas la renommée d’un Mozart.
Pour cela, il faut déconstruire le discours occidental sur l’Afrique. On commencera par le Journal Le Monde.
Wed Hyack – Humanité Troublée
Dans ce premier volet d'une série d'émissions consacrée au processus révolutionnaire impulsé par Thomas Sankara en Haute-volta, qu'il renomme Burkina faso, le pays des hommes intègres, on tentera de susciter la curiosité de l'auditeur.
Une révolution ? Pfffeu… Un capitaine à la tête d'un coup d’État qui se dit révolutionnaire ? Pfffeu… Derrière cette arrogance des Blancs européens, il y a un gros sens commun dominant qui n'est rien d'autre que la conscience aliénée des occidentaux, frères d'armes de l'impérialisme français en Afrique. Derrière la méconnaissance de cet homme chez les Français, se niche une responsabilité collective des français qui pillent les pays pauvres.
L'ignorance et la bêtise, que l'on voit à son paroxysme aujourd'hui avec le mauvais bouffon Zemmour, est la résultante de cette revendication de supériorité du Blanc face aux migrants alors que ces mêmes Français brisent les tentatives africaines d'indépendance et d'autonomie économique.
À l'oreilleDans ce premier volet d’une série d’émissions consacrée au processus révolutionnaire impulsé par Thomas Sankara en Haute-volta, qu’il renomme Burkina faso, le pays des hommes intègres, on tentera de susciter la curiosité de l’auditeur.
Une révolution ? Pfffeu… Un capitaine à la tête d’un coup d’État qui se dit révolutionnaire ? Pfffeu… Derrière cette arrogance des Blancs européens, il y a un gros sens commun dominant qui n’est rien d’autre que la conscience aliénée des occidentaux, frères d’armes de l’impérialisme français en Afrique. Derrière la méconnaissance de cet homme chez les Français, se niche une responsabilité collective des français qui pillent les pays pauvres.
L’ignorance et la bêtise, que l’on voit à son paroxysme aujourd’hui avec le mauvais bouffon Zemmour, est la résultante de cette revendication de supériorité du Blanc face aux migrants alors que ces mêmes Français brisent les tentatives africaines d’indépendance et d’autonomie économique.
Cause commune reçoit Monique Pinçon-Charlot dans le cadre de la sortie de son dernier livre écrit avec Michel Pinçon, Notre vie chez les riches. Mémoires d'un couple de sociologues, paru aux éditions La Découverte, collection « Zones » (2021).
Le débat a porté sur la biographie personnelle et professionnelle des auteurs. Mais l'auditeur aura surtout l'occasion de profiter d'un échange entre ethnographes.
À l'heure où tant de professeurs de bureau, notamment dans mon Université Paris1 en « science politique », monopolisent et encombrent les cours de méthodologie en Master et dans les écoles doctorales (où l'ethnographie est totalement absente), il y a là un débat proprement scientifique autour des cuisines de la recherche.
Les auditeurs de Cause commune pourront approfondir ce débat dit « épistémologique » sur les contraintes de production de la vérité scientifique en lisant leur ouvrage Voyage en grande bourgeoisie.
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