Pour ce deuxième épisode de l'émission cinéma Lexradio avec June Perot, rédactrice en chef de la revue Lexbase Pénal et Nicolas Catelan, Maître de conférences à l'Université Aix-Marseille et directeur scientifique de la revue Lexbase Pénal, il est question du film "Grâce à dieu" de François Ozon.
Objet cinématographique intéressant juridiquement puisqu'il relate une histoire fortement inspirée de faits réels (les noms sont conservés) rythmée par plusieurs affaires judiciaires. Il y a eu le référé pour demander l’interdiction du film au moment de sa sortie, il y a eu la condamnation du Cardinal Barbarin très récemment et il y a une instruction en cours dirigée à l’encontre de Bernard Preynat, dont la date du procès n’est pas encore fixée.
Toutes les étapes judiciaires de cette affaire seront abordées dans cet épisode, où arguments juridiques et cinématographiques se côtoient.
A propos du film :
En 2014, Alexandre, père de famille à Lyon, découvre en lisant le journal qu’un prêtre, le Père Preynat, qui a abusé de lui pendant des camps de scouts fin des années 70, 80, officie toujours auprès de jeunes enfants. Il va alors contacter le Cardinal Barbarin.
Tout va alors s’enchaîner et la parole va se libérer. Alexandre, interprété par Melvil Poupaud, va être rejoint à l’écran par François, interprété par Denis Ménochet, et Emmanuel, incarné par Swann Arlaud. Ensemble, ils vont fonder une association permettant aux victimes de se rencontrer et se mobiliser.