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A l’occasion de de la publication du double album du quatuor Elmire, ses deux violonistes, David Petrlik et Yoan Brakha seront, ce mercredi 14 janvier à 20h, les invités Journal du classique.
La force créatrice face à l’adversité, la combativité, la résilience et le dépassement de soi ! Telles sont les valeurs que les musiciens du quatuor Elmire ont choisi de célébrer dans leur double album dédié à Beethoven. Il réunit les trois quatuors « Razumovsky » mis en regard avec le poignant testament d’Heilingenstadt dans lequel le compositeur exprime son désespoir causé par la surdité. Beyond the limits, au-delà des limites, tel est le titre qu’ils ont choisi pour cet enregistrement publié par Scala Music.
David Petrlik et Yoan Brakha, les deux violonistes du quatuor, nous éclaireront ce soir sur leur démarche et sur cette notion de dépassement qui est aussi l’un des moteurs de leur vie de musiciens.
Le quatuor Elmire sera en concert les 1er et 2 février à la Folle journée de Nantes.
Laure Mézan
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Manifestations en Iran : des musiciens classiques élèvent leur voix pour soutenir le peuple iranien face à la répression
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Depuis la fin décembre, les manifestations contre le pouvoir islamique mobilisent des millions d’Iraniens à travers le pays, provoquant une vague de répression particulièrement violente de la part des autorités. Les réactions d’indignation et de soutien au peuple iranien se multiplient dans le monde entier notamment par la voix de musiciens exilés d’origine iranienne.
C’est le 28 décembre qu’ont été signalées les premières manifestations dans plusieurs grandes villes d’Iran dans un contexte de crise économique initialement (effondrement de la monnaie locale, inflation galopante…) avant de devenir un vaste mouvement populaire de défiance à l’encontre du régime islamique.
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Mais depuis quelques jours, confrontées à l’amplification de ce soulèvement populaire et aux menaces d’interventions extérieures, les autorités gouvernementales iraniennes ont entamé une répression sanglante – on parle de milliers de morts par balles – à travers le pays. Des représailles radicales qui suscitent émotion et indignation dans le monde entier, au niveau politique et diplomatique, mais aussi au sein de la diaspora iranienne.
Parmi ces exilés d’origine iranienne qui s’élèvent contre la répression et appellent au soutien du peuple iranien, les voix de grands musiciens classiques commencent à se faire entendre. Le 9 janvier, c’est le violoncelliste Kian Soltani qui a profité de sa participation à un concert à la Philharmonie de Paris pour s’exprimer publiquement.
El violonchelista austro-iraní Kian Soltani sorprendió a su público con una interpretación de “La chica de Shiraz” el 9 de enero en la Filarmónica de París en honor a los revolucionarios iraníes y su lucha por la libertad. Irán libre pic.twitter.com/Yp0uRPSrRM
— CantabriaOnline (@CantabriaOnline) January 14, 2026
Alors que s’achevait la représentation de Don Quichotte de Richard Strauss, dirigé par Daniel Harding, le musicien autrichien, né de parents iraniens, a tenu à interpréter en solo The Girl from Shiraz, un air traditionnel du compositeur Reza Vali, qu’il a dédié « au courageux peuple iranien, qui se bat pour un pays libre, et dont l’accès à Internet et aux communications est coupé depuis plusieurs jours ».
Sur Instagram et Facebook, Mahan Esfahani, chef d’orchestre et claveciniste réputé, né à Téhéran en 1984, s’exprime sur la situation de son pays d’origine dans un long message vidéo. Le musicien, exilé aux Etats-Unis, y revient longuement sur le nom de Reza Pahlavi, fréquemment cité par une majorité de manifestants iraniens qui voient dans le fils du chah, déchu en 1979, l’homme providentiel capable de diriger le pays en cas de chute des mollahs.
Philippe Gault
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Avec l’avènement des technologies numériques, la monnaie est et continuera d’être de plus en plus dématérialisée. Cette tendance n’est pas nouvelle : l’histoire de la monnaie, depuis l’invention des premières pièces sur les rives du fleuve Pactole il y a 2700 ans, est marquée par une dématérialisation progressive, laquelle s’est intensifiée ces dernières décennies, sans pour autant éliminer les pièces et les billets.
Cependant, la nature de la monnaie en tant que bien commun fondé sur la confiance demeurera une réalité tangible. Le rôle des autorités publiques (État, banque centrale) restera prépondérant dans le contrat monétaire avec les citoyens. Néanmoins, une nouvelle « guerre des monnaies » opposera, dans l’espace numérique, monnaies publiques et monnaies privées.
De l’émergence des crypto-actifs aux tentatives de « dédolla-risation », cet essai lucide et rigoureux examine les récents développements de la guerre des monnaies et offre une synthèse complète des enjeux actuels de la monnaie et des politiques monétaires. Un livre de référence essentiel pour les étudiants comme pour le grand public.
Christian de Boissieu est professeur émérite à l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne, vice-président du Cercle des économistes, membre de l’Académie des technologies, de l’Académie des sciences d’outre-mer et de l’Académie royale de Belgique, et ancien président du Conseil d’analyse économique auprès du Premier ministre. Marc Schwartz est président-directeur général de la Monnaie de Paris. Conseiller-maître à la Cour des comptes, il a occupé diverses fonctions au sein de l’État (ministère de l’Économie et des Finances, ministère de la Culture) et dans le secteur privé (France Télévisions, Forvis Mazars). Il enseigne l’économie des médias à Sciences Po Paris.
Le Prix Vauban est remis avec le soutien du GICAT (Groupement des industries françaises de défense et de sécurité terrestres et aéroterrestres) et de Radio Classique.
Cet article Christian de Boissieu et Marc Schwartz remportent le Prix Vauban de l’AA-IHEDN 2025 avec « La nouvelle guerre des monnaies », aux éditions Odile Jacob est apparu en premier sur Radio Classique.
Trois ans après la révolte féministe initiée par la mort de Mahsa Amini, l’Iran connaît depuis le 28 décembre 2025 une vague de contestations massives. Face à l’inflexibilité du régime des mollahs et à une crise socio-économique grandissante, le pays est confronté à une répression d’une violence sans précédent. Invité de la matinale, Gilles Kepel, politologue, analyse cette situation complexe, marquée par des enjeux internes et des répercussions géopolitiques majeures.
La contestation actuelle, née de la vie chère et d’une lassitude face au pouvoir en place, se heurte à une répression « d’une violence absolument inouïe », souligne Gilles Kepel, évoquant des estimations de victimes allant de 2 500 à 6 000 morts. Des informations, à prendre avec prudence, font état de premières pendaisons publiques de manifestants, témoignant de la détermination du régime à ne pas céder.
Cependant, cette fermeté masque une profonde fragilité structurelle. Selon le politologue, « en réalité c’est reculer pour mieux sauter puisque l’Iran n’est plus viable. Il n’y a plus d’eau, la crise financière est absolument gigantesque ». Au-delà des difficultés internes, Gilles Kepel met en lumière la perte de la « force de dissuasion » iranienne, incarnée historiquement par des acteurs régionaux comme le Hezbollah. « Le Hezbollah servait à attaquer Israël préventivement pour empêcher que l’Iran soit lui-même attaqué. Tout ça, c’est par terre, ça n’existe plus », affirme-t-il.
Les événements actuels en Iran s’inscrivent dans un contexte géopolitique tendu, où les États-Unis de Donald Trump semblent poursuivre une stratégie de déstabilisation des régimes perçus comme hostiles. « Trump est contraint de continuer sur la lancée de l’opération d’élimination de Maduro au Venezuela », explique Gilles Kepel, y voyant une volonté de « redéfinir le monde ». Cependant, en Iran, Trump se heurte à une résistance inattendue, le régime ne montrant pas de fissures majeures pour l’instant : « je ne sais pas si lui-même sait très bien ce qu’il a en tête. On peut bien sûr penser qu’il y aurait une sorte de remake de l’opération de la fameuse guerre des 12 jours du mois de juin dernier ».
Cette situation génère une inquiétude dans la région du Golfe. Les États voisins, bien que n’étant pas toujours en phase avec l’Iran, redoutent « que tout s’effondre à la manière du régime de Saddam Hussein qui avait déclenché le terrorisme, Daesh », précise Gilles Kepel. Les conséquences économiques d’une telle instabilité pourraient provoquer le blocage du détroit d’Ormuz et la flambée des prix du pétrole, des préoccupations majeures pour des pays comme les Émirats et l’Arabie Saoudite.
Les relations de l’Iran avec ses alliés traditionnels, la Russie et la Chine, semblent également sous tension. Moscou, absorbée par le conflit en Ukraine, n’offre qu’un soutien mesuré à Téhéran. « Les relations avec l’Iran sont moyennes puisque pendant la guerre des 12 jours, un certain nombre d’Iraniens dans le pouvoir s’étaient dit que la Russie les maintenait juste le nez au-dessus de l’eau, mais ne les avait pas beaucoup aidés », observe le politologue. Quant à la Chine, elle observe avec inquiétude l’affaiblissement du système iranien, d’autant plus que la chute de Maduro au Venezuela a déjà entraîné des conséquences sur ses approvisionnements en pétrole sous embargo. La Chine se trouve donc dans une situation peu favorable, scrutant l’évolution de la situation iranienne avec une prudence.
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Dans ce contexte de crise, Reza Pahlavi, fils en exil du dernier Chah, se positionne comme un leader de la transition. Bien que « très motivé », son rôle réel en Iran reste difficile à évaluer. Si des manifestants brandissent parfois sa photo, le politologue émet des doutes quant à une popularité intacte auprès d’une population jeune n’ayant pas connu l’ère pré-révolutionnaire. Pour Gilles Kepel, cette référence à une dynastie aussi ancienne que les Pahlavi « indique peut-être aussi la faiblesse d’une opposition qui n’a pas trouvé à l’intérieur d’elle-même la ressource pour faire tomber le système des mollahs ».
Daphnée Cataldo
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Il n’est pas toujours facile de savoir comment prononcer certains mots, et une erreur peut vite vous pénaliser lors d’une conversation. Voici le classement des sept mots les plus mal prononcés en français, selon Karine Dijoud, chroniqueuse sur Radio Classique, autrice et créatrice du compte Les Parenthèses élémentaires sur Instagram. Saurez-vous deviner quel est le mot situé en première position ?
On entend souvent « dégaingandé », comme s’il y avait un U après le G. Or, il n’y en a pas, donc aucune raison de le prononcer ainsi. « Gin », G-I-N, se prononce comme dans gingembre !
Faut-il prononcer carrouzel ou carroussel ? Carrousel se voit souvent affublé d’un son « s » comme s’il y avait deux S. Or, il n’y en a qu’un seul ! Placé entre deux voyelles, on doit le prononcer avec le son « z ». Il faut donc dire « Le CarrouZel du Louvre », par exemple.
Pour « quand même », l’erreur va au-delà du défaut de prononciation. Cela devient de la déformation. Il est très souvent transformé en « comme même » chez les adolescents. Dans les copies, je le vois constamment, on peut lire par exemple « Le roi a été comme même décapité », ce qui est totalement incorrect…
De même, c’est une autre déformation que j’ai observée chez les adolescents. Ils disent « un peu près » au lieu de « à peu près ». Profitons de 2026 pour gommer cette faute !
Cette honte publique, surtout employée dans l’expression « jeter l’opprobre », se voit souvent privée de son deuxième R. Il faut dire que la prononciation n’est pas évidente. Tant qu’elle n’est pas remplacée par « l’eau propre », rien n’est perdu !
C’est le même cas de figure pour « fragrance », qui apparaît à la deuxième place, et qu’on entend parfois dans les publicités. Ce joli mot, « fragrance », désigne un parfum, une odeur, et il est souvent prononcé sans son deuxième R, sûrement pour des raisons pratiques. On a ainsi tendance à dire « fragance » mais il s’écrit et se prononce « fragrance ».
Enfin, sur le haut du podium, médaille d’or, nous avons « de Broglie », un nom de famille aristocratique. On doit prononcer « de Breuil ».
Terminons par quelques exemples en vrac de ces mots qui nous donnent du fil à retordre. Comment doit-on prononcer « précocement » ? Par mimétisme avec « forcément » ou « assurément », on imagine parfois qu’il y a un accent aigu sur le E qui est placé avant le suffixe -ment. Mais ce n’est pas le cas ! C’est donc préco-ce-ment qu’il faut le prononcer !
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Et doit-on dire « pugnace » comme dans « magnésium » ? Faux ! Pour cet adjectif littéraire désignant celui qui aime le combat ou la polémique – puisqu’il vient du latin pugna, le combat – il n’y a qu’une seule prononciation possible. Il faut distinguer le G et le N et dire pug-nace. Quant à « ananas », faut-il prononcer le S final ? On peut, mais il est considéré comme plus soutenu de ne pas le faire.
Karine Dijoud
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À l’occasion de sa résidence à la fondation Louis Vuitton, Pascal Dusapin sera, ce mardi 13 janvier à 20h, l’invité du Journal du classique.
La fondation Louis Vuitton s’impose aujourd’hui comme l’un des hauts lieux de la création où sont accueillies régulièrement de grandes figures de la musique d’aujourd’hui. C’est le compositeur Pascal Dusapin qui y sera à l’honneur de janvier à mars, à l’occasion d’une résidence exceptionnelle au cours de laquelle seront notamment créés son huitième quatuor à cordes et son nouveau concerto pour violon intitulé Flying river, écrit pour Daniel Lozakovitch.
Le compositeur sera à notre micro ce soir pour nous éclairer sur cette résidence qui sera également ponctuée d’un masterclass. Il nous parlera notamment de deux des genres qui lui sont chers et avec lesquels il s’est largement exprimé : le quatuor à cordes et l’opéra. À noter que l’un de ses premiers ouvrages lyriques, To be sung, sera interprété en février par l’ensemble Le Balcon de Maxime Pascal, dans une scénographie signée Pharrell Williams.
Rendez-vous les 17 janvier, 4 et 5 février puis 20 et 21 mars à l’auditorium de la Fondation.
Laure Mézan
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C’est à l’Auditorium de la Fondation Louis Vuitton que Radio Classique vous convie ce soir à partir de 20h30 pour le concert que Gautier Capuçon y a donné le 4 décembre dernier.
Un concert exceptionnel avec les pianistes Jérôme Ducros et Frank Braley ainsi que six violoncellistes issus de la Classe d’Excellence de violoncelle de la Fondation Louis Vuitton que Gautier Capuçon a dirigé de 2014 à 2022. Le programme était constitué de créations qui étaient dédiées. Une série de pièces mêlant notamment la musique de film avec Joe Hisaishi, le minimalisme de Max Richter et le néoromantisme de Ludovico Einaudi. Ce concert sera présenté par Laure Mézan. Vous pourrez l’écouter en qualité numérique à Paris et dans de nombreuses autres villes de France grâce au DAB+.
Jean-Michel Dhuez
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Le grand chef d’orchestre italien Riccardo Muti a dirigé, samedi, un concert insolite et émouvant dans une prison de la banlieue de Milan. La plupart des instruments de l’orchestre faisaient partie du projet « Les Violons de la mer », des pièces fabriquées par des détenus avec le bois des bateaux des migrants échoués à Lampedusa.
Depuis le début des années 2020, les détenus qui travaillent dans l’atelier de lutherie de la prison de l’Opéra, le plus grand centre pénitentiaire italien situé au sud de Milan, fabriquent des violons, altos, violoncelles et même un clavecin, à partir de bois récupéré sur des embarcations ayant transporté des migrants et échouées sur l’île de Lampedusa au sud de l’Italie. Dans le cadre de ce programme « Métamorphose », des concerts, joués sur ces instruments aux couleurs bigarrées, sont donnés régulièrement en Italie.
Muti a Opera tra i violini dei migranti e il coro degli ergastolani #EmiliaRomagna #Nazionale https://t.co/JpAkuPclVb
— Altarimini (@Altarimini) January 12, 2026
Mais, pour la première fois le samedi 10 janvier, les détenus de cet établissement pénitentiaire de haute sécurité ont eu l’honneur d’assister à un grand concert et de voir et écouter des artistes professionnels jouer sur certaines de leurs réalisations. À cette occasion le célèbre maestro italien Riccardo Muti dirigeait son orchestre Giovanile Luigi Cherubini composé de jeunes musiciens.
Dans une salle aménagée en théâtre, quelques 200 des 1400 détenus de la maison d’arrêt milanaise ont ainsi pu écouter pendant une heure trente des œuvres d’Antonio Vivaldi et Giuseppe Verdi, ainsi que l’interprétation de Va, Pensiero, le célèbre air extrait de Nabucco, et l’Ave Maria d’Otello de Giuseppe Verdi chantés par la chorale La Nave di San Vittore, composée de détenus d’une autre prison milanaise.
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Pleinement investi dans cet événement, Riccardo Muti s’est même installé au clavier pour donner des conseils à un des chanteurs de ce chœur, Mirto Milani, 31 ans, incarcéré pour meurtre et ancien élève du conservatoire de Milan. « Entendre ces personnes, qui purgent ici leur peine, mais qui semblent si sereines et si clairement et ouvertement désireuses de trouver un sentiment d’harmonie dans leur vie grâce à la musique a enrichi mon expérience en tant que musicien et en tant qu’homme », a déclaré le maestro de 84 ans.
Très ému à l’issue de la représentation, Riccardo Muti a tenu à serrer la main de tous les détenus présents dans le public, auxquels il a confié : « Bien sûr, la prison est un lieu clos et difficile, mais même ici, on peut se retrouver, notamment grâce à l’art. J’y ai trouvé beaucoup plus d’émotion, de créativité et une spiritualité profonde qu’à l’extérieur ».
Philippe Gault
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Avec plus d’1 million d’auditeurs chaque jour et +19% de part d’audience, Radio Classique termine l’année avec d’excellents résultats d’audience sur tous les indicateurs : le succès d’une grille renouvelée, audacieuse et conviviale en journée, avec une Matinale toujours plus écoutée par les décideurs.
« Radio Classique termine l’année 2025 en beauté. Au-delà du succès de sa Matinale, menée d’une main de maître par David Abiker et Stéphane Pedrazzi, Radio Classique a su, depuis le mois de septembre, insuffler une nouvelle dynamique avec une grille audacieuse et conviviale, une programmation plus ouverte et accessible, qui séduisent toujours plus d’auditeurs grâce à une promesse essentielle et plus que jamais d’actualité : mettre de l’harmonie dans votre vie ! » déclare Pierre LOUETTE, Président Directeur Général du Groupe Les Echos – Le Parisien et Président de Radio Classique.
Une audience en forte hausse sur tous les indicateurs Médiamétrie :
• 1,05 million d’auditeurs par jour, soit + 115 000 nouveaux auditeurs (+12%) sur un an (1)
Une forte progression de l’audience de la Matinale (6h-9h) sur les décideurs et les moins de 50 ans :
• +48% vs 1 an en quart d’heure moyen(2)
Après une rentrée de tous les records, Radio Classique confirme sa place de leader sur le numérique : avec près de 4,4 millions d’écoutes actives, son audience progresse de 4% vs novembre 2024. (3)
Enfin Radio Classique consolide sa 7ème place parmi les radios les plus podcastées, avec plus 3,6 millions d’écoutes mensuelles(5), portée par ses podcasts emblématiques : les Grands dossiers de l’Histoire de Franck Ferrand, Esprits Libres ou encore Des Histoires en musique.
Depuis la rentrée de septembre 2025, Radio Classique propose une grille conçue pour un public plus large. Fidèle à ses fondamentaux, la station continue de proposer une Matinale exigeante et éclairante, portée par Stéphane Pedrazzi pour l’économie et David Abiker pour l’information générale. Elle affirme également un ton plus chaleureux et résolument contemporain, incarné par une nouvelle génération d’animateurs – Pauline Lambert, Jean-Michel Dhuez, Élodie Fondacci ou encore Laure Mézan – et par une programmation musicale élargie plus ouverte, allant des musiques de film aux nouveaux répertoires du classique.
Sources :
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Le Rassemblement national domine désormais l’échiquier politique de cette Vème République fragilisée, assure Pascal Perrineau. Le politologue, invité de Radio Classique ce mardi, détaille toutefois le paradoxe que représente un RN presque au sommet, mais extrêmement dépendant des personnalités qui le composent. Il souligne notamment les questionnements autour de la jeunesse et du manque d’expérience de Jordan Bardella, qui pourrait être candidat à la présidentielle de 2027.
Pascal Perrineau est politologue, professeur honoraire des Universités à Sciences Po, ancien directeur du Cevipof. Il a publié Le Goût de la politique, aux éditions Odile Jacob.
Pensez-vous que désormais, les candidats en politique sont non-interchangeables ?
PASCAL PERRINEAU. : Oui, tout à fait. Le RN a une force indépendamment de la personnalité qui l’incarne. Il est devenu incontournable, c’est le parti dominant de cette Vème République en difficulté. Cependant, une élection présidentielle reste celle d’une personnalité. C’est la rencontre, comme on le disait jadis, d’un homme ou d’une femme avec le peuple. Or, cette rencontre n’est pas tout à fait la même, selon qu’il s’agisse de Marine Le Pen ou de Jordan Bardella face à l’électorat, si ce dernier devient le candidat du Rassemblement national en 2027.
Pourquoi ? Parce que Marine Le Pen a été à de très nombreuses reprises confrontée à l’échéance présidentielle : 2012, 2017 où elle passe la barre du premier tour, 2022 où elle emmène le Rassemblement national au-delà des 40 % au second tour. C’est une femme qui s’est formée dans de multiples combats politiques. Pour Jordan Bardella, les combats politiques sont récents. Il y a eu les européennes, mais ce n’est pas un combat essentiel au plan électoral, et il y a beaucoup d’inconnues. Le prochain président ou la prochaine présidente sera confronté à des situations extrêmement compliquées, on le voit dès aujourd’hui, à des situations de chaos au plan national et international. Il faudra que ce soit un homme de poids.
On se pose des questions sur Jordan Bardella. Est-ce qu’il est, ou est-ce qu’il pourrait devenir cet homme de poids ? Est-ce que demain, il sera capable de décrocher son téléphone pour parler à Trump ou à Poutine ? C’est ça le métier d’un président de la République. Même si dans les sondages d’opinion, Bardella fait même parfois aujourd’hui un peu mieux que Marine Le Pen, je ne suis pas sûr qu’à la suite de ce combat terrible qu’est une campagne présidentielle, Bardella soit dans l’état très favorable vis-à-vis de l’opinion que l’on mesure aujourd’hui. Aujourd’hui, on ne mesure pas des intentions de vote en tant que tel, et encore moins du vote. On mesure des opinions. On a une opinion plus ou moins favorable par rapport à ce jeune homme qui présente bien.
Imaginons que Marine Le Pen soit hors circuit. Il y a une relève, qui est jeune. Il y a Jordan Bardella, mais également Marion Maréchal au Rassemblement national, et chez Reconquête, il y a un jeune espoir redoutable, c’est Sarah Knafo. Est-ce qu’elle peut faire du mal au Rassemblement national lors des prochaines municipales à Paris ?
P.P. : Tout à fait, on le voit déjà dans les intentions de vote qui sont mesurées dans la capitale, Sarah Knafo existe. Elle n’est plus très loin de la barre des 10 %. Or c’est important, parce que si on a 10 %, on peut se maintenir au second tour et profondément perturber le jeu. Sarah Knafo existe beaucoup plus que le candidat qui va emmener le Rassemblement national. On voit bien que dans un électorat de droite ou d’extrême-droite un peu essoufflé, un peu inquiet, qui est à la recherche de nouvelles têtes, de nouveaux rôles, Sarah Knafo apparaît comme une nouveauté dans l’offre politique. On le voit dans ses premières prestations télévisées, il y a une habileté, une apparente maîtrise des dossiers qui fait que c’est quelqu’un avec lequel il va falloir compter à l’élection parisienne. Or cette élection donne très souvent des appétits nationaux par la suite.
Est-ce que vous pensez que la droite et le centre peuvent faire gagner l’alternance après 24 ans de socialisme municipal ?
P.P. : En effet, on est peut-être à la fin de ce socialisme municipal qui a été inauguré par Bertrand Delanoë, puis prolongé par Anne Hidalgo. Cependant, l’affaire est loin d’être faite. Quand vous regardez les intentions de vote, pour l’instant, les deux listes, celle emmenée par Emmanuel Grégoire, le candidat du Parti socialiste, et celle emmenée par Rachida Dati sont véritablement roue dans roue. Ça va se passer au couteau.
Il faut regarder très attentivement ce qui se passe à la gauche de la gauche et à la droite de la droite. À la gauche de la gauche, est-ce que la liste emmenée par Madame Chikirou, qui est la liste de La France Insoumise, aura envie de s’intégrer dans une dynamique de gauche ? Ce n’est pas évident. On voit bien que la thématique de LFI aujourd’hui, c’est se payer les socialistes. Est-ce qu’il y aura pas la volonté, si elle dépasse les 10 %, de se maintenir pour tenter de faire échouer la victoire socialiste ? Même problématique à droite avec Madame Knafo et la liste Dati. Il faudra suivre très attentivement ce qui va se passer entre les deux tours, c’est-à-dire les fusions, vous savez qu’on peut fusionner à partir du moment où on fait 5 % des suffrages exprimés, et les maintiens au-dessus de 10 % des suffrages exprimés. Tout ça risque de se faire à la petite cuillère.
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Est-ce que vous imaginez un RN ne parvenant pas au second tour de l’élection présidentielle ?
P.P. : Très difficilement. Le Rassemblement national, quel que soit le candidat, est aux alentours de 30 à 32 % des intentions de vote. Le second est à 15 et même parfois en dessous de 15. La dernière enquête qui vient d’être publiée par l’Institut Verian pour Le Monde et qui suit maintenant depuis 30 ans l’image du Rassemblement national va dans le sens de ma réponse. Cette enquête montre que jamais les idées du Rassemblement national, le projet du Rassemblement national, la capacité du Rassemblement national aux yeux des Français à exercer le pouvoir, n’a été aussi grande.
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