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Or


En Europe, les radios sont sous contrôle étatique tout comme la télé naissante. Aux Etats-Unis, c’est plus libre mais très localisé. Ce sont donc les disques, 33-tours et 45-tours, qui sont le principal vecteur de médiatisation tout en devenant une industrie majeure. Donc, soyons clairs, pour vendre des disques, il faut que les gens aient envie de les acheter. D’où la course aux gros succès, aux tubes, aux hits.
Berry Gordy vient du rhythm and blues mais c’est un genre plutôt apprécié des noirs. D’ailleurs jusqu’à peu, sa production phonographique, était labelisée Race Record. En montant sa maison de disque à Detroit, la Motown (contraction de Motor et Town), il veut le public blanc. Il s’entoure d’une équipe de hit makers dont Smokey Robinson, Holland, Dozier et Marvin Gaye. Des tubes et un son car le son concoure aux tubes.
En revanche, Jim Stewart vient de la country. Il s’installe chez lui, à Memphis, dans un cinéma désaffecté pour lance son label Stax. Lui aussi avec une équipe, non de Hit Makers mais d’artistes Makers dont Isaac Hayes, Steve Cropper ou encore Booker T. Des artistes et un son ça donne par exemple Otis Redding. Voilà les deux mamelles de la soul musique qui va déferler sur le monde et s’imposer comme la maître-étalon du son pop.
Playlist de l'épisode
THE LOCOMOTION - LITTLE EVA
GREEN ONIONS - BOOKER-T AND THE MG’S
BE ME BABY - THE RONETTES
APACHE - THE SHADOWS
HELP! - THE BEATLES
I SAW HER STANDING THERE - THE BEATLES
THE TIME THERY ARE A CHANCHING - BOB DYLAN
TURN TURN TURN - THE YARDBIRDS
RUBY TUESDAY - THE ROLLING STONES
HONKY TONK - THE ROLLING STONES
Qui aurait pu imaginer qu’une musique de cul-terreux, gorgées d’idées noires, ayant pris racines dans des champs de blanc coton au sud des Etats-Unis, serait à l’origine de la sono mondiale d’aujourd’hui ?
Et les choses sont allés vite. Dès que le blues, car c’est de lui dont on parle, a pressé le pas pour monter à la ville, il s’est mis à faire du rythm and blues. Diaboliquement dansant, furieusement excitant, de quoi donner la fièvre aux corps à tous ces blanc becs qui n’avaient jamais connu que la country traditionnelle aux mœurs compassés. Alors, quand Elvis joue de son pelvis pour faire bouger un vieux blues, les chanteurs de country que sont Eddy Cochran, Buddy Holly, Carl Perkins ou Bill Haley sont contaminés par ce rock n’roll dévastateur que les enfants noirs du rythm and blues qui se nomment Chuck Berry et Little Richard ont déjà défloré. Une nouvelle race humaine adore. On les surnomme les teenagers.
Et des teenagers, il y en a partout, surtout en Angleterre où les disques de ces bluesmen et de ces rockers débarquent à Liverpool et à Manchester. Dans ces villes tristes, dévastées par la guerre et grises comme l’ennui, cette musique remplace les vents marins par un souffle nouveau et inespéré. On les comprend, ces gamins britishs n’ont qu’une idée en tête, à plein poumons, respirer cet air-là. Voilà comment est née la pop musique.
Playlist de l'épisode
Johnny Be good - Chuck Berry
Hit The road Jack - Ray Charles
Let's twist again - Chubby Checker
Stand bye me - Ben E.king
Hoochie Koochie - Alexis Korner
Blowin' the wind - Bob Dylan
O Pretty Woman - Roy Orbinson
If I had a hammer - Trini Lopez
The House of the rising sun - The Animals
I get Around - Beach boys
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