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  • Le Concerto pour piano n°23 de Mozart avec Illia Ovcharenko et la Symphonie n°4 de Tchaïkovski par l’Orchestre national d’Ile-de-France dirigé par Oksana Lyniv ce samedi à 20h

    C’est à la Philharmonie de Paris que Radio Classique vous convie pour ce concert que l’Orchestre national d’Ile-de-France, dirigé par la cheffe ukrainienne Oksana Lyniv, a donné le 13 janvier dernier. Vous pourrez ainsi entendre le Concerto pour piano n°23 de Mozart, joué par le jeune pianiste ukrainien Illia Ovcharenko.

    Composé au début de l’année 1786, en même temps que Les Noces de Figaro, le Concerto n°23 est célèbre par son tendre et délicat adagio. La seconde œuvre au programme de cette soirée est la Symphonie n°4 de Tchaïkovski, qui admirait Mozart. Créée à Moscou en 1878, elle est dédiée à Madame von Meck. « Vous y trouverez des échos de vos idées et de vos sentiments les plus profonds » a écrit le compositeur à sa protectrice à propos de cette œuvre.

    Cette soirée sera présentée par Jean-Michel Dhuez. Vous pourrez l’écouter en qualité numérique grâce au DAB+ à Paris et dans de nombreuses autres villes de France.

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    Marie-Claude Pietragalla incarne Barbara : « c’est l’artiste absolue, elle a théâtralisé ses chansons, presque comme une danseuse »

    Corée du Sud : les salons de musique classique, nouvelle tendance pour mélomanes avertis

    Roumanie : Le chef d’orchestre américain Robert Treviño nommé à la tête de l’Orchestre Philharmonique George Enescu

    Nouvelle défection au Trump-Kennedy Center : la soprano Renée Fleming annule sa participation à deux concerts

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  • Emmanuel Pahud et Lionel Bringuier attendus au festival de Pâques d’Aix-en-Provence pour un flamboyant programme russe

    A l’occasion de notre coup de projecteur sur le festival de Pâques d’Aix-en-Provence, Emmanuel Pahud et Lionel Bringuier seront, ce vendredi 30 janvier à 20h, les invités du Journal du classique.

    L’édition 2026 du festival de Pâques d’Aix-en-Provence se tiendra du 28 mars au 12 avril. De grandes figures de la musique et de jeunes talents s’y côtoieront dans cet esprit de partage et de transmission cher à ses deux directeurs, Renaud Capuçon et Dominique Bluzet. Parmi les moments forts de la manifestation : le concert du 8 avril qui réunira Emmanuel Pahud et Lionel Bringuier à la tête de son orchestre philharmonique Royal de Liège.

    Dans l’intimité de Tchaïkovski et Khatchatourian

    Le flûtiste et le chef seront à notre micro ce soir pour nous parler de leurs liens avec le festival et de ce concert s’annonçant particulièrement vibrant. Au programme : la 6ème symphonie, Pathétique, de Tchaïkovski et l’étourdissant concerto pour violon de Khatchatourian dans sa version pour flûte.

    Laure Mézan

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  • La Philharmonie de Paris célèbre une année 2025 exceptionnelle : Fréquentation record et rajeunissement du public

    À l’occasion de la publication de ses résultats pour 2025, la Philharmonie de Paris se félicite d’une année record en terme de fréquentation. L’institution musicale parisienne a attiré plus de 1,65 millions de spectateurs l’an dernier et le public jeunes et familles représente désormais 42% de sa fréquentation.

    2025 était une année particulièrement importante pour la Philharmonie de Paris qui célébrait les 10 ans de son activité (et les 30 ans de la Cité de la musique). Une année qui se solde par un chiffre record de fréquentation avec 1.655.563 personnes accueillies,  soit près de 5.000 de plus que lors de la précédente année record (1.650.864) qui remontait à 2019, avant la pandémie du Covid-19. Une fréquentation en hausse de 17% par rapport à 2024

    En 10 ans la Philharmonie aura accueilli plus de 14 millions de visiteurs et le bilan de l’année 2025 montre un net rajeunissement du public qui fréquente l’établissement du Parc de La Villette au nord de Paris. Le chiffre de fréquentation des jeunes de moins de 28 ans aux concerts atteint désormais 53.953, soit 10% de l’ensemble de la fréquentation des concerts et, surtout, la fréquentation des jeunes, enfants et familles (687 .226) représente 42% de la fréquentation totale toutes activités confondues. A titre d’exemple, la fréquentation de la Philharmonie des enfants, l’espace de jeu dédié aux enfants de 4 à 10 ans, a augmenté de 14%.

    Un taux moyen de remplissage de 92,7%

    La Philharmonie indique que ces chiffres de fréquentation sont en hausse quel que soit le secteur d’activité (concerts, Musée de la musique et expositions temporaires, éducation…). Dans le détail : 520.718 spectateurs ont assisté aux concerts tous publics, pour un taux moyen de remplissage de 92,7%. 448.636 visiteurs ont été accueillis au Musée de la musique ou ont découvert les expositions temporaires. Les ateliers d’éducation (enfants, jeunes, scolaires Démos et adultes) ont été fréquentés par 528.903 personnes et les autres manifestations proposées (répétitions publiques, événements gratuits, tournées…) ont attiré 157.306 personnes.

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    Dans son communiqué, la Philharmonie de Paris précise que « Par un effet mécanique, la bonne fréquentation de l’établissement génère une augmentation de la billetterie de 22%, ce qui allège les contraintes pesant sur un budget de 120 M€ environ autofinancé à près de 45% par des recettes propre ».

    En 2025, La Philharmonie de Paris aura proposé 440 spectacles et concerts, dont trois nouveaux festivals et des programmes dédiés notamment à la célébrations du 150e anniversaire de la naissance de Maurice Ravel et le 100e de celle de Pierre Boulez. Enfin pour la première fois l’an dernier, les spectateurs ont pu assister debout à certains concerts symphoniques.

    Philippe Gault

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    Incident au Royal Opera House de Londres : Roberto Alagna remplacé en urgence pendant Turandot

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  • Marie-Claude Pietragalla incarne Barbara : « c’est l’artiste absolue, elle a théâtralisé ses chansons, presque comme une danseuse »

    La danseuse et chorégraphe Marie-Claude Pietragalla entretient une connexion unique avec Barbara, qu’elle fait revivre sur scène avec une ressemblance physique et vocale troublante. Plus qu’une imitation ou un hommage, c’est une véritable immersion dans l’œuvre de la « dame en noir », où elle partage également sa vision de la danse contemporaine. Invitée de la matinale, elle en parlait au micro de David Abiker.

    Marie-Claude Pietragalla décrit sa relation avec Barbara comme « une histoire d’amour qui dure depuis le début ». Enfant, adolescente puis jeune femme, elle admirait déjà la chanteuse. La rencontre physique entre les deux artistes, il y a 33 ans au Châtelet, a été d’une intensité rare. L’invitée se souvient d’un « moment suspendu », face à celle qu’elle considère comme « l’artiste absolue ». Elle a été frappée par la façon dont Barbara, assise sur son rocking-chair, écoutait son public, créant une véritable communion. « C’est une façon de théâtraliser ses chansons à travers son corps, à travers sa façon de marcher, à travers ses pas où elle était presque comme une ballerine. D’ailleurs, je lui ai dit, j’ai l’impression de voir une danseuse sur les demi-pointes », tout cela a inspiré Marie-Claude Pietragalla.

    La proximité vocale est troublante entre Marie-Claude Pietragalla et Barbara. La danseuse confie sa satisfaction que sa performance soit perçue comme une « visitation » plutôt qu’une simple imitation ou un hommage. « Je pense qu’elle n’a pas besoin de moi » pour qu’on se souvienne de sa carrière, affirme-t-elle. Pour Marie-Claude Pietragalla, c’est une « imprégnation », une « essence » de Barbara qui l’anime. Elle a longuement étudié l’œuvre de la chanteuse, ses mémoires inachevées, ses interviews, pour saisir son phrasé unique, son évolution, et son humour insoupçonné, ainsi que l’essence et de l’émotion pure, au-delà de la technique de l’artiste.

    Autour de Barbara, une « rencontre incroyable » avec Serge Lama

    La relation de Marie-Claude Pietragalla avec Barbara a ouvert la voie à des rencontres inattendues. Sa collaboration avec Serge Lama sur l’album a été une « rencontre incroyable », d’autant plus que l’ancienne compagne du chanteur, décédée tragiquement, était la pianiste de Barbara. Marie-Claude Pietragalla se souvient d’un « quelqu’un d’extraordinaire, d’une gentillesse, d’une humanité à l’image de Barbara. »

    Interrogée sur la réaction du public de Barbara, souvent très attaché et exigeant, Marie-Claude Pietragalla explique que de nombreux fans l’ont remerciée, retrouvant dans sa performance « l’impression de revivre ces moments extraordinaires avec cette grande dame brune de la chanson française ». La danse apporte une dimension supplémentaire, une « autre lecture » des émotions et des sensations de la musique de Barbara.

    Marie-Claude Pietragalla partage avec Barbara son amour du noir

    Marie-Claude Pietragalla a intégré le noir dans son spectacle, couleur emblématique pour la chanteuse, citant une interview de Barbara au Canada où elle déconstruisait l’idée que le noir était synonyme de mystère, affirmant au contraire que « le noir, ça fait partie d’elle ». Le rocking-chair de Barbara, transformé et modernisé, est également présent sur scène, aux côtés d’un piano. La scénographie, très simple, met en valeur la façon dont Barbara « se mouvait sur le plateau ».

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    Abordant le thème de la danse contemporaine, Marie-Claude Pietragalla évoque le fait que les jeunes générations d’aujourd’hui s’ouvrent à différents styles. Pour elle, « chaque esthétique de danse, classique, contemporain, hip-hop, [est] un outil » pour raconter des histoires et créer des personnages. Le langage classique, selon elle, reste « intemporel » et fondamental. Elle défend une approche pluridisciplinaire, comme celle qu’elle met en œuvre avec Julien Derouault dans leur CFA, où 35 danseurs sont formés au classique, au contemporain, au hip-hop, au théâtre, au chant et au clown.

    Daphnée Cataldo

     

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    Incident au Royal Opera House de Londres : Roberto Alagna remplacé en urgence pendant Turandot

    Corée du Sud : les salons de musique classique, nouvelle tendance pour mélomanes avertis

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  • Incident au Royal Opera House de Londres : Roberto Alagna remplacé en urgence pendant Turandot

    Tombé malade en pleine représentation de l’opéra de Giacomo Puccini à Covent Garden, Roberto Alagna a été remplacé au pied levé depuis les coulisses par le directeur musical du Royal Opera House : Richard Hetherington, chef d’orchestre, pianiste et ancien chanteur.

    Depuis le 15 décembre, le Royal Ballet & Opera de Londres propose Turandot de Giacomo Puccini, dirigé par Daniel Oren, dans la mise en scène d’Andrei Serban et servi par une distribution de très haut niveau. En décembre Anna Netrebko et son ex-mari Yusif Eyvazov ont tenu les 2 rôles titres avant d’être remplacés début janvier par Maida Hundeling et Arsen Soghomonyan auxquels ont succédé, pour les dernières représentations jusqu’au 4 février, Anna Pirozzi dans le rôle de la princesse Turandot et Roberto Alagna dans celui de Calaf.

    Mais ce mardi, le pauvre Roberto Alagna a été victime, selon la direction du Royal Ballet & Opera, d’un malaise juste avant le dernier acte. Dans l’urgence, Richard Hetherington, le directeur musical du Royal Opera House depuis 2017, a décidé de remplacer le ténor français. C‘est donc vêtu d’un simple pull-over, d’un pantalon chino et en baskets mais depuis les coulisses que Richard Hetherington s’est acquitté de ce challenge alors que la chorégraphe du spectacle, Tatiana Novaes Coelho, mimait les déplacements de Calaf sur la scène.

    Une partie du public n’a pas apprécié qu’on le prive de Nessun Dorma

    Certes ce chef d’orchestre et pianiste anglais réputé a une formation de chanteur lyrique et a même chanté en soliste avec le Royal Opera House, c’était il y a plus de quinze ans, mais, pour ne pas prendre de risque, il a été décidé mardi, alors qu’il n’a eu que 10 minutes pour se préparer, qu’il ne chanterait pas le légendaire Nessun Dorma, l’aria qui ouvre le 3e acte de Turandot. Pas de final non plus avec les duos originels de la princesse Turandot et Calaf après le suicide de Liú, la jeune esclave .

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    C’est donc une version tronquée de la fin de l’opéra de Puccini à laquelle les spectateurs ont eu droit. Selon la presse britannique, si une partie du public a salué l’initiative courageuse de Richard Hetherington, sa prestation impromptue a également provoqué des huées et des sifflets dans la salle. Sur X, l’écrivain anglais Kenan Malik, présent mardi à Covent Garden, a écrit : « (c’était) À la fois décevant, dramatique et étrangement approprié. Mais quel courage et quelle force d’appréciation de la part d’Hetherington d’avoir accepté le rôle ! ».

    Drama at the opera tonight. During Turandot at Covent Garden, Roberto Alagna, playing Calaf, took ill and couldn’t come out for Act III. So, Richard Hetherington, ROH’s head of music, but not a trained opera singer, gamely stepped in, to sing from the side. 1/

    — Kenan Malik (@kenanmalik) January 27, 2026

    En dédommagement, la direction du Royal Ballet & Opera a offert un crédit de 50% du prix du billet aux spectateurs présents mardi. Pour les représentations de ce vendredi et pour la dernière, le mercredi 4 février, c’est Arsen Soghomonyan qui chantera Calaf. Le ténor arménien avait déjà interprété le rôle lors de deux représentations à Covent Garden début janvier.

    Philippe Gault

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    Corée du Sud : les salons de musique classique, nouvelle tendance pour mélomanes avertis

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  • Piotr Anderszewski, bouleversant interprète des derniers opus de Brahms

    A l’occasion de la publication de son nouvel album chez Warner, Piotr Anderszewski sera, ce jeudi 29 janvier à 20h, l’invité du Journal du classique.

    Ils les considéraient comme « les berceuses de ses douleurs ». Les dernières pièces pour piano de Brahms, qui constituent les opus 116 à 119, comptent parmi les pages les plus touchantes voire bouleversantes du compositeur. Piotr Anderszewski nous en livre aujourd’hui une lecture saisissante d’émotion, soulignant avec tant de subtilité la tendresse, la souffrance comme les mystères qui en émanent.

    Piotr Anderszewski en récital à la Philharmonie de Paris

    Il nous racontera ce soir sa perception de ces pièces et sa relation avec Brahms, compositeur qu’il n’avait, jusqu’ici, que très peu abordé mais qui s‘est imposé à lui il y a peu.

    Piotr Anderszewski jouera ces cycles brahmsiens ainsi que la dernière sonate de Beethoven à l’occasion de son grand récital parisien, lundi 2 février à la Philharmonie de Paris.

    Laure Mézan

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  • Paris : Le théâtre du Châtelet rend hommage au père de Casse-Noisette, Hoffmann, une des grandes figures du romantisme

    Le Théâtre du Châtelet rend hommage ce jeudi soir à Ernst Theodor Amadeus Hoffmann, né il y a 250 ans, l’une des premières figures du romantisme allemand qui a inspiré de nombreux artistes après lui, notamment Offenbach et ses Contes d’Hoffmann. L’hommage est rendu par l’Orchestre de Musique de Chambre de Paris et par l’acteur Lambert Wilson. 

    C’est un hommage pour un ovni de la musique classique. « Hoffmann me passionne parce qu’il est très présent sans qu’on s’en rende compte », explique Lambert Wilson, le narrateur de cette soirée. « Hoffmann, c’est le papa de toute cette école comme Edgar Allan Poe, Théophile Gautier, tous ces gens qui ont été fascinés par le monde étrange et parallèle. Ça le rend très unique. »

    Hoffmann, le père de Casse-Noisette, tour à tour compositeur, magistrat, caricaturiste et auteur. « Il écrit tellement bien que c’est concret et en même temps drôle, et en même temps burlesque. Il avait quelque chose d’unique : chercher dans le réel ce qu’il y avait d’étrange, jusqu’à arriver à des choses de folie totale. »

    Lambert Wilson, fidèle auditeur de Radio Classique

    Lambert Wilson lit Hoffmann, l’orchestre le joue. Six compositeurs au programme : Mozart, Schumann ou Gluck. L’acteur les écoute tous du matin au soir. Il a trouvé refuge auprès des musiciens. « Je me réveille, qu’est-ce que je fais ? Je mets Radio Classique. En fait, je cherche un monde imaginaire parce que je trouve que le monde de 2026 est assez cauchemardesque. Je me reconstruis grâce à la musique. C’est obsessionnel, moi je vis du matin au soir avec la musique classique. »

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    C’est un concert pour tous ceux qui partagent cette obsession de musique, de mots et d’imaginaire. Hoffmann et ses doubles, c’est au théâtre du Châtelet ce soir, 20 heures.

    Victoire Faure

     

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  • « Il n’est pas impossible qu’on se trompe sur les États-Unis comme on s’est trompé sur la Russie depuis l’invasion de la Crimée » selon Thomas Gomart

    Donald Trump a menacé la République islamique, mercredi 28 janvier, de l’envoi d’une immense « armada » si elle ne renonce pas à l’arme nucléaire. Dans le même temps, la guerre en Ukraine dépasse les deux millions de victimes et l’Europe peine à mesurer l’ampleur des bouleversements en cours. Invité de la matinale, Thomas Gomart, directeur de l’Institut français des relations internationales (Ifri), et auteur de l’ouvrage Qui Contrôle Qui – Les rapports de force des nouveaux ordres mondiaux, publié aux éditions Tallandier, décrypte ces nouveaux rapports de force mondiaux.

    Pour Thomas Gomart, la stratégie de Donald Trump visant à mettre la pression sur l’Iran relève d’une « pression avant tout médiatique » visant à « saturer l’espace médiatique ». Pour l’invité, cette méthode illustre parfaitement le style du milliardaire républicain : « Il pense comme Al Capone. On obtient plus de choses avec un revolver et un sourire qu’avec simplement un sourire. » Une approche déjà testée au Venezuela avec l’enlèvement de Nicolas Maduro.

    Mais l’Iran représente un défi d’une tout autre ampleur. « L’hostilité aux États-Unis est le cadre constitutif de la République islamique depuis 1979 », rappelle Thomas Gomart. Surtout, le programme nucléaire iranien constitue « la colonne vertébrale » des efforts du régime depuis plusieurs décennies. « À l’inverse de l’obsession historique des Occidentaux d’empêcher l’avènement d’une nouvelle puissance nucléaire, la République islamique est très peu prête à y renoncer », prévient-il.

    Netanyahu-Khamenei, deux régimes qui ont besoin de la guerre

    Dans son ouvrage, Thomas Gomart consacre un chapitre au duel entre Benjamin Netanyahu et Ali Khamenei, le guide suprême iranien. Une confrontation révélatrice des nouveaux rapports de force mondiaux. « Il est frappant de voir à quel point les deux régimes ont besoin de la guerre pour se maintenir », analyse-t-il. Pour Netanyahu, au pouvoir depuis près de 20 ans, la guerre joue un rôle paradoxal : à chaque fois qu’il se trouve en grande faiblesse politique intérieure, le conflit « le remet toujours au centre de la scène politique israélienne et régionale ».

    Plus surprenant encore, le Premier ministre israélien parvient à « faire faire fondamentalement à Donald Trump ce qu’il ne voulait pas faire », notamment en obtenant des frappes américaines contre l’Iran avant l’été. « Cela montre que le « qui contrôle qui » est toujours beaucoup plus complexe, explique le directeur de l’Ifri. Dans le système interdépendant dans lequel nous sommes, c’est un jeu d’effets, de contre-effets, d’action et de réaction. »

    L’aveuglement européen à propos de la guerre en Ukraine

    Le bilan de la guerre en Ukraine révélé hier, soit deux millions de victimes, des centaines de milliers de morts et des millions de blessés, provoque chez Thomas Gomart une réaction alarmée. « Le problème fondamental que nous avons, nous Européens, c’est que nous n’arrivons pas à nous représenter ces chiffres […]. C’est un degré de violence infligé à deux corps sociaux qui va se diffuser dans ces sociétés pendant plusieurs décennies », avertit-il. Avec un objectif affiché de mobilisation de 1,5 million d’hommes d’ici 2030 et de tels taux de pertes, « redescendre dans le niveau de violence est extrêmement difficile. Je crains que Vladimir Poutine n’en soit pas capable. »

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    Thomas Gomart porte un constat sévère sur l’analyse européenne de la Russie. « Depuis 2014, l’annexion de la Crimée a été complètement sous-estimée par l’establishment », regrette-t-il. Un aveuglement qui persiste : « Fondamentalement, nous nous sommes trompés sur la Russie, sur la trajectoire qu’elle allait prendre. Je pense que nous continuons à nous tromper. » Engendrant des conséquences lourdes, au regard de ce qu’il appelle « la collusion idéologique entre la Maison Blanche et le Kremlin », l’expert prévient : « Les Européens vont être amenés à traiter la question russe par eux-mêmes, de plus en plus, avec un soutien américain qui va être ponctuel ou peut-être absent. » Une réalité que l’Europe refuse de voir, par crainte d’avoir à réorganiser son système de défense et d’allouer massivement des ressources. Thomas Gomart insiste : « Nous ne voulons pas comprendre. »

    Daphnée Cataldo

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  • Corée du Sud : les salons de musique classique, nouvelle tendance pour mélomanes avertis

    Écouter le meilleur de la musique classique au calme dans de beaux endroits dotés d’équipements acoustiques de très haute qualité. Une tendance très en vogue en Corée du Sud où se multiplient ces salons de musique d’un nouveau genre.

    Dans un article très complet, le Korea Times, plus ancien quotidien anglophone sud-coréen, propose une liste de salons de musique classique (Classical music lounges) dans les grandes métropoles du pays. Ces espaces publics, au succès croissant, ont souvent été créés par de grands groupes ou de riches mélomanes. Ils permettent à leurs clients de pouvoir écouter leur musique préférée dans des conditions acoustiques de très haute qualité.

    Selon le journal, ces salles d’écoute spécialisées et cafés audio proposent des espaces conçus « pour une immersion totale et sans distraction dans la musique ». Ils donnent accès à de vastes collections de disques (support vinyle ou numérique) et sont dotés d’enceintes et d’amplificateurs très haut de gamme qui « recréent l’acoustique d’une salle de concert ».

    Beethoven, chouchou des mélomanes sud-coréens

    Certains de ces salons de musique font référence à de grands noms du classique. Ainsi à Séoul, dans le quartier de Gangnam, le Monk to Bach – Music Cafe propose, non seulement l’écoute à toute heure de disques issus de son imposante collection dans une ambiance sonore remarquable, mais également d’assister à des sessions inédites, comme ce fut le cas récemment pour les prestations des lauréats du Concours international de piano Chopin.

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    Mais c’est Ludwig van Beethoven qui semble être le nom qui attire le plus les mélomanes en Corée du Sud. Plusieurs salons de musique portent son nom. À Séoul bien sûr, avec la Beethoven Haus où le public peut régulièrement assister en direct à des concerts de grands orchestres tels que les Philharmoniques de Berlin et de Vienne ou le Concertgebouw d’Amsterdam, projetés sur grand écran. Une autre Beethoven Haus, créée en 2025 par un ancien producteur de télévision, est accessible à Incheon, sur la côte ouest. À Gwangju, dans le sud du pays, le Beethoven Music Cafe, institution quadragénaire, propose deux fois par semaine des séances d‘écoutes de playlists établies par le propriétaire du lieu.

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    D’autres salons de musique coréens sont dédiés à des répertoires spécifiques. C’est notamment le cas du Modern Cloister (Cloître moderne) à Yangpyeong, dans la province de Gyeonggi, qui met en valeur la volumineuse collection de disques (10.000) de musique sacrée de son propriétaire, musicologue et ancien professeur de musique à l’université américaine de Nazareth.

    Philippe Gault

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  • La claveciniste Marie van Rhijn nous présente son jeune ensemble, l’Assemblée

    A l’occasion de ses concerts ce week-end à la Folle journée de Nantes, Marie van Rhijn sera, ce mercredi 28 janvier à 20h, l’invitée du Journal du classique.

    C’est à Jacques Champion de Chambonnières et à sa série de concerts « l’Assemblée des honnêtes curieux » que Marie van Rhijn a emprunté le nom de son ensemble, l’Assemblée, fondé en 2023. Un ensemble avec lequel la claveciniste explore la musique des 17ème et 18ème siècles mais s’autorise également des incursions dans des répertoires beaucoup plus récents voire contemporains.

    Des programmes en résonance avec les enjeux d’aujourd’hui

    Marie van Rhijn nous racontera ce soir sa démarche, elle qui a l’habitude de collaborer en tant que claveciniste et cheffe de chant avec les plus prestigieuses phalanges de musique ancienne et témoigne d’une grande curiosité. Ce qui l’anime avec son jeune ensemble : mettre à l’honneur des œuvres rares, inclure dans ses différents concerts des pièces de compositrices et imaginer des programmes ayant des résonances avec les enjeux de la société d’aujourd’hui.

    Elle retrouvera ses musiciens et chanteurs ce week-end à la Folle journée de Nantes où elle dirigera des petits motets français et italiens.

    Laure Mézan

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