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By Thibault ELIETV & FilmFilm Interviews
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  • "Nos Frangins" : entretien avec Rachid Bouchareb, réalisateur

    Entretien avec Rachid Bouchareb, réalisateur du film "Nos Frangins"

    ➡  https://revue.negatif.co/entretien/2022/11/18/rachid-bouchareb-nos-frangins/

    Connu notamment pour Little Sénégal (2001) et Indigènes (2006), le réalisateur et producteur Rachid Bouchareb présente son dernier long-métrage, Nos Frangins, en avant-première au Arras Film Festival. Le film prend racine dans un contexte de contestation politique et sociale en 1986. Malik Oussekine, un jeune Français de 22 ans, sort d’un club de jazz et se fait frapper à mort par des policiers qui répriment l’occupation de la Sorbonne. La police couvre la vérité et cette « bavure » devient l’affaire Oussekine. La même nuit, Abdel Benyahia meurt lui aussi des mains d’un policier à Pantin et la police cache également la vérité à la famille.

    Faisant le choix d’un récit polyphonique, Rachid Bouchareb nous raconte son travail d’écriture à quatre mains avec l’écrivaine et scénariste Kaouther Adimi. Il revient également sur la manière dont le film intègre, absorbe, recrache ou recrée les archives télévisuelles de l’époque. Un choix esthétique autant qu’une manière de troubler le spectateur dans un montage volontairement confus. Pour Rachid Bouchareb, chaque film est politique mais le sien se distingue par un engagement, une ligne de crête son cinéma : « mettre en lumière les injustices ».

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    18 min
  • #39 Loup Bureau, journaliste & documentariste, à propos du film Tranchées

    🇺🇦🎬 Entretien avec Loup Bureau, journaliste et documentariste, réalisateur du film « Tranchées »

    ➡ https://negatif.co/entretien/loup-bureau-tranchees/

    Le premier long-métrage de Loup Bureau, intitulé Tranchées, est le fruit d'un engagement au long cours aux côtés du peuple ukrainien depuis la révolution de l'Euromaïdan en 2013. Suivant des mois durant une brigade du 30e bataillon de l'armée ukrainienne, il documente l'étrange banalité du quotidien de soldats, vivant dans la poussière et la boue pour « tenir la position », à quelques dizaines ou centaines de mètres de l'adversaire. 

    Une « guerre gelée », largement sous-médiatisée depuis plusieurs années, avant qu'elle ne revienne au cœur de l'actualité la plus brûlante pour les médias du monde entier. Le film de Loup Bureau, pensé pour l'écran de cinéma, acte une rupture avec sa trajectoire dans le journalisme télévisé. Celui qui se qualifie aujourd'hui de documentariste a construit son film comme l'ouvrage d'un artiste, revendiquant une « liberté entière de pouvoir créer ».

    Tournant seul, au long cours, avec une petite caméra, un trépied et deux micros, mais sans traducteur, Loup Bureau s'inscrit dans les pas de Gianfranco Rosi et de Florent Marcie, celui du reportage de terrain pour « raconter ce que les autres ne racontent pas » comme le résume Loup Bureau à propos sa démarche singulière.

    Les chapitres

    00:00:00— Introduction
    00:02:37 — Du journalisme télévisé au documentaire de cinéma
    00:10:01 — Questions éthiques : risque, intimité et mort
    00:19:17 — En 2013, à la rencontre de la génération Euromaïdan
    00:29:37 — Un accès unique au terrain des tranchées
    00:40:40 — Filmer seul et s'affranchir des codes télévisés
    00:50:08 — Choix artistiques & perception visuelle des tranchées
    00:57:52 — Dans les tranchées on entend plus qu'on ne voit
    01:05:57 — Tisser une histoire au montage pour les spectateurs
    01:14:44 — Être radical dans sa démarche et sa sensibilité
    01:21:43 — Une musique « organique » jouée par un orchestre
    01:33:35 — Raconter ce que les autres ne racontent pas

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    1 hr 42 min
  • #38 Stank, collectif de cinéastes

    📻 Entretien avec le collectif de cinéastes Stank

    ➡ https://negatif.co/entretien/stank

    Après avoir longuement discuté de Bruno Reidal, le premier long-métrage de Vincent Le Port, nous partons à la découverte de Stank, le collectif qui a produit ce film. Créé en 2012 par Roy Arida, Louis Tardivier, Pierre-Emmanuel Urcun et Vincent Le Port, il se définit comme un « collectif d’auteurs-réalisateurs » se consacrant « au développement et à la production de projets exigeants, sans restriction de genre, durée ou format ». Dans leur « catalogue » il y a donc des fictions, des documentaires, des films expérimentaux ou essais, parfois des objets filmiques non identifiables.

    En s’organisant en collectif, ils ont souhaité conserver la maîtrise des moyens pour faire des films dans le système de production français, en accédant notamment aux différents financements publics et privés. Mais cette double volonté d’autonomie et d’indépendance qui leur permet « d’aider d’autres réalisateurs à pondre » autant qu’avoir les moyens de mener à terme leurs propres projets.

    Parmi les réalisateurs et réalisatrices qu’ils ont accompagnés : Jean-Baptiste Alazard (Saint Jean-Baptiste, Alléluia!), Bojina Panayotova (L’immeuble des braves), Grégoire Couvert et Grégoire Orio (Khamsin), Lucile Mercier (Sans Cheval) ou Guillermo Quintero (Homo Botanicus). Les trois membres du collectif nous racontent comment les projets sont accompagnés — dans les limites des capacités économiques et humaines de Stank — pour que chaque film puisse aboutir. Mais également les contradictions qu’impose la « double casquette » de producteur ou de réalisateur sur les propres projets qu’ils ont réalisés.

    Les chapitres

    00:00:00— Introduction
    00:01:57 — Un collectif hétéroclite et hétérogène
    00:12:11 — Ponts entre les films et « ligne éditoriale »
    00:20:15 — Autonomie, liberté et porteurs de projets
    00:32:23 — Éloge du régisseur de tournage
    00:45:16 — Sous le béton et Bruno Reidal, deux exemples
    00:58:40 — Le conflit des deux casquettes
    01:03:18 — La fémis, un réseau d'amitié et un laboratoire
    01:10:46 — La sclérose du système de financement français
    01:21:44 — Seuil de rentabilité et difficultés
    01:29:08 — Futurs projets

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    1 hr 32 min
  • [Ciné-concert] "Plogoff" par Monolithe Noir

    🎼 Entretien avec Monolithe Noir à propos du cinéconcert "Plogoff, des pierres contre les fusils"

    ➡ https://negatif.co/entretien/monolithe-noir

    En 1980, Nicole et Félix Le Garrec s’immergent six semaines au sein du village de Plogoff, alors en lutte contre le projet d’installation d’une centrale nucléaire. En 2022, le documentaire a été projeté au Festival international du film politique de Carcassonne lors d’une séance spéciale sous la forme d’un ciné-concert assuré par le groupe Monolithe Noir, alias Antoine Pasqualini et Yannick Dupont.

    Nous avons évoqué ensemble la découverte de ce film engagé par une nouvelle génération, l’adaptation de leur style musical à l’espace donné par le film et le caractère unique du ciné-concert.

    Les chapitres

    00:00:00— Introduction
    00:01:16 — Plogoff, un film qui donne la parole et à plusieurs niveaux de lecture
    00:05:26 — Une pratique de musiciens engagés
    00:13:10 — Intégrer son style musical au film sans passer par-dessus
    00:17:11 — Le dispositif sonore : sonorités électroniques, percussif, atmosphérique
    00:22:03 — Le challenge de l'improvisation en temps réel
    00:26:16 — Une création éphémère et unique

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    35 min
  • #37 Vincent Le Port, cinéaste, réalisateur de "Bruno Reidal"

    Entretien avec Vincent Le Port, cinéaste, réalisateur de "Bruno Reidal", en salles le mercredi 23 mars !

    ➡ https://negatif.co/entretien/vincent-le-port-bruno-reidal/

    🔪 Quelque part entre le film d’époque naturaliste et le serial killer movie, Vincent Le Port raconte l’histoire-vraie de Jean-Marie Bladier — renommé Bruno Reidal par les experts médicaux — un jeune homme de 17 ans qui a étranglé et décapité un jeune garçon de son village dans le Cantal.

    🎞 Jeune réalisateur passé par la Fémis, il s'agit de son premier long-métrage. Également producteur au sein du collectif Stank (que nous explorerons dans le prochain épisode), Bruno Reidal a été montré à la Semaine de la critique de Cannes et au Festival Premiers Plans d'Angers. Le film sort en salles le mercredi 23 mars.

    Les chapitres

    00:00:00— Introduction
    00:02:49 — Être cinéaste
    00:08:48 — Du vrai tueur au personnage de Bruno Reidal
    00:22:26 — Un texte unique dans la littérature française
    00:33:35 — Adaptation, scénarisation et reconstitution
    00:43:23 — L'incarnation de Dimitri Doré par la voix
    00:54:22 — De la cohérence esthétique du film d'époque
    01:04:36 — Musique et montage : donner le ton du film

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    1 hr 18 min
  • "Money Boys" : entretien avec C.B. Yi, réalisateur
    🈸 Entretien avec C.B. Yi à propos du film Money Boys
    ➡ https://negatif.co/entretien/cb-yi-money-boys/
    🎞 Né en Chine et vivant depuis son adolescence en Autriche, C.B. Yi a tourné ce premier long-métrage à Taiwan. Il y tisse l’histoire de jeunes travailleurs du sexe dans la société chinoise contemporaine. Fei, un beau jeune homme, grand et mince, au visage enfantin et angélique, vend son corps à des hommes riches. C.B. Yi brosse un portrait intime, brut mais délicat, résolument sensible et émouvant, sur les paradoxes et les contraintes qui conduisent une partie de la jeunesse à faire ce choix de vie.
    💬 Nous avons parlé de son souci d’un film réaliste, du travail avec les acteurs et l’exigence esthétique du plan-séquence dans son tournage.
    🏆 Le film a été présenté en première mondiale dans le cadre de la compétition Un certain regard à Cannes l’année dernière. Il a été en compétition pour le Grand Prix du Jury au Festival du film Premiers Plans d’Angers en France.
    📅 Moneys Boys sort dans les salles de cinéma françaises le 16 mars 2022.
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    34 min
  • "This Train I Ride" entretien avec Arno Bitschy

    Entretien avec Arno Bitschy à propos de son film "This Train I ride"

    ➡ https://negatif.co/entretien/arno-bitschy


    🇺🇸À l’occasion du Festival Premiers Plans d’Angers, focus sur le documentaire This Train I Ride d’Arno Bitschy. Aux États-Unis, il a suivi plusieurs femmes, des hobos, nomades, de générations différentes, ayant un point commun, une même passion : sauter dans un train clandestinement et traverser leur pays de ce même mouvement.

    ⛰ Au milieu de nulle part, le vacarme métallique d’un train de marchandises résonne. Les wagons avancent, se ressemblent et une jeune femme monte à bord et se cache entre deux conteneurs.

    🚂 C’est donc un road movie documentaire qu’il a filmé seul sur la route, dans la tradition esthétique et politique du cinéma-direct ; où s’entrechoque les wagons mais aussi les réflexions les plus universelles sur la liberté, la solitude et l’indépendance.


    Les chapitres

    00:00:00— Introduction

    00:01:30 — Des femmes qui prennent le pouvoir sur leur vie
    00:07:12 — L'outil caméra : être à l'écouter, filmer petit à petit
    00:12:28 —  Le personnage planète de Christina
    00:17:37 — L'outil caméra : un dispositif léger et des objectifs vintage
    00:26:48 — Le montage comme lieu pour penser le film
    00:36:50 — Se réconcilier avec l'être humain par les marges


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    47 min
  • #36 Bertrand Mandico, paon-cinéaste, à propos d'"After Blue (Paradis Sale)"

    💥 Entretien avec Bertrand Mandico, paon-cinéaste, à propos d'"After Blue (Paradis Sale)"

    ➡ https://negatif.co/entretien/bertrand-mandico

    🧪 Bertrand Mandico nous ouvre les portes de son laboratoire cinématographique. Envisageant les moindres aspects de son film sous toutes les coutures, le cinéaste s’implique dans son ouvrage comme un artisan, de l’écriture du scénario jusqu’aux dernières retouches de couleur en passant par le cadre, la composition de la bande sonore et bien sûr le montage. 

    ☢ After Blue (Paradis Sale) est un film à la croisée des genres : un western de science-fiction sur une nouvelle planète refuge de l’humanité, un terre lointaine et sauvage, dans un futur alternatif où les hommes ont disparu et où seules les femmes perdurent en petite communauté.

    🎥 Bertrand Mandico en revendiquant le cinéma comme art subversif, un art à part entière à la dimension hypnotique voire comme un psychotrope, se tourne vers le spectateur et assume : « Un film est comme une rose, il doit sentir bon mais aussi avoir des épines ».

    Les chapitres

    00:00:00— Introduction

    00:02:24 — Être paon-cinéaste : en mettre plein la vue et les oreilles
    00:12:03 — « After Blue (Paradis Sale) » : cocktail de genres
    00:21:57 — Le travail d'écriture / le personnage d'Elina Löwensohn
    00:31:18 — À l'image, faire croire à un autre monde par les couleurs 
    00:42:02 — Décoration, lumière et cadre : transfigurer le plateau
    00:47:06 — La pellicule comme rite d'alchimiste 
    00:59:46 — Envisager les films comme des psychotropes
    01:04:10 — Un film fait pour le grand écran et la grande écoute
    01:16:45 — Le travail du son par strates : économie restreinte et équilibre
    01:23:30 — Musique et étalonnage : témoigner d'un état intérieur

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    1 hr 33 min
  • "Capitaines d'avril", entretien avec Maria de Medeiros, réalisatrice

    🎙 Entretien avec Maria de Medeiros, réalisatrice de "Capitaines d'avril"

    ➡ https://negatif.co/entretien/maria-de-medeiros-capitaine-d-avril/

    🎥 En 2000, l'actrice Maria de Medeiros passe derrière la caméra et signe son premier long-métrage, Capitaines d'avril. Vingt-deux ans plus tard, la réalisatrice portugaise présente son film au Festival international du film politique de Carcassonne. Présenté en 2000 dans la sélection Un Certain Regard du Festival de Cannes, Capitaines d'avril est au croisement des genres : film historique, film de guerre voire film d’aventure.

    🔸 Maria de Medeiros retrace la Révolution des Œillets qui se déroula les 24 et 25 avril 1974 et renversa l'Estado Novo créé par Salazar et poursuivi par Marcelo Caetano. Ce film suit différents protagonistes comme le capitaine Salgueiro Maia (Stefano Accorsi) ou Manuel (Frédéric Pierrot).

    💬 Nous avons discuté de la longue écriture de ce film engagé, du financement d'une co-production européenne ambitieuse et de l'importance de montrer ce film aujourd'hui à un nouveau public.

    Les chapitres

    00:00:00— Introduction

    00:01:05 — Le film politique pour confronter le grand histoire et l’histoire intime
    00:06:53 — Un scénario écrit à partir de recherches historiques
    00:11:11 — Un tournage « épique » avec des blindés en centre-ville
    00:16:04 — La Révolution des Œillets comme exemple de révolution démocratique

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    21 min
  • "Red Rocket", entretien avec Sean Baker & Simon Rex

    🚀 Entretien croisé entre l'un des réalisateurs américains les plus singuliers de sa génération, Sean Baker, et l'acteur de son film Red Rocket, Simon Rex. qui joue le rôle de Mikey Saber.

    ➡ https://negatif.co/entretien/sean-baker-simon-rex-red-rocket/  

    🧨 C'est l'histoire d'une ex-star du prono qui revient auprès de sa femme, Lexi, dans la ville de Texas City. Anti-héros, vagabond, parasite, chômeur, menteur, manipulateur, Mikey tente de survivre sans argent et aux dépens des autres. Un jour, il rencontre une jeune serveuse dans un magasin de donut. C'est le coup de foudre, mais il ne change pas ses (mauvaises) habitudes...  

    💬 Nous avons évoqué avec Sean Baker et Simon Rex ce tournage à seulement dix personnes dans l'équipe, l'utilisation du 16mm anamorphique ou encore de l'héritage de John Cassavetes et de Bruno Dumont.  

    📅 Le film était en compétition de sélection officielle du Festival de Cannes 2021 et sort dans les salles françaises le 2 février 2022.  

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    44 min

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