Messe depuis le couvent des Dominicains de Toulouse

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Messe depuis le couvent des Dominicains de Toulouse episodes

  • Madame Bovary et la Samaritaine par fr. Joël-Marie Boudaroua
    Devant ce récit fleuve, devant cette « scène inépuisable [1] », devant ce dialogue le plus long de tout l’Évangile, quel fil tirer pour vous en partager ce matin la substantifique moelle, pour en goûter avec vous, Maixent, Agathe, toute la richesse, toute la profondeur ? J’en étais là, un peu perdu, un peu noyé, quand mon ange m’a dit : Parle-leur de Madame Bovary.
    10 min
  • Apprends de Dieu à L'écouter ! par fr. Hugues-François Rovarino
    C’est curieux chez Simon-Pierre ce besoin de faire des phrases ! Dès qu’une réalité lui échappe, aujourd’hui l’apparition de Moïse et d’Élie, il lui faut aussitôt parler, occuper le terrain. « Le sage tourne sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler », dit-on ; mais Simon-Pierre réagit à l’émotion. Maladroit, il se sent pourtant obligé d’intervenir. Cela s’explique : Simon n’est-il pas un disciple de la première heure ? Et n’a-t-il pas à Capharnaüm, avec Jacques et Jean déjà, accompagné le Sauveur pour la résurrection de la fille du chef de synagogue, Jaïre ? Devant eux, Jésus n’a-t-il pas révélé sa Puissance ? Ne vient-il pas récemment de confesser par grâce qui est Jésus ? Ne vient-il pas d’être désigné comme Pierre de l’Église par le Seigneur ?
    11 min
  • Jésus a raison ou le pain partagé par fr. Gilles Danroc
    C’était un premier dimanche de carême, année A, comme aujourd’hui. Les mêmes lectures…
    Je vous emmène en Haïti, à la paroisse de Chénot, tout en haut de la chaîne des Cahos. Après cinq heures de marche ou de mulet, une jolie église. Les paysans ont porté sur leurs têtes les pierres sur ce site magnifique et un missionnaire breton a été l’architecte et chef de chantier. C’est bien leur église !
    10 min
  • Pour accomplir la Loi du Seigneur par fr. Renaud Silly
    Entendez en ces versets le vertige enivrant devant lequel Ben Sira place notre responsabilité : point de place pour un destin aveugle qui déciderait sans nous et nous broierait dans sa nécessité. La vie et la mort dépendant de ce que nous préférons : Ben Sira ne dit pas qu’elles sont en notre puissance, affirmation fausse qui prétendrait que la vie et la mort sont à la merci de notre habileté ; mettre la vie et la mort à la portée de la puissance des hommes, voilà qui ressemble à l’Enfer ; dans l’Évangile du Royaume, la vie ou la mort dépendent de notre volonté, et en définitive de notre amour, car l’amour est l’acte dont la volonté est la faculté qui le pose. Jugez donc l’élévation morale depuis laquelle Ben Sira nous adresse ce conseil :
    18 min
  • "Allez, et salez la terre entière !" par fr. Gilles-Marie Marty
    Dès l’âge de trois ans, on sait que le sel donne du goût. Ta purée est fadasse ?… Eh bien, ajoute une pincée de sel, et elle sera mangeable !
    Mais, plus important que le goût, le sel permet de conserver les aliments : on sale viandes, poissons, fromages, et même légumes (fermentés) pour les faire durer longtemps.
    Frigos et congélos l’ont fait oublier, mais jusqu’au siècle dernier, la grande méthode de conservation était le salage, que rien ne pouvait remplacer… On parle ici du sel de cuisine, le chlorure de sodium.
    10 min
  • Homélie du 1 février 2026 - 4e dimanche du T.O. par fr. Édouard Divry
    « Imitez-moi, mon modèle à moi c’est le Christ » (1 Co 11, 1). C’est gonflé, hardi ! Cette exhortation de saint Paul a de quoi surprendre par son auto-référentialité pour reprendre le mot d’un récent pontificat. Nul autre que saint Paul n’oserait la formuler aussi directement : « Imitez-moi ! » — il insiste pourtant partout, quatre fois : 1 Th 1, 6 ; 2 Th 3, 7.9 ; Ph 3, 17 ; 1 Co 4, 16. Sous l’inspiration divine, saint Paul a propulsé en avant et formellement la dévotion catholique aux saints dans une vie spirituelle avec le Seigneur ce qui sauve d’ailleurs sa devise : « Mon modèle à moi, c’est le Christ. » C’est cette rectification qui rend l’avis de saint Paul audible. Nous le disons désormais de tous les saints, mais seulement après leur mort : « Imitez-les, leur modèle c’est le Christ ! » On peut l’exprimer cependant à propos de ceux dont on pressent qu’ils seront un jour des saints. Qui ne l’a pas ressenti auprès de sainte Mère Teresa de Calcutta ou de saint Jean-Paul II ? Mais quels critères plus précis retenir pour éviter une imitation servile sans vrai intérêt spirituel ? Aujourd’hui Jésus discrètement ne révèle-t-il pas ses propres qualités à imiter en nous associant à lui ? :
    10 min
  • Jésus commença à prêcher par fr. Emmanuel Perrier
    « Quand faut y aller, faut y aller ! » Nos activités, nos entreprises et nos travaux ont tous un commencement. Qu’est-ce qu’un commencement ? C’est le point où l’on bascule de la préparation à l’exécution. On se lance, on fait le premier geste qui va entraîner tout ce qui suit. C’est le moment, mêlé d’appréhension parce qu’on sait qu’il n’y aura pas de retour en arrière, où l’on charge le sac, où l’on passe la porte, où on lance la machine, où on se jette dans le vide. Et plus l’entreprise est aventureuse, plus elle s’annonce épique, et plus ce premier geste est mémorable jusqu’à devenir solennel.
    Le Christ connut cette expérience lorsqu’il commença à prêcher. « Alors Jésus commença à prêcher », nous rapporte saint Matthieu (Mt 4, 17). Ce n’est pas un événement banal que ces quelques mots évoquent. Jésus s’était tenu caché durant trente ans. À l’échelle d’une vie humaine, quand on se prépare pendant trente ans, c’est que l’on s’apprête à tout engager, corps et âme. Et, de fait, ce commencement est un basculement. Jésus s’expose publiquement, désormais chaque parole et chaque geste le livre un peu plus aux hommes, sans retour, dans une tension entretenue durant trois années et qui culminera sur la Croix.
    14 min
  • Je ne le connaissais pas encore par fr. Henry Donneaud
    Permettez-moi de vous inviter aujourd’hui à un petit exercice de lectio divina, cette lecture savoureuse de la Parole de Dieu qui nous fait y puiser une nourriture stimulante pour notre progrès spirituel. Le Seigneur nous a donné les Saintes Écritures non pour qu’elles restent à s’empoussiérer sur une étagère, mais pour que nous dégustions chaque jour de quoi mieux le connaître. Il s’agit de savourer les mots que Dieu lui-même a pris soin d’inspirer pour que nous les ruminions et y trouvions de quoi avancer sûrement. Dans l’évangile de ce jour, une expression a retenu mon attention, une expression un peu obscure que Jean répète deux fois, au moment où il désigne Jésus comme l’Agneau de Dieu : « Et moi je ne le connaissais pas. » Étrange expression. Comme souvent, des mets qui paraissent peu ragoûtants se révèlent riches de saveur et de vitamines une fois que nous les mâchons avec soin.
    https://toulouse.dominicains.com/homelie/je-ne-le-connaissais-pas-encore/
    14 min

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