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Cette compilation comprend une série de poèmes lus, en langue française.
Partie I
01 L'Absence - Georges Rodenbach
02 Allégorie - Paul-Marie Verlaine
03 À Ninon - Alfred de Musset
04 Le Chat et le miroir - Jean-Pierre Claris de Florian
05 La Cigale et la fourmi - Jean de La Fontaine
06 Le Corbeau - Edgar Allan Poe
07 Le Corbeau et le renard - Jean de La Fontaine
08 Dénonciation de l'esprit des bois - Victor Hugo
09 Dernier adieu - Euvrard
10 L'Enfant et le papillon - V. Armand
11 Jalousie - Pierre Corneille
12 Jeune fille, l’amour, c’est d’abord un miroir - Victor Hugo
Partie II
13 Ô laissez-vous aimer ! - Charles Augustin Sainte-Beuve
14 L'Orgue - William Chapman
15 Le Perroquet - Jean-Pierre Claris de Florian
16 Le Petit chat - Edmond Rostand
17 Problèmes - Emile Verhaeren
18 Puisque vous le voulez, demeurez inhumaine - Philippe Desportes
19 Un Retour au pays natal - Émile Reuter
20 La Ronde de l'ouvrier - Auguste Lacaussade
21 Sacra fames - Charles Marie René Leconte de Lisle
22 Le Serpent qui danse - Charles Baudelaire
23 Treize ans - Jules Barbey d'Aurevilly
24 Le Violon brisé - Émile Nelligan
25 Voix dans la nuit - Franc-Nohain
C'est une lecture collaborative.
Cette compilation comprend une série de poèmes lus, en langue française.
Partie I
01 L'Absence - Georges Rodenbach
02 Allégorie - Paul-Marie Verlaine
03 À Ninon - Alfred de Musset
04 Le Chat et le miroir - Jean-Pierre Claris de Florian
05 La Cigale et la fourmi - Jean de La Fontaine
06 Le Corbeau - Edgar Allan Poe
07 Le Corbeau et le renard - Jean de La Fontaine
08 Dénonciation de l'esprit des bois - Victor Hugo
09 Dernier adieu - Euvrard
10 L'Enfant et le papillon - V. Armand
11 Jalousie - Pierre Corneille
12 Jeune fille, l’amour, c’est d’abord un miroir - Victor Hugo
Partie II
13 Ô laissez-vous aimer ! - Charles Augustin Sainte-Beuve
14 L'Orgue - William Chapman
15 Le Perroquet - Jean-Pierre Claris de Florian
16 Le Petit chat - Edmond Rostand
17 Problèmes - Emile Verhaeren
18 Puisque vous le voulez, demeurez inhumaine - Philippe Desportes
19 Un Retour au pays natal - Émile Reuter
20 La Ronde de l'ouvrier - Auguste Lacaussade
21 Sacra fames - Charles Marie René Leconte de Lisle
22 Le Serpent qui danse - Charles Baudelaire
23 Treize ans - Jules Barbey d'Aurevilly
24 Le Violon brisé - Émile Nelligan
25 Voix dans la nuit - Franc-Nohain
C'est une lecture collaborative.
Comme Virgile a développé l’épopée à célébrer l’origine de sa propre patrie, Milton l’a adaptée encore plus pour raconter l’origine du mal et le remède à la chute de l’homme; c’est ce sujet qu’il appelle “des choses qui n’ont encore été tentées ni en prose ni en vers.” L’auteur continue à combiner l’innovation et la tradition quand il débute le premier livre “in medias res” avec la visite au monde infernal (cf. Odyssée livre 11, l’Enéide livre 6), car la malice de Satan est le principe déterminant de l’action négative. Mais au centre du poème se trouve le triomphe du Fils de Dieu sur les anges rebelles, ce qui neutralise le projet nocif de Satan. Ce dessein de la conquête du mal par le bien se présage dans les deux conseils d’état: En enfer Satan s’engage à trouver et ruiner la nouvelle création lorsqu’au ciel le Fils s’offre comme sacrifice pour sauver l’homme avant que Satan ne l’ait corrompu.
Après ces préliminaires, nous voyons Eden et “nos premiers parents.” Satan, découvert en train de les épier, est expulsé du jardin. Puis Dieu charge un ange d’expliquer à Adam et Ève l’histoire de la guerre au ciel, où a commencé le danger imminent. À la demande d’Adam, l’ange raconte la création du monde visible et surtout le développement naturel: Toute croissance se déroule de l’assimilation de la nourriture; le mangeur épure la pâture, non pas vice versa.
Cependant, Satan, qui rentre dans le paradis sous forme de serpent, apprend à Ève à escroquer l’évolution: Il a trouvé un fruit magique qui peut la douer d’une puissance prodigieuse. Il prétend que ce fruit lui ait conféré et la raison et l’usage de la parole. Ève, qui imagine qu’Adam vient de sous-estimer sa fortitude morale, se permet d’oublier sa leçon récente et elle succombe à cette tentation. Puis, Adam, incapable d’imaginer la vie sans Ève (et sans avoir examiné des alternatives au péché), reçoit le fruit de sa femme et le goûte, lui aussi.
Néanmoins, le triomphe de Satan est éphémère, car malgré une nouvelle grand-route qui relie l’enfer au monde de l’homme, lui et ses disciples souffrent l’humiliation d’une annuelle métamorphose involontaire en serpents.
Quels que soient leurs motifs, Adam et Ève, tous les deux, ont désobéi au seul commandement de leur Créateur, et tous les deux sont condamnés à la mortalité et à l’expulsion du jardin. Cependant, avant qu’ils ne partent, Dieu leur accorde encore une leçon d’histoire, cette fois de l’avenir: le progrès du péché, l’avènement du Sauveur, et la croissance de l’église.
La prose de Chateaubriand accorde avec la syntaxe de l’original assez bien, mais l’aspiration du traducteur à la clarté l’amene à l’occasion d’anéantir certains effets subtils de l’auteur.
Traduit par François-René de Chateaubriand.
Comme Virgile a développé l’épopée à célébrer l’origine de sa propre patrie, Milton l’a adaptée encore plus pour raconter l’origine du mal et le remède à la chute de l’homme; c’est ce sujet qu’il appelle “des choses qui n’ont encore été tentées ni en prose ni en vers.” L’auteur continue à combiner l’innovation et la tradition quand il débute le premier livre “in medias res” avec la visite au monde infernal (cf. Odyssée livre 11, l’Enéide livre 6), car la malice de Satan est le principe déterminant de l’action négative. Mais au centre du poème se trouve le triomphe du Fils de Dieu sur les anges rebelles, ce qui neutralise le projet nocif de Satan. Ce dessein de la conquête du mal par le bien se présage dans les deux conseils d’état: En enfer Satan s’engage à trouver et ruiner la nouvelle création lorsqu’au ciel le Fils s’offre comme sacrifice pour sauver l’homme avant que Satan ne l’ait corrompu.
Après ces préliminaires, nous voyons Eden et “nos premiers parents.” Satan, découvert en train de les épier, est expulsé du jardin. Puis Dieu charge un ange d’expliquer à Adam et Ève l’histoire de la guerre au ciel, où a commencé le danger imminent. À la demande d’Adam, l’ange raconte la création du monde visible et surtout le développement naturel: Toute croissance se déroule de l’assimilation de la nourriture; le mangeur épure la pâture, non pas vice versa.
Cependant, Satan, qui rentre dans le paradis sous forme de serpent, apprend à Ève à escroquer l’évolution: Il a trouvé un fruit magique qui peut la douer d’une puissance prodigieuse. Il prétend que ce fruit lui ait conféré et la raison et l’usage de la parole. Ève, qui imagine qu’Adam vient de sous-estimer sa fortitude morale, se permet d’oublier sa leçon récente et elle succombe à cette tentation. Puis, Adam, incapable d’imaginer la vie sans Ève (et sans avoir examiné des alternatives au péché), reçoit le fruit de sa femme et le goûte, lui aussi.
Néanmoins, le triomphe de Satan est éphémère, car malgré une nouvelle grand-route qui relie l’enfer au monde de l’homme, lui et ses disciples souffrent l’humiliation d’une annuelle métamorphose involontaire en serpents.
Quels que soient leurs motifs, Adam et Ève, tous les deux, ont désobéi au seul commandement de leur Créateur, et tous les deux sont condamnés à la mortalité et à l’expulsion du jardin. Cependant, avant qu’ils ne partent, Dieu leur accorde encore une leçon d’histoire, cette fois de l’avenir: le progrès du péché, l’avènement du Sauveur, et la croissance de l’église.
La prose de Chateaubriand accorde avec la syntaxe de l’original assez bien, mais l’aspiration du traducteur à la clarté l’amene à l’occasion d’anéantir certains effets subtils de l’auteur.
Traduit par François-René de Chateaubriand.
Comme Virgile a développé l’épopée à célébrer l’origine de sa propre patrie, Milton l’a adaptée encore plus pour raconter l’origine du mal et le remède à la chute de l’homme; c’est ce sujet qu’il appelle “des choses qui n’ont encore été tentées ni en prose ni en vers.” L’auteur continue à combiner l’innovation et la tradition quand il débute le premier livre “in medias res” avec la visite au monde infernal (cf. Odyssée livre 11, l’Enéide livre 6), car la malice de Satan est le principe déterminant de l’action négative. Mais au centre du poème se trouve le triomphe du Fils de Dieu sur les anges rebelles, ce qui neutralise le projet nocif de Satan. Ce dessein de la conquête du mal par le bien se présage dans les deux conseils d’état: En enfer Satan s’engage à trouver et ruiner la nouvelle création lorsqu’au ciel le Fils s’offre comme sacrifice pour sauver l’homme avant que Satan ne l’ait corrompu.
Après ces préliminaires, nous voyons Eden et “nos premiers parents.” Satan, découvert en train de les épier, est expulsé du jardin. Puis Dieu charge un ange d’expliquer à Adam et Ève l’histoire de la guerre au ciel, où a commencé le danger imminent. À la demande d’Adam, l’ange raconte la création du monde visible et surtout le développement naturel: Toute croissance se déroule de l’assimilation de la nourriture; le mangeur épure la pâture, non pas vice versa.
Cependant, Satan, qui rentre dans le paradis sous forme de serpent, apprend à Ève à escroquer l’évolution: Il a trouvé un fruit magique qui peut la douer d’une puissance prodigieuse. Il prétend que ce fruit lui ait conféré et la raison et l’usage de la parole. Ève, qui imagine qu’Adam vient de sous-estimer sa fortitude morale, se permet d’oublier sa leçon récente et elle succombe à cette tentation. Puis, Adam, incapable d’imaginer la vie sans Ève (et sans avoir examiné des alternatives au péché), reçoit le fruit de sa femme et le goûte, lui aussi.
Néanmoins, le triomphe de Satan est éphémère, car malgré une nouvelle grand-route qui relie l’enfer au monde de l’homme, lui et ses disciples souffrent l’humiliation d’une annuelle métamorphose involontaire en serpents.
Quels que soient leurs motifs, Adam et Ève, tous les deux, ont désobéi au seul commandement de leur Créateur, et tous les deux sont condamnés à la mortalité et à l’expulsion du jardin. Cependant, avant qu’ils ne partent, Dieu leur accorde encore une leçon d’histoire, cette fois de l’avenir: le progrès du péché, l’avènement du Sauveur, et la croissance de l’église.
La prose de Chateaubriand accorde avec la syntaxe de l’original assez bien, mais l’aspiration du traducteur à la clarté l’amene à l’occasion d’anéantir certains effets subtils de l’auteur.
Traduit par François-René de Chateaubriand.
Comme Virgile a développé l’épopée à célébrer l’origine de sa propre patrie, Milton l’a adaptée encore plus pour raconter l’origine du mal et le remède à la chute de l’homme; c’est ce sujet qu’il appelle “des choses qui n’ont encore été tentées ni en prose ni en vers.” L’auteur continue à combiner l’innovation et la tradition quand il débute le premier livre “in medias res” avec la visite au monde infernal (cf. Odyssée livre 11, l’Enéide livre 6), car la malice de Satan est le principe déterminant de l’action négative. Mais au centre du poème se trouve le triomphe du Fils de Dieu sur les anges rebelles, ce qui neutralise le projet nocif de Satan. Ce dessein de la conquête du mal par le bien se présage dans les deux conseils d’état: En enfer Satan s’engage à trouver et ruiner la nouvelle création lorsqu’au ciel le Fils s’offre comme sacrifice pour sauver l’homme avant que Satan ne l’ait corrompu.
Après ces préliminaires, nous voyons Eden et “nos premiers parents.” Satan, découvert en train de les épier, est expulsé du jardin. Puis Dieu charge un ange d’expliquer à Adam et Ève l’histoire de la guerre au ciel, où a commencé le danger imminent. À la demande d’Adam, l’ange raconte la création du monde visible et surtout le développement naturel: Toute croissance se déroule de l’assimilation de la nourriture; le mangeur épure la pâture, non pas vice versa.
Cependant, Satan, qui rentre dans le paradis sous forme de serpent, apprend à Ève à escroquer l’évolution: Il a trouvé un fruit magique qui peut la douer d’une puissance prodigieuse. Il prétend que ce fruit lui ait conféré et la raison et l’usage de la parole. Ève, qui imagine qu’Adam vient de sous-estimer sa fortitude morale, se permet d’oublier sa leçon récente et elle succombe à cette tentation. Puis, Adam, incapable d’imaginer la vie sans Ève (et sans avoir examiné des alternatives au péché), reçoit le fruit de sa femme et le goûte, lui aussi.
Néanmoins, le triomphe de Satan est éphémère, car malgré une nouvelle grand-route qui relie l’enfer au monde de l’homme, lui et ses disciples souffrent l’humiliation d’une annuelle métamorphose involontaire en serpents.
Quels que soient leurs motifs, Adam et Ève, tous les deux, ont désobéi au seul commandement de leur Créateur, et tous les deux sont condamnés à la mortalité et à l’expulsion du jardin. Cependant, avant qu’ils ne partent, Dieu leur accorde encore une leçon d’histoire, cette fois de l’avenir: le progrès du péché, l’avènement du Sauveur, et la croissance de l’église.
La prose de Chateaubriand accorde avec la syntaxe de l’original assez bien, mais l’aspiration du traducteur à la clarté l’amene à l’occasion d’anéantir certains effets subtils de l’auteur.
Traduit par François-René de Chateaubriand.
Comme Virgile a développé l’épopée à célébrer l’origine de sa propre patrie, Milton l’a adaptée encore plus pour raconter l’origine du mal et le remède à la chute de l’homme; c’est ce sujet qu’il appelle “des choses qui n’ont encore été tentées ni en prose ni en vers.” L’auteur continue à combiner l’innovation et la tradition quand il débute le premier livre “in medias res” avec la visite au monde infernal (cf. Odyssée livre 11, l’Enéide livre 6), car la malice de Satan est le principe déterminant de l’action négative. Mais au centre du poème se trouve le triomphe du Fils de Dieu sur les anges rebelles, ce qui neutralise le projet nocif de Satan. Ce dessein de la conquête du mal par le bien se présage dans les deux conseils d’état: En enfer Satan s’engage à trouver et ruiner la nouvelle création lorsqu’au ciel le Fils s’offre comme sacrifice pour sauver l’homme avant que Satan ne l’ait corrompu.
Après ces préliminaires, nous voyons Eden et “nos premiers parents.” Satan, découvert en train de les épier, est expulsé du jardin. Puis Dieu charge un ange d’expliquer à Adam et Ève l’histoire de la guerre au ciel, où a commencé le danger imminent. À la demande d’Adam, l’ange raconte la création du monde visible et surtout le développement naturel: Toute croissance se déroule de l’assimilation de la nourriture; le mangeur épure la pâture, non pas vice versa.
Cependant, Satan, qui rentre dans le paradis sous forme de serpent, apprend à Ève à escroquer l’évolution: Il a trouvé un fruit magique qui peut la douer d’une puissance prodigieuse. Il prétend que ce fruit lui ait conféré et la raison et l’usage de la parole. Ève, qui imagine qu’Adam vient de sous-estimer sa fortitude morale, se permet d’oublier sa leçon récente et elle succombe à cette tentation. Puis, Adam, incapable d’imaginer la vie sans Ève (et sans avoir examiné des alternatives au péché), reçoit le fruit de sa femme et le goûte, lui aussi.
Néanmoins, le triomphe de Satan est éphémère, car malgré une nouvelle grand-route qui relie l’enfer au monde de l’homme, lui et ses disciples souffrent l’humiliation d’une annuelle métamorphose involontaire en serpents.
Quels que soient leurs motifs, Adam et Ève, tous les deux, ont désobéi au seul commandement de leur Créateur, et tous les deux sont condamnés à la mortalité et à l’expulsion du jardin. Cependant, avant qu’ils ne partent, Dieu leur accorde encore une leçon d’histoire, cette fois de l’avenir: le progrès du péché, l’avènement du Sauveur, et la croissance de l’église.
La prose de Chateaubriand accorde avec la syntaxe de l’original assez bien, mais l’aspiration du traducteur à la clarté l’amene à l’occasion d’anéantir certains effets subtils de l’auteur.
Traduit par François-René de Chateaubriand.
Comme Virgile a développé l’épopée à célébrer l’origine de sa propre patrie, Milton l’a adaptée encore plus pour raconter l’origine du mal et le remède à la chute de l’homme; c’est ce sujet qu’il appelle “des choses qui n’ont encore été tentées ni en prose ni en vers.” L’auteur continue à combiner l’innovation et la tradition quand il débute le premier livre “in medias res” avec la visite au monde infernal (cf. Odyssée livre 11, l’Enéide livre 6), car la malice de Satan est le principe déterminant de l’action négative. Mais au centre du poème se trouve le triomphe du Fils de Dieu sur les anges rebelles, ce qui neutralise le projet nocif de Satan. Ce dessein de la conquête du mal par le bien se présage dans les deux conseils d’état: En enfer Satan s’engage à trouver et ruiner la nouvelle création lorsqu’au ciel le Fils s’offre comme sacrifice pour sauver l’homme avant que Satan ne l’ait corrompu.
Après ces préliminaires, nous voyons Eden et “nos premiers parents.” Satan, découvert en train de les épier, est expulsé du jardin. Puis Dieu charge un ange d’expliquer à Adam et Ève l’histoire de la guerre au ciel, où a commencé le danger imminent. À la demande d’Adam, l’ange raconte la création du monde visible et surtout le développement naturel: Toute croissance se déroule de l’assimilation de la nourriture; le mangeur épure la pâture, non pas vice versa.
Cependant, Satan, qui rentre dans le paradis sous forme de serpent, apprend à Ève à escroquer l’évolution: Il a trouvé un fruit magique qui peut la douer d’une puissance prodigieuse. Il prétend que ce fruit lui ait conféré et la raison et l’usage de la parole. Ève, qui imagine qu’Adam vient de sous-estimer sa fortitude morale, se permet d’oublier sa leçon récente et elle succombe à cette tentation. Puis, Adam, incapable d’imaginer la vie sans Ève (et sans avoir examiné des alternatives au péché), reçoit le fruit de sa femme et le goûte, lui aussi.
Néanmoins, le triomphe de Satan est éphémère, car malgré une nouvelle grand-route qui relie l’enfer au monde de l’homme, lui et ses disciples souffrent l’humiliation d’une annuelle métamorphose involontaire en serpents.
Quels que soient leurs motifs, Adam et Ève, tous les deux, ont désobéi au seul commandement de leur Créateur, et tous les deux sont condamnés à la mortalité et à l’expulsion du jardin. Cependant, avant qu’ils ne partent, Dieu leur accorde encore une leçon d’histoire, cette fois de l’avenir: le progrès du péché, l’avènement du Sauveur, et la croissance de l’église.
La prose de Chateaubriand accorde avec la syntaxe de l’original assez bien, mais l’aspiration du traducteur à la clarté l’amene à l’occasion d’anéantir certains effets subtils de l’auteur.
Traduit par François-René de Chateaubriand.
Comme Virgile a développé l’épopée à célébrer l’origine de sa propre patrie, Milton l’a adaptée encore plus pour raconter l’origine du mal et le remède à la chute de l’homme; c’est ce sujet qu’il appelle “des choses qui n’ont encore été tentées ni en prose ni en vers.” L’auteur continue à combiner l’innovation et la tradition quand il débute le premier livre “in medias res” avec la visite au monde infernal (cf. Odyssée livre 11, l’Enéide livre 6), car la malice de Satan est le principe déterminant de l’action négative. Mais au centre du poème se trouve le triomphe du Fils de Dieu sur les anges rebelles, ce qui neutralise le projet nocif de Satan. Ce dessein de la conquête du mal par le bien se présage dans les deux conseils d’état: En enfer Satan s’engage à trouver et ruiner la nouvelle création lorsqu’au ciel le Fils s’offre comme sacrifice pour sauver l’homme avant que Satan ne l’ait corrompu.
Après ces préliminaires, nous voyons Eden et “nos premiers parents.” Satan, découvert en train de les épier, est expulsé du jardin. Puis Dieu charge un ange d’expliquer à Adam et Ève l’histoire de la guerre au ciel, où a commencé le danger imminent. À la demande d’Adam, l’ange raconte la création du monde visible et surtout le développement naturel: Toute croissance se déroule de l’assimilation de la nourriture; le mangeur épure la pâture, non pas vice versa.
Cependant, Satan, qui rentre dans le paradis sous forme de serpent, apprend à Ève à escroquer l’évolution: Il a trouvé un fruit magique qui peut la douer d’une puissance prodigieuse. Il prétend que ce fruit lui ait conféré et la raison et l’usage de la parole. Ève, qui imagine qu’Adam vient de sous-estimer sa fortitude morale, se permet d’oublier sa leçon récente et elle succombe à cette tentation. Puis, Adam, incapable d’imaginer la vie sans Ève (et sans avoir examiné des alternatives au péché), reçoit le fruit de sa femme et le goûte, lui aussi.
Néanmoins, le triomphe de Satan est éphémère, car malgré une nouvelle grand-route qui relie l’enfer au monde de l’homme, lui et ses disciples souffrent l’humiliation d’une annuelle métamorphose involontaire en serpents.
Quels que soient leurs motifs, Adam et Ève, tous les deux, ont désobéi au seul commandement de leur Créateur, et tous les deux sont condamnés à la mortalité et à l’expulsion du jardin. Cependant, avant qu’ils ne partent, Dieu leur accorde encore une leçon d’histoire, cette fois de l’avenir: le progrès du péché, l’avènement du Sauveur, et la croissance de l’église.
La prose de Chateaubriand accorde avec la syntaxe de l’original assez bien, mais l’aspiration du traducteur à la clarté l’amene à l’occasion d’anéantir certains effets subtils de l’auteur.
Traduit par François-René de Chateaubriand.
Emma, "belle, intelligente et riche" a une fâcheuse tendance a vouloir marier les autres. Ce qu'elle va d'abord faire pour sa sœur, puis sa gouvernante, miss Taylor. Mais la voilà seule, avec son père âgé, veuf et très craintif, voir hypocondriaque.
Son ami, M. Knightley essaie de la raisonner en l'empêchant d'avoir cette manie de marier ses proches. Pourtant, ses plans semblent relativement bien fonctionner. Qui sera donc sa prochaine protégée ? Et elle, songera-t-elle à se marier un jour ?
Traduit par Pierre de Puliga.
C'est une lecture collaborative.
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