Messe depuis le couvent des Dominicains de Toulouse

Messe depuis le couvent des Dominicains de Toulouse

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Messe depuis le couvent des Dominicains de Toulouse episodes

  • Le dimanche de trop ? par fr. David Perrin
    Pas de chance ! Mon tour de prédication est tombé le seul dimanche où il ne se passe, pour ainsi dire, RIEN (pas d’événement particulier à raconter, pas de paraboles à se mettre sous la dent…), un dimanche qui d’ailleurs n’existe pas dans tous les pays puisque certains fêtent aujourd’hui l’ascension, un dimanche donc un peu bizarre, de transition, coincé entre deux fêtes sublimes : l’Ascension et la Pentecôte.
    10 min
  • Chemin de vie par fr. Jean-Michel Maldamé
    Nous voici rassemblés pour vivre ensemble ce que la liturgie appelle « le repas du Seigneur ». L’expression renvoie au dernier repas que Jésus a vécu avec ses disciples. Les évangiles en donnent un compte-rendu précis en mentionnant la fraction du pain et la bénédiction de la coupe de vin qui instaurent ce que nous appelons « eucharistie ». Jésus préside ce repas. La parole est libre. Les disciples posent des questions à Jésus ; ils sont inquiets, car ils savent que la vie de Jésus est menacée. Leur souci majeur concerne l’avenir. C’est dans ce contexte que Jésus se présente comme « chemin, vérité et vie » — trois termes qui désignent trois bonnes nouvelles.
    11 min
  • Rompre le pain pour ne former qu'un seul corps par fr. Maxime Arcelin
    Crac !
    C’est le bruit d’une fracture ou d’une déchirure ! Mais c’est aussi le bruit du pain que l’on fractionne, avec ou sans levure ; s’il est bien cuit, il est craquant. C’est le bruit de ce qui est dense, os ou froment. Bruit consolant quand il s’agit du pain qui va rassasier notre faim ; bruit terrifiant quand il s’agit de notre jambe qui ne va plus nous soutenir. Bruit ambivalent lorsqu’il s’agit de l’hostie consacrée, car bien sûr, par notre foi, nous nous réjouissons de pouvoir goûter ce céleste pain des anges en en recevant une fraction dans la communion, mais ce geste de rompre le pain pendant le chant de l’agneau de Dieu n’est pas sans nous rappeler aussi la Passion, sans faire « mémoire » de Lui. Il résiste ce pain, tant est si bien que s’il ne se casse pas d’un coup sec et violent, il faut le déchirer.
    12 min
  • « Mon Seigneur et mon Dieu » par fr. François Daguet
    Chaque récit des apparitions de Jésus ressuscité est une façon de nous aider à entrer nous-mêmes dans cette connaissance du Ressuscité, qui ne va pas de soi. Même si, dans la liturgie, on ajoute Alléluia à la fin de chaque phrase, les récits-mêmes des évangiles nous disent que la rencontre de Jésus ressuscité est tout sauf évidente. C’est une chose curieuse. Jésus est ressuscité en un instant, mais il nous faut du temps, parfois beaucoup de temps, pour rejoindre ce mystère. Et si c’est lui qui est sorti du tombeau, on a bien l’impression qu’il vient rejoindre les apôtres enfermés dans le tombeau de leur désespérance.
    12 min
  • "Entrer avec Jésus dans sa passion !" par fr. Dominique-Marie Cabaret
    Frères et sœurs, nous voici encore une fois à l’entrée de la semaine sainte, nous allons entendre le récit de la passion de notre Seigneur Jésus-Christ dans quelques instants, et à l’exception sans doute des catéchumènes, peut-être sommes-nous blasés d’avance d’avoir à écouter ce long texte que nous connaissons plus ou moins par cœur et qui, parce qu’il est sans doute trop connu, risque même de ne pas nous émouvoir ou si peu.
    8 min
  • "Nous étions à Béthanie !" par fr. David Perrin
    Nous sommes en train de passer, vous le sentez bien, à autre chose. Le carême prend de plus en plus une dimension pascale. La Semaine Sainte approche, notre délivrance approche, mais nous ne pourrons pas entrer pleinement dans le mystère pascal, nous ne pourrons pas être délivrés, si nous manquons la dernière, l’ultime identification préparatoire qui nous est proposée ce dimanche. Je m’explique.
    12 min
  • "Voir clair" par fr. Joseph-Thomas Pini
    Tâcher d’y voir clair. Il se trouve que nos lectures, et spécialement notre péricope évangélique du 4e dimanche de Carême, tombent en des journées électorales, et dans une actualité confuse, incertaine et préoccupante, où il n’est ni inutile ni aisé de voir clair. Dans le long épisode johannique de la guérison de l’aveugle-né, tous les acteurs s’efforcent d’y voir clair. Les disciples de Jésus, pour qui la longue pédagogie divine, depuis le début de la Révélation, de la causalité du bien et du mal dans l’homme et dans le monde, n’a pas encore produit tous ses fruits, et qui s’interrogent sur l’imputation des péchés personnels d’un homme aveugle de naissance, ou de ses proches, dans son infirmité. Les pharisiens, décontenancés, comme tous, par cette libération de la cécité, divisés entre eux sur la possibilité qu’un tel miracle vienne de Dieu, et en peine, eux aussi, avec l’œuvre de Dieu. Les parents du mendiant aveugle guéri, qui, eux, ne veulent même pas savoir et n’aspirent qu’au confort de la pénombre.
    12 min

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