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Petit poisson deviendra... pinnipède ! Après une série dédiée aux manchots, nous partons à la rencontre de ces mammifères marins moustachus et aux pattes en forme de pagaie, à nouveau en compagnie de Mathilde Chevallay.
Mathilde est docteure en biologie marine, vulgarisatrice scientifique et photographe animalière. Spécialiste des comportements de prédation des Otaries à fourrure, des Éléphants de mer du Sud et des Manchots royaux, elle a pu les rencontrer au sein d'immenses colonies lors d'expéditions menées aux Îles Kerguelen, juste au dessus de l'Antarctique.
Si évoquer le Léopard de mer, ce phoque géant de l'Antarctique, suffit à faire froid dans le dos, parler de l'Otarie de Californie (ou Lion de mer de Californie, plus plus d'exactitude scientifique) rend souvent l'atmosphère plus chaleureuse. Originaire de l'Est du Pacifique, en particulier de l'état américain qui lui a donné son nom, cet animal tout lisse au magnifique pelage brun-noir, au joli petit museau, aux nageoires délicatement élancées, et au caractère particulièrement joueur, a fait craquer plus d'un enfant ou d'un parent lors d'une visite de zoo ou pendant un spectacle de cirque. Les Otaries de Californie sont en effet les animaux sauvages parmi les plus représentés en captivité et dans la culture populaire, si bien qu'elles sont probablement l'archétype des Pinnipèdes pour l'essentiel du grand public.
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Interview : Marie-Juliette Champeau
Invitée : Mathilde Chevallay
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SOURCES :
Vignettes : Otarie de Californie en immersion (©Olivier Clot-Faybesse).
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Petit poisson deviendra... pinnipède ! Après une série dédiée aux manchots, nous partons à la rencontre de ces mammifères marins moustachus et aux pattes en forme de pagaie, à nouveau en compagnie de Mathilde Chevallay.
Mathilde est docteure en biologie marine, vulgarisatrice scientifique et photographe animalière. Spécialiste des comportements de prédation des Otaries à fourrure, des Éléphants de mer du Sud et des Manchots royaux, elle a pu les rencontrer au sein d'immenses colonies lors d'expéditions menées aux Îles Kerguelen, juste au dessus de l'Antarctique.
Immense prédateur antarctique (jusqu'à 4m de long pour les femelles, plus grandes que les mâles), le Léopard de mer (Hydrurga leptonyx) a fait frissonner plus d'un spectateur dans une célèbre scène de la Marche de l'Empereur, où une maman manchot se fait piéger par le phoque géant alors qu'elle revenait avec ses camarades d'une pêche sous la glace. Il faut dire que la technique de capture des manchots par le Léopard de mer est particulièrement impressionnante : en embuscade sous la banquise, il saisit ses victimes par les pattes et les emmène dans l'eau pour les secouer de toutes ses forces dans sa mâchoire jusqu'à ce qu'elles se déchiquètent... Glaçant non ?
Mais attention, si les Léopards de mer sont surtout mis en avant dans les documentaires en raison de cette méthode d'exécution des plus originales, ils sont avant tout de grands consommateurs... de krill. Eh oui, comme les baleines à fanons ! Pas si "méchants" finalement, non ? (enfin sauf pour ces pauvres crevettes qui constituent le krill bien sûr...)
Niveau humain, quelques tentatives d'attaques ont été recensées, dont une mortelle en 2003. Mais comme pour nombre d'animaux (y compris carnivores), les rencontres entre humains et Léopards de mer se passent bien. Et certaines sont assez inoubliables : le photographe canadien Paul Nicklen, grand habitué des régions polaires, raconte avoir rencontré lors d'une plongée une femelle aguicheuse qui lui offrait des manchots qu'elle venait de chasser. Plutôt sympa, non ?
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Interview : Marie-Juliette Champeau
Invitée : Mathilde Chevallay
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SOURCES :
Vignettes : Léopard de mer issu de la série Pagophilic Pinnipeds (©Paul Nicklen).
Extraits :
02'37 : Emilie Simon - "The Sea Leopard", issu de la bande originale de La Marche de l'Empereur (Luc Jacquet, 2005), commercialisée sous le titre de March of the Empress (℗ Barclay).
07'29 : Chant de Léopard de mer mâle, 2018 (©Lindbald expeditions & National Geographic).
08'46 : Eminem - "Without me", 2002 (℗ Aftermath records)
09'05 : Royaumes de Glace (Frozen Planet II en VO), 2022 (©France télévisions & BBC Earth)
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Petit poisson deviendra... pinnipède ! Après une série dédiée aux manchots, nous partons à la rencontre de ces mammifères marins moustachus et aux pattes en forme de pagaie, à nouveau en compagnie de Mathilde Chevallay.
Mathilde est docteure en biologie marine, vulgarisatrice scientifique et photographe animalière. Spécialiste des comportements de prédation des Otaries à fourrure, des Éléphants de mer du Sud et des Manchots royaux, elle a pu les rencontrer au sein d'immenses colonies lors d'expéditions menées aux Îles Kerguelen, juste au dessus de l'Antarctique.
On continue notre fournée des Pinnipèdes extraordinaires avec le deuxième plus grand (et gras) de tous après les Éléphants de mer : le Morse. Exclusivement originaire de l'Hémisphère Nord polaire, cet énorme tas de chair et de lard (3m de long pour une tonne en moyenne) est connu pour sa dégaine très originale : c'est le seul Pinnipède à posséder des canines supérieures transformées en défenses (présentes chez les mâles comme les femelles). Pouvant atteindre 1 mètre de long, elles lui ont donné son nom de genre (dont il est la seule espèce actuelle) : Odobenus, littéralement celui qui marche sur ses dents !
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Interview : Marie-Juliette Champeau
Invitée : Mathilde Chevallay
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SOURCES :
Vignettes : Colonie de Morses avachis sur une plage (image libre de droits, Shutterstock)
Extraits :
02'12 : Cris de Morse
07'55 : "Le Morse et le Charpentier" - Alice au Pays des Merveilles de Clyde Geronimi (1951, ©Walt Disney Pictures)
14'15 : Moment tendre entre une maman morse et son nouveau-né, extrait du documentaire Le Peuple des Océans : de la Terre à la Mer, de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud, 2011 (©France Télévisions)
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Petit poisson deviendra... pinnipède ! Après une série dédiée aux manchots, nous partons à la rencontre de ces mammifères marins moustachus et aux pattes en forme de pagaie, à nouveau en compagnie de Mathilde Chevallay.
Mathilde est docteure en biologie marine, vulgarisatrice scientifique et photographe animalière. Spécialiste des comportements de prédation des Otaries à fourrure, des Éléphants de mer du Sud et des Manchots royaux, elle a pu les rencontrer au sein d'immenses colonies lors d'expéditions menées aux Îles Kerguelen, juste au dessus de l'Antarctique.
On ouvre le bal des Pinnipèdes extraordinaires avec les plus grands (et gras) de tous : les Éléphants de mer. Réparties pour l'une dans le Pacifique Nord et pour l'autre dans les mers du Sud, les 2 espèces d'Éléphant de mer affichent sur la balance un poids de plusieurs tonnes (les mâles en tout cas, les femelles sont en effet jusqu'à... 10 fois plus petites). Ces montagnes de muscles et de graisse sont surtout connus du grand public pour leurs féroces duels sur les plages où chaque mâle tente de conquérir jusqu'à une centaine de dames. Mais savoez-vous que ces animaux étonnants passent l'essentiel de leur temps dans les grandes profondeurs ? Durant 80 % de leur vie, nos éléphants chassent, mangent et dorment (!) sous l'eau, et ce jusqu'à 2000 m de profondeur...
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Interview : Marie-Juliette Champeau
Invitée : Mathilde Chevallay
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Vignettes : Éléphants de mer mâles pendant un combat (image libre de droits, Shutterstock)
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Petit poisson deviendra... pinnipède ! Après une série dédiée aux manchots, nous partons à la rencontre de ces mammifères marins moustachus et aux pattes en forme de pagaie, à nouveau en compagnie de Mathilde Chevallay.
Mathilde est docteure en biologie marine, vulgarisatrice scientifique et photographe animalière. Spécialiste des comportements de prédation des Otaries à fourrure, des Éléphants de mer du Sud et des Manchots royaux, elle a pu les rencontrer au sein d'immenses colonies lors d'expéditions menées aux Îles Kerguelen, juste au dessus de l'Antarctique.
Dans cet épisode, le dernier de quatre dédiés au rapport entre Pinnipèdes et humains, nous nous penchons sur la place des Phoques, Otaries et Morses dans la culture populaire occidentales, de la littérature au cinéma en passant par la musique. Tout comme les Manchots, les Pinnipèdes représentent souvent des personnages atypiques un peu maladroits. Mais si les Manchots sont presque toujours très futés, les Pinnipèdes sont plutôt bébêtes, ne pensent qu'à s'amuser et à faire des numéros de cirque, ou bien à dormir. Enfin, ça c'est plutôt les Phoques et les Otaries : de l'autre côté, les Léopards de mer et les Morses sont souvent des individus peu recommandables, pour certains même assoiffés de sang. En tout les cas, ce sont des individus à part, tantôt attendrissants, tantôt complètement absurdes.
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Interview : Marie-Juliette Champeau
Invitée : Mathilde Chevallay
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Vignette : Le Morse et le Charpentier, personnages du dessin animé Alice au Pays des Merveilles de Clyde Geronimi (1951, ©Walt Disney Pictures), d'après les personnages de l'univers de Lewis Caroll.
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Petit poisson deviendra... pinnipède ! Après une série dédiée aux manchots, nous partons à la rencontre de ces mammifères marins moustachus et aux pattes en forme de pagaie, à nouveau en compagnie de Mathilde Chevallay.
Mathilde est docteure en biologie marine, vulgarisatrice scientifique et photographe animalière. Spécialiste des comportements de prédation des Otaries à fourrure, des Éléphants de mer du Sud et des Manchots royaux, elle a pu les rencontrer au sein d'immenses colonies lors d'expéditions menées aux Îles Kerguelen, juste au dessus de l'Antarctique.
Dans cet épisode, le troisième de quatre dédiés au rapport entre Pinnipèdes et humains, nous nous penchons sur la place des Phoques, Otaries et Morses dans les mythes et légendes du monde entier. Présents à toutes les latitudes, ces animaux ont inspiré de nombreuses histoires fantastiques à des folklores d'époques et de régions très divers.e.s, en particulier en Europe et aux Amériques. Les Pinnipèdes y sont parfois associés à des divinités (chez les Inuit avec Sedna comme chez les Grecs Anciens avec Protée ou Phocos), voire sont eux-mêmes des créatures magiques : citons les fameuses selkies celtico-scandinaves, ces êtres marins vêtus d'une peau de phoque pouvant se transformer en jeunes femmes attirantes la nuit tombée ; et que certains hommes tentent de garder chez eux en leur dérobant leur fameuse peau, les empêchant ainsi de retourner à l'eau...
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Interview : Marie-Juliette Champeau
Invitée : Mathilde Chevallay
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Vignette : The Mother of the Sea, statue érigée au bord de l'eau à Nuuk (capitale du Groenland) représentant la déesse Sedna (Sassuma Arnaa en groenlandais) et les animaux marins qu'elle a engendrés suite à l'amputation de ses doigts par son père, dont des Pinnipèdes. (©Maja Jacobsen)
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Pour écouter cette série complète de Mécaniques du Vivant : https://bit.ly/France-Culture-MDV.
NB : la totalité des 8 séries n'est dispo que sur l'appli Radio France.
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Après la domestication, Marc Mortelmans nous embarque dans une 6ᵉ saison de la collection de podcasts "Mécaniques du vivant" et explore avec nous les constructions les plus ingénieuses du vivant, qui assurent l’alimentation, la sauvegarde et reproduction de certaines espèces.
Vous allez découvrir la différence entre ces espèces qui sécrètent une partie de leur propre corps, et celles qui utilisent des matériaux extérieurs pour se bâtir un abri, un nid, un piège ou une œuvre d'art pour une partenaire. Quels sont les mécanismes qui permettent à de tout petits animaux comme les termites de bâtir des cathédrales climatisées, sans plan ni vision d'ensemble, sans architecte en chef ? Comment certaines de ces espèces, comme le castor, surnommées "ingénieures", créent des oasis de vie et de diversité simplement en existant ?
Aux côtés de Bruno Corbara, maître de conférences à l'université Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand où il enseigne l'éthologie et l'écologie comportementale, Marc Mortelmans nous raconte les processus de construction des habitats des espèces les plus ingénieuses.
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💚"On aime ce qui nous a émerveillé et on protège ce qu'on aime."
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🎧Marc Mortelmans est aussi le créateur de Baleine sous Gravillon et l'auteur de Nomen, l'origine des noms des espèces (Ulmer 2024) et d'En finir avec les idées fausses sur le monde Vivant (Éditions de l'atelier 2024).
🃏BSG a créé TerrAnimalia, un jeu de société sur la biodiversité.
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Petit poisson deviendra... pinnipède ! Après une série dédiée aux manchots, nous partons à la rencontre de ces mammifères marins moustachus et aux pattes en forme de pagaie, à nouveau en compagnie de Mathilde Chevallay.
Mathilde est docteure en biologie marine, vulgarisatrice scientifique et photographe animalière. Spécialiste des comportements de prédation des Otaries à fourrure, des Éléphants de mer du Sud et des Manchots royaux, elle a pu les rencontrer au sein d'immenses colonies lors d'expéditions menées aux Îles Kerguelen, juste au dessus de l'Antarctique.
Dans cet épisode, le deuxième de quatre dédiés au rapport entre Pinnipèdes et humains, nous poursuivons sur une menace humaine sur les Pinnipèdes beaucoup plus vicieuse que celles citées dans l'épisode précédent : la captivité. Si ces animaux, en particulier les Otaries, sont des superstars des cirques, zoos et aquariums depuis l'époque romaine, c'est en particulier pour une grande intelligence leur permettant d'apprendre très rapidement des tours et des acrobaties, et une capacité d'affection très forte pour leur dresseur. Ces traits rappellent bien entendu les chiens, leurs cousins pas si éloignés (eh oui, les Pinnipèdes comme les Canidés sont des Mammifères Carnivores dits "caniformes"). Mais à la différence de ces derniers, nos amis aquatiques sont sauvages : même pour les individus nés en captivité, vivre en enclos de taille réduite et nager dans une eau chlorée rend leur existence incomplète, car cette configuration rend l'expression de leurs comportements naturels (nage sur de longues distances dans l'eau salée, chasse à de grandes profondeurs, vie en colonie...) impossible.
Au-delà d'une expérience sensorielle et sociale appauvrie, les Pinnipèdes captifs peuvent également subir de la maltraitance volontaire : c'est le cas dans certains zoos et cirques où ils doivent effectuer des mouvements non-naturels (déplacements sur les nageoires antérieures en équilibre, "jeu" avec une balle sur le nez...) voire subissent des brimades et des coups de leurs dresseurs.
Si de plus en plus de parcs animaliers veillent au bien-être maximal de leurs pensionnaires (qui pour l'essentiel, ne pourront jamais être relâchés dans la nature car trop habitués à l'humain), et que les cirques d'animaux sauvages seront bannis en France à partir de 2028,
les spectacles de Pinnipèdes ne sont néanmoins pas concernés par l'interdiction nationale des delphinariums mise en place en 2026, et pourront donc continuer à performer pour notre seul plaisir jusqu'à nouvel ordre...
NB : cet épisode (tout comme le reste de la série) a été enregistré en octobre 2025. Par conséquent, il ne peut rendre compte des avancées sur la question de la captivité des mammifères marins effectuées (ou non) en 2026, année de sortie de la série Pinnipèdes.
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Interview : Marie-Juliette Champeau
Invitée : Mathilde Chevallay
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Vignette : Spectacle de Lions de mer de Californie au ZooParc de Beauval (©Philippe Clément)
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Dans cet épisode, le premier de quatre dédiés au rapport entre Pinnipèdes et humains, nous revenons sur les menaces d'origine humaine sur phoques, otaries et morses. Tout comme les autres mammifères marins, en particulier les Cétacés, les Pinnipèdes sont d'abord victimes de la chasse, aussi bien pour leur chair que pour leur fourrure ou leur graisse. Il faut cependant distinguer deux types de chasse : une traditionnelle pratiquée par des peuples dépendant encore aujourd'hui pour certains de prélèvements (de nos jours réglementés) dans les milieux sauvages ; et une chasse commerciale, commencée pour le Canada (connu pour ses massacres de blanchons nouveau-nés qui ont seulement été interdits en 1987) dès 1500. Ce deuxième type de chasse est particulièrement controversé.
De manière indirecte, les Pinnipèdes sont également victimes du changement climatique, en particulier en zone polaire : la fonte de la banquise les prive de zones de repos et le réchauffement des eaux provoque la migration de leurs proies à de plus grandes profondeurs (quand elles ne disparaissent pas), ce qui rend leur chasse de plus en plus difficile.
Les Pinnipèdes peuvent développer des maladies issues des activités humaines, comme la grippe aviaire, ou encore se faire infecter par le morbillivirus, suite à des contacts avec des chiens.
Enfin, les Pinnipèdes sont fragilisés par la destruction de leur habitat, notamment l'urbanisation des plages, qui leur sert de zone de repos. Cette destruction engendre plusieurs phénomènes tragiques, comme l'entassement des individus pouvant provoquer des écrasements mortels de congénères (en particulier des plus jeunes), et une privation de sommeil importante à l'origine d'un affaiblissement considérable de ces animaux.
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Interview : Marie-Juliette Champeau
Invitée : Mathilde Chevallay
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Vignette : D'après la photographie d'un jeune phoque du Groenland en pleine mue à côté d'une flaque de sang venant probablement d'un congénère (©Humane World for Animals)
Extraits :
04'52 : "heartbeat" (Pixabay)
09'24 : montage issu du documentaire "Une planète, deux mondes sauvages : Hémisphère nord", 2020 (©france.tv)
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SOURCES
Vignette : Lion de mer de Californie jouant à un jeu-vidéo dans le cadre d'une étude de la marine étasunienne (©Master Sgt. Jaime Ciciora)
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