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Entretien avec Rachid Bouchareb, réalisateur du film "Nos Frangins"
Connu notamment pour Little Sénégal (2001) et Indigènes (2006), le réalisateur et producteur Rachid Bouchareb présente son dernier long-métrage, Nos Frangins, en avant-première au Arras Film Festival. Le film prend racine dans un contexte de contestation politique et sociale en 1986. Malik Oussekine, un jeune Français de 22 ans, sort d’un club de jazz et se fait frapper à mort par des policiers qui répriment l’occupation de la Sorbonne. La police couvre la vérité et cette « bavure » devient l’affaire Oussekine. La même nuit, Abdel Benyahia meurt lui aussi des mains d’un policier à Pantin et la police cache également la vérité à la famille.
Faisant le choix d’un récit polyphonique, Rachid Bouchareb nous raconte son travail d’écriture à quatre mains avec l’écrivaine et scénariste Kaouther Adimi. Il revient également sur la manière dont le film intègre, absorbe, recrache ou recrée les archives télévisuelles de l’époque. Un choix esthétique autant qu’une manière de troubler le spectateur dans un montage volontairement confus. Pour Rachid Bouchareb, chaque film est politique mais le sien se distingue par un engagement, une ligne de crête son cinéma : « mettre en lumière les injustices ».
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🇺🇦🎬 Entretien avec Loup Bureau, journaliste et documentariste, réalisateur du film « Tranchées »
Le premier long-métrage de Loup Bureau, intitulé Tranchées, est le fruit d'un engagement au long cours aux côtés du peuple ukrainien depuis la révolution de l'Euromaïdan en 2013. Suivant des mois durant une brigade du 30e bataillon de l'armée ukrainienne, il documente l'étrange banalité du quotidien de soldats, vivant dans la poussière et la boue pour « tenir la position », à quelques dizaines ou centaines de mètres de l'adversaire.
Une « guerre gelée », largement sous-médiatisée depuis plusieurs années, avant qu'elle ne revienne au cœur de l'actualité la plus brûlante pour les médias du monde entier. Le film de Loup Bureau, pensé pour l'écran de cinéma, acte une rupture avec sa trajectoire dans le journalisme télévisé. Celui qui se qualifie aujourd'hui de documentariste a construit son film comme l'ouvrage d'un artiste, revendiquant une « liberté entière de pouvoir créer ».
Tournant seul, au long cours, avec une petite caméra, un trépied et deux micros, mais sans traducteur, Loup Bureau s'inscrit dans les pas de Gianfranco Rosi et de Florent Marcie, celui du reportage de terrain pour « raconter ce que les autres ne racontent pas » comme le résume Loup Bureau à propos sa démarche singulière.
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📻 Entretien avec le collectif de cinéastes Stank
Après avoir longuement discuté de Bruno Reidal, le premier long-métrage de Vincent Le Port, nous partons à la découverte de Stank, le collectif qui a produit ce film. Créé en 2012 par Roy Arida, Louis Tardivier, Pierre-Emmanuel Urcun et Vincent Le Port, il se définit comme un « collectif d’auteurs-réalisateurs » se consacrant « au développement et à la production de projets exigeants, sans restriction de genre, durée ou format ». Dans leur « catalogue » il y a donc des fictions, des documentaires, des films expérimentaux ou essais, parfois des objets filmiques non identifiables.
En s’organisant en collectif, ils ont souhaité conserver la maîtrise des moyens pour faire des films dans le système de production français, en accédant notamment aux différents financements publics et privés. Mais cette double volonté d’autonomie et d’indépendance qui leur permet « d’aider d’autres réalisateurs à pondre » autant qu’avoir les moyens de mener à terme leurs propres projets.
Parmi les réalisateurs et réalisatrices qu’ils ont accompagnés : Jean-Baptiste Alazard (Saint Jean-Baptiste, Alléluia!), Bojina Panayotova (L’immeuble des braves), Grégoire Couvert et Grégoire Orio (Khamsin), Lucile Mercier (Sans Cheval) ou Guillermo Quintero (Homo Botanicus). Les trois membres du collectif nous racontent comment les projets sont accompagnés — dans les limites des capacités économiques et humaines de Stank — pour que chaque film puisse aboutir. Mais également les contradictions qu’impose la « double casquette » de producteur ou de réalisateur sur les propres projets qu’ils ont réalisés.
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🎼 Entretien avec Monolithe Noir à propos du cinéconcert "Plogoff, des pierres contre les fusils"
En 1980, Nicole et Félix Le Garrec s’immergent six semaines au sein du village de Plogoff, alors en lutte contre le projet d’installation d’une centrale nucléaire. En 2022, le documentaire a été projeté au Festival international du film politique de Carcassonne lors d’une séance spéciale sous la forme d’un ciné-concert assuré par le groupe Monolithe Noir, alias Antoine Pasqualini et Yannick Dupont.
Nous avons évoqué ensemble la découverte de ce film engagé par une nouvelle génération, l’adaptation de leur style musical à l’espace donné par le film et le caractère unique du ciné-concert.
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Entretien avec Vincent Le Port, cinéaste, réalisateur de "Bruno Reidal", en salles le mercredi 23 mars !
🔪 Quelque part entre le film d’époque naturaliste et le serial killer movie, Vincent Le Port raconte l’histoire-vraie de Jean-Marie Bladier — renommé Bruno Reidal par les experts médicaux — un jeune homme de 17 ans qui a étranglé et décapité un jeune garçon de son village dans le Cantal.
🎞 Jeune réalisateur passé par la Fémis, il s'agit de son premier long-métrage. Également producteur au sein du collectif Stank (que nous explorerons dans le prochain épisode), Bruno Reidal a été montré à la Semaine de la critique de Cannes et au Festival Premiers Plans d'Angers. Le film sort en salles le mercredi 23 mars.
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Entretien avec Arno Bitschy à propos de son film "This Train I ride"
➡ https://negatif.co/entretien/arno-bitschy
🇺🇸À l’occasion du Festival Premiers Plans d’Angers, focus sur le documentaire This Train I Ride d’Arno Bitschy. Aux États-Unis, il a suivi plusieurs femmes, des hobos, nomades, de générations différentes, ayant un point commun, une même passion : sauter dans un train clandestinement et traverser leur pays de ce même mouvement.
⛰ Au milieu de nulle part, le vacarme métallique d’un train de marchandises résonne. Les wagons avancent, se ressemblent et une jeune femme monte à bord et se cache entre deux conteneurs.
🚂 C’est donc un road movie documentaire qu’il a filmé seul sur la route, dans la tradition esthétique et politique du cinéma-direct ; où s’entrechoque les wagons mais aussi les réflexions les plus universelles sur la liberté, la solitude et l’indépendance.
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💥 Entretien avec Bertrand Mandico, paon-cinéaste, à propos d'"After Blue (Paradis Sale)"
🧪 Bertrand Mandico nous ouvre les portes de son laboratoire cinématographique. Envisageant les moindres aspects de son film sous toutes les coutures, le cinéaste s’implique dans son ouvrage comme un artisan, de l’écriture du scénario jusqu’aux dernières retouches de couleur en passant par le cadre, la composition de la bande sonore et bien sûr le montage.
☢ After Blue (Paradis Sale) est un film à la croisée des genres : un western de science-fiction sur une nouvelle planète refuge de l’humanité, un terre lointaine et sauvage, dans un futur alternatif où les hommes ont disparu et où seules les femmes perdurent en petite communauté.
🎥 Bertrand Mandico en revendiquant le cinéma comme art subversif, un art à part entière à la dimension hypnotique voire comme un psychotrope, se tourne vers le spectateur et assume : « Un film est comme une rose, il doit sentir bon mais aussi avoir des épines ».
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🎙 Entretien avec Maria de Medeiros, réalisatrice de "Capitaines d'avril"
➡ https://negatif.co/entretien/maria-de-medeiros-capitaine-d-avril/
🎥 En 2000, l'actrice Maria de Medeiros passe derrière la caméra et signe son premier long-métrage, Capitaines d'avril. Vingt-deux ans plus tard, la réalisatrice portugaise présente son film au Festival international du film politique de Carcassonne. Présenté en 2000 dans la sélection Un Certain Regard du Festival de Cannes, Capitaines d'avril est au croisement des genres : film historique, film de guerre voire film d’aventure.
🔸 Maria de Medeiros retrace la Révolution des Œillets qui se déroula les 24 et 25 avril 1974 et renversa l'Estado Novo créé par Salazar et poursuivi par Marcelo Caetano. Ce film suit différents protagonistes comme le capitaine Salgueiro Maia (Stefano Accorsi) ou Manuel (Frédéric Pierrot).
💬 Nous avons discuté de la longue écriture de ce film engagé, du financement d'une co-production européenne ambitieuse et de l'importance de montrer ce film aujourd'hui à un nouveau public.
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🚀 Entretien croisé entre l'un des réalisateurs américains les plus singuliers de sa génération, Sean Baker, et l'acteur de son film Red Rocket, Simon Rex. qui joue le rôle de Mikey Saber.
🧨 C'est l'histoire d'une ex-star du prono qui revient auprès de sa femme, Lexi, dans la ville de Texas City. Anti-héros, vagabond, parasite, chômeur, menteur, manipulateur, Mikey tente de survivre sans argent et aux dépens des autres. Un jour, il rencontre une jeune serveuse dans un magasin de donut. C'est le coup de foudre, mais il ne change pas ses (mauvaises) habitudes...
💬 Nous avons évoqué avec Sean Baker et Simon Rex ce tournage à seulement dix personnes dans l'équipe, l'utilisation du 16mm anamorphique ou encore de l'héritage de John Cassavetes et de Bruno Dumont.
📅 Le film était en compétition de sélection officielle du Festival de Cannes 2021 et sort dans les salles françaises le 2 février 2022.
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