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Or


Même si la Jamaïque s’est révélée au reste du monde, au milieu des années 70 grâce au reggae, l’île avait adapté, dans les années 50, avec une forte identité, les musiques négro-américaines. Une jamaïquisation, largement propagée par le biais de sound system, notamment avec Prince Buster et les productions de Island record dirigé par Chis Blackwell. C’est là que se développe le ska et le rock steady. Au demeurant, ce n’est qu’au début des années 80, en Angleterre, que le ska va connaître son heure de gloire, notamment grâce au label à damier noir et blanc, 2 Tones. Mais c’est le reggae, et la figure légendaire de Bob Marley qui focalise l’attention et séduit même le maître du groove Stevie Wonder. Un Stevie Wonder, dont l’autorité musicale a conféré aux synthétiseurs dont il est un adepte, une légitimité instrumentale qui donne naissance à la synthpop. Une esthétique anti-punk qui s’affirmer dès 1980 avec Orchestral Manœuvre in The Dark et Blondie ou Giorgio Moroder ou encore Kate Bush dans une dimension d’un niveau supérieur.
Sur les cendres du punk, se développe également un rock froid, austère et névrotique dont le représentant le plus emblématique s’appelle Joy Division et dont s’inspirera plus tard le rock gothique. Quand au rock tout court, depuis qu’il s’est trouvé un Boss, il coule comme une rivière de larmes.
Playlist 1980
REDEMPTION SON - BOB MARLEY
THE RIVER - BRUCE SPRINGSTEEN
FAME - IRENE CARA
MASTER BLASTER (jammin’) - STEVIE WONDER
CALL ME - BLONDIE
BABOOSHKA- KATE BUSH
ENOLA GAY - ORCHESTRAL MANOEUVRES IN THE DARK
CELEBRATION - KOOL AND THE GANG
FOOD FOR TOUGH - UB40
LOVE WILL TEARS UP APART - JOY DIVISION
Quand ils étaient tristes, les afro-américains ont inventé le blues. Pour faire la fête et danser, ils ont pondu le ryhthm and blues. Pour nourrir leur âme, ils ont transformé le gospel en soul music. Pour défendre le Black Power, ils se sont libérés dans le free jazz. C’est dire si la condition sociale des Noirs américains s’est largement cristallisée dans leurs musiques, seule expression culturelle impossible à museler. Rien d’étonnant alors, que, pour animer à peu de frais les block party (les repas de quartier), des gamins du Bronx, ont imité les griots mais en jouant sur les mots. Tout en s’accompagnant de boucles funky et de scratchs rythmiques sur des platines vinyles en bout de course. Suffisait qu’une doyenne de la phonographie, ruinée mais visionnaire, se dise et si on en faisait un disque ? A l’aube des années 80, le hip hop entrait dans le bal. Le ska aussi mais il n’allait pas faire long feu. En revanche, deux groupes qui ramaient depuis belle lurette, voyaient enfin le bout du tunnel. Après des années d’enfer, Highway To Hell propulsait Ac/Dc au firmament du hard rock. Et Supertramp devenait superstar, du jour au lendemain. Quant à Pink Floyd, il rajoutait une brique au mur pour mieux l’effondrer.
Playlist 1979
OOGIE WONDERLAND - EARTH, WIND AND FIRE
I WAS MADE FOR LOVING YOU - KISS
THE LOGICAL SONG - SUPERTRAMP
MY SHARONA - THE KNACK
HIGHWAY TO HELL - AC/DC
ANOTHER BRICK IN THE WALL - THE PINK FLOYD
LONDON CALLING - THE CLASH
ONE STEP BEYOND - MADNESS
BRASS IN POCKET - THE PRETENDERS
RAPPER‘S DELIGHT - SUGARHILL BAND
Dans le funk, la vedette, c’est la section rythmique et ses syncopes. On dit de James Brown qu’il est le parrain du funk mais pas son père. Car chez James Brown, la vedette c’est James Brown et sûrement pas ses musiciens, ses employés, dévolus à un pattern, certes funky, mais droit comme un I. Au cours des années 70, le funk pointe son nez chez Sly, Bobby Womack , Wilson Pickett mais sans pour autant prendre le leadership. C’est le disco, en l’utilisant comme un ingrédient dansant, qui va lui servir de tremplin. Avec Le freak, c’est chic , Nile Rodgers et Bernard Edwards imposent le funk comme un genre à part, en le popularisant auprès du public blanc qui découvre alors ces vieux de la vieille, les Commodores, Kool and the Gang ou encore Earth Wind and Fire qui s’engouffrent dans le disco-funk comme des morts de faim.
Par ailleurs, le rock qu’on pensait moribond redresse la tête en s’appuyant sur deux guitaristes d’exception : Mark Knopfler en Grande Bretagne et Eddie Van Halen, aux Etats-Unis. Et la pop music n’est pas en reste avec deux nanas aussi jolies que douées : Kate Bush et Debbie Harry. Même le punk, dont on attendait peu, parvient, grâce à Police, à montrer que lui aussi mène à tout, à condition d’en sortir.
Playlist 1978
SULTANS OF SWING - DIRE STRAITS
WUTHERING HEIGHTS - KATE BUSH
HOLD THE LINE - TOTO
BAKER STREET - GERRY RAFERTY
YMCA - THE VILLAGE PEOPLE
ROXANE - THE POLICE
‘AIN’T TALKIN’ ‘BOUT LOVE - VAN HALEN
HEART OF GLASS - BLONDIE
FREAK - CHIC
I WILL SURVIVE - GLORIA GAYNOR
Cette année-là, certains y voient un signe, La Fièvre du samedi soir remplit les salles et comblent les discothèques. Tandis que le King, le roi Elvis, l’inventeur du rock and roll, pour ainsi dire, devenu gros et gras, disparait de la scène. Oh, le rock n’est pas mort mais il est mal en point. A force de consommer des drogues dures comme des bonbons, il n’y a plus grand monde pour porter le flambeau. Même Clapton, avec sa reprise d’un titre de JJ Cale, Cocaïne, qui se voulait un cri d’alerte sur les méfaits de la dope, est chanté en chœur par l’auditoire comme un hymne à la poudre de Perlimpinpin. D’ailleurs, le rock aussi a abandonné la salle de concert. Pour se produire dans des stades. C’est le début de l’Arena rock que Queen cristallise avec We Are The champions et We Will Rock You, deux chansons non plus destinées à l’intention du public mais plutôt écrites pour des supporters. Aux States, le vivier et tellement vide que l’album « Rumours « de Fleetwood Mac passe pour le phénix de l’année. Non, il faut le reconnaitre, cette année-là, le disco semble indétrônable d’autant qu’il fait feu de tout bois. Avec des clarinettes dans Let’s All Chants de Michael Zagger. Avec des castagnettes, dans une version flamenco d’un tube des Animals. Ou en cachant sa tête comme les synthétistes de Space, une idée qui donnera des idées aux futurs Daft Punk.
Playlist 1977
WHITE RIOT - THE CLASH
THE CHAIN - FLEETWOOD MAC
WE ARE THE CHAMPIONS - QUEEN
WE WILL ROCK YOU - QUEEN
COCAINE - ERIC CLAPTON
STAY‘IN ALIVE -THE BEE GEES
LET‘S ALL CHANT - MICKAEL ZAGER BAND
MR BLUE SKY - ELO
MAGIC- FLY SPACE
DON‘T LET ME BE MISUNDERSTOOD - SANTA ESMERALDA
C’est une année triangulaire. Avec trois angles franchement opposés et trois sommets complètement singuliers. A tout seigneur, tout honneur, un néo-classicisme très moderne se développe avec un respect marqué pour les glorieux ancêtres. Que ce soit Stevie Wonder louant Sir Duke où les Eagles exaltant Hotel California. Même la vague disco bénéficie d’orchestrations soignées grâce à Abba qui s’inspire de Phil Spector et à travers les Bee Gees qui transcendent les vocaux des Everly et des Beach Boys. Ou encore Santana qui réhabilite le pur solo de guitare électrique dans le sillon d’un Jeff Beck. Autre sommet aussi inattendu qu’avant-gardiste, ce bol d’Oxygène de pure électronique que Jean-Michel Jarre dispense à toute la planète. On parle de musique synthétique plutôt que d’électro. Mais ça viendra. Enfin à l’opposé de ces musiciens sérieux et inspirés, et d’une opposition véhémente et revendiquée, apparaissent, sortis des caniveaux de New York et de Londres, des incultes musicaux et sans futur, désireux de faire briller leur rébellion nihiliste. Crasseux et pourris, les Punks visent plutôt la Une des tabloïds que la première place du Billboard. Avec les Sex Pistols et les Ramones, la pop, bien malgré elle, passe du monde de la culture au phénomène de société.
Playlist 1976
DADDY COOL - BONEY M
DANCING QUEEN - ABBA
HOTEL CALIFORNIA - THE EAGLES
YOU SHOULD BE DANCING - THE BEE GEES
EUROPA - SANTANA
I WISH - STEVIE WONDER
SIR DUKE - STEVIE WONDER
LET’S DANCE - THE RAMONES
ANARCHY IN TH UK - THE SEX PISTOL
OXYGEN - JEAN-MICHEL JARRE
Jusqu’au début des années 60, la musique était enregistrée en direct. Tous les musiciens devaient jouer ensemble, que ce soit un groupe de rock ou un orchestre symphonique. Au moindre couac, on revenait à la case départe et on recommençait. De deux pistes, on passe à quatre en 1963 puis à huit en 1968. Comme en témoignent les albums des Beatles ou des Beach Boys, le magnétophone et son environnement, le studio, se métamorphosent en un véritable instrument de création pour la pop musique. Au début des années 70, on passe à 24, voire 32 pistes. Ce qui permet non seulement aux musiciens d’être enregistré piste par piste mais aussi d’utiliser plusieurs pistes pour un seul intervenant. Loisible également de réaliser des sous-mixes de plusieurs pistes que l’on transfère ensuit sur une seule piste, laissant toutes les autres disponibles pour rajouter ce qui passe par la tête. Beaucoup de boulot et de bricolage auxquels ne sont pas prêts tous les producteurs et ingénieurs du son. Toutefois, en 1975, Pink Floyd, Queen et Ten CC vont atteindre une telle magnificence sonore avec, respectivement Shine On Your Crazy Diamond , Bohemian Rhapsody et I’m Not in love que plus aucun studio ne va rechigner à mettre les mains dans le cambouis, l’oxyde de fer en l’occurrence. Autre grand bénéficiaire des progrès de l’enregistrement (spécifiquement en durée), la musique disco peut faire sa tambouille avec une économie de moyens et de personnels. Donna Summer et Giorgio Moroder en fournissent une preuve exemplaire avec leur version allongée de Love To Love You Baby.
Playlist 1975
NO WOMAN NO CRY - BOB MARLEY
I’M NOT IN LOVE - TEN CC
KASHMIR - LED ZEPPELIN
BORN TO RUN -BRUCE SPRINSTEEN
FEELING - MORRIS ALBERT
SAILING - ROD STEWART
WALK THIS WAY - AEROSMITH
SHINE ON YOUR CRAZY DIAMOND - PINK FLOYD
BOHEMIAN RHAPSODY - QUEEN
LOVE TO LOVE YOU BABE- DONNA SUMMER
En termes de loisir populaire, « aller danser » présentait de nombreux avantages. Moins cher qu’une place de cinéma ou de café-concert, cette activité permettait également de faire des rencontres. Avec l’émergence du rock et de la pop, la jeunesse veut danser sur ces nouveaux rythmes non plus interprétés par un orchestre mais diffusés par des haut-parleurs, fût-ce ceux d’un Juke Box. Du dancing à la discothèque, il n’y a qu’un pas, allégrement franchi au cours des années 60. La clientèle est nombreuse et la demande s’accentue pour des titres dansants. Le rhythm and blues s’avère le principal fournisseur des dance-floors. Charge pour le disc-jockey d’enquiller les titres de la meilleure façon sans casser le rythme. Une collection de disques, « Formidable Rhythm and Blues », fournit même des sets sans interruption entre les titres. En 1974, la sortie de Rock You baby par George McRae a ce petit quelque chose de sonore en plus qui séduit immédiatement le public des discothèques. Par ailleurs, un bricolo de la bande magnétique, Tom Moulton parvient à prolonger la durée de Never Say Goodbye, une reprise de Gloria Gaynor, arrangée à la sauce de Rock You baby. Simultanément, débarquent Lady Marmelade, Barry White et Tsop. Dans tous les cas, du rhythm and blues, on a gardé le groove et l’esprit funky, auxquels s’ajoutent un synthé simpliste mais mélodieux. Quand Abba remporte le Prix de l’Eurovision avec Waterloo, il n’intègre aucune de ces recettes mais va pourtant être intronisé succès disco car il fait danser. Désormais, le disco c’est ce qui fait danser en boîte. Un point c’est tout.
Playlist 1974
WEET HOME ALABAMA - LYNYRD SKYNYRD
WATERLOO- ABBA
ROCK YOU BABE - GEORGES McCRAE
TSOP -MFSB
REBEL REBEL- DAVID BOWIE
I CAN’T HELP - BILLY SWAN
YOU’RE THE FIRST, THE LAST, MY EVERYTHING - BARRY WHITE
LADY MARMELADE - PATTI LABELLE
AUTOBHAN - KRAFTWERK
LOVE IS ALL - ROGER GLOVER
NEVER CAN SAY GOOGBYE- GLORIA GAYNOR
Cette année-là, plusieurs événements majeurs vont passer quasiment inaperçus. Que Clapton sorte un nouvel album, c’est plutôt courant. Qu’un des titres fasse un hit, pas de quoi en faire des gorges chaudes. Oui, mais voilà, cet I Shot The Sheriff vient de mettre en lumière un courant musical dont personne n’avait entendu parler, tout en braquant les projecteurs sur un type à la drôle de coiffure qui habite un taudis dans une île perdue des Caraïbes. Un truc pour les émigrés jamaïcains pense-t-on à Londres. Que nenni, mon ami, Bob Marley et le reggae viennent de poser le pied dans la capitale de la pop music. Qu’un autre émigré, de Zanzibar celui-là, rejoigne un petit groupe de punk comme il y’en a des milliers, quel intérêt, quelle importance ? Bon, leur single Killer Queen plait au public. Mais de là à imaginer que Queen va devenir un killer, y’a de la marge, dit-on à Londres.
C’est vrai qu’à Londres, on suppute beaucoup, on encense très vite puis on oublie aussi rapidement. Mais tout le monde et d’accord pour estimer que ce jeune blanc bec qui n’y connait rien en musique et lance un label phonographique en signant un demi-demeuré, là c’est clair, personne ne miserait une livre sterling, même pas un kopeck. Comment allouer le moindre crédit à Richard Branson, à Virgin, à Mike Oldfield et ses clochettes ? Non, mais, on est la capitale de la pop music. C’est bien vrai se dit Elton John, moi, mes conneries du genre Yellow Brick Road , je vais aller les enregistrer en France, à Hérouville. Et Bowie, il fait rien Bowie ? Ah si, il produit un petit truc, un dénommé Lou Reed. A Londres, évidemment.
Playlist 1973
ANGIE - THE ROLLING STONES
WALK ON THE WILD SIDE - LOU REED
KILLING ME SOFTLY WITH THIS SONG - ROBERTA FLACK
GOODBYE YELLOW BRICK ROAD- ELTON JOHN
LIVE AND LET DIE - THE WINGS
TUBULAR BELL - MIKE OLDFILED
KILLER QUEEN - QUEEN
LA GRANGE - ZZ TOP
I SHOT THE SHERIF -ERIC CLAPTON
JOKER - STEVE MILLER BAND
Maintenant que les portes sont ouvertes et que les murs sont tombés, la pop music commence de ressembler à un open space. On a beau être très éloigné de l’autre, en fait, on en a jamais été aussi proche. Sinon, comment expliquer que le très introverti Jeff Beck, claquemuré dans le smog de son manoir rockailleux ait pu jammer avec la petite merveille ensoleillée de la Motown, pour un Superstiton d’anthologie. Autre exemple, le roi Ziggy descend de son trône martial pour aller prêter main forte à des petits voisins dans le besoin et leur offrir un hymne de jouvence. Oui, All The Young Dudes est un cadeau de Bowie aux gamins de Mott The Hoople. Quant à Deep Purple, ce sont non seulement les murs, les portes et toute la toiture qui ont disparu pour leur permettre d’écrire Smoke on The water. Au reste, chez les Afro-américains, on se dit qu’avec un tel espace pourquoi ne pas le meubler avec des grosses cocottes, des basses énormes, et des violons et des trompettes, en veux-tu en voilà, pour rendre hommage, avec Papa Was A Rolling Stone, à un paternel sans logis. La nature a horreur du vide de sorte que séduite par cet espace grand ouvert, elle imagine pouvoir y développer de nouveaux instruments qui remplaceraient avantageusement les bricolages des musiciens. Toute la pop espère beaucoup de ces nouvelles machines qu’on appelle synthétiseurs. Même si Stevie Wonder où Bowie ont commencé de les expérimenter, pour l’heure ils demeurent accessoires. Enfin, accessoire, accessoire, c’est vite dit. Car y’a quand même un tube. Pocorn, une couillonnade sautillante, exécutée sur un synthé Moog qui a fait le tour de la planète. C’est le début de l’électro mais ça on le comprendra plus tard.
Playlist 1972
A HORSE WITH NO NAME - AMERICA
POPCORN - HOT BUTTER
HEART OF GOLD - NEIL YOUNG
SMOKE ON THE WATER - DEEP PURPLE
ALL THE YOUNG DUDES - MOTT THE HOOPLE
SUPERSTITION - STEVIE WONDER
ZIGGIE STARDUST - DAVID BOWIE
PAPA WAS A ROLLNG STONES - THE TEMPTATIONS
WITHOUT YOU - HARRY NILSON
WHILE MY GUITAR GENTLY WEEPS - GEORGES HARISSON
La démarche psychédélique initiée par Aldous Huxley au milieu des années 50 a été propagée par les musiciens hippies dans les années 60. Principalement par l’absorption de psychotropes et la mise en avant de créations graphiques pour les pochettes de disques et les affiches de concerts. Toutefois, elle ne prend pas fin au début des années 70. Tout au contraire, elle devient la matière brute dans laquelle deux groupes majeurs vont forger un monde musical nouveau. Les Doors, bien sûrs, dont le nom symbolise ces portes de la perception à ouvrir, sans plus attendre, pour accéder à la pleine jouissance des sens. D’ailleurs, en 1971, est tourné le premier film porno-culte « Derrière la porte verte ». Quant aux Pink Floyd, ils s’approprient le psychédélisme comme s’il s’agissait de leur planète personnelle. Une planète inconnue où l’expérimentation sonore et visuelle ne rencontrent aucune limite, même pas techniques. Imagine chante Lennon en écho à cette perspective qui souffle aussi, plus ou moins fort, chez Sly et son funk rudimentaire, chez Bowie dont le look se gorge de couleurs criardes, chez Led Zeppelin dont le Stairway to Heaven entraine les auditeurs au-delà des portes du Paradis. Enfin, même un pilier de la soul music, le principal architecte du son Stax, Isaac Hayes en personne, pousse les portes du rhythm and blues avec ce monument d’inventivité sonore qu’est le thème de Shaft. L’avenir n’a plus de clôtures.
Playlist 1971
SHAFT - ISAAC HAYES
HERE’S TO YOU - JOAN BAEZ
IMAGINE - JOHN LENNON
STAIRWAY TO HEAVEN - LED ZEPPELIN
RIDERS ON THE STORMS - THE DOORS
FAMILY AFFAIR - SLY AND THE FAMILY STONES
LIFE ON MARS - DAVID BOWIE
ONE OF THESE DAYS - PINK FLOYD
BEHIND BLUE EYES - THE WHO
FATHER AND SON - CAT STEVENS
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