Mémoires d’Outre-Pop

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Mémoires d’Outre-Pop episodes

  • 90's - #31 - 1990 : Ça tourne rond pour Mariah Carey

    La décennie commence en fanfare mais tendance cirque avec de sacrés numéros. Entrée en scène de l’Eurodance et de sa production artificielle, mi électro mi synthpop, dévolu aux troupeaux des prépubères et des adolescents crédules. Il y’aura malgré tout quelques joyaux mais peu. A peu près fabriqués sur le même moule et destinés à un public équivalent mais plus sensible aux apparences esthétiques, les New Kids on The Block lancent la vogue des Boys Band. Plus sérieusement, le hip hop se mâtine de pop avec MC Hammer. L’électro affirme ses valeurs funky en convoquant

     Maceo Parker et Bootsy Collins pour le tube de Deee Lite, le Groove au cœur. Le rock indus montre le bout de ses forges dans les compos de Nine Inch Nails. Mais, la vedette dont tout le monde s’entiche sans vraiment savoir de quoi il retourne, c’est le Seattle Sound. Il parait que dans cet état américain qui jouxte le nord de la Californie, il y’a des groupes, des studios et des ingé-sons plus roots que roots, des purs de chez pur. Et toutes les maisons de disques y dépêche leur A&R pour ne pas passer à côté des Alice in Chains et consorts. Mais le clou du spectacle, est une toute jeune auteure compositeure avec une voix plus large que le spectre solaire. Elle s’appelle Mariah Carey.



    49 min
  • 80's - #30 - 1989 : Les temps changent, encore ?

    Cent ans après la prise de la Bastille, le populo et son expression musicale, la musique pop se porte plutôt pas mal. D’autant qu’en 1989, se prépare une petite révolution avec la sortie confidentielle des deux premiers albums de deux groupes qui marqueront de façon indélébile les années 90.

    Si Nirvana et The Offspring ne déclenchent pas ce coup-ci les clameurs et le tumulte, ils ont au moins planté la première graine de la sédition. Tears For Fears aussi plante sa graine, celle de l’amour et opère sa révolution en abandonnant la synthpop pour le retour à de vrais musiciens.

    Même les discothèques sont en ébullition. Ecartelé entre l’ancien régime d’un disco obsolète et la fureur technoïde de l’acid house, elles accueillent Jive Bunny et ses remixes comme un novateur traditionnaliste. Sans parler des playboys de la new wave, Depeche mode, qui vire sa cuti et passe au rock and roll pur jus. Ajoutez, Phil Collins, Phil le gentil, le gendre idéal, qui rue dans les brancards et dénoncent les maux de notre société. Manquerait plus que la Madone aille foutre le souk au Vatican. Oops, nom de dieu, mais c’est qu’elle l’a fait, la Ciccone. Vu comme c’est parti, je crois bien que les années 90 ne vont pas ressembler aux années 80. Mais alors pas du tout !

     

    Playlist 1989

    LA LAMBADA - KAOMA

    SWING THE MOOD - JIVE BUNNY AND THE MASTERMIXERS

    LIKE A PRAYER - MADONNA

    SHE DRIVES ME CRAZY - FINE YOUNG CANNIBALS

    SOWING THE SEEDS OF LOVE - TEARS FOR FEARS

    PERSONNAL JESUS - DEPECHE MODE

    KINGSTOWN TOWN - UB40

    ABOUT A GIRL - NIRVANA

    ANOTHER DAY IN PARADISE - PHIL COLLINS

    I WANNA BE ADORED - STONE ROSES



    51 min
  • 80's - #29 - 1988 : ses amis râlent pour Nelson

    La star de l’année, personne ne l’a vu depuis un bout de temps. Non seulement parce que l’on a pas le droit de montrer ses photos mais surtout parce qu’il croupit en prison depuis 25 ans. Alors la pop musique décide, pour l’anniversaire de ses 70 ans d’organiser un concert dans le stade de Wembley, diffusé dans le monde entier. Que du beau linge. 

    Toutefois, c ‘est une jeune noire inconnue, armée de sa seule guitare et d’une voix unique, qui transit l’auditoire. Tracy Chapman renverse la table. Curieusement, le zoulou blanc, Johnny Clegg qui se bat contre l’apartheid depuis ses débuts n’y est pas. Pas plus que Midnight Oil, mais là ça se comprend. On ne va pas mélanger les combats. Eux c’est pour la reconnaissance de la communauté aborigène d’Australie qu’ils font des pieds et de mains et des chansons.

    Toutefois dans cette lutte contre ces différentes formes de racisme, le film Bagdad Cafe, tourné en un mois, avec un budget de misère, se montre dix fois plus éloquent et sa chanson resonne comme un hymne à la tolérance. Quant aux Pixies, qui planent très haut, bien au-dessus de tous ces problèmes, ils résument pourtant notre état psychologique de pauvres humains avec Where Is My Mind ?

     

    Playlist 1988

    NEED YOU TONIGHT - INXS

    BEDS ARE BURNING - MIDNIGHT OIL

    ASIMBONANGA - JOHNNY CLEGG

    CALLING YOU - JEVETTA STEELE

    THEME FOR S’EXPRESS - S’EXPRESS

    DON’T BELIEVE THE HYPE - PUBLIC ENEMY

    WHERE IS MY MIND - THE PIXIES

    TALKIN’ ABOUT REVOLUTION - TRACY CHAPMAN

    ORINOCO FLOW- ENYA

    ESSA MOCA TA DIFFERENTE - CHICO BUARQUE DE HOLLANDA

    51 min
  • 80's - #28 - 1987 : La house c'est très sample

    Au beau milieu des années 80, à Détroit et à Chicago, les jeunes étudiants et les jeunes travailleurs raffolent des soirées festives et dansantes. Ce n’est pas nouveau. Ce qui l’est plus, c’est qu’ils veulent se mettre en transe sur des sons qui défoncent.

    Or, justement, de jeunes Dj peu argentés, se lancent dans des collages musicaux sur les rythmes des toutes nouvelles drums Machine et des boucles échantillonnées à partir de disques de rhythm and blues. Du disco au rabais. A Detroit, on parle de techno. A Chicago, on appelle ça de la house.

    Quand cette tendance arrive an Angleterre, elle enthousiasme une génération paupérisée par la politique de Margaret Tatcher. La Dame de Fer va même filer un coup de main à son essor, en obligeant les discothèques à fermer à 2h du matin. D’où le développement des free et rave parties dans des usines désaffectées et toute sorte de lieux incongrus. Le grand public en prendra connaissance avec le succès de Pump Up The Volume. Ce nouveau pan de la pop musique, électro, tribal et underground va s’affirmer comme un phénomène de société majeur en faisant tache d’huile dans le monde entier.

    Mais pour l’instant ce sont encore les U2, les Guns, les Cure et les Madonna qui focalisent l’attention. Et la fluette Suzanne Vega qui n’a aucune idée de son rôle central dans l’invention du MP3, le futur support de la musique.

     

    Playlist 1987

    SWEET CHILD O’ MINE - GUN‘S AND ROSES

    WITH OR WITHOUT YOU - U2

    THE TIME OF MY LIFE - BILL MEDLEY & JENNIFER WARNES

    DON’T DREAM, IT’S OVER - CROWDED HOUSE

    GOT MY MIND SET ON YOU - GEORGES HARRISON

    PAID IN FULL - ERIC B & RAKIM

    LA ISLA BONITA - MADONNA

    PUMP UP THE VOLUME - MARSS

    TOM‘S DINER - SUZANNE VEGA

    JUST LIKE IN HEAVEN - THE CURE



    48 min
  • 80's - #27 - 1986 : Un boulevard pour la rue

    Au fur et à mesure des années et de son importance économique, la musique pop ressemble plus à un château de milliardaires qu’à une caverne de Liverpool.  Et nombre d’aspirants-vedette ne rêvent que d’une chose, eux aussi toucher le pactole.

    En contrepartie, la pure authenticité qui transparaissait chez les Kinks, les Who et tous ces presque prolos des classes moyennes semble évanouie. Bien sûr il y’a encore Bruce Springsteen, Neil Young et quelques autres. Mais s’ils n’ont jamais dérogé à leur nature, ils sont néanmoins devenus des monstres, habitués au gigantisme. Quant aux punks et leurs clones, on les sent plus intéressés par la vraie thune que par le bon tube.

    Mais, cette année-là deux groupes vont me faire mentir. Les Smiths originaires de Manchester et les Beastie Boys, natifs de Brooklyn. Oh, leurs musiques n’ont rien à voir entre elles, je vous l’accorde. Mais leur démarche est semblable et leur investissement artistique sans faux-semblants. Leur public n'est pas composé de fans mais de convertis. Dans la pop metal également, deux groupes se montrent plus investis que les autres : Metallica et Bon Jovi. Disons qu’ils en veulent et se défoncent pour y parvenir. Tout le contraire d’Europe, le groupe suédois qui ne comptait pas faire de la plus incroyable mauvaise chanson un tube interplanétaire.

     

    Playlist 1986

    TAKE MY BREATH AWAY - BERLIN

    THE QUEEN IS DEAD - THE SMITH

    SLEDGEHAMMER - PETER GABRIEL

    THE FINAL COUNTDOWN - EUROPE

    KISS - PRINCE

    LIVIN’ ON A PRAYER - BON JOVI

    FIGHT FOR YOU RIGHTS - BEASTY BOYS

    MASTER OF PUPPETS - METALLICA

    GRACELAND - PAUL SIMON

    WALK LIKE AN EGYPTIAN - THE BANGLE

     



    53 min
  • 80's - #26 - 1985 : Usa for Africa

    La grande affaire de l’année c’est « Usa for Africa. » Au départ, Lionel Richie, Stevie Wonder et Michael Jackson sont pressentis pour écrire la chanson caritative, au profit des Ethiopiens qui doit être interprétée par le gotha du showbiz américains. Mais Stevie Wonder à autre chose à faire, Lionel Richie ne semble pas inspiré. Seul Michael Jackson s’y colle vraiment et finit la chanson la veille de l’enregistrement.

    Une session d’enregistrement conduite par Quincy Jones qui n’est pas certain d’arriver à canaliser les égos des 44 plus grosses stars de la scène américaine. Il y a là Ray Charles, Bob Dylan, Paul Simon, Tina Turner, Stevie Wonder, Bruce Springsteen, Diana Ross, Kim Carnes et une trentaine d’autres du même acabit et seuls vingt-et-un d’entre eux auront à chanter au moins une ligne de texte, les autres seront noyés dans les chœurs.

    Pour le lancement, cinq mille stations de radios passent le titre le même jour à la même heure. Numéro 1 dans tous les pays sauf deux, l’Allemagne et l’Autriche. L’Autriche qui se distingue en donnant naissance à deux titres remarquables. Rock me Amadeus de Falco, 1er titre en langue allemande à être n°1 au Billboard. Et Life is life d’Opus dont le refrain sera repris en chœur par les publics du monde entier. Autre événement notable, l’album Brothers in Arm de Dire Straits est le premier Cd à dépasser le million d’exemplaires en termes de vente. Le premier mais pas le dernier.

     

    Playlist 1985

    We are the world - USA FOR AFRICA

    Russian - Sting

    take on me- a-ha

    life is life - opus

    Money for nothing - Dire Straits

    Condition of the heart - Prince

    Rock me - Amadeus Falco

    In between days - The Cure

    Running up that hill - Kate Bush

    The Captain of her- Heart Double

    50 min
  • 80's -#25 - 1984 : Made in Deutschland

    Si vous avez un tantinet suivi l’histoire de la pop musique, vous avez compris qu’elle s’était déroulée aux Etats-Unis et en Grande -Bretagne. La pop musique ne parle qu’une langue, l’anglais. Au reste les rares insertions d’artistes d’autres provenances comme Abba le font soit dans la langue des Beatles soit sans paroles comme Jean-Michel jarre. Quant à l’Australie des Bee Gees ou le Canada de Neil Young, je vous rappelle que le Canada était encore un Dominion britannique jusqu’en 1982 et l’Australie jusqu’en 1942. Or la pop musique ayant à peu près colonisé toutes les oreilles de la planète, ce leadership des States et des British ne pouvaient durer éternellement. Est-ce parce que les Allemands sont des anglo-saxons que l’Allemagne a été la première tête de pont d’une pop européenne ? Mais toujours en anglais ! En tout cas, en 1984, Alphaville, Scorpion et Nena s’imposent à Londres et à New York comme s’ils avaient toujours fait partie de l’aventure. Sans vouloir redonder, si vous avez suivi l’histoire, vous avez compris que les synthétiseurs et consorts se taillent désormais la part du lion dans les productions pop. Au point qu’un pur guitariste, Van Halen lui-même, délaisse les cordes au profit des claviers. Mais ce n’est pas tout. Si Tears For Fears sublime également les claviers, Art Of Noise sous la conduite de Trevor Horn produit les premières œuvres électro, mais musicales celles-ci, contrairement aux expérimentations de Kraftwerk, de Tangerine Dream ou de Yellow Magic Orchestra.

     

    Playlist 1984

    Forever Young - Alphaville

    99 Luftballons - Nena

    Still Loving You - Scorpions

    Smooth Operator - Sade

    Purple Rain - Prince

    Jump - Van Halen

    Born In The Usa - Bruce Springsteen

    Pride (In The Name of Love) - U2

    Shout - Tears For Fears

    Close To The Edit - Art of Noise



    54 min
  • 80's -#24 - 1983 : A l’assaut des tabous

    Toute société a ses tabous et ses interdits. Ils sont religieux, moraux, sexuels et politiques. Or, dans les pays occidentaux, ils se heurtent à un autre principe : la liberté de conscience. Au début des années 80, pas mal se sacro-saints fondements ont déjà rendu les armes mais il en reste.

    Or la musique contrairement au cinéma et aux livres que l’on peut toujours censurés, la musique, elle, est plus difficilement contrôlable. De sorte que quand Frankie Goes To Hollywood fait, dans Relax, la promotion des sexualités homosexuelles et débridées des backrooms for men, la chaîne Mtv a beau censuré le vidéoclip, elle participe à sa propagation par d’autres canaux et contribue à une des meilleures ventes de l’année. Idem avec Cindy Lauper qui déboulonne l’anti-lesbianisme et le paternalisme en chantant Girls Just Want To Have Fun. Et si Sweet Dreams ne fait qu’évoquer les pollutions nocturnes, Madonna entame sa croisade pour revendiquer une liberté sexuelle ostentatoire.

    Reste l’auto-censure pratiquée par U2 qui va peu à peu réécrire Sunday Bloody Sunday. Au départ c’est un brûlot anti- Ira et Uda (les deux factions qui s’entretuent en Irlande) que les prudents musiciens de U2 édulcorent en une sorte d’évangile pacifique. Seul le refrain fait allusion aux fameux dimanches sanglants de 1920 et de 1972. L’industrie phonographique inventera en 1985 le Parental Advisory, un avertissement aux auditeurs que le contenu d’un disque n’est peut-être pas pour toutes les oreilles.

     

    Playlist 1983

    Holiday - Madonna

    True - Spandau Ballet

    Every Breath You Take -Police

    Relax - Frankie goes to Hollywood

    Girls Just Want To Have Fun - Cindy Lauper

    Sunday Bloody Sunday - U2

    Sweet Dreams - Eurythmics

    All Night Long - Lionel Richie

    Reggae Night - Jimmy Cliff

    Owner of A Lonely heart - Yes



    50 min
  • 80's - #23 - 1982 : L’année de Michael Jackson

    A bien y regarder, l’année 1982 fait le grand écart. D’un côté, il y a la puissance nucléaire de Michael Jackson. Assisté d’une escouade de généraux en chef du tonneau de Quincy Jones ou d’Eddie Van Halen, sans oublier la machine de guerre que représentent les plus équipés des studios d’enregistrement de Los Angeles. A quoi s’ajoutent des vidéos clips de promotion réalisés par le gotha hollywoodien.

    A l’autre bout, dans les brumes du New Jersey, tout seul avec son spleen, sa guitare et son harmonica, Bruce Springsteen enregistre sur un 4-pistes à k7 à trois balles, un album criant de vérité amère. David ne terrasse pas Goliath mais il fait jeu égal.

    Par ailleurs, sur le flanc du reggae, Chris Blackwell, son père adoptif, abandonne la musique jamaïcaine qu’il juge abâtardie par des loustics comme Culture Club. Pour le rock glamour, typiquement british, initié par David Bowie, c’est également le chant du cygne avec l’album Avalon de Roxy Music et de son mentor Brian Ferry. Quant au hip hop, il fait un pas de géant avec Grand Master Flash qui délivre son message à toute la communauté des jeunes afro-américains qui ne d’identifient pas dans la société du spectacle de Michael Jackson.

     

    Playlist 1983

    Thriller - Michael Jackson

    Do you Really Want To Hurt Me - Culture Club

    Sexual Healing - Marvin Gaye

    Pass the Dutchie - Musical Youth

    Eye of The Tiger - Survivors

    1999 - Prince

    I Zimbra - The Talking Heads

    Johnny 99 - Bruce Springsteen

    The Message - Grandmaster Flash and The Furious Five

    Avalon - Roxy Music

    53 min
  • 80's - #22 - 1981 : Electronic drums

    Cette année-là disparaissent Bob Marley, Bill Haley et Georges Brassens qui, s’il avait marié la langue de Shakespeare comme celle de La Fontaine, aurait dépassé en notoriété tous les songwriters de la pop music.

    Une pop musique presque entièrement colonisée par les synthétiseurs. Que ce soit Phil Collins en solo, Laurie Anderson, un groupe à elle toute seule, Genesis, Soft Cell, Kim Wilde, David Bowie ou Queen, Kim Carnes ou Vangelis, ils sont partout. D’autant que les constructeurs japonais qui jusqu’alors se bornaient à copier les guitares américaines et les pianos européens, ont un savoir-faire en électronique mis à profit non seulement dans la création de synthés innovant et peu couteux mais également dans la production de machines satellites tels les arpégiateurs, les séquenceurs et d’autres lignes d’effets spéciaux. Korg, Roland, Yamaha dament le pion aux Américains.

    Sauf, très momentanément, en ce qui concerne la boîte à rythmes. La Linn Drum, apparue au début des années 80, véritable séquenceur de batterie est en passe de mettre au chômage toute une profession. Même Phil Collins, batteur émérite, l’emploie pour son méga tube In The Air Tonight. D’ailleurs sur les 10 titres de cette sélection, seuls trois (les Stones, Genesis et Queen) emploient une vraie batterie.

     

    Playlist 1981

    I'VE SEEN THAT FACE BEFORE - GRACE JONES

    ABACAB - GENESIS

    IN THE AIR TONIGHT - PHIL COLLINS

    TAINTED LOVE - SOFT CELLS

    START ME UP - THE ROLLING STONES

    KIDS IN AMERICA - KIM WILDE

    UNDER PRESSURE - QUEEN & DAVID BOWIE

    LES CHARIOTS DE FEU - VANGELIS

    O SUPERMAN - LAURIE ANDERSON

    BETTE DAVIS EYES - KIM CARNES



    52 min

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