
Sign up to save your podcasts
Or


C'est un des matchs incontournables de l'année pour le Paris Saint-Germain : le club de foot parisien reçoit les Anglais de Newcastle, ce mercredi soir 28 janvier, pour le compte de la dernière journée des phases de championnat de la Ligue des champions. Comme à chaque fois, le Parc des Princes sera rempli. De quoi métamorphoser le quartier de la porte de Saint-Cloud pendant quelques heures. Comment un quartier se transforme un soir de match ? Cette mutation a pu être observée lors du premier derby de l'histoire de la capitale entre le Paris Saint-Germain (PSG) et le Paris Football Club (PFC) au début du mois, le 4 janvier dernier.
Pour ces deux jeunes supporters emmaillotés PSG, l'ambiance des soirs de match commence à vibrer sous terre.
« L'ambiance. Elle commence dès la ligne 9, quand on est dans le métro et qu'on s'apprête à rejoindre porte de Saint-Cloud. On sent déjà l'atmosphère », lâche ce fan de football. « Beaucoup de gens qui sortent du métro en masse, avec des écharpes, avec des tenues adaptées justement au Paris Saint-Germain, parce qu'on est justement à côté du Parc des Princes », complète un autre supporter.
Tristan plonge les doigts dans une barquette de frites, il explique que ce quartier plutôt calme de la porte de Saint-Cloud s'anime avec le Parc des Princes. « Il y a beaucoup d'effervescence. Il y a quasiment 50 000 personnes qui viennent à chaque match. Donc, le quartier bouge. Les restos sont pleins. Dès 18 h-18 h 30, ça commence à s'animer fortement. Et puis à l'approche de l'heure du match, on voit de plus en plus de maillots, d'écharpes, etc. Donc, il y a une communauté qui est fortement présente là-dessus.»
Toute une économie autour du Parc des PrincesDes CRS se tiennent en rangs serrés, plus ou moins nombreux selon les matchs. Ils font partie du décor, mais c'est bouche cousue. Dans cette brasserie célèbre du Parc des Princes, la bière fait mousser les verres en plastique. Torchon à la taille, le patron, ce soir-là, fait recette. « Ça vient un peu compenser les manques à gagner le lundi et le mardi. Le restaurant se remplit en terrasse, à l'intérieur, même quand il fait froid. »
La fumée des brochettes merguez et des oignons rissolés monte vers l'église du quartier. Ces deux footeux préfèrent acheter un casse croute dodu au stand d'un vendeur à la sauvette. « C'est un rituel. Ca fait partie du match de foot, lâche l'un des deux. Nous, notre match commence maintenant », renchérit le second.
On avance vers le stade. Marceau embrasse la joue de son papa qui vient de lui offrir une écharpe aux couleurs bleu et rouge du PSG. « On a acheté une belle écharpe. On est tous ensemble, unis pour la même cause. C'est ça qui est sympa », explique le papa. « Ça donne des frissons », souligne le fils.
Cette écharpe, Jean-Louis l'a achetée pour son fils à la boutique non officielle des supporters du PSG.
Les soirs de match, la recette s'élève autour de 2 000-2 500 €« Oui, il y a beaucoup de monde. Donc il y a 45 000 personnes qui viennent supporter une équipe. On aime beaucoup porter les couleurs. Donc on vient en maillot. Il y a une casquette, il y a une écharpe. Donc nous, quand on est ouvert les soirs de match, je ne vais pas vous le cacher qu'effectivement on explose les scores. », explique Nicolas, derrière le comptoir.
Lui, il vend jusqu'à 300 sandwiches ces soirs là qui font du gras dans le tiroir-caisse. Léon est boulanger, c'est le seul qui accepte de parler de son chiffre d'affaires. « Ça fait partie intégrante de mon chiffre d'affaires annuel. Là, maintenant, on va dire qu'on est plus autour des 2 000-2 500 €. »
En sortant de la boulangerie, on voit la foule qui se dirige vers le Parc des Princes. En sens inverse, une supportrice cherche désespérément à acheter un billet.
À lire aussiLigue des champions: le PSG doit défendre son top 8 contre Newcastle
By RFI5
33 ratings
C'est un des matchs incontournables de l'année pour le Paris Saint-Germain : le club de foot parisien reçoit les Anglais de Newcastle, ce mercredi soir 28 janvier, pour le compte de la dernière journée des phases de championnat de la Ligue des champions. Comme à chaque fois, le Parc des Princes sera rempli. De quoi métamorphoser le quartier de la porte de Saint-Cloud pendant quelques heures. Comment un quartier se transforme un soir de match ? Cette mutation a pu être observée lors du premier derby de l'histoire de la capitale entre le Paris Saint-Germain (PSG) et le Paris Football Club (PFC) au début du mois, le 4 janvier dernier.
Pour ces deux jeunes supporters emmaillotés PSG, l'ambiance des soirs de match commence à vibrer sous terre.
« L'ambiance. Elle commence dès la ligne 9, quand on est dans le métro et qu'on s'apprête à rejoindre porte de Saint-Cloud. On sent déjà l'atmosphère », lâche ce fan de football. « Beaucoup de gens qui sortent du métro en masse, avec des écharpes, avec des tenues adaptées justement au Paris Saint-Germain, parce qu'on est justement à côté du Parc des Princes », complète un autre supporter.
Tristan plonge les doigts dans une barquette de frites, il explique que ce quartier plutôt calme de la porte de Saint-Cloud s'anime avec le Parc des Princes. « Il y a beaucoup d'effervescence. Il y a quasiment 50 000 personnes qui viennent à chaque match. Donc, le quartier bouge. Les restos sont pleins. Dès 18 h-18 h 30, ça commence à s'animer fortement. Et puis à l'approche de l'heure du match, on voit de plus en plus de maillots, d'écharpes, etc. Donc, il y a une communauté qui est fortement présente là-dessus.»
Toute une économie autour du Parc des PrincesDes CRS se tiennent en rangs serrés, plus ou moins nombreux selon les matchs. Ils font partie du décor, mais c'est bouche cousue. Dans cette brasserie célèbre du Parc des Princes, la bière fait mousser les verres en plastique. Torchon à la taille, le patron, ce soir-là, fait recette. « Ça vient un peu compenser les manques à gagner le lundi et le mardi. Le restaurant se remplit en terrasse, à l'intérieur, même quand il fait froid. »
La fumée des brochettes merguez et des oignons rissolés monte vers l'église du quartier. Ces deux footeux préfèrent acheter un casse croute dodu au stand d'un vendeur à la sauvette. « C'est un rituel. Ca fait partie du match de foot, lâche l'un des deux. Nous, notre match commence maintenant », renchérit le second.
On avance vers le stade. Marceau embrasse la joue de son papa qui vient de lui offrir une écharpe aux couleurs bleu et rouge du PSG. « On a acheté une belle écharpe. On est tous ensemble, unis pour la même cause. C'est ça qui est sympa », explique le papa. « Ça donne des frissons », souligne le fils.
Cette écharpe, Jean-Louis l'a achetée pour son fils à la boutique non officielle des supporters du PSG.
Les soirs de match, la recette s'élève autour de 2 000-2 500 €« Oui, il y a beaucoup de monde. Donc il y a 45 000 personnes qui viennent supporter une équipe. On aime beaucoup porter les couleurs. Donc on vient en maillot. Il y a une casquette, il y a une écharpe. Donc nous, quand on est ouvert les soirs de match, je ne vais pas vous le cacher qu'effectivement on explose les scores. », explique Nicolas, derrière le comptoir.
Lui, il vend jusqu'à 300 sandwiches ces soirs là qui font du gras dans le tiroir-caisse. Léon est boulanger, c'est le seul qui accepte de parler de son chiffre d'affaires. « Ça fait partie intégrante de mon chiffre d'affaires annuel. Là, maintenant, on va dire qu'on est plus autour des 2 000-2 500 €. »
En sortant de la boulangerie, on voit la foule qui se dirige vers le Parc des Princes. En sens inverse, une supportrice cherche désespérément à acheter un billet.
À lire aussiLigue des champions: le PSG doit défendre son top 8 contre Newcastle

7,837 Listeners

33 Listeners

511 Listeners

27 Listeners

12 Listeners

32 Listeners

215 Listeners

46 Listeners

197 Listeners

12 Listeners

16 Listeners

27 Listeners

88 Listeners

23 Listeners

25 Listeners

2 Listeners

3 Listeners

1 Listeners

173 Listeners

3 Listeners