Le podcast, c’est un peu le buzzword de rigueur, qu’on peut prononcer pour se donner de l’importance. Mais comme souvent, une mode — somme toute assez superficielle — peut cacher une « lame de fond » pour reprendre l’expression de circonstance utilisée par le Breton Pierre Orlac’h, fondateur de Bababam, que j’ai interviewé pour la circonstance.
Certainement qu’en ces temps d’éloignement, le podcast va encore gagner en vigueur, et les journalistes se sont d’ailleurs tous donné le mot pour faire leurs listes de podcasts à écouter pendant le confinement.
Cette « lame de fond », nous y croyons depuis de nombreuses années chez Visionary Marketing, et nos lecteurs le savent bien. Pour les marques qui hésiteraient encore, voici les explications d’un professionnel qui vous aideront à voir ce qui se passe de l’autre côté du miroir de la mode.
Alors Pierre, le podcast, c’est le format à la mode…
Oui, c’est un buzzword et c’est tout le problème. J’ai face à moi des annonceurs qui me disent « le podcast, c’est un truc à la mode, c’est pour se faire plaisir, mais ce n’est pas un vrai sujet » !
Aujourd’hui, on a encore sur le territoire français cette perception-là parce que le marché n’est pas encore assez mûr. La France, et la francophonie sont encore en retard par rapport aux U.S., aux pays scandinaves ou au R. U.
Le podcast est un buzzword, mais c’est surtout une lame de fond
Donc oui, c’est un buzzword. Pour autant, on observe une lame de fond sur l’audio digital qui m’a convaincu en tant qu’entrepreneur, pour plusieurs raisons.
La première, c’est tout simplement qu’on remarque un besoin de temps de consommation de contenus différents, sans écran. Ça ne veut pas dire que l’on consommera moins d’écrans, mais plus d’audio.
On observe également un besoin de consommation de contenus moins « snacking ». Pareillement, cela ne veut pas dire qu’on n’en fera plus. Mais après avoir « swipé » 15 000 stories dans la journée, j’ai peut-être, à un moment donné, envie d’écouter un podcast.
Autre raison, la lame de fond de la requête vocale. Cette requête vocale va être importante à la fois en termes de services, mais aussi de recherches d’informations.
la recherche du contenu audio va véritablement décoller
Et puis, dernière raison, j’ai regardé ce que faisaient les GAFA : quand je vois Amazon et Alexa, quand je vois Google qui met enfin de l’énergie sur le podcast aujourd’hui, que la micro data SEO arrive bientôt… Je me dis que la recherche autour du contenu audio va véritablement décoller.
Tout cela fait qu’un besoin est à combler au-delà des salons mondains parisiens, il s’agit d’une lame de fond à préparer sur les prochaines années. Et c’est pour ça que j’ai créé Bababam.
Chez Visionary Marketing où on fait du podcast depuis près de 20 ans…
on ne découvre pas, et nos podcasts sont disponibles chez Google, et Apple, bien entendu, et tout un tas de chaînes, parce qu’aujourd’hui, on peut publier partout.
C’est l’avantage du flux RSS, mais le flux RSS n’aide pas forcément au développement du format audio digital, car il comporte énormément de freins. Le flux RSS est à la fois une liberté parce que je dépose un flux et ensuite il peut être distribué partout. Mais il entraîne aussi des entraves au développement de l’écosystème. En termes de KPIs notamment.