Je crois au vivant. Ce vivant qui habite tant de formes et qui en nous rencontrant nous entraîne à trouver nos chants, à écrire notre histoire. Et une fois cette-dernière mise en lumière, essence immortelle, à son feu, celui qui nous élève, nous transcende. Celui qui réchauffe sans brûler. Qui protège sans attaquer. Qui nous enseigne la beauté de l’éphémère, nos flammes et nos cendres.
Je crois à un temps qui porte son « s » pluriel au singulier car il n’est jamais unique. A tous les temps donc. Lecture. Ecriture. Passé. Présent. Avenir. Rencontre. Retrouvailles.
C’est ce vivant et ces temps que j’ai eu la chance d’embrasser en partageant grâce au pouvoir que nous possédons tous, la parole, un entretien avec l’écrivain Mohamed Mbougar Sarr.
Voici une main tendue. Lisons, parlons, partageons, vivons en mesurant à chaque instant la chance que nous avons pour quelques souffles d’habiter ces verbes.
Extraits de l’entretien:
« C’est une sorte de dialectique. Ecrire nous rend plus vivant. Et parce qu’on est plus vivant on a envie d’écrire. »
« On se confronte comme écrivain, en écrivant mais aussi en dehors de l’écriture, à ce que j’appelle souvent notre part obscure. »
« Les langues forment des sensibilités particulières. »
« Discuter avec les traducteurs est une volupté à laquelle je m’abandonne toujours. »
Livres cités pendant l’entretien:
La plus secrète mémoire des hommes, Mohamed Mbougar Sarr
De purs hommes, Mohamed Mbougar Sarr
Terre Ceinte, Mohamed Mbougar Sarr
Silence du Choeur, Mohamed Mbougar Sarr
Cahier Jaune, Alejandra Pizarnik
Au rythme d’« Un soir d’été » de Jacques Brel, d’Omar Pene, de Super Diamono et surtout de la cantatrice Yandé Codou Sène, un immense merci à Mohamed Mbougar Sarr pour ce temps précieux de partage et d’échange.
Entretien réalisé par Camille Lucidi chez Tropismes le 8 novembre 2022.
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