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  • Compilation de poèmes - 008. Partie II.

    Cette compilation comprend une série de poèmes lus, en langue française.


    Partie I

    01 L'Absence - Georges Rodenbach

    02 Allégorie - Paul-Marie Verlaine

    03 À Ninon - Alfred de Musset

    04 Le Chat et le miroir - Jean-Pierre Claris de Florian

    05 La Cigale et la fourmi - Jean de La Fontaine

    06 Le Corbeau - Edgar Allan Poe

    07 Le Corbeau et le renard - Jean de La Fontaine

    08 Dénonciation de l'esprit des bois - Victor Hugo

    09 Dernier adieu - Euvrard

    10 L'Enfant et le papillon - V. Armand

    11 Jalousie - Pierre Corneille

    12 Jeune fille, l’amour, c’est d’abord un miroir - Victor Hugo


    Partie II

    13 Ô laissez-vous aimer ! - Charles Augustin Sainte-Beuve

    14 L'Orgue - William Chapman

    15 Le Perroquet - Jean-Pierre Claris de Florian

    16 Le Petit chat - Edmond Rostand

    17 Problèmes - Emile Verhaeren

    18 Puisque vous le voulez, demeurez inhumaine - Philippe Desportes

    19 Un Retour au pays natal - Émile Reuter

    20 La Ronde de l'ouvrier - Auguste Lacaussade

    21 Sacra fames - Charles Marie René Leconte de Lisle

    22 Le Serpent qui danse - Charles Baudelaire

    23 Treize ans - Jules Barbey d'Aurevilly

    24 Le Violon brisé - Émile Nelligan

    25 Voix dans la nuit - Franc-Nohain


    C'est une lecture collaborative.



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    34 min
  • Compilation de poèmes - 008. Partie I.

    Cette compilation comprend une série de poèmes lus, en langue française.


    Partie I

    01 L'Absence - Georges Rodenbach

    02 Allégorie - Paul-Marie Verlaine

    03 À Ninon - Alfred de Musset

    04 Le Chat et le miroir - Jean-Pierre Claris de Florian

    05 La Cigale et la fourmi - Jean de La Fontaine

    06 Le Corbeau - Edgar Allan Poe

    07 Le Corbeau et le renard - Jean de La Fontaine

    08 Dénonciation de l'esprit des bois - Victor Hugo

    09 Dernier adieu - Euvrard

    10 L'Enfant et le papillon - V. Armand

    11 Jalousie - Pierre Corneille

    12 Jeune fille, l’amour, c’est d’abord un miroir - Victor Hugo


    Partie II

    13 Ô laissez-vous aimer ! - Charles Augustin Sainte-Beuve

    14 L'Orgue - William Chapman

    15 Le Perroquet - Jean-Pierre Claris de Florian

    16 Le Petit chat - Edmond Rostand

    17 Problèmes - Emile Verhaeren

    18 Puisque vous le voulez, demeurez inhumaine - Philippe Desportes

    19 Un Retour au pays natal - Émile Reuter

    20 La Ronde de l'ouvrier - Auguste Lacaussade

    21 Sacra fames - Charles Marie René Leconte de Lisle

    22 Le Serpent qui danse - Charles Baudelaire

    23 Treize ans - Jules Barbey d'Aurevilly

    24 Le Violon brisé - Émile Nelligan

    25 Voix dans la nuit - Franc-Nohain


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    34 min
  • Le Paradis Perdu, de John Milton. Partie VII.

    Comme Virgile a développé l’épopée à célébrer l’origine de sa propre patrie, Milton l’a adaptée encore plus pour raconter l’origine du mal et le remède à la chute de l’homme; c’est ce sujet qu’il appelle “des choses qui n’ont encore été tentées ni en prose ni en vers.” L’auteur continue à combiner l’innovation et la tradition quand il débute le premier livre “in medias res” avec la visite au monde infernal (cf. Odyssée livre 11, l’Enéide livre 6), car la malice de Satan est le principe déterminant de l’action négative. Mais au centre du poème se trouve le triomphe du Fils de Dieu sur les anges rebelles, ce qui neutralise le projet nocif de Satan. Ce dessein de la conquête du mal par le bien se présage dans les deux conseils d’état: En enfer Satan s’engage à trouver et ruiner la nouvelle création lorsqu’au ciel le Fils s’offre comme sacrifice pour sauver l’homme avant que Satan ne l’ait corrompu.

    Après ces préliminaires, nous voyons Eden et “nos premiers parents.” Satan, découvert en train de les épier, est expulsé du jardin. Puis Dieu charge un ange d’expliquer à Adam et Ève l’histoire de la guerre au ciel, où a commencé le danger imminent. À la demande d’Adam, l’ange raconte la création du monde visible et surtout le développement naturel: Toute croissance se déroule de l’assimilation de la nourriture; le mangeur épure la pâture, non pas vice versa.

    Cependant, Satan, qui rentre dans le paradis sous forme de serpent, apprend à Ève à escroquer l’évolution: Il a trouvé un fruit magique qui peut la douer d’une puissance prodigieuse. Il prétend que ce fruit lui ait conféré et la raison et l’usage de la parole. Ève, qui imagine qu’Adam vient de sous-estimer sa fortitude morale, se permet d’oublier sa leçon récente et elle succombe à cette tentation. Puis, Adam, incapable d’imaginer la vie sans Ève (et sans avoir examiné des alternatives au péché), reçoit le fruit de sa femme et le goûte, lui aussi.

    Néanmoins, le triomphe de Satan est éphémère, car malgré une nouvelle grand-route qui relie l’enfer au monde de l’homme, lui et ses disciples souffrent l’humiliation d’une annuelle métamorphose involontaire en serpents.

    Quels que soient leurs motifs, Adam et Ève, tous les deux, ont désobéi au seul commandement de leur Créateur, et tous les deux sont condamnés à la mortalité et à l’expulsion du jardin. Cependant, avant qu’ils ne partent, Dieu leur accorde encore une leçon d’histoire, cette fois de l’avenir: le progrès du péché, l’avènement du Sauveur, et la croissance de l’église.

    La prose de Chateaubriand accorde avec la syntaxe de l’original assez bien, mais l’aspiration du traducteur à la clarté l’amene à l’occasion d’anéantir certains effets subtils de l’auteur.

    Traduit par François-René de Chateaubriand.



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    2 hr 5 min
  • Le Paradis Perdu, de John Milton. Partie VI.

    Comme Virgile a développé l’épopée à célébrer l’origine de sa propre patrie, Milton l’a adaptée encore plus pour raconter l’origine du mal et le remède à la chute de l’homme; c’est ce sujet qu’il appelle “des choses qui n’ont encore été tentées ni en prose ni en vers.” L’auteur continue à combiner l’innovation et la tradition quand il débute le premier livre “in medias res” avec la visite au monde infernal (cf. Odyssée livre 11, l’Enéide livre 6), car la malice de Satan est le principe déterminant de l’action négative. Mais au centre du poème se trouve le triomphe du Fils de Dieu sur les anges rebelles, ce qui neutralise le projet nocif de Satan. Ce dessein de la conquête du mal par le bien se présage dans les deux conseils d’état: En enfer Satan s’engage à trouver et ruiner la nouvelle création lorsqu’au ciel le Fils s’offre comme sacrifice pour sauver l’homme avant que Satan ne l’ait corrompu.

    Après ces préliminaires, nous voyons Eden et “nos premiers parents.” Satan, découvert en train de les épier, est expulsé du jardin. Puis Dieu charge un ange d’expliquer à Adam et Ève l’histoire de la guerre au ciel, où a commencé le danger imminent. À la demande d’Adam, l’ange raconte la création du monde visible et surtout le développement naturel: Toute croissance se déroule de l’assimilation de la nourriture; le mangeur épure la pâture, non pas vice versa.

    Cependant, Satan, qui rentre dans le paradis sous forme de serpent, apprend à Ève à escroquer l’évolution: Il a trouvé un fruit magique qui peut la douer d’une puissance prodigieuse. Il prétend que ce fruit lui ait conféré et la raison et l’usage de la parole. Ève, qui imagine qu’Adam vient de sous-estimer sa fortitude morale, se permet d’oublier sa leçon récente et elle succombe à cette tentation. Puis, Adam, incapable d’imaginer la vie sans Ève (et sans avoir examiné des alternatives au péché), reçoit le fruit de sa femme et le goûte, lui aussi.

    Néanmoins, le triomphe de Satan est éphémère, car malgré une nouvelle grand-route qui relie l’enfer au monde de l’homme, lui et ses disciples souffrent l’humiliation d’une annuelle métamorphose involontaire en serpents.

    Quels que soient leurs motifs, Adam et Ève, tous les deux, ont désobéi au seul commandement de leur Créateur, et tous les deux sont condamnés à la mortalité et à l’expulsion du jardin. Cependant, avant qu’ils ne partent, Dieu leur accorde encore une leçon d’histoire, cette fois de l’avenir: le progrès du péché, l’avènement du Sauveur, et la croissance de l’église.

    La prose de Chateaubriand accorde avec la syntaxe de l’original assez bien, mais l’aspiration du traducteur à la clarté l’amene à l’occasion d’anéantir certains effets subtils de l’auteur.

    Traduit par François-René de Chateaubriand.



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    2 hr 20 min
  • Le Paradis Perdu, de John Milton. Partie V.

    Comme Virgile a développé l’épopée à célébrer l’origine de sa propre patrie, Milton l’a adaptée encore plus pour raconter l’origine du mal et le remède à la chute de l’homme; c’est ce sujet qu’il appelle “des choses qui n’ont encore été tentées ni en prose ni en vers.” L’auteur continue à combiner l’innovation et la tradition quand il débute le premier livre “in medias res” avec la visite au monde infernal (cf. Odyssée livre 11, l’Enéide livre 6), car la malice de Satan est le principe déterminant de l’action négative. Mais au centre du poème se trouve le triomphe du Fils de Dieu sur les anges rebelles, ce qui neutralise le projet nocif de Satan. Ce dessein de la conquête du mal par le bien se présage dans les deux conseils d’état: En enfer Satan s’engage à trouver et ruiner la nouvelle création lorsqu’au ciel le Fils s’offre comme sacrifice pour sauver l’homme avant que Satan ne l’ait corrompu.

    Après ces préliminaires, nous voyons Eden et “nos premiers parents.” Satan, découvert en train de les épier, est expulsé du jardin. Puis Dieu charge un ange d’expliquer à Adam et Ève l’histoire de la guerre au ciel, où a commencé le danger imminent. À la demande d’Adam, l’ange raconte la création du monde visible et surtout le développement naturel: Toute croissance se déroule de l’assimilation de la nourriture; le mangeur épure la pâture, non pas vice versa.

    Cependant, Satan, qui rentre dans le paradis sous forme de serpent, apprend à Ève à escroquer l’évolution: Il a trouvé un fruit magique qui peut la douer d’une puissance prodigieuse. Il prétend que ce fruit lui ait conféré et la raison et l’usage de la parole. Ève, qui imagine qu’Adam vient de sous-estimer sa fortitude morale, se permet d’oublier sa leçon récente et elle succombe à cette tentation. Puis, Adam, incapable d’imaginer la vie sans Ève (et sans avoir examiné des alternatives au péché), reçoit le fruit de sa femme et le goûte, lui aussi.

    Néanmoins, le triomphe de Satan est éphémère, car malgré une nouvelle grand-route qui relie l’enfer au monde de l’homme, lui et ses disciples souffrent l’humiliation d’une annuelle métamorphose involontaire en serpents.

    Quels que soient leurs motifs, Adam et Ève, tous les deux, ont désobéi au seul commandement de leur Créateur, et tous les deux sont condamnés à la mortalité et à l’expulsion du jardin. Cependant, avant qu’ils ne partent, Dieu leur accorde encore une leçon d’histoire, cette fois de l’avenir: le progrès du péché, l’avènement du Sauveur, et la croissance de l’église.

    La prose de Chateaubriand accorde avec la syntaxe de l’original assez bien, mais l’aspiration du traducteur à la clarté l’amene à l’occasion d’anéantir certains effets subtils de l’auteur.

    Traduit par François-René de Chateaubriand.



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    1 hr 44 min
  • Le Paradis Perdu, de John Milton. Partie IV.

    Comme Virgile a développé l’épopée à célébrer l’origine de sa propre patrie, Milton l’a adaptée encore plus pour raconter l’origine du mal et le remède à la chute de l’homme; c’est ce sujet qu’il appelle “des choses qui n’ont encore été tentées ni en prose ni en vers.” L’auteur continue à combiner l’innovation et la tradition quand il débute le premier livre “in medias res” avec la visite au monde infernal (cf. Odyssée livre 11, l’Enéide livre 6), car la malice de Satan est le principe déterminant de l’action négative. Mais au centre du poème se trouve le triomphe du Fils de Dieu sur les anges rebelles, ce qui neutralise le projet nocif de Satan. Ce dessein de la conquête du mal par le bien se présage dans les deux conseils d’état: En enfer Satan s’engage à trouver et ruiner la nouvelle création lorsqu’au ciel le Fils s’offre comme sacrifice pour sauver l’homme avant que Satan ne l’ait corrompu.

    Après ces préliminaires, nous voyons Eden et “nos premiers parents.” Satan, découvert en train de les épier, est expulsé du jardin. Puis Dieu charge un ange d’expliquer à Adam et Ève l’histoire de la guerre au ciel, où a commencé le danger imminent. À la demande d’Adam, l’ange raconte la création du monde visible et surtout le développement naturel: Toute croissance se déroule de l’assimilation de la nourriture; le mangeur épure la pâture, non pas vice versa.

    Cependant, Satan, qui rentre dans le paradis sous forme de serpent, apprend à Ève à escroquer l’évolution: Il a trouvé un fruit magique qui peut la douer d’une puissance prodigieuse. Il prétend que ce fruit lui ait conféré et la raison et l’usage de la parole. Ève, qui imagine qu’Adam vient de sous-estimer sa fortitude morale, se permet d’oublier sa leçon récente et elle succombe à cette tentation. Puis, Adam, incapable d’imaginer la vie sans Ève (et sans avoir examiné des alternatives au péché), reçoit le fruit de sa femme et le goûte, lui aussi.

    Néanmoins, le triomphe de Satan est éphémère, car malgré une nouvelle grand-route qui relie l’enfer au monde de l’homme, lui et ses disciples souffrent l’humiliation d’une annuelle métamorphose involontaire en serpents.

    Quels que soient leurs motifs, Adam et Ève, tous les deux, ont désobéi au seul commandement de leur Créateur, et tous les deux sont condamnés à la mortalité et à l’expulsion du jardin. Cependant, avant qu’ils ne partent, Dieu leur accorde encore une leçon d’histoire, cette fois de l’avenir: le progrès du péché, l’avènement du Sauveur, et la croissance de l’église.

    La prose de Chateaubriand accorde avec la syntaxe de l’original assez bien, mais l’aspiration du traducteur à la clarté l’amene à l’occasion d’anéantir certains effets subtils de l’auteur.

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    1 hr 33 min
  • Le Paradis Perdu, de John Milton. Partie III.

    Comme Virgile a développé l’épopée à célébrer l’origine de sa propre patrie, Milton l’a adaptée encore plus pour raconter l’origine du mal et le remède à la chute de l’homme; c’est ce sujet qu’il appelle “des choses qui n’ont encore été tentées ni en prose ni en vers.” L’auteur continue à combiner l’innovation et la tradition quand il débute le premier livre “in medias res” avec la visite au monde infernal (cf. Odyssée livre 11, l’Enéide livre 6), car la malice de Satan est le principe déterminant de l’action négative. Mais au centre du poème se trouve le triomphe du Fils de Dieu sur les anges rebelles, ce qui neutralise le projet nocif de Satan. Ce dessein de la conquête du mal par le bien se présage dans les deux conseils d’état: En enfer Satan s’engage à trouver et ruiner la nouvelle création lorsqu’au ciel le Fils s’offre comme sacrifice pour sauver l’homme avant que Satan ne l’ait corrompu.

    Après ces préliminaires, nous voyons Eden et “nos premiers parents.” Satan, découvert en train de les épier, est expulsé du jardin. Puis Dieu charge un ange d’expliquer à Adam et Ève l’histoire de la guerre au ciel, où a commencé le danger imminent. À la demande d’Adam, l’ange raconte la création du monde visible et surtout le développement naturel: Toute croissance se déroule de l’assimilation de la nourriture; le mangeur épure la pâture, non pas vice versa.

    Cependant, Satan, qui rentre dans le paradis sous forme de serpent, apprend à Ève à escroquer l’évolution: Il a trouvé un fruit magique qui peut la douer d’une puissance prodigieuse. Il prétend que ce fruit lui ait conféré et la raison et l’usage de la parole. Ève, qui imagine qu’Adam vient de sous-estimer sa fortitude morale, se permet d’oublier sa leçon récente et elle succombe à cette tentation. Puis, Adam, incapable d’imaginer la vie sans Ève (et sans avoir examiné des alternatives au péché), reçoit le fruit de sa femme et le goûte, lui aussi.

    Néanmoins, le triomphe de Satan est éphémère, car malgré une nouvelle grand-route qui relie l’enfer au monde de l’homme, lui et ses disciples souffrent l’humiliation d’une annuelle métamorphose involontaire en serpents.

    Quels que soient leurs motifs, Adam et Ève, tous les deux, ont désobéi au seul commandement de leur Créateur, et tous les deux sont condamnés à la mortalité et à l’expulsion du jardin. Cependant, avant qu’ils ne partent, Dieu leur accorde encore une leçon d’histoire, cette fois de l’avenir: le progrès du péché, l’avènement du Sauveur, et la croissance de l’église.

    La prose de Chateaubriand accorde avec la syntaxe de l’original assez bien, mais l’aspiration du traducteur à la clarté l’amene à l’occasion d’anéantir certains effets subtils de l’auteur.

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    1 hr 51 min
  • Le Paradis Perdu, de John Milton. Partie II.

    Comme Virgile a développé l’épopée à célébrer l’origine de sa propre patrie, Milton l’a adaptée encore plus pour raconter l’origine du mal et le remède à la chute de l’homme; c’est ce sujet qu’il appelle “des choses qui n’ont encore été tentées ni en prose ni en vers.” L’auteur continue à combiner l’innovation et la tradition quand il débute le premier livre “in medias res” avec la visite au monde infernal (cf. Odyssée livre 11, l’Enéide livre 6), car la malice de Satan est le principe déterminant de l’action négative. Mais au centre du poème se trouve le triomphe du Fils de Dieu sur les anges rebelles, ce qui neutralise le projet nocif de Satan. Ce dessein de la conquête du mal par le bien se présage dans les deux conseils d’état: En enfer Satan s’engage à trouver et ruiner la nouvelle création lorsqu’au ciel le Fils s’offre comme sacrifice pour sauver l’homme avant que Satan ne l’ait corrompu.

    Après ces préliminaires, nous voyons Eden et “nos premiers parents.” Satan, découvert en train de les épier, est expulsé du jardin. Puis Dieu charge un ange d’expliquer à Adam et Ève l’histoire de la guerre au ciel, où a commencé le danger imminent. À la demande d’Adam, l’ange raconte la création du monde visible et surtout le développement naturel: Toute croissance se déroule de l’assimilation de la nourriture; le mangeur épure la pâture, non pas vice versa.

    Cependant, Satan, qui rentre dans le paradis sous forme de serpent, apprend à Ève à escroquer l’évolution: Il a trouvé un fruit magique qui peut la douer d’une puissance prodigieuse. Il prétend que ce fruit lui ait conféré et la raison et l’usage de la parole. Ève, qui imagine qu’Adam vient de sous-estimer sa fortitude morale, se permet d’oublier sa leçon récente et elle succombe à cette tentation. Puis, Adam, incapable d’imaginer la vie sans Ève (et sans avoir examiné des alternatives au péché), reçoit le fruit de sa femme et le goûte, lui aussi.

    Néanmoins, le triomphe de Satan est éphémère, car malgré une nouvelle grand-route qui relie l’enfer au monde de l’homme, lui et ses disciples souffrent l’humiliation d’une annuelle métamorphose involontaire en serpents.

    Quels que soient leurs motifs, Adam et Ève, tous les deux, ont désobéi au seul commandement de leur Créateur, et tous les deux sont condamnés à la mortalité et à l’expulsion du jardin. Cependant, avant qu’ils ne partent, Dieu leur accorde encore une leçon d’histoire, cette fois de l’avenir: le progrès du péché, l’avènement du Sauveur, et la croissance de l’église.

    La prose de Chateaubriand accorde avec la syntaxe de l’original assez bien, mais l’aspiration du traducteur à la clarté l’amene à l’occasion d’anéantir certains effets subtils de l’auteur.

    Traduit par François-René de Chateaubriand.



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    2 hr 33 min
  • Le Paradis Perdu, de John Milton. Partie I.

    Comme Virgile a développé l’épopée à célébrer l’origine de sa propre patrie, Milton l’a adaptée encore plus pour raconter l’origine du mal et le remède à la chute de l’homme; c’est ce sujet qu’il appelle “des choses qui n’ont encore été tentées ni en prose ni en vers.” L’auteur continue à combiner l’innovation et la tradition quand il débute le premier livre “in medias res” avec la visite au monde infernal (cf. Odyssée livre 11, l’Enéide livre 6), car la malice de Satan est le principe déterminant de l’action négative. Mais au centre du poème se trouve le triomphe du Fils de Dieu sur les anges rebelles, ce qui neutralise le projet nocif de Satan. Ce dessein de la conquête du mal par le bien se présage dans les deux conseils d’état: En enfer Satan s’engage à trouver et ruiner la nouvelle création lorsqu’au ciel le Fils s’offre comme sacrifice pour sauver l’homme avant que Satan ne l’ait corrompu.

    Après ces préliminaires, nous voyons Eden et “nos premiers parents.” Satan, découvert en train de les épier, est expulsé du jardin. Puis Dieu charge un ange d’expliquer à Adam et Ève l’histoire de la guerre au ciel, où a commencé le danger imminent. À la demande d’Adam, l’ange raconte la création du monde visible et surtout le développement naturel: Toute croissance se déroule de l’assimilation de la nourriture; le mangeur épure la pâture, non pas vice versa.

    Cependant, Satan, qui rentre dans le paradis sous forme de serpent, apprend à Ève à escroquer l’évolution: Il a trouvé un fruit magique qui peut la douer d’une puissance prodigieuse. Il prétend que ce fruit lui ait conféré et la raison et l’usage de la parole. Ève, qui imagine qu’Adam vient de sous-estimer sa fortitude morale, se permet d’oublier sa leçon récente et elle succombe à cette tentation. Puis, Adam, incapable d’imaginer la vie sans Ève (et sans avoir examiné des alternatives au péché), reçoit le fruit de sa femme et le goûte, lui aussi.

    Néanmoins, le triomphe de Satan est éphémère, car malgré une nouvelle grand-route qui relie l’enfer au monde de l’homme, lui et ses disciples souffrent l’humiliation d’une annuelle métamorphose involontaire en serpents.

    Quels que soient leurs motifs, Adam et Ève, tous les deux, ont désobéi au seul commandement de leur Créateur, et tous les deux sont condamnés à la mortalité et à l’expulsion du jardin. Cependant, avant qu’ils ne partent, Dieu leur accorde encore une leçon d’histoire, cette fois de l’avenir: le progrès du péché, l’avènement du Sauveur, et la croissance de l’église.

    La prose de Chateaubriand accorde avec la syntaxe de l’original assez bien, mais l’aspiration du traducteur à la clarté l’amene à l’occasion d’anéantir certains effets subtils de l’auteur.

    Traduit par François-René de Chateaubriand.



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    2 hr 34 min
  • Emma, de Jane Austen. Partie VII.

    Emma, "belle, intelligente et riche" a une fâcheuse tendance a vouloir marier les autres. Ce qu'elle va d'abord faire pour sa sœur, puis sa gouvernante, miss Taylor. Mais la voilà seule, avec son père âgé, veuf et très craintif, voir hypocondriaque.

    Son ami, M. Knightley essaie de la raisonner en l'empêchant d'avoir cette manie de marier ses proches. Pourtant, ses plans semblent relativement bien fonctionner. Qui sera donc sa prochaine protégée ? Et elle, songera-t-elle à se marier un jour ?

    Traduit par Pierre de Puliga.

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    1 hr 54 min

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