Les podcasts de l'ISP

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Les podcasts de l'ISP episodes

  • L'érosion des côtes
    Les enjeux de transition écologique sont l’occasion de parler du trait de côte, avec les notions d’érosion du littoral, d’élévation du niveau de la mer ou de recul de ce trait de côte. On parle plus communément de la montée de la mer ou du risque de submersion.
    Ce sont des notions à la fois très médiatisées – on a en tête ces photos de maisons tombant de falaises ou emportées par les vagues – et techniques. Il est donc nécessaire de mesurer l’étendue de l’enjeu – est-il avéré en France ? -, les conséquences auxquelles on s’expose et les moyens mobilisés par les pouvoirs publics devant un phénomène qui semble assez inéluctable finalement.
    Alors, Nicolas Péhau, enseignant à Sciences Po dans un cours sur la mer justement et enseignant à l’ISP, pouvez-vous nous en dire davantage ?
    36 min
  • La réécriture du code de procédure pénale
    Texte vieux de plus de 65 ans, le code de procédure pénale actuel cristallise de nombreuses critiques.
    Pointé du doigt pour son excès de formalisme comprenant des textes parfois confus et enchevêtrés, il comptabilise aujourd’hui plus de 2 400 articles.
    Sur le fond, certains considèrent qu’il constitue un carcan limitant les actions des enquêteurs, d’autres au contraire estiment qu’il ne préserve pas suffisamment les droits de la défense.
    Face à ce constat la question de la réécriture de ce code est très rapidement devenue inéluctable.
    Elle s’est introduite dans le débat politique dès 2010 avec un projet de réforme finalement avorté. Plus récemment, ce sont les Etats généraux de la Justice constitués en 2021 qui ont remis leur rapport au président de la République le 8 juillet 2022 concluant à la nécessité de réécrire ce code.
    C’est ainsi que la loi du 20 novembre 2023 d’orientation et de programmation de la justice a habilité le gouvernement à procéder à la réécriture du code de procédure pénale et qu’un groupe de travail a été constitué au sein du ministère de la Justice chargé de travailler sur le projet.
    Cette réécriture qui a vocation à s’inscrire dans une logique de long terme, répond à une double attente, celle de l’ensemble des acteurs de la procédure pénale et celle des citoyens.
    En quoi consiste-elle ? quels sont les enjeux et objectifs qui la traversent ? comment est-elle menée ? Autant de questions qui vont être abordées dans ce podcast et auxquelles il sera répondu...
    Et pour ce faire, nous recevons Margot Gneiting, magistrate
    21 min
  • La pornographie
    Lexie Candie, Brigitte Lahaie, Rocco Siffredi, Pascal OP, ou encore Clara Morgane... Si ces noms vous évoquent quelque chose, c’est que vous avez au moins une fois dans votre vie consommé un contenu pornographique ou à tout le moins que vous vous êtes intéressé à l’une de ces pornstars.
    Pour autant, la pornographie ne saurait être réduite à une simple industrie de loisirs aux dérives souvent dénoncées.
    La pornographie peut également avoir, par les représentations proposées, une vertu culturelle et pédagogique. On pense ici au Kama Sutra et aux représentations tantriques indiennes, aux œuvres du poète Ovide ou encore au rêve de la femme du pêcheur du peintre japonais Hokusaï.
    La pornographie se trouve donc être un formidable sujet d’étude puisqu’elle permet d’être abordée sous de multiples angles : à travers la littérature, l’économie, mais aussi les sciences sociales, la psychologie ou le droit. La question de la pornographie est donc par nature transversale et ne peut être réduite à la simple représentation d’un acte sexue, ne peut être réduite à une dimension que certains jugent moralement obscène, voire immorale.
    Pour aborder la question nous accueillons Vincent Mazzocchi, Avocat inscrit au Barreau de Paris et Docteur en droit public.
    36 min
  • 10 questions sur l'OFPRA et sur le métier d'officier de protection
    L’Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides (OFPRA) est un établissement public administratif créé par la loi du 25 juillet 1952.
    Son rôle est de statuer en toute indépendance sur les demandes d'asile et d'apatridie qui sont introduites sur le territoire français.
    Il était initialement placé sous la tutelle du ministère des Affaires étrangères jusqu'en 2007.
    Puis en 2010, l'OFPRA a été placé sous la tutelle du ministère de l'Intérieur. Il s'agit d'une tutelle financière et administrative, mais qui garantit l'indépendance fonctionnelle de l’OFPRA.
    Les flux migratoires et les demandes d’asile étant en constante hausse dans le monde et en France, l’OFPRA voit chaque année son activité s’accroître.
    Un métier original occupe une place centrale dans le fonctionnement de cet établissement public, c’est celui d’officier de protection instructeur. En raison du dynamisme de l’établissement, le nombre d’officiers de protection augmente chaque année, par le biais du recrutement contractuel ou par la voie du concours d’attaché d’administration.
    Aujourd’hui, nous recevons Etienne Ouvrard, officier de protection instructeur à l’OFPRA depuis plus de deux ans, afin de mieux comprendre ce métier méconnu du grand public.
    23 min
  • Le contrôle de conventionnalité
    L’avènement de la constitution de 1958, la signature des traités communautaires, la ratification de la Convention Européenne des droits de l'Homme en 1974 et l’acceptation du recours individuel devant la Cour européenne des droits de l’homme ont été chacune à leur manière, à l’origine des mutations des sources du droit administratif.
    Cette internationalisation constante du droit est une évidence que le juge est loin d’ignorer. C’est précisément de cette prise en considération qu’il s’agit lorsque l’on parle de contrôle de conventionnalité.
    Cette adaptation du juge ordinaire est aujourd’hui acquise dans une large mesure, mais cette prise en considération du droit issu des traités européens s’est faite dans la douleur.
    Longtemps réticent à exercer un tel examen, le juge ordinaire lui donne aujourd’hui toute sa dimension au point de soulever la question d’un potentiel contrôle de constitutionnalité des lois…
    Pour revenir sur le passé, le présent et peut-être l’avenir du contrôle de conventionnalité, nous recevons Jean-Paul Gelin, professeur de droit public au sein de la prépa ISP
    39 min
  • Les démocraties face au populisme
    Le 20 janvier 2025, la foule était réunie au Capitole pour la traditionnelle cérémonie d’investiture du Président américain. Le 48ème Président de la plus grande puissance mondiale, Donald Trump avait convié à la fête tous les dirigeants qualifiés de « populistes » : du dirigeant chinois Xi Jinping, à la chef du Gouvernement italien Giorgia Meloni, en passant par le Premier ministre hongrois Victor Orban, le Président argentin Jalier Milei et même l’ancien Président brésilien Jair Bolsonaro… Rompant avec la tradition selon laquelle aucun chef d’État ou de Gouvernement n’est invité à cette cérémonie nationale, Donald Trump, qui en a décidé autrement, s’est, de fait, intronisé « Roi des populistes » ! Il faut dire qu’en ce 21ème siècle, le populisme porte plutôt bien… de plus en plus de démocraties les plébiscitent, balayant les vieux partis de gouvernement en place depuis des décennies… Alors, une question simple : Pourquoi… ? Pourquoi, le populisme semble avoir pris le contrôle de nos vieilles démocraties ? De quoi le populisme est-il le nom ? Pour en parler, je reçois Samir Hammal, professeur d’institutions politiques à Sciences Po & enseignant de Culture Générale à la prépa ISP.
    42 min
  • 10 questions sur les crises bancaires
    Les banques constituent naturellement des institutions dans nos sociétés contemporaines. Des piliers de nos modèles économiques modernes.
    On les pense inébranlables tant leur puissance économique se conçoit aisément.
    Dès lors, envisager la notion même de crise bancaire semble au premier chef incongru et pourtant les crises bancaires jalonnent notre histoire récente. On pense notamment à la crise dite des subprimes de 2008.
    Une crise bancaire est une crise économique dont l'une des causes est la dégradation de la situation financière des banques, ou dont la conséquence est la mise en danger des banques.
    Lors d'une crise bancaire, les banques ne se prêtent plus ou plus assez sur le marché interbancaire, et les banques ont des difficultés à trouver les sommes nécessaires pour remplir leurs engagements
    Derrière cette définition, plusieurs facteurs se mêlent alors, pour mieux comprendre les crises et la manière de les gérer et de les prévenir, Frédéric Visnovsky est certainement le mieux placer puisque, parmi ses différentes fonctions, il a connu plusieurs crises.
    Pour rappel, Frédéric Visnovsky nous a déjà fait l’honneur de participer à l’un de nos podcasts dans lequel il avait présenté la Banque de France et ses nombreuses missions.
    Frédéric Visnovsky, vous êtes en effet Secrétaire général adjoint de l’ACPR (l’autorité au sein de la Banque de France qui contrôle les banques et les assurances). Vous y avez fait une grande partie de votre carrière (depuis 1992), notamment en charge de la supervision des banques au moment de la crise de 2008/2009, puis celle de 2011 et, depuis 2018, vous être en charge du R de l’ACPR, c’est-à-dire la résolution et vous nous expliquerez ce que cela signifie.
    49 min
  • L'assassinat de Samuel Paty
    Rarement un fait divers aura autant marqué et autant posé de questions sur notre société, à tout le moins dans la période récente.
    Quelques jours après le verdict rendu le 20 décembre dernier dans le procès de l’assassinat de Samuel Paty, il nous a semblé essentiel d’en donner toute sa dimension.
    Le 16 octobre 2020, à Eragny-sur-Oise, Samuel Paty est sauvagement assassiné ; son assassin est ensuite abattu par la police. Il s’agit d’un attentat terroriste.
    La cause, nous la connaissons tous : dans le cadre d’un cours d’éducation civique sur la liberté d’expression, Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie au collège, montre des caricatures de Mahomet de Charlie hebdo.
    A la suite du cours, le père d’une élève, laquelle mentira sur sa prétendue exclusion du cours par son professeur alors qu’elle n’était pas présente à ce cours, publie des vidéos sur les réseaux sociaux mettant en cause directement Samuel Paty, donnant son nom et l’adresse du collège.
    Les vidéos deviennent virales sur les réseaux sociaux. Un torrent de haine accompagne la rumeur.
    Samuel Paty est assassiné.
    En 2023, c’est le temps judiciaire : six collégiens au moment des faits ont été condamnés par le tribunal pour enfants.
    Fin 2024, huit personnes adultes ont été jugés par la Cour d’assises spéciale. Après 7 semaines d’audience, tous les accusés ont été reconnus coupables.
    Parmi eux, Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui, sont considérés avoir initié la campagne de haine sur les réseaux sociaux menant à l’assassinat. Selon la Cour, « ils ont préparé les conditions d’un passage à l’acte terroriste ». Ainsi, le père de l’adolescente et le prédicateur islamiste ont été déclarés coupables d’association de malfaiteurs terroriste et respectivement condamnés à 13 et 15 ans de réclusion criminelle.
    Les six autres personnes impliquées ont écopé de peines allant de trois ans de prison avec sursis à 16 années de réclusion criminelle.
    Le président de la cour, affirme avoir pris en compte « la gravité exceptionnelle des faits s’agissant de l’assassinat d’un enseignant à la sortie (d’un) collège par décapitation au moyen d’une arme blanche ». Avant de souligner que « ces faits d’une barbarie absolue constituent une atteinte irrémédiable aux valeurs de la République et à la laïcité ».
    Que disent de notre société l’assassinat de Samuel Paty et le procès qui s’en est suivi ?
    Pour répondre à cette question et nous éclairer avec recul sur ce drame et ses conséquences, nous recevons David Bracq, magistrat et professeur de culture Gé au sein de la Prépa ISP.
    59 min
  • L'âgisme dans notre société
    Dans ce podcast, nous allons interroger le regard que l’on porte sur l’âge des autres. On pourrait évidemment parler de la jeunesse ou encore du vieillissement. Mais ce qui nous intéresse ici c’est notre perception de l’âge.
    Précisément, il s’agit de s’interroger sur le jeunisme ou l’âgisme. Que signifie ces nouveaux mots ? L’âgisme notamment peut s’entendre d’une Discrimination envers toute personne âgée.
    S’agit-il d’une énième théorie wokiste venue conceptualiser un biais sociétal qui a toujours existé et qui relève finalement de l’ordre naturel des choses ?
    Déjà en 2021, dans un rapport publié par l’OMS, le Haut Commissariat aux droits de l’Homme de l’ONU relevait que, je cite, « l’âgisme nuit à tous, aux personnes âgées aussi bien qu’aux jeunes. Mais souvent, il est si répandu et si bien accepté – dans nos attitudes comme dans nos politiques, nos lois et nos institutions – que nous ne réalisons pas les répercussions qu’il a sur notre dignité et sur nos droits ».
    Des voix, nombreuses à travers le monde, s’élèvent contre l’âgisme ; elles dénoncent une discrimination qui serait aussi grave que celles liées au sexe, à l’orientation sexuelle, à la race ou au handicap.
    L’âgisme se constate au travail, dans les sociétés, dans le couple, dans la vie de tous les jours et même au sein des services publics. Une personne sur deux dans le monde aurait des attitudes âgistes, volontaires et / ou faites de préjugés. Naturellement, cela a des conséquences négatives et préjudiciables sur la santé physique et mentale des personnes visées, leur qualité de vie et qui au final coûte chaque année des milliards aux pays occidentaux.
    Et pourtant, ce phénomène est tu, à tout le moins peu connu. Il y a donc urgence à comprendre le phénomène, à identifier les attitudes qui alimentent l’âgisme et à réfléchir sur les pistes pour enrayer cette discrimination.
    Pour en parler, nous recevons aujourd’hui Nesrine HAIF, enseignante en culture générale à l’ISP.
    29 min
  • Le déclin de l'institution du mariage en question
    Dans son discours préliminaire de présentation du Code civil, Portalis affirmait que le mariage « c’est la société de l’homme et de la femme qui s’unissent pour perpétuer leur espèce, pour s’aider par des secours mutuels à porter le poids de la vie et pour partager leur commune destinée ».
    Juridiquement, le mariage peut se définir comme l’acte juridique reçu en forme solennelle par l’officier d’état civil, en vertu duquel deux personnes établissent entre elles une union dont la loi civile règle impérativement les conditions, les effets et la dissolution.
    Plus généralement, dans toute société, le mariage est d’abord une institution imposant certaines règles sociales qui confèrent sa légitimité à l’alliance, permettant la perpétuation des familles et la socialisation des enfants.
    En raison de son importance, de tout temps, le mariage a été objet d’études en philosophie comme en sociologie.
    Selon Émile Durkheim, le mariage est au fondement de la famille conjugale.
    Selon Claude Lévi-Strauss, la famille trouve son origine dans le mariage. Il indique que, quels que soient les types de mariage (par échange, achat, libre choix, choix imposé par la famille, etc.) chaque société opère une distinction entre les unions libres et les unions légitimes, et presque toutes les sociétés mettent très haut le statut matrimonial (avec une certaine « répulsion » à l’égard du célibat ou des couples sans enfants).
    Mais le mariage est-il encore un pilier de notre société contemporaine, une institution nécessaire ?
    Statistiquement, le mariage est en déclin. En effet, entre 1976 et 2016, le nombre de mariages en France a diminué de manière significative. Toutefois, il y a eu un regain à la suite de la période covid. Ainsi, en 2021, 218 800 mariages ont été célébrés en France, soit 41,6 % de plus qu’en 2020. Ce rebond est historique, mais n’est qu’un retour à la normale après une chute de 31,2 % en 2020, année marquée par l’épidémie de Covid-19 et les restrictions sanitaires associées. En 2023 comme en 2022, 242 000 mariages ont été célébrés en France. Ce nombre est relativement élevé, compte tenu de la tendance à la baisse des dernières décennies.
    Aussi, nous recevons Franck TOURET, enseignant de droit civil au sein de la Prépa ISP, pour appréhender les facteurs et les conséquences du déclin de l’institution du mariage.
    29 min

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