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A l’occasion de la représentation de son spectacle The Silence of Sound, au Théâtre des Champs-Elysées, Alondra de la Parra sera, ce vendredi 16 janvier à 20h, l’invitée du Journal du classique.
C’est un spectacle qui s’annonce particulièrement onirique et saura toucher un très large public. Imaginé par la cheffe d’orchestre Alondra de la Parra et l’artiste clown Gabriela Muñoz, The Silence of Sound, est un véritable voyage musical et poétique, ponctué de grandes pages du répertoire symphonique. Une rencontre entre l’art silencieux du clown et la musique, le tout sublimé par des effets de vidéo à découvrir le 24 juin au Théâtre des Champs-Elysées, avec les musiciens de l’orchestre Pasdeloup.
Alondra de la Parra nous racontera ce soir la conception de ce spectacle inédit en France, créé au Mexique en 2022 et présenté, depuis, plus de 25 fois. L’occasion pour la cheffe mexicaine de nous raconter également ses liens avec de grandes phalanges internationales, elle qui est actuellement directrice artistique de l’Orchestre et chœur de la Communauté de Madrid et dirige régulièrement de prestigieux orchestres français. Elle fera notamment, le 27 juin, ses débuts à la tête de l’Orchestre philharmonique de Strasbourg.
Laure Mézan
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La musique russe était à l’honneur des deux concerts que l’Orchestre de l’Opéra Rouen Normandie a donné les 5 et 6 décembre derniers au Théâtre des Arts de Rouen sous la direction de Pierre Dumoussaud, son futur directeur musical.
La première œuvre interprétée était l’Ouverture-fantaisie Roméo et Juliette de Tchaïkovski. Créée en 1870 à Moscou elle est inspirée de la pièce de Shakespeare. Elle était suivie du Concerto pour piano n°3 de Prokofiev, joué par le pianiste russe Denis Kozhukhin. Créé à Chicago en 1921, avec le compositeur au piano, il est le plus populaire des cinq concertos pour piano de Prokofiev. La troisième et dernière œuvre au programme était Schéhérazade de Rimski-Korsakov. Cette suite symphonique créée à Saint-Pétersbourg en 1888 est inspirée des Mille et Une Nuits. Cette soirée sera présentée par Laure Mézan. Vous pourrez l’écouter en qualité numérique à Rouen et dans de nombreuses autres villes de France grâce au DAB+.
Jean-Michel Dhuez
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HBO, la chaine de télévision américaine qui diffusera, à partir de 2027, les premiers épisodes de la série adaptée des aventures de Harry Potter a annoncé que la musique sera composée par Hans Zimmer et son collectif Bleeding Fingers Music.
Après huit films à succès, inspirés par la saga Harry Potter écrite par J.K. Rowling, place à la série qui sera diffusée sur la plateforme HBO en 2027 et dont le tournage a débuté mi-juillet en Angleterre (Studios Leavesden), mais également dans le Finistère pour certaines scènes. Depuis mai 2025, on connaît aussi les principaux noms de la distribution : Dominic McLaughlin (Harry Potter), Arabella Stanton (Hermione) ou encore John Lighthow (Albus Dumbledore) mais pas encore celui qui incarnera le méchant Voldemort.
Désormais on connaît le nom du compositeur de la musique de cette série. Après les grands musiciens qui ont composé les musiques des huit films de la saga Harry Potter, John Williams (3), Alexandre Desplat (2), Nicholas Hooper (2) et Patrick Doyle, c’est encore à un immense compositeur de musiques de film, Hans Zimmer, que la production a fait appel pour créer les nombreuses musiques qui illustreront la longue série (7 saisons de 8 épisodes chacune).
Pour l’aider dans cette lourde tâche, le compositeur germano-américain déjà oscarisé deux fois (Le Roi Lion et Dune), a fait appel à Kara Talve et Anže Rozman, deux musiciens du collectif Bleeding Fingers Music. Cette entité, fruit d’une collaboration entre le compositeur, son associé Steve Kofsky et Extreme Music, la branche production de Sony Music Publishing, regroupe depuis 2013 des musiciens, dont plusieurs formés par Hans Zimmer, dont la principale fonction est la création de musiques sur-mesure pour le cinéma et la télévision.
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Après avoir signé les musiques de grandes séries, documentaires et génériques, le collectif Bleeding Fingers Music a été choisi pour composer les musiques de la mythique série d’animation des Simpson.
« L’héritage musical de Harry Potter est une référence pour les compositeurs du monde entier et nous sommes honorés de rejoindre une équipe aussi remarquable sur un projet d’une telle envergure », a déclaré Hans Zimmer, ajoutant : « Nous prenons cette responsabilité très au sérieux. La magie est partout autour de nous, souvent à portée de main, mais comme dans le monde d’Harry Potter, il faut la chercher. Avec cette partition, nous espérons rapprocher un peu plus le public de cette magie, tout en rendant hommage à l’œuvre originale « .
Une publication partagée par HBO Max Deutschland (@hbomaxde)
Une année 2026 qui s’annonce donc chargée pour Hans Zimmer, 68 ans, nommé aux Oscars 2026 pour la bande originale du film F1 et dont on pourra entendre les compositions pour le troisième opus de la saga Dune et dans la troisième saison de la série Euphoria, également diffusée par HBO à partir de la mi-avril.
Philippe Gault
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La France est mondialement reconnue pour sa gastronomie, véritable pilier de son identité culturelle. Parmi les figures majeures ayant façonné cette excellence culinaire, Paul Bocuse occupe une place à part. Invité de la matinale, Gautier Battistella, journaliste gastronomique, auteur de Bocuse (Éditions Grasset), raconte le destin hors du commun du « cuisinier du siècle ».
Pour Gautier Battistella, il allait de soi que la vie de Paul Bocuse ne pouvait se raconter autrement qu’à travers le prisme du roman. « Paul Bocuse a eu mille vies. C’est le petit gamin des bords de Saône devenu le cuisinier du siècle, la transformation du petit Poucet en ogre », observe l’auteur. À mesure qu’il recueille les témoignages de ceux qui ont côtoyé Bocuse, il réalise que les mêmes anecdotes reviennent sans cesse, comme si le chef avait lui-même orchestré la légende de sa propre existence. « J’ai compris qu’il y avait déjà quelqu’un qui avait écrit ce roman avant moi : Paul Bocuse lui-même. Il se rêvait en personnage de roman », confie-t-il.
Homme de paradoxes, Bocuse était à la fois timide et brillant communicateur. Il est l’un des premiers à comprendre l’importance de l’image et du récit dans la réussite d’un chef. « Dans les années 50, les cuisiniers étaient au sous-sol, cachés. Les patrons, c’étaient les directeurs de salle. Il estimait que ce n’était pas normal de connaître le nom du voiturier et du directeur, mais pas celui du cuisinier. » Il impose alors le nom du chef, le sien, sur la devanture des établissements. Un geste fondateur qui redonne ses lettres de noblesse à la profession.
Issu d’une lignée de cuisiniers, Paul Bocuse a aussi bénéficié d’un contexte historique particulier. Blessé à la guerre en 1945, il en revient avec un coq tatoué sur l’épaule et une devise : « Il faut travailler comme si on devait vivre 100 ans et vivre comme si on devait mourir demain. » Cette philosophie, il l’appliquera toute sa vie, dans une quête d’excellence sans relâche.
Si Bocuse est associé à la « nouvelle cuisine », il n’a jamais renié la tradition. L’anecdote est célèbre : deux journalistes de Gault & Millau découvrent chez lui une simple salade de haricots verts et s’exclament : « La nouvelle cuisine existe, je l’ai rencontrée. » Mais le chef, loin de se laisser enfermer dans une case, reste fidèle à sa cuisine généreuse : « Il faisait une cuisine d’os et d’arêtes, avec des sauces, 200g de beurre ou de crème par convive », rappelle Gautier Battistella. Tout en surfant sur la vague de la nouveauté, Bocuse sait aussi rassembler autour de lui les plus grands, comme Guérard ou les frères Troisgros, et imposer sa vision : « La nouvelle cuisine n’existe pas, on n’est pas là pour être le showroom des porcelainiers. »
À Lyon, Paul Bocuse règne en maître. « Il n’y avait pas un restaurant à Lyon qui ouvrait sans son assentiment. Même une pizzeria ne pouvait ouvrir sans qu’on lui demande son avis », souligne Gautier Battistella. Son influence est telle que ses apprentis travaillaient dans la crainte de décevoir le maître : « Un jour, des brioches étaient trop cuites, ils les ont avalées brûlantes pour qu’il ne s’en rende pas compte. »
La rétrogradation du restaurant de Collonges-au-Mont-d’Or par le Guide Michelin, peu après la mort de Bocuse en 2018, a fait l’effet d’une déflagration à Lyon : « Paul Bocuse appartient à tout le monde. C’est un restaurant générationnel », rappelle le journaliste. Le chef, enterré avec ses trois étoiles, reste une figure tutélaire. Pour Gautier Battistella, ce déclassement était aussi un message adressé à toute la profession : « Désormais, fini de rigoler, tout est possible. Si on dégrade Paul Bocuse, vous pouvez être le prochain. »
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Aujourd’hui, l’ombre de Bocuse plane toujours sur la gastronomie française. « Paul Bocuse est au-delà de l’histoire. Je pense qu’il n’y a plus de patron. Une fois Bocuse disparu, il n’y a plus que des seigneuries : les Bretons, les Savoyards, les meilleurs ouvriers de France, mais plus de patron dans la gastronomie. »
Daphnée Cataldo
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A l’occasion de la diffusion, dimanche soir, de son récent concert à l’Opéra de Rouen, Pierre Dumoussaud sera, ce mercredi 15 janvier à 20h, l’invité du Journal du classique.
Il succèdera, la saison prochaine, à Ben Glassberg, au poste de directeur musical de l’Opéra de Rouen. Pierre Dumoussaud était, le 5 décembre dernier, en concert avec les musiciens de l’orchestre. Un somptueux programme russe aux accents narratifs voire féériques, faisant référence à Shakespeare comme aux contes des mille et unes nuits, à revivre dimanche à 20h sur radio classique.
A cette occasion, le chef d’orchestre s’est confié sur ses liens avec cette maison, sur ses perspectives et sa conception du rôle de directeur musical. Avant de prendre ses fonctions, en septembre, il retrouvera ces musiciens les 10 et 11 avril pour un spectacle dédié à Bizet, associant l’Arlésienne et le Docteur Miracle. Il dirigera également cette saison quelques productions à Zurich, Berlin et Bordeaux.
Vient de paraître, sous le label du Palazzetto Bru Zane, le 2ème volume des mélodies avec orchestre de Massenet chantées par Hélène Guilmette, Marie-Andrée Bouchard-Lesieur, Julien Henric, Thomas Dolié avec Pierre Dumoussaud et l’orchestre de l’Opéra Normandie Rouen.
Laure Mézan
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Le département des Hauts-de-Seine a indiqué ce mercredi qu’il renonçait à gérer en direct la Maîtrise des Hauts-de-Seine, l’ensemble de chœurs d’enfants et de jeunes dont l’ex-directeur Gaël Darchen est visé par des plaintes pour violence sexuelles.
Cette décision doit être entérinée le 26 janvier lors d’un vote de la commission permanente, a précisé le département. La collectivité, principal bailleur de la Maîtrise des Hauts-de-Seine avec une subvention de 1,715 million d’euros votée en 2025, n’a pas précisé les raisons de l’abandon de cette mise en régie.
Le département des Hauts-de-Seine avait annoncé en septembre dernier vouloir gérer directement les activités de la structure « dans le cadre d’une régie à budget autonome, sur le modèle des musées départementaux ». Une association baptisée « La Nouvelle Maîtrise des Hauts-de-Seine » a été déclarée le mois dernier, selon le Journal Officiel du 23 décembre. Une direction collégiale y est dorénavant opérationnelle autour du chef de chœur Matthieu Poulain.
Cette nouvelle association a pour objet « l’enseignement et la pratique du chant choral, de l’art lyrique, et de la formation scénique spécifique, du théâtre et de la danse » ainsi que « la création, la production, la représentation ou la diffusion des œuvres de l’art et de l’esprit notamment par le biais du spectacle vivant ». Son siège social est situé à La Seine Musicale à Boulogne-Billancourt, où est installée la Maîtrise des Hauts-de-Seine.
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La mise en place de cette nouvelle structure fait suite à l’éviction l’an dernier de l’ancien directeur de la maîtrise Gaël Darchen, qui était arrivé à ce poste en 1999, et qui est visé par la plainte de cinq femmes pour harcèlement moral et sexuel, et agression sexuelle pour l’une d’entre elles – des faits qu’il conteste. Il est poursuivi pour : « Violence verbale », « phénomène d’emprise » sur des enfants: une commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les violences sexuelles dans la culture avait pointé en avril des « comportements problématiques » au sein de la Maîtrise.
Selon le site Mediapart, Gaël Darchen est désormais chargé de mission aux affaires culturelles de la ville de Puteaux, également dans les Hauts-de-Seine.
Philippe Gault (avec AFP)
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Les voix qui nous parviennent d’Iran aujourd’hui sont très rares. Les autorités privent depuis plusieurs jours la population d’accès à Internet. Les ONG dénoncent un « massacre à huis clos » et dénombrent déjà plusieurs milliers de morts parmi les manifestants, tués par les forces armées. C’est donc un témoignage précieux que nous vous proposons, celui d’un Iranien qui a réussi à fuir le pays avant-hier soir, témoin direct de la répression sanglante du régime.
« Tout individu présent dans les rues est considéré comme un criminel » : ce sont les mots du ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi. C’est le signe de la violence, de la répression, et de la volonté du régime des mollahs de se maintenir au pouvoir par la terreur, même s’il n’y aura « pas de pendaison aujourd’hui », comme l’a clamé ce ministre.
Donald Trump a annoncé que les tueries avaient pris fin, mais à quel prix ? À ce stade, près de 3500 manifestants ont été tués depuis le début du mouvement le 28 décembre dernier, et on estime que plus de 10 000 Iraniens ont été emprisonnés.
Découvrez le témoignage en intégralité de cet habitant de Téhéran :
« Je fais partie des chanceux » nous glisse cet Iranien, dont nous tairons le nom, pour des raisons de sécurité. Il a fait jouer son réseau et payé un billet d’avion très cher – vingt fois le prix habituel. Mardi soir, il a donc fui Téhéran et la répression.
« Je n’ai jamais vu ça. En Iran, on parle aujourd’hui de 12 à 15 000 morts. Juste en allant acheter des fruits l’autre jour, j’ai vu une douzaine de personnes se faire tuer. Je pense à un de mes collègues : il avait trois enfants, il les a tous perdus. Ils avaient 16, 20 et 23 ans. Certains parents retrouvent les corps de leurs enfants, d’autres non. Ils vont les chercher au cimetière où les cadavres arrivent en masse, dans les remorques des camions. Ils sont dispersés au sol… comme si c’était du sable. Et pour récupérer les corps, il faut payer. On paie en fonction du nombre de balles reçues par la victime. Si elle a reçu une balle, il faut payer l’équivalent d’un an de salaire minimum » témoigne-t-il.
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Les premiers jours, cet Iranien est allé manifester, avec des familles. Il y avait des poussettes dans les cortèges. Aujourd’hui, les parents ont peur. Ce sont surtout des jeunes qui manifestent, des femmes et des hommes, souvent âgés de 20 à 25 ans. « Ils continuent à manifester malgré les massacres. Parce qu’ils comptent sur le soutien de M.Trump : tout le monde espère que les Etats-Unis vont bombarder. Les jeunes Iraniens sont prêts à tout. Même à mourir, pour un changement de régime » poursuit-il.
Cet homme, lui, est en sécurité aujourd’hui, frustré d’être loin de chez lui mais soulagé de pouvoir enfin témoigner. Il espère retourner le plus tôt possible en Iran
Zoé Pallier
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Ludwig Göransson a été distingué ce lundi par le Golden Globe de la Meilleure musique de film pour Sinners, le film de Ryan Coogler. Mais la remise du trophée au compositeur suédois n’a pas été retransmise en direct à la télévision ce qui a provoqué de nombreuses réactions d’indignation y compris de la part de ses confrères.
Les Golden Globes, récompenses attribuées aux professionnels du cinéma par la Hollywood Foreign Press Association , sont une compétition observée de près car elle préfigure souvent le palmarès des Oscars qui sont décernés mi-mars. Retransmise en direct par la chaîne CBS et la plateforme de streaming Paramount +, la cérémonie est suivie par des millions de téléspectateurs notamment en Amérique du Nord.
why did the Golden Globes choose not to televise Sinners’ win, but made sure the podcast category was shown?.. pic.twitter.com/ypOAJqQcLj https://t.co/Chi3aFIaoV
— chu (@THEHORRORGOTH) January 12, 2026
Mais cette année, pour la 83e édition de l’événement, la retransmission a suscité de nombreuses critiques, notamment en raison du fait que la remise du Golden Globe de la meilleure bande-originale pour la musique du film Sinners a eu lieu pendant un écran de publicité et n’a donc pas pu être vue par les téléspectateurs alors que la nouvelle catégorie du meilleur podcast a bénéficié d’une bien meilleure visibilité.
C’est pourtant un grand compositeur de musiques de film qui é été récompensé cette année : Ludwig Göransson (alias Ludovin) qui a composé la musique du film de Ryan Coogler dont il est également producteur-exécutif. Le musicien suédois de 41 ans est un habitué des grandes récompenses.
Déjà sacré aux Golden Globes en 2024 pour la bande-originale du film Oppenheimer en 2024, il a surtout reçu deux Oscars, en 2019 pour la musique de Black Panther et, en 2024, toujours pour Oppenheimer. Il a également reçu quatre Grammy Awrds. Ludwig Göransson figure donc parmi les grands favoris pour les Oscars 2026, en compétition notamment avec Alexandre Desplat (Frankenstein), Max Richter (Hamnet) et Hans Zimmer (F1), eux aussi nommés aux Golden Globes.
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Hans Zimmer a lui aussi été choqué par la non-retransmission de la remise de récompense à son collègue. « C’est absurde. Je trouve dommage de ne pas bien rendre hommage à ces personnes – mes amis – qui travaillent si dur pour se faire entendre (…) sans eux, il n’y a pas de film », a-t-il déclaré au magazine Variety.
Dans un communiqué, le porte-parole des Golden Globes s’est contenté d’expliquer que les producteurs n’avaient pas eu l’intention de manquer de respect à la musique de film, mais que la décision avait été prise en raison de « contraintes de temps de diffusion » et que la remise du trophée à Ludwig Göransson et son discours sont disponibles et visibles en ligne.
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Dans un contexte international marqué par la guerre en Ukraine, initiée par Vladimir Poutine, dirigeant à la légitimité contestée et qualifié par nombre d’observateurs de dictateur, et par la montée des tensions diplomatiques, les régimes politiques sont plus que jamais questionnés. L’avenir paraît incertain, et les frontières entre démocratie et dictature semblent s’estomper. Invité de la matinale, Wiktor Stoczkowski, anthropologue, directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales et auteur de Penser comme Poutine, Une menace pour nos démocraties (Éditions du Cerf), analyse les liens idéologiques entre Donald Trump et Vladimir Poutine.
Pour Wiktor Stoczkowski, Vladimir Poutine promeut une vision du monde où la frontière entre démocratie et dictature s’efface, laissant place à un univers dominé par le cynisme et la manipulation. « Il n’y a aucune différence entre les démocraties et les dictatures », affirme-t-il, pointant la conviction poutinienne selon laquelle « les politiciens seraient tous semblables. Corrompus, ils s’emparent du pouvoir pour en tirer un maximum de profit personnel. » Selon l’anthropologue, ce constat nourrit l’idée que partout, les élites contrôlent les médias pour tromper la population et consolider leur domination. La vision du chef d’Etat russe s’appuierait sur une lecture du monde où « les forts oppriment toujours les faibles », où ni la morale ni le droit international ne sauraient freiner les ambitions des puissants. Dans cet univers, l’intérêt prime systématiquement sur toute considération éthique : « La morale cède toujours devant l’intérêt. »
Wiktor Stoczkowski met en garde contre la propagande des thèses du Kremlin en France et en Europe. Selon lui, cette influence s’exerce par deux voies principales. D’abord, il évoque l’existence de relais « par intérêt », c’est-à-dire des acteurs financés et dirigés directement par Moscou, qui servent délibérément la propagande poutinienne. Mais il souligne surtout un phénomène plus inquiétant : « Moins connue et plus énigmatique, l’attitude de ceux de nos compatriotes qui, par conviction, reprennent certaines thèses importantes de la propagande du régime russe. » Ces personnes, explique-t-il, ne sont pas motivées par l’argent : « Ils parlent comme Poutine, non pas parce qu’ils sont rétribués par Poutine, mais parce qu’ils pensent comme lui. […] Ils sont souvent conviés à s’exprimer dans les grands médias français par d’honnêtes journalistes qui peinent à comprendre qu’ils offrent une tribune à des porte-paroles non pas de Poutine, mais de la vision du monde poutinienne, de la vision du monde que les dictatures cherchent à nous imposer. »
Pour Wiktor Stoczkowski, la démocratie doit rester ouverte à toutes les opinions, à une exception près : celles qui propagent sciemment de fausses informations. Il pointe du doigt un argument récurrent : « Le principal indice est la thèse selon laquelle la responsabilité de l’invasion russe de l’Ukraine revient surtout aux Occidentaux. » Selon lui, les partisans de Poutine en Europe reprennent souvent cette idée, persuadés que « l’Occident a véritablement menacé l’existence même de la Russie, que la Russie ne fait que se défendre contre l’expansion de l’OTAN. » Cette rhétorique va jusqu’à rejeter sur l’Ouest la dérive autoritaire du régime russe : « Ils estiment que la dictature poutinienne est l’œuvre des Occidentaux. C’est notre prétendue hostilité envers la Russie qui aurait poussé un Poutine initialement démocrate à adopter une politique de plus en plus autoritaire, nationaliste et anti-occidentale. »
L’anthropologue insiste également sur l’opacité intrinsèque des régimes autoritaires et rappelle que notre compréhension de pays comme la Russie, la Chine ou l’Iran repose essentiellement sur les discours officiels de ces régimes : « Et ces discours sont faits essentiellement de mensonges. » La désinformation devient alors un outil central du pouvoir, rendant la réalité difficile à saisir pour les observateurs extérieurs.
Pourtant, Wiktor Stoczkowski souligne que, dans les sociétés démocratiques, l’accès à l’information sur les régimes autoritaires n’a jamais été aussi large. « Nous avons à notre disposition, dans les sociétés démocratiques, toutes les informations dont nous avons besoin pour comprendre ces régimes », rappelle-t-il. Parallèlement, il déplore un désintérêt croissant pour les médias traditionnels : « Les Français ne lisent plus les journaux, n’écoutent plus la radio ou de moins en moins, ne regardent plus la télé. Beaucoup de jeunes s’informent sur la politique internationale en écoutant les influenceurs sur TikTok, par exemple. » Or, ces nouvelles sources, moins soumises à la vérification et au débat contradictoire, laissent le champ libre à la diffusion de discours simplistes ou orientés.
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Wiktor Stoczkowski met en lumière le rapprochement idéologique entre Donald Trump et Vladimir Poutine. Selon lui, la bonne entente entre les deux hommes s’explique par leur adhésion à une même conception du monde : « Donald Trump s’entend très bien avec Poutine parce que tous les deux adhèrent à la même vision du monde. Pour l’un comme pour l’autre, il n’existe que des grandes puissances, leurs élites et les territoires que ces élites contrôlent. » L’anthropologue résume ce paradigme par une métaphore frappante : « Le monde est l’arène où s’affrontent des mâles dominants. »
Daphnée Cataldo
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Vienne, avant 1914, se croyait à l’abri de l’Histoire. C’était l’empire un peu routinier, mais tellement rassurant, de François-Joseph. Il y avait une confiance peut-être un peu naïve dans la solidité de ce monde impérial, mais qui reposait sur la conviction que tout était non seulement administré, mais bien administré. L’Affaire Redl s’est chargée de rappeler que cette certitude n’était qu’une illusion.
À Vienne, on croit à l’État comme une force morale, presque autant que politique. Les peuples ne prêtent pas attention aux rivalités qui se développent entre les grandes puissances au même moment. Il faut dire que l’Autriche n’est pas une puissance tranquille. Elle a été chassée d’Italie en 1859 par les Français, chassée d’Allemagne en 1866 après la défaite de Sadowa. Cette monarchie des Habsbourg s’est repliée vers le Danube et les Balkans pour essayer de préserver un certain rang. En 1908, il y a eu l’annexion unilatérale de la province ottomane instable de Bosnie, peuplée de Serbes orthodoxes et de Slaves musulmans – autant dire que c’était la dernière des choses à faire. C’était la Pomme de discorde avec la Serbie et avec le monde slave en général, c’est-à-dire avec Moscou et Saint-Pétersbourg.
À Vienne, ces secousses ont été perçues comme des affaires périphériques qui ne méritaient pas autre chose que leur place dans les journaux, ces gazettes qu’on lit dans les cafés viennois. Cette illusion de stabilité, c’est ce qu’il faut avoir à l’esprit si l’on veut comprendre ce qui va suivre. Car c’est au cœur de cet empire qui a l’air totalement fermé, tranquille et à l’abri de l’Histoire, c’est dans cette Vienne persuadée que la raison a définitivement domestiqué le chaos, que va éclater une des plus stupéfiantes affaires du début du XXe siècle. Stefan Zweig l’assure : « Je dois dire pour être sincère, que je ne croyais pas à la guerre dans ce temps-là, mais deux fois, tout éveillé, j’ai rêvé d’elle et j’ai tressailli avec effroi. La première fois, ce fut lors de l’affaire Redl. »
Il y a une impression intime de sécurité dans cet empire austro-hongrois, mais derrière le rideau, dans les couloirs de l’administration militaire notamment – et vous savez à quel point l’armée occupe une place absolument essentielle au sommet de la société autrichienne –, les tensions existent. Il y a une véritable paranoïa de l’espionnage. Il n’y a pas qu’en Autriche qu’on voit cela, on en voit aussi à Berlin, et à Londres. Et rappelez-vous de l’affaire Dreyfus, et tout ce qui s’est passé avec l’état-major à Paris. Bref, toutes les chancelleries sont sur les dents et tous les états-majors cèdent à l’époque à une forme de paranoïa dans cette Europe qui est en train de s’armer, qui est en train de s’espionner tous azimuts.
L’armée voit des traîtres partout. Le K.u.k. Evidenzbüro, le service de renseignement de la monarchie austro-hongroise, est au cœur de ce dispositif. Il a été créé au milieu du XIXe siècle avec pour mission de collecter les informations militaires sur les puissances étrangères, mais aussi de faire du contre-espionnage, de déceler dans l’intérieur même de l’Empire un certain nombre de cas dangereux.
C’est dans cet univers obsédé par la trahison, dans ce monde électrique que va s’imposer un officier exemplaire : Alfred Redl. Redl était né à Lviv en Galicie, le 14 mars 1864, à l’orient de l’Empire austro-hongrois. Il a grandi dans une famille modeste, avec un père employé de chemin de fer. On est bien loin de l’aristocratie militaire de l’armée impériale. Alfred Redl n’en est pas moins brillant et il va être – c’est toute la méritocratie de cet empire pourtant finissant – repéré pour ses capacités intellectuelles, ce qui lui permet, lui le roturier, d’intégrer la prestigieuse académie militaire de Vienne dont il est diplômé en 1882. Il sera officier en 1887.
En 1889, ses supérieurs l’envoient en Russie comme observateur militaire de cette armée du tsar Alexandre III qui est en train de devenir extrêmement puissante. Là-bas, Alfred Redl parvient à se faire des relations, il se lie même d’amitié avec un certain nombre de Russes. De retour à Vienne, sa carrière prend un coup d’accélérateur. Cette expérience russe va lui ouvrir les portes du département russe du renseignement austro-hongrois en 1900. Plus tard, il prendra la tête du contre-espionnage de l’Empire. C’est en 1907 que Redl est à la tête du contre-espionnage : la consécration de tous les efforts acharnés qu’il a pu consentir depuis sa prime jeunesse.
Très en avance sur son temps, adepte des méthodes modernes, Redl va centraliser les informations, utiliser un certain nombre d’outils techniques nouveaux, créer des fichiers, utiliser les photos et les empreintes digitales. Et surtout, il obtient des résultats puisqu’il va parvenir à débusquer des agents qui espionnaient Vienne pour le compte de Saint-Pétersbourg. Sa réputation devient immense. Redl est l’homme de confiance de celui qui s’impose dans l’ombre de François-Joseph : le prince héritier, l’archiduc François-Ferdinand.
En 1912, voilà Redl nommé chef de l’état-major du 8e corps d’armée à Prague. Il quitte le contre-espionnage, en tout cas officiellement, pour être remplacé par un homme qu’il a lui-même formé et forgé : Maximilian Ronge. À Prague, il s’installe dans une grande villa. Ces hauts fonctionnaires de l’Empire austro-hongrois mènent grand train : voitures, chevaux de course, plusieurs demeures. Rien n’a l’air de pouvoir arrêter l’ascension de cet officier dont on connaît maintenant le nom au sein même de la famille impériale.
Personne ne se doute que cet homme qui est au sommet de la confiance du système est déjà, à ce moment-là, au cœur d’une des plus grandes trahisons de l’histoire de la monarchie austro-hongroise, celle qui va avoir sur les destinées de l’Empire les conséquences les plus importantes et les plus funestes.
Il faut aller chercher le grain de sable dans les Balkans. La tension déjà latente entre Russie et Autriche – cela n’avait guère cessé depuis la guerre de Crimée – atteint un seuil qu’on doit pouvoir qualifier de critique. L’entrée en guerre a l’air d’être inéluctable. C’est une question de temps. Des deux côtés, on commence à mobiliser. C’est très passionnant et terrible à la fois de voir ces grands empires du centre de l’Europe qui sont en train de s’armer les uns contre les autres – en l’occurrence, Russie contre Autriche –, sous le regard extrêmement précis de Berlin.
L’état-major autrichien n’a pas attendu 1912 pour se préparer avec des plans d’attaque, notamment un plan d’attaque de la Serbie, le principal adversaire. L’Autriche a pu compter dans cette affaire sur un très grand agent de renseignement qui lui a fourni des renseignements sur la taille de l’armée russe, les différents régiments, les positions des différentes divisions. L’homme en question est bien sûr Alfred Redl.
Or, il apparaît assez rapidement qu’un certain nombre de plans ont été éventés. Il y a eu des coïncidences étranges, des erreurs. Un certain nombre d’agents autrichiens envoyés en Russie se sont trouvés démasqués. On se demande : comment les Russes peuvent-ils être au courant immédiatement de tous nos plans et de toutes nos tentatives pour connaître leur propre dispositif ? Assez vite, on est obligé de se rendre à l’évidence : il y a probablement un espion au cœur de la machine et, en l’occurrence, un espion de très haut niveau.
À partir de la fin de l’année 1912, le contre-espionnage autrichien commence à se surveiller lui-même. Vous imaginez l’ambiance. Les communications sont contrôlées discrètement, un certain nombre d’agents sont détachés pour surveiller le courrier. En 1913, on a une piste : des lettres anonymes envoyées depuis l’étranger qui contiennent d’importantes sommes d’argent arrivent dans une boîte postale de Vienne sans que personne ne les récupère. La police décide alors de passer à l’action et de tendre un piège au mystérieux destinataire.
À la poste de Vienne, les agents du contre-espionnage surveillent la boîte aux lettres. Le 24 mai 1913, un homme se présente pour récupérer les lettres. L’employée de faction prévient la police. Celle-ci arrive, mais c’est trop tard. L’individu a déjà attrapé un fiacre et s’est éloigné. Il se trouve – incroyable mais vrai – qu’un arroseur a noté le numéro d’un fiacre qui vient de partir. En un quart d’heure, tous les postes de police sont mis en alerte. Le fiacre va finalement être retrouvé. On demande au cocher le signalement de l’individu qu’il transportait et on apprend que celui-ci s’est fait conduire dans un des célèbres cafés de Vienne : le Kaiserhof.
Par chance, les agents retrouvent dans la voiture le couteau de poche dont l’inconnu s’était servi pour ouvrir l’enveloppe et qu’il avait oublié là. La police se rend donc au café Kaiserhof, certaine de mettre la main sur l’homme en question. Mais il n’y a personne. On interroge les serveurs. « Ah oui, on a vu quelqu’un arriver, effectivement. Oui, c’est quelqu’un de très bien, un de nos très vieux habitués. Son nom ? C’est le colonel Redl ! »
Le colonel Alfred Redl, l’homme de confiance du prince héritier, de l’archiduc François-Ferdinand, se trouverait être l’espion recherché. On appelle de tous les côtés, l’état-major est prévenu, le Palais impérial aussi. Pendant ce temps, la police attend des ordres. Redl s’apprête de son côté à quitter l’hôtel qu’il avait rejoint. À ce moment-là, un des agents s’approche de lui et lui tend poliment le couteau : « Monsieur le Colonel n’aurait-il pas oublié ce couteau dans un fiacre ? »
Redl comprend. Il devient livide, il regarde autour de lui, il aperçoit des visages qui lui sont connus, puisque ce sont ceux des agents de la police secrète que lui-même en son temps avait formés. Il sait qu’il est perdu. Deux officiers vont étroitement l’encadrer, on le raccompagne à sa chambre. Devant lui, on pose un revolver et on sort. Les hommes vont patrouiller devant la chambre jusqu’à deux heures du matin. D’un seul coup, on entend cette détonation qui vient résonner dans tous les couloirs de l’hôtel. Le coup est parti. Alfred Redl est mort.
Les jours suivants, la police fouille la maison de Prague et se rend compte de l’ampleur des dégâts, réalisant la durée invraisemblable de cette trahison. Entre 1905 et 1913, ce personnage tout à fait irréprochable auquel on aurait donné le bon Dieu sans confession a touché des sommes considérables pour prix de sa trahison. Plus tard, on apprendra qu’à l’insu de tous, lui qui était attiré par les hommes avait probablement été la proie de maîtres chanteurs qui l’avaient obligé à recueillir des fonds de plus en plus importants.
Un an plus tard, quand va éclater la Première Guerre mondiale, les trahisons de Redl vont prendre un tour concret. L’Autriche-Hongrie, dès l’été, en tout cas dès l’automne 1914, va essuyer une série de défaites humiliantes alors que c’était une armée extraordinairement nombreuse, précise et entraînée, qui croyait à une victoire rapide. Mais à trois reprises, les armées austro-hongroises vont tenter d’envahir la Serbie et à trois reprises, elles vont être repoussées. Face à la Russie, l’ennemi savait, il savait trop bien. Et surtout, l’Autriche pensait savoir, pensait connaître les positions ennemies, les divisions, le nombre. Autant d’informations qui se révèlent entièrement fausses parce que ces informations avaient été non seulement collectées, mais synthétisées par Alfred Redl.
De là à dire que Redl est à l’origine du basculement initial de la Première Guerre mondiale pour avoir livré les secrets militaires de l’empire aux Russes et empêché les Autrichiens d’en acquérir, en dénonçant ses propres agents, c’est peut-être un peu excessif. Mais ce qui est sûr, c’est que les trahisons de Redl ont fait se dérober le sol sous les pas de l’Autriche-Hongrie. On peut dire que le miroir dans lequel Vienne se regardait a été brisé.
Franck Ferrand
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Cet article L’affaire Redl de 1913, un agent double au service de la Russie : la stupéfiante trahison qui a fragilisé l’empire austro-hongrois est apparu en premier sur Radio Classique.
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