L'invité(e) du jour

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L'invité(e) du jour episodes

  • Grégoire Pont : "Quand je suis au concert, des images me viennent comme au cinéma"

    Ayant fait de la rencontre entre dessin et musique classique sa spécialité, il dessine en direct pendant que les musiciens jouent : des illustrations projetées sur grand écran qui évoluent au rythme de la musique. Il dessinera sur le conte Pierre et le Loup de Prokofiev au Théâtre des Champs-Elysées à Paris le 27 septembre prochain puis au festival Rungis Piano Piano le 4 octobre lors d'un concert consacré à Debussy, avec les pianistes Ludmila Berlinskaïa et Arthur Ancelle.

    20 min
  • L'invitée du jour : Créatine Price

    Chanteuse de formation classique, Creatine Price était membre du casting de Drag Race France cette année, dont la tournée commence le 24 septembre au Casino de Paris, dans une mise en scène de Thomas Jolly.

    21 min
  • Sandrine Piau : "Aujourd'hui, mes passions me poussent davantage vers l'intime et le récital que vers la scène"

    Grande chanteuse baroque française, aussi à l'aise chez Mozart que dans le répertoire contemporain ou la mélodie française, Sandrine Piau sort un nouvel album en compagnie du pianiste David Kadouch, intitulé Contes. Un disque qui prend sa source dans des récits initiatiques, merveilleux ou inquiétants, des berceuses et même des figures féminines mythologiques. "Nous avions envie que le conte soit une musique qui vient de loin, explique la soprano, d'où cette évocation d'une sorte de figure mythologique, un peu rêvée", continue-t-elle en évoquant la mélodie de Reynaldo Hahn, "À Chloris".

    Il y a quatre ans, David Kadouch et Sandrine Piau avaient déjà publié un disque en duo, autour du voyage intime. Cette fois-ci, c'est la thématique du conte qui les réunit, dans une intimité plus profonde encore : "Le conte n'est pas juste une histoire pour vous faire dormir, beaucoup de contes empêchent de dormir et font vraiment peur. On apprend aux enfants les dures lois de la vie au travers d'une histoire et dans le cadre de cet album, l'idée était justement de revenir aux origines : la voix de nos parents, ce qu'ils nous transmettent en parlant, ou en ne parlant pas... Le thème du conte aurait donc presque pu constituer notre premier album, mais nous l'avons fait dans un deuxième temps, parce que l'on se connaissait encore mieux et que l'on pouvait aller plus loin", confie Sandrine Piau.

    Dans ce programme où se mêlent des compositeurs de langues et univers différents résonne notamment la musique d'une compositrice française méconnue, Louise Didier (1872 - 1955), et la berceuse "Wiegala" de l'écrivaine et compositrice Ilse Weber, assassinée dans le camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau où elle s'occupait des enfants : "On lui a proposé de ne pas partir mourir avec les enfants, raconte Sandrine Piau, mais elle est partie avec eux, notamment parce que son propre fils allait mourir et qu'elle l'a accompagné. Pour moi, cette berceuse est une bulle d'humanité, quelque soit le contexte. Une bulle de douceur dans un monde qui n'en a plus."

    À propos de l'évolution de sa carrière de chanteuse qui tend aujourd'hui davantage vers le récital que vers l'opéra scénique, la soprano déclare : "Je pense être à un moment où mon âge et mon type de voix ne coïncident plus, pour beaucoup de rôles. Je peux chanter des rôles de jeunes premières, mais je n'en suis évidemment plus une. Aujourd'hui, l'opéra est filmé, il est dans l'air du temps de prendre des gens qui ont globalement l'âge des rôles que l'on veut imaginer. Mais ce n'est pas douloureux pour moi. Je suis très pragmatique et n'arrive pas à trouver douloureuses des choses qui sont inéluctables. Je ne vis pas cela comme un renoncement, mais comme un état de fait. Peut-être que d'autres choses viendront, mais j'ai de plus en plus de bonheur en récital, à construire une histoire, à me raconter au travers de quelque chose de plus personnel plutôt qu'à travers le prisme d'un metteur en scène. Ce sont deux métiers complémentaires et différents, et mes passions me poussent maintenant davantage vers l'intime et vers le récital que vers la scène. C'est la rencontre de ce que je suis, de ma vie, et peut-être de ce que j'éprouve."

    Contes, avec le pianiste David Kadouch, paraît sur le label Alpha Classics.****

    45 min
  • Célia Houdart : "Le livre est une boîte à musique qui fait ressurgir les voix du passé"

    Dans Notre-Dame des Anges, publié chez P.O.L., Célia Houdart se plonge dans l’histoire d’amour de ses grands-parents. Henri, directeur artistique d’une firme de pianos mécaniques, et Marcelle, pianiste concertiste, ont échangé près d’un millier de lettres. De cette correspondance retrouvée dans une grande caisse en désordre, la romancière fait naître un récit où se mêlent musique, désir, guerre et mémoire.

    La musique était déjà très présente dans la vie de Célia Houdart. Romancière et librettiste, elle a travaillé avec des compositeurs et dit écrire "d’oreille". La musique lui offre une autre manière de penser la littérature, à travers le rythme, la forme, l’écoute. "C’est comme si parfois c’était presque plus riche pour moi de faire un pas du côté de la musique plutôt que de rester dans le monde de la littérature", confie-t-elle.

    Des lettres comme point de départ

    Pendant trois mois, Célia Houdart lit, déchiffre et classe les lettres de ses grands-parents. Peu à peu, elle se familiarise avec leurs écritures, comme on apprivoise une partition. Et puis surgissent des révélations inattendues : notamment les lettres d’une femme, Mary, adressées à Marcelle sa grand-mère. Un trio amoureux qui devient un quatuor.

    C’est à partir de cette émotion que le roman commence à prendre forme. L’autrice ne cherche pas à faire œuvre d’historienne ni à dévoiler les secrets de sa famille. Elle choisit la fiction pour entrer en dialogue avec ces êtres qu’elle ne connaît qu’à travers leurs traces. "Ma voix, c’est la fiction", explique-t-elle.

    La musique comme lien entre les êtres

    Dans le roman, la radio permet à Henri de suivre à distance les concerts de Marcel. Elle devient même un langage amoureux : Marcelle tousse volontairement pendant un concert pour lui faire savoir qu’elle pense à lui. Les œuvres musicales, elles, viennent à la fois des archives retrouvées et des écoutes de l’autrice. Le Prélude, choral et fugue de César Franck revient par exemple au début et à la fin du roman, comme une boucle sonore, en filigrane.

    En écrivant, Célia Houdart dit avoir eu le sentiment de dialoguer avec ses grands-parents disparus : "lls se sont incrustés dans ma vie comme moi je me suis un petit peu invitée dans la leur." La musique et l’écriture deviennent alors des instruments de transmission : "Le livre aussi est une forme de boîte à musique qui fait ressurgir des voix du passé."

    Notre-Dame-des-Anges, Célia Houdart, Éditions P.O.L.

    43 min
  • L'invitée du jour : Camille Delaforge
    Alors qu'Il Caravaggio, l'ensemble créé par Camille Delaforge, fêtera ses 10 ans en 2027, la cheffe d'orchestre consacre son nouveau disque et ses concerts de rentrée à la musique baroque religieuse. Portrait d'une maestra pour qui sacré rime avec intensité émotionnelle.
    22 min
  • Géraldine Nakache : "C’est grâce à Jacques Demy que j’ai fait entrer les chansons dans mon cinéma "

    Dans Si tu penses bien, sorti en salles le 16 septembre 2026, Géraldine Nakache filme l'emprise qui s’installe sans bruit, au sein d'un couple, jusqu’à effacer peu à peu celle qui la subit. "Je ne veux entendre que le bruit de l’eau dans ce film ", explique Géraldine Nakache à son coscénariste David Lambert pendant l’écriture de Si tu penses bien. Pour raconter cette emprise, la réalisatrice choisit de faire disparaître progressivement la musique de la vie de son héroïne. Le son de l’eau devient alors un fil conducteur, entre maternité, apaisement et angoisse.

    Si la musique est discrète dans le film, les chansons qui restent sont d’autant plus importantes. Pandi Panda de Chantal Goya ou I'll Stand by You des Pretenders accompagnent des moments où se révèle peu à peu ce que Gil, le personnage incarné par Monia Chokri, est en train de perdre. "L’ADN de ces victimes-là s’efface complètement", raconte la réalisatrice.

    Grande admiratrice de Céline Dion, Géraldine Nakache revient aussi sur les musiques qui ont accompagné son enfance et sur l’influence de Jacques Demy dans son rapport au cinéma. Elle évoque enfin son voyage en Algérie avec ses parents, originaires d’Oran et de Constantine, et la musique de Cheikh Raymond, maître du malouf constantinois et idole de son père.

    Elle raconte également la rencontre de Monia Chokri et Niels Schneider, déjà réunis dans Les Amours imaginaires de Xavier Dolan, et revient sur la projection de Si tu penses bien au Festival de Cannes, où la musique d’Aquarium de Camille Saint-Saëns, entendue avant chaque film de la sélection officielle, a pris pour elle une tout autre dimension.

    - Sortie du film "Si tu penses bien", avec Niels Schneider et Monia Chokri le 16 septembre

    39 min
  • L'invité du jour : John Osborn
    Spécialiste reconnu du grand opéra français et du bel canto, le ténor américain John Osborn reprend dans quelques jours, à l'Opéra Bastille, le rôle-titre d'Hamlet d'Ambroise Thomas, dans sa rare version originale pour ténor. Entretien avec un chanteur francophile et francophone.
    25 min
  • Jaap van Zweden : "Dans un concert, le plus grand risque que l'on puisse prendre, c'est de n'en prendre aucun"

    Nommé directeur musical de l'Orchestre Philharmonique de Radio France, le chef néerlandais Jaap van Zweden ouvre un nouveau chapitre de sa carrière avec un concert inaugural diffusé en direct sur France Musique. Au programme : une création de Joel Thompson, une orchestration de la Sonate pour violon et piano de Maurice Ravel avec Renaud Capuçon au violon, ainsi que la Cinquième Symphonie de Chostakovitch.

    Après plusieurs années passées à la tête d'orchestres américains et asiatiques, notamment l'Orchestre Philharmonique de New York et l'Orchestre Philharmonique de Hong Kong, ce grand francophile, ravi de "côtoyer tant d'artistes à Paris" revient en Europe avec l'envie de construire un projet musical ouvert à la création. "Présenter la musique nouvelle, c'est quelque chose qui me tient vraiment à cœur", explique-t-il, évoquant également son souhait de faire découvrir davantage de compositeurs néerlandais.

    Pour son premier concert avec l'Orchestre Philharmonique de Radio France, le chef souhaite aussi renouer avec une tradition wagnérienne que l'orchestre a connue par le passé. Après avoir dirigé Tristan und Isolde au Festival Radio France Occitanie Montpellier, il défend l'importance de ce répertoire dans la palette sonore d'un orchestre symphonique : "Un orchestre qui ne joue pas Wagner, est un orchestre à qu'il manque quelque chose."

    Le maestro revendique enfin une conception du concert fondée sur le risque et l'écoute. Chaque orchestre possède selon lui son propre "ADN" qu'il faut respecter, tout comme l'acoustique de chaque salle. Et lorsqu'il s'agit du direct radiophonique, il assume pleinement cette part d'imprévu : "Dans un enregistrement en live, il y a bien plus de risques, mais le plus grand risque qu'on puisse prendre, c'est celui de n'en prendre aucun."

    - Concert inaugural de Jaap van Zweden, 11 septembre. Maison de la Radio et de la Musique. Renaud Capuçon et l'Orchestre Philharmonique de Radio France.

    37 min

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Un(e) ou invité(e) artiste - musicien mais aussi cinéaste, comédien, écrivain, plasticien... - tous les jours à 12h dans Autour de midi