Le consentement des client vis à vis des cookies est dans le collimateur des régulateurs et des pourvoyeurs de navigateurs Web. Et il est intéressant de se pencher sur la manière dont distributeurs et e-commerçants recueillent l’accord de leurs visiteurs.
Les enjeux du recueil de consentement sur les cookies à l’ère du RGPD et de ePrivacy
C’est ce que Visionary Marketing a fait avec Michael Froment, que nous avons interviewé dans le cadre de la sortie de la troisième édition du Baromètre Privacy (Baromètre du respect de la vie privée) de Commanders Act. Une interview où on verra, en fin de compte, que l’enfer de la publicité en ligne, et du consentement des utilisateurs, est pavé de bonnes intentions.
Une analyse sur 13 millions d’utilisateurs
Ce baromètre, réalisé juste avant le confinement, porte sur environ 13 millions d’utilisateurs, il s’agit donc d’une base suffisamment importante pour en tirer quelques enseignements, précise Michael.
Un des enjeux de ce baromètre était d’observer comment le règlement du RGPD a été adopté par l’écosystème économique. En mai 2018, tout le monde aurait dû être en conformité, or dans les faits, on observe que ce n’est pas tout à fait le cas.
Ce Baromètre permet de suivre la manière dont l’adoption de ce règlement se met en place au sein de l’économie.
Ce baromètre privacy 2020 montre qu’en moyenne 53% des 13 millions d’utilisateurs étudiés donnent leur consentement
Mesurer le taux de consentement revient essentiellement à mesurer le taux de confiance des utilisateurs envers les sites Web
Michael estime qu’il y a encore beaucoup à faire pour expliquer et rassurer autour de l’ensemble des acronymes et mots-clés liés à la profession du digital, qui parfois ne sont pas tout à fait maîtrisés par le grand public.
53% des utilisateurs donnent leur consentement, ce qui représente un enjeu énorme pour l’écosystème digital
Le fait qu’un utilisateur sur deux refuse de donner son consentement sous-entend qu’une partie des applications possibles des technologies digitales vont pâtir de ce manque d’audience, souligne Michael.
Des disparités selon les secteurs d’activités
En outre, le Baromètre montre que cette moyenne de 53% est très diversement interprétable, secteur par secteur (cf. Figure 1, ci-dessus).
Parmi les bons élèves figurent le service et les voyages
70 % des personnes interrogées dans le service donnent leur consentement, et 63% dans le secteur des voyages. Ces secteurs montrent très peu d’écart entre les « bons » et les « mauvais élèves ».
En revanche, d’autres secteurs comme la finance ou la distribution font apparaître un écart beaucoup plus fort
Les meilleurs élèves de la finance parviennent à obtenir 77% de consentement, les moins bons 22% seulement. Le retail obtient 83% pour les meilleurs, 19% pour les moins bons.
Ceci sous-entend que les pratiques des uns et des autres ne sont pas les mêmes.
Michael remarque qu’on donne peut-être plus facilement son consentement en fonction de sa propre sensibilité, de ses propres centres d’intérêts ou même du sujet, tout simplement.
Il y aura encore un peu de travail à faire pour bien comprendre comment fonctionne ce consentement.
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