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Or


Socrate, puis Molière, ont dit: « Il faut manger pour vivre, et non pas vivre pour manger. »
Au fil du temps, les gastronomes sont allés toujours plus loin dans la création, pour proposer de véritables expériences culinaires à leur clientelle. À tel point qu'ils ne semblent plus se limiter à notre palais. Ces dramaturges de l'alimentation cherchent aujourd'hui à stimuler nos cinq – voire six – sens. Alors demandons-nous : qu’est-ce qui se joue en cuisine sur le plan des perceptions ? Comment les chefs font-ils aujourd’hui de nos repas un moment esthétique ? La gastronomie serait-elle le 11ème art ?
Experts en la matière, nos deux invités du jour, Mickaël Brun, chef traiteur à Genève, et Nicolas Godinot, responsable des contenus et conservateur des sciences de la nature à l’Alimentarium, le premier musée au monde consacré à l’alimentation, nous aideront à répondre à ces questions.
Sans oublier notre duo de chroniqueuses, formé aujourd'hui de Candice Savoyat et Marie-Eve Musy, qui nous parlent elles aussi gastronomie, à leur façon.
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Nos chroniqueurs et invités nous ont donné leur point de vue sur la satire, mais qu'en pense le grand public ? Candice Savoyat est allée prendre le pouls de la morale ambiante à l'exposition de Patrick Chappatte, Gare aux dessins, qui se tiendra jusqu'au 20 février à l'Espace commun, rue des Bains. Expo-trottoir.
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Cette semaine, José Lillo s’essaie à l’art de ne ménager ni la chèvre ni le choux dans une périlleuse réflexion sur l’art de la satire.
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A notre époque, la satire semble s'attirer bien vite les foudres des petits marquis de la Morale. Le moindre dessin peut valoir à son auteur des torrents d'injures, voire des appels au meurtre. Et si on respirait un bon coup, histoire de se calmer? Après tout, rire ou faire rire ne devrait pas être aussi périlleux que dévaler tout schuss une piste noire...
Coco, Cabu, Netanyahu, Chapatte, le pape, Pierre Maudet, Babey, Mahomet, Riss et Djovokic: tous ces noms sonnent familiers ensemble, pourtant ils ne sont pas près de prendre rendez-vous, car certains sont le sujet des autres. Leurs actes, leur parole, leurs erreurs, leurs mensonges, leur personne, inspirent un corps de métier dont la mission est de révéler, par le dessin ou le verbe, les critiques qui dérangent : ce sont les satiristes, les dessinateureuses de presse, les caricaturistes ou encore les écrivaines et écrivains qui piquent aux yeux quand on les lit.
2015, le massacre de Charlie Hebdo. 2019, le New York Times met fin aux dessins de presse.
Récemment, en France, les caricatures de Coco dans Charlie Hebdo à propos de la saga Djokovic ont débouché sur un appel au massacre, au crime : un appel à renouveler un 7 janvier 2015. En Suisse, la comédienne Claude Inga Barbey a décidé de jeter la plume et le jeu et de mettre un terme à ses chroniques vidéos pour Le Temps. Fatiguée de devoir justifier, excuser son métier, son art. A tort ou à raison.
Pour citer le dessinateur de presse suisse Patrick Chappatte : A quel point la liberté peut-elle vivre sans la satire ? La satire, est-elle un art en liberté surveillée ? Vers quelle liberté d’expression sommes-nous entrain de basculer ?
Pour répondre à ces questions, Stéphane Babey, rédacteur en chef du journal satirique romand Vigousse, et Philippe Kaenel, historien de l'art à l'Université de Lausanne, rejoignent l'équipe de Midi Bascule, le temps d'une émission.
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C’est notre journal satirique romand par excellence. Vigousse. Pourtant, il se définit comme “le petit satirique romand”. Peut-être pour mieux camoufler son impact et sa nécessité. Créé en 2009 par le dessinateur Thierry Barrigue, en collaboration avec Laurent Flutsch et Patrick Nordmann, Vigousse accouche aujourd'hui, chaque semaine, d’un numéro tiré à 10'000 exemplaires. Rencontre avec son rédacteur en chef, Stéphane Babey, pour parler de la satire, un art en liberté surveillée.
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En ce début d’année, Midi Bascule interroge les premières fois, un angle qui a donné le vertige à notre chroniqueur José Lillo.
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On pourrait croire que le thème de la première fois concerne surtout l’enfance et l’entrée dans l’âge adulte, des moments où, l’expérience faisant naturellement défaut, on cumule les premières. Mais la vie est en fait remplie de premières fois, et Olivier nous en parle, en nous dévoilant les siennes.
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Qui dit nouvelle chronique de Marie-Eve Musy, dit : nouvelle émotion. Dans cet épisode de la série Le point sensible, elle nous parle d'une émotion positive: l'excitation. De l'euphorie de l'enfant à l'approche de Noël, au frisson d'un nouveau départ, Marie-Eve décortique ce sentiment qu'on aime tant.
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Certains expérimentent une pratique artistique pour la première fois à l’âge adulte, d’autres renouent avec une pratique amorcée durant l’enfance. En médiation culturelle on parle de loisir expressif: nous sommes toustes des amateurices ! Rencontre avec Marina Lodigensky, chanteuse lyrique, enseignante et directrice de l’AMA Musique, l’Association pour les musiciens adultes amateurs.
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En 2020, Radio Vostok, la chaîne indé qui décape les oreilles, et le Théâtre Forum Meyrin, une scène qui porte haut l’étendard du spectacle vivant, créaient Radio Bascule, plateforme de podcasts plus accueillante encore qu’une auberge espagnole. Et comme l’appétit vient en mangeant, il n’était pas question de s’arrêter en si bon chemin. Pourquoi ne pas lancer une émission?
Le rêve se concrétise en 2021. Son ambition? Proposer un espace de réunion et d’échange, à l’heure où la pandémie fait encore planer la menace d’un retour à la distanciation sociale. Être le sismophone des changements à venir, à la fois détecteur, porte-voix et acteur. Et surtout, sans jargon, dans un esprit curieux et convivial, réfléchir à l’impact des crises à répétition sur les interprètes, les techniciens, les créateurs – sur toutes ces bonnes volontés coalisées sans lesquelles l’art n’existerait pas.
Tandis que les fronts se durcissent, que les réseaux sociaux nous libèrent autant qu’ils nous enferment dans des bulles cognitives, que la défiance lamine les autorités politiques et scientifiques, que chacun ou presque s’intronise seul maître à bord et que d’aucuns, toute honte bue, n’ont à la bouche que le credo «Tout pour ma gueule, et merde aux autres», il est plus que jamais urgent de s’entendre. Écouter, échanger, inventer, débattre, rire et rêver: n’est-ce pas ce qui, sur l’aile du son, fait la beauté irremplaçable de la radio?
Midi Bascule, c'est tout cela. Un ensemble choral de reportages, d’interviews, de chroniques, de consignes créatives et de respirations musicales. Sans prétention mais avec cœur – et avec un auditoire que nous espérons considérable!
De septembre 2023 à juin 2024, Midi Bascule est produite en collaboration avec le Service de la culture de Meyrin.