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Bienvenue dans Puzzle, je suis Julien Bordier et vous écoutez Dans le décor.
Tous les 15 jours, je pousse la porte d’un lieu cher à un artiste pour une visite en sa compagnie. Dans le décor, c’est donc une rencontre en forme d'exploration sonore pour redécouvrir le parcours d’une personnalité, sonder ses inspirations et faire l’état des lieux de ses projets. Les murs avaient des oreilles, ils ont maintenant une voix.
Aujourd’hui, nous partons dans le décor de Suzane, le phénomène musical du moment, nommé aux Victoires de la Musique dans la catégorie Révélation Scène.
Elle s’appelle Suzane, comme ma grand-mère, mais elle a l’énergie d’une gamine. La chanteuse parle avec l’assurance de ceux qui ont trouvé leur voie. Elle est originaire d’Avignon et sort son premier album, Toï Toï.
Rencontre avec Suzane au Rez-de-chaussée, le restaurant où elle a été serveuse à son arrivée à Paris et qui lui a inspiré ses premiers textes. Toï Toï !
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Aujourd’hui Merry Royer vous parle de podcasts qui évoquent la politique.
Le king de ce show télé bien huilé, c'est bien sûr Trump, sa mèche, sa misogynie aiguë et ses tweets intempestifs. Pour tout comprendre avant la prochaine campagne présidentielle américaine, on devrait tous écouter Du Côté de chez Sam, l’émission hebdomadaire de Nouvelles Écoutes animée par Dolores Bakèla.
Tous les vendredis, un thème est décrypté, des analystes et des passionnés du sujet se plongent dans les méandres du système électoral américain. Impeachment, relation avec les médias, vote de la communauté noire, les femmes, tout y passe. Là où cette émission est hyper bonne, c’est que tu ne te sens pas exclus des débats ( pas comme à la télévision où c'est à celui qui coupera le mieux la parole) et ça permet de comprendre à quel point la politique américaine est complexe et pas aussi tape-à-l’œil qu’elle en a l'air.
Les gouvernements se montent et se démontent comme des châteaux de cartes, le politologue Olivier Duhamel décortique en 8 épisodes, le métier le plus crevant du monde dans la série Nos Présidents dans la Tourmente pour Europe 1. En devenant chefs d'États, ils s’exposent au pire. Leur choix de vie, les membres du gouvernement, les affaires, les tempêtes et crises, tout est scanné. Qu’est-ce qu'il leur a permis de tenir bon, qui étaient leurs alliés dans la tourmente ?
Dans le même genre, il y a Démissions aussi, sur Europe 1. Avec une sélection d’archives, Olivier Duhamel, raconte l’histoire des démissions de ministre pour la Ve République.
Parfois la politique c’est tellement surréaliste qu'on dirait que c'est un film, une fiction. C’est le concept du Projet Orloff, le podcast de France culture en partenariat avec la SACD. Une réalisation qui mêle fiction et archives, parfait pour mieux comprendre l’envers du décor de l’espionnage français.
Liens :
http://www.nouvellesecoutes.fr/podcasts/du-cote-de-chez-sam/
https://podcasts.apple.com/fr/podcast/id1457216073
https://podcasts.apple.com/fr/podcast/id1491916092
https://www.franceculture.fr/emissions/projet-orloff
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Aujourd'hui, Karen vous partage son bon plan pour acheter des livres aussi rapidement que sur Amazon, sans payer plus cher !
En Italie, fin décembre, la librairie Paravia, qui avait ouvert en 1802 à Turin, ferme ses portes. Début janvier, c’est au tour de la Feltrinelli international, à Rome. En 5 ans, environ 2 300 librairies ont fermés dans le pays. Les deux soeurs qui tenait Paravia ont déclaré : “Amazon nous a détruits”. Et elles précisent bien Amazon, et pas seulement la vente en ligne. Pourquoi cette incrimination ? Vous vous en doutez sûrement : Amazon est réputé plus rapide, plus exhaustif, et moins cher. Des centaines de millions de consommateurs se sont habitués à tout trouver en ligne, passer une commande en trois clics et à être livrés en 24h voir dans la journée. Trois choses que ne peut pas toujours proposer une librairie physique, du moins pas sans que cela ait un coût.
En France, le développement d’Amazon a aussi entraîné la fermeture de librairies, mais en 10 ans, leur nombre a “seulement” baissé de 200. Avec environ 3 200 librairies, la France est le pays où il a le plus de librairies par habitants ! Serait-elle réellement peuplé d'irréductibles gaulois qui résistent encore et toujours à l’envahisseur ? En quelque sorte oui, mais la recette de la potion magique n’a rien de secret !
En France, depuis 1981, on a la loi Lang qui est la loi du prix unique du livre. Les éditeurs fixent les prix de vente, ces prix sont imprimés sur les livres et il est interdit de le vendre moins cher ! Enfin, presque, puisque cette loi autorise quand même une remise de 5% maximum. Pendant un moment, Amazon l’appliquait automatiquement, en plus des frais de port gratuits, mais le site s’est fait épingler. Bon, une amende de 100 000€ ça mine pas trop les comptes d’un site qui fait plusieurs milliards de chiffres d’affaires chaque année rien qu’en France. Mais ça a permis de faire une autre loi, dite anti-Amazon, empêchant aux sites de vente en ligne d’offrir les frais de port sur les achats de livres. Bilan mitigé parce que de nombreux sites ne les font payer qu’un centime, mais au moins, la concurrence est encadrée.
Liens :
Les sites pour commander vos livres en ligne :
https://www.placedeslibraires.fr/
https://www.librairiesindependantes.com/
https://www.leslibraires.fr/
https://www.librest.com/ (Paris)
Quelques article sur Amazon :
https://www.bastamag.net/Amazon-cadeau-Noel-Black-Friday-evasion-fiscale-interim-Attac-Gafam-pollution
https://www.marianne.net/node/234775
https://france.attac.org/nos-publications/notes-et-rapports/article/nouveau-rapport-impunite-fiscale-sociale-et-environnementale-immersion-dans-le
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Aujourd'hui, Pénélope vous parle de la nouvelle création de Alexis Michalik : "Une histoire d’amour".
Avant de rentrer dans le vif du sujet, Alexis Michalik c'est qui ? Et bien c’est l'auteur de 5 pièces qui se jouent actuellement au théâtre :
Edmond, Intra Muros, Le porteur d’histoire, Le cercle des illusionnistes et sa toute dernière pièce Une histoire d’amour.
D’habitude, Michalik écrit, met en scène, crée le spectacle mais là pour "Une histoire d’amour", il a choisi en plus de jouer dans sa pièce et c’est une première !
Cette pièce est à la fois moderne, assez réaliste, pas surjouée, l'histoire est facile à comprendre, on ne se perd pas entre les personnages, c’est ce qu’on appelle du théâtre contemporain. Et rien que ça, ça fait plaisir à voir.
C'est un spectacle intime, même confidentiel où on se sent dans un cocon, parce que les personnages nous sont familiers, ca pourrait être nous, nos amis ou notre famille.
Juliette Delacroix qui joue le personnage de Katia, est parfaite. Rien à dire, c'est juste, c'est vrai, on s’y croit. Marie-Camille Soyer qui joue Justine est un peu moins incarnée, mais elle est portée par Katia. Et puis, il y a Alexis Michalik, en tant que comédien. Alors Michalik oui il est beau, oui il a de l’allure, il est grand il a de la gueule mais pour son jeu était en dessous des autres. Il joue un alcoolique dépressif un peu mou mais là on y croit à moitié, on ne sent pas toute la misère du monde sur ses épaules alors qu'il a de quoi être profondément malheureux.
Si cette pièce est moderne contemporaine, traitant de sujets d’actualité comme la PMA, pour le coup, il y avait un peu tous les sujets un peu touchy sur scène.
La PMA, l’éducation d’un enfant par une femme seule, la sexualité, la mort, le lien fraternel, l’amitié, le deuil, l’amour enfin disons que tout y passe, alors c'est normal puisque le thème c’est l’amour mais c’est un chouia gros.
En fait, si cette pièce avait été monté par un inconnu, elle n’aurait pas eu le même effet, pas le même standing ovation, pas le même nombre de rappels.
Donc, oui c’est une super pièce, qui même si elle n’est pas très joyeuse parce qu’on parle quand même d’une femme qui a connu le grand amour et qui se retrouve seule avec sa fille de 12 ans alors qu’elle a plus que quelques jours à vivre, ça reste une pièce good feeling.
On rigole, on a hâte de découvrir la fin, c’est plutôt un spectacle réussi !
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Dans ce nouvel épisode, Jonathan s'intéresse au film "Je suis là" du réalisateur Eric Lartigau avec dans le rôle principal Alain Chabat.
Stéphane, le personnage principal, un restaurateur du pays basque entretient une relation par Instagram avec une coréenne qu’il ne connaît que par ce biais. Il tombe amoureux, et plus ça va, plus il est obsédé par l’idée de la rencontrer, ce qui est aussi une occasion de fuir son quotidien qui n’a plus tout son sens. Il quitte tout, son travail, sa famille pour aller en Corée, la rejoindre. Elle lui dit qu’elle l’accueillera à l’aéroport, mais lorsqu’il arrive, elle n’est pas là. Les jours suivants non plus.
Faut pas s’attendre à quelque chose de trépidant, une bonne partie du film se passe dans un aéroport, c’est pas pour rien. C’est quand même un film sur l’attente, sur le temps qu’on passe à se projeter dans des chemins de vie parallèles, et évidemment de façon à gonfler ce qu’il y a d’utopique dans le fantasme. C’est vraiment le sujet du film, les illusions, les fantasmes que l’on construit et que l’on projette sur les vies des autres, notamment ceux renvoyés par les réseaux sociaux.
Bref, c’est un peu inégal. Le début est un peu long, un peu forcé, comme l’accent sudiste de Blanche Gardin, et le dernier acte qui explicite le message du film est plus convenu, surtout qu’on l’avait compris depuis une heure. Mais le noeud du film, les moments où il construit, en même temps qu’il rêve cette relation avec cette coréenne, cette attente à l’aéroport, ce lieu où se croisent toutes ces vies , ça donne une mosaïque de moments poétiques ou fantaisistes, parfois presque abstractifs, une suite de petits instants semblables à un flux de story sur Instagram.
Donc c’est plutôt hypnotisant même si c’est un peu vain. C’est un film où l'on prend le temps de flâner, et où le personnage principal apprend à savourer l’instant présent. Mais c’est agréable pour peu qu’on apprécie Alain Chabat. Parce que sinon c’est quand même assez dépouillé. On passe la grosse majorité de notre temps avec lui et presque que lui.
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Aujourd’hui, dans la revue du podcast, Merry Royer nous fait explorer les formats qui parlent de sexe. Vaste sujet qui nous concerne tous, même si en parler a toujours été un peu tabou. Grâce au son, la sexualité s’invite dans nos oreilles sous plusieurs formes. De la théorie à la pratique, il y en a pour tous les goûts.
Pour commencer, il y a le nouveau podcast de Spotify, "Sexe Club", de Samia Miskina. Dans chaque épisode, Samia part de son expérience pour aller donner la parole à des femmes et des hommes qui ont vécu des choses similaires ou totalement à l’opposé d’elle. Et puis elle tire le fil de ses questions en allant à la rencontre des professionnels du sujet.
Autre format intéressant, le podcast de Lucile Bellan pour Slate : "Lieux du Sexe". Ici on explore ces adresses classées x. Comment cela se passe en vrai, une fois qu’on y est ? La journaliste interroge ces lieux dits chauds pour essayer de comprendre un peu mieux nos pratiques et surtout la place que les femmes y ont.
Et puis la journaliste décortique aussi ces pratiques en nous donnant la grande histoire derrière ces lieux et les codes à suivre pour s’y faire une place.
VOXXX d'Olympe de G et Lélé O, est un podcast qui vous invite à des séances de masturbation guidée, imaginées spécialement pour le sexe féminin. Là où l’image a longtemps mené la danse, l’audio vient offrir aux oreilles des femmes de la place pour leur imagination. Dans le mood de l’ASMR, les épisodes vous plongent dans l’excitation du narrateur, a vous de découvrir lequel fonctionnera sur vous.
Il existe aussi maintenant la version pour les mecs avec le podcast COXXX !
Liens :
https://open.spotify.com/show/7agWaJhwNQjhSrqRTScMPk
https://soundcloud.com/slate-fr/sets/lieux-du-sexe
https://www.voxxx.org/home
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Aujourd’hui dans la revue du podcast, Merry Royer nous fait rencontrer Claire Richard, journaliste et auteure pour la radio.
En 2019, Claire Richard a sorti chez Arte Radio, une auto-fiction :"Les Chemins de Désir", qui décrit le développement d’une vie pornographique sur 6 épisodes. La narratrice (incarnée par Claire Richard) nous fait parcourir les chemins du désir féminin. Elle nous raconte l'évolution de ce désir naissant lors de la découverte d'une bande dessinée érotique dans les années 80 et se développant jusqu'à aujourd'hui. Les changements des supports de la pornographie tel que l'arrivée d'internet permettent ainsi de faire évoluer l'imaginaire fantasmatique et érotique du personnage.
Le texte a d’abord été écrit pour Arte Radio, mais Claire l’a aussi envoyé à la maison d’édition Seuil en se disant qu’il y aurait sûrement des modifications à faire mais que cela valait le coup de tenter sa chance. Et bingo, elle avait raison car Seuil a décidé d’éditer son texte tel quel ! Du coup sont sortis en même temps le livre et le podcast. C’est assez inédit ! Et pour la soirée de lancement à la Maison de la Poésie, Sabine Zovighian, la réalisatrice du podcast, avait mis en scène 20 minutes de ce texte, qu’elles ont joué ensemble.
Liens :
http://longueur-ondes.fr/les-chemins-du-desir/
https://www.atelier210.be/agenda/2020-03-01-3/
https://lesindependances.com/en/events/les-chemins-de-desir-dapres-le-podcast-arte-radio- peniche-la-pop-paris-1576713079
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Depuis ses débuts en 1974, le Festival d’Angoulême décerne des prix à des auteurs, des autrices ou des œuvres dessinées. Angoulême, c’est pas juste des stands de livres et des dédicaces, c’est un vrai festival. Bon, c’est pas Coachella, il n'y a pas Hergé en hologramme mais il y a des expos, des concerts, des ateliers, des conférences, des rencontres.
Chaque année, le Festival récompense plusieurs œuvres et personnalités. Une dizaine de prix ont été décernés cette année. Le plus attendu, c’est le Fauve d’or, autrement dit le prix du meilleur album. Il a été remis à Révolution, le premier tome d’une trilogie sur la Révolution française. Il semblerait qu’en cette période où le monde de la BD est bien secoué, le jury ait voulu faire passer un message en récompensant ce titre.
Saison des roses de Chloé Wary, aux éditions Flblb a aussi reçu un prix. Saison des roses, c’est l’histoire de Bab, une jeune femme passionnée de foot. Elle et son équipe vont se démener pour avoir droit à leur place en championnat, tandis que chez elle, elle se prend la tête avec sa mère pour lui faire comprendre sa passion du foot, alors qu'avec son crush, elle doit se battre pour affirmer sa féminité et son caractère. Ça parle des désillusions qu’on peut avoir en tant que jeune adulte, de devoir se battre pour avoir ce qu’on mérite pourtant. C’est exaltant et révoltant.
Je suis Karen et vous écoutez Overbooké, la chronique qui vous éclaire sur l’actualité du livre.
Liens :
https://twitter.com/bdangouleme
https://www.instagram.com/chloewary/
https://twitter.com/editionsFLBLB
https://www.instagram.com/editionsFLBLB/
https://www.actualitte.com/article/culture-arts-lettres/la-ceremonie-des-fauves-d-angoulem e-2020-sur-fond-de-revendication/99044
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Aujourd’hui, Pénélope vous parle du seul en scène de Berengère Krieff, qui s’appelle "Amour".
Bérengère Krieff, c’est cette comédienne qui fait du théâtre avec un spectacle qu’elle a joué pendant 7 ans, du cinéma, de la télé mais on la connait surtout depuis qu’elle a joué dans Bref, le rôle de Maria, qui était le plan cul de « je » le personnage joué par Kyan Kojandi.
Et cette fille, franchement a tout pour qu’on l’adore. Elle est jolie mais pas trop, elle est bien drôle mais n’en fait pas des caisses, elle est souriante mais ne surjoue pas, comme ça de loin, à travers un écran, on aime Bérengère Krieff.
Et alors qu’est-ce-que ça donne sur scène ?
Après 2 ans d’absence, elle revient sur les planches avec un nouveau spectacle qui s’appelle "Amour". Comme son nom l’indique, c’est un spectacle qui parle d’amour ! Bérengère, seule sur scène nous raconte ses déboires amoureux avant de trouver le grand amour avec lequel elle vit actuellement. Mais à quoi s'attendre? Un one man show, debout derrière un micro sans mise en scène, ou à la Alex Lutz, un spectacle.
Et pour mon plus grand bonheur, Bérengère a choisi de nous offrir un spectacle.
Qui dit spectacle, dit mise en scène, costumes, musiques, effets, personnages et on aime !
C’est un spectacle intime, elle se livre, sans doute pour cela qu’elle a mis 2 ans avant de remonter sur scène et d’écrire un texte qui la touchait.
Elle nous donne assez d’elle pour que ça nous titille sans que ça nous gène. C’est pas vulgaire, c’est frais, c’est léger, la salle riait à peu près toutes les 3 minutes, c'est un bon rendement pour un seul en scène d’une comédienne humoriste.
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Jojo Rabbit est un film qui se déroule dans le contexte du troisième Reich, et Jojo c’est un petit allemand à fond dans l’idéologie nazie qui fait partie des jeunesses Hitlériennes.
L’histoire de ce petit allemand, complètement vendu à la doctrine du troisième Reich, qui vit seul avec sa mère, fabuleusement interprétée par Scarlett Johansson, sauf qu’un jour, il découvre qu’elle héberge une jeune juive sous leur toit. Son monde et ses certitudes vont se retrouver ébranlées par cette révélation, au fur et à mesure que les évènements et les interactions avec cette inconnue vont se développer. Il se retrouve déchiré entre la réalité des choses qui se découvrent à lui et son idéologie sur laquelle repose tout son rapport au monde.
Un des choix du réalisateur Taika Waititi, a été de répondre à l’horreur du contexte par l’absurde en tournant les nazis en dérision. C'est pourquoi Hitler y est représenté comme un personnage plutôt fantasque, maniéré, clairement caricaturale.L’humour est ici plus portée sur l’absurde, le burlesque que dans un film qui se voudrait un peu noir, un peu grinçant.
Le Hitler clownesque, c'est le point le moins abouti, son intégration aux évènements du film n’est pas toujours très fluide, et même dans sa caractérisation. Le jeu de l’acteur ,qui est aussi le réalisateur, est un peu trop décalé par rapport au reste. Ça ne gêne pas parce qu’on est dans une vision de l’esprit d’un gamin de dix ans, mais ça a un peu tendance à nous sortir du récit.
Tout ça pour dire que le côté satirique, est franchement inconséquent. Le film n’est pas aussi provoquant qu’il le voudrait peut-être, mais ce n'est pas si grave, parce qu’il est plein d’autres choses. En effet, il sait se montrer tendre, absurde, touchant, poétique, et parfois même assez réjouissant notamment grâce aux relations qu’entretiennent les personnages.
Le film se présente sous la forme d’une fable gentiment satirique aux allures de contes, on peut même lui trouver des airs de Moonrise Kingdom. Certes l’esthétisme des plans atténue encore plus la réalité de cette période mais vu qu’on la voit à travers les yeux de Jojo, ça reste cohérent.
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