Tout au long de son témoignage devant le Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre, le rapporteur spécial sur l’ingérence étrangère, David Johnston, a maintenu qu’il ne devrait pas y avoir d’enquête publique et indépendante sur l’ingérence étrangère en raison des informations secrètes qui ne doivent pas être divulguées, nonobstant les précédents existants, telle l’enquête sur le vol d’Air India ou celle sur Maher Arar. Pour notre panel de politologues, le témoignage de monsieur Johnston était faible, plutôt laborieux, où rien de neuf ne fut révélé. Esther Bégin discute plus en détail du témoignage de monsieur Johnston avec nos politologues, Geneviève Tellier (Université d’Ottawa) et Daniel Béland (Université McGill).
Comparution du rapporteur spécial sur l’ingérence étrangère David Johnston devant le Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre auquel il a affirmé qu’il n’a aucune intention de démissionner et qu’il désirait terminer son travail, quoi qu’il arrive. Monsieur Johnston maintient qu’il ne devrait pas y avoir d’enquête publique et indépendante sur l’ingérence étrangère. Or, le député du Bloc Alain Therrien lui a rappelé qu’une enquête publique avec des comparutions à huis clos s’est déjà faite dans le passé, par exemple dans le cas de Maher Arar, alors que trois services de renseignements étrangers détenant des informations secrètes avaient témoigné. De plus, il lui fut souligné que l’ex-ministre et aujourd’hui député Michael Chong, ciblé par Pékin, n’a jamais été prévenu de ces menaces. Pour analyser le témoignage de David Johnston, l’ex-chef du Bureau Asie-Pacifique au SCRS, Michel Juneau-Katsuya, a regardé sa comparution et livre ses réflexions à Esther Bégin.
Le chef du Parti conservateur, Pierre Poilievre, menace de recourir à toutes les astuces permises par la procédure parlementaire afin de retarder l’adoption du budget fédéral présent il y a déjà deux mois de cela par la ministre des Finances Chrystia Freeland, à moins d’un retour à l’équilibre budgétaire et l’annulation de la taxe sur le carbone. Le leader parlementaire en Chambre, Mark Holland, a toutefois déclaré qu’il ne reculerait d’aucune façon devant la menace conservatrice. Sachant qu’il ne reste que 13 jours avant la fin de la session, et neuf autres projets de loi en attente d’être adoptés, quel sera l’objectif du gouvernement pour venir à bout de cet agenda parlementaire des plus chargés ? Le leader parlementaire du gouvernement, Mark Holland, en discute sur le plateau de l’Essentiel avec Esther Bégin.