Lors de cette conférence introductive de la semaine “Distant Islands, Spectral Cities” qui s’est déroulée à Paris et en proche banlieue du 22 au 26 avril dernier, Olivier Marboeuf rencontre Jay (One) Ramier, pionnier du graffiti en France. Durant cette discussion, l'artiste revient sur son parcours à partir d’un choix de ses œuvres et une collection d’images issues d’archives familiales.Né en Guadeloupe mais arrivé très tôt en Hexagone, il évoque le déracinement et la schizophrénie antillaise, sa quête identitaire d’homme noir qui passera par le voyage et la prise de conscience de son appartenance à une vaste histoire des Amériques. De l’appartement familial où s’organise des zouks à son voyage Braford en Angleterre, de son exil à Berlin au terrain vague de Stalingrad, lieu mythique de l’histoire du hip-hop où le graffiti rencontre les platines et la danse, Ramier trace une trajectoire où la musique est omniprésente, fait danser les lettres, nourrit les consciences et le désir…