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  • Grâce à ses batteries, l’ETI Valorem sécurise et optimise la valorisation de l’électricité issue des projets d’énergies renouvelables

    KPMG vous invite à écouter l’interview de Jean-Yves Grandidier, Fondateur de Valorem, belle ETI basée à Bègles (Gironde).

    En 30 ans, Valorem est passé de bureau d’études à producteur majeur européen multi-énergies : hydroélectrique, éolien, solaire, agrivoltaïsme et hydrogène vert.
    L’ETI injecte partout en Europe des énergies renouvelables pour décarboner l’économie, en maîtrisant une technologie révolutionnaire : le stockage par batteries qui rend les installations pilotables et permet de délivrer l’énergie au moment précis où on en a besoin.

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  • Coup de projecteur sur le concours international de lutherie dédié à l’alto

    A l’occasion de la nouvelle édition du concours international de lutherie, Raphaël Pidoux et Jean-Philippe Echard seront, ce lundi 12 janvier à 20h, les invités du Journal du classique.

    Les cordes sont à l’honneur cette semaine à la Philharmonie de Paris où se tient la 12ème biennale de quatuor à cordes et où se déroulera de mercredi à dimanche la 3ème édition du concours international de lutherie organisé en partenariat avec le fonds de dotation Talents et violon’celles. Après le violoncelle et le violon, c’est l’alto qui sera célébré cette année. Deux prix seront ainsi attribués à l’issue de cette manifestation, récompensant un talent d’aujourd’hui et un talent de demain, à savoir un luthier professionnel et un étudiant en formation.

    Les demi-finales en public ce week-end

    Pour nous éclairer sur ce concours et le développement de la lutherie à travers le monde, nous passerons un moment ce soir avec Raphaël Pidoux, le co-fondateur et directeur artistique de Talents et violon’celle ainsi que Jean-Philippe Echard, conservateur au musée de la Musique en charge des instruments à cordes.

    Les demi-finales et finales se tiendront, en public, ce week-end, au Studio de la Philharmonie de Paris.

    Laure Mézan

    Retrouvez le journal du classique du lundi au vendredi à 20h

    Retrouvez l’actualité du Classique

    Le chef d’orchestre Benjamin Levy nommé à la tête de l’Orchestre du Pays Basque

    Strasbourg : L’Opéra national du Rhin déménagera au Palais des fêtes pendant cinq ans à partir de 2028

    Concours Reine Elisabeth 2026 : Une édition anniversaire exceptionnelle, consacrée au violoncelle, avec une surprise pour le lauréat !

    La compagnie de danse de Carolyn Carlson tire sa révérence : d’ultimes représentations les 30 et 31 janvier à Paris

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  • Les géants de la Tech « sont aujourd’hui des unités politiques et géopolitiques à part entière » selon la politologue Asma Mhalla

    La démocratie n’empêche pas l’infiltration des systèmes totalitaires, avertit la politologue Asma Mhalla. Invitée de la matinale de Radio Classique ce lundi, elle décrypte pour nous ce phénomène d’afflux permanent des images d’actualité, et explique comment retrouver des repères face à ce qu’elle qualifie de « fluxocratie ».

    Asma Mhalla est politologue, membre du LAP (Laboratoire d’Anthropologie Politique) de l’EHESS/CNRS, enseignante à Columbia GC, Sciences Po et l’École Polytechnique. Elle a publié Cyberpunk aux éditions du Seuil

    Dans votre ouvrage, vous dites que le nouveau système totalitaire est en marche et vous étudiez depuis plusieurs années l’impact des technologies sur la vie politique. Aujourd’hui, il y a d’un côté l’Iran qui coupe Internet à sa population pour éviter la contagion, et de l’autre côté, l’exemple américain où les algorithmes se font les auxiliaires d’un pouvoir de plus en plus illibéral au dire de certains. C’est quelque chose qui doit vous interpeller : d’un côté la technologie qui émancipe et de l’autre, celle qui peut asservir ?

    ASMA MHALLA: C’est quelque chose de très inédit. Les réseaux sociaux, les IA, les satellites – aujourd’hui aussi, on le voit avec Starlink au Venezuela ou en Ukraine – sont des technologies dites « duales ». C’est-à-dire qu’elles sont à la fois civiles et militaires ou sécuritaires. [Elles répondent au concept de] pharmakon. C’est-à-dire que c’est à la fois le poison et le remède.

    En fonction, non pas de quoi on parle, mais de qui on parle, c’est-à-dire qui ouvre ou ferme le réseau, vous savez ce que ça va donner comme système de pouvoir. Mais ce qui est très intéressant, au-delà de l’outillage, c’est la question de comprendre que ce sont des infrastructures cognitives de pouvoir.

    Les images venues d’Iran sont-elles manipulées par le Mossad ?

    Prenons un exemple. Il y a des images qui circulent en boucle sur Internet sur ce qui se passe en Iran depuis plusieurs jours. Il y a le visage de l’héritier du Shah, la figure de cette jeune femme qui s’allume une cigarette en brûlant un portrait du guide suprême iranien. Ces images disent la rébellion, mais qui a intérêt à les diffuser, comment, avec quelle fréquence ?  Ce ne sont pas les images qui sont manipulées, ce sont les réseaux sociaux et l’intensité qui permettent de véhiculer ces « images d’Épinal » de la révolte iranienne. On peut dire que c’est spontané, qu’Internet fonctionne à l’étranger et la diaspora iranienne s’en sert. Mais certains disent c’est le Mossad, les services secrets israéliens…

    A. M.: Absolument. Ce qui est très compliqué avec la question des réseaux sociaux, c’est que ce sont des espaces qui n’ont absolument aucun garde-fou et qui sont surtout le nouvel espace des conflictualités hybrides, des luttes informationnelles, de la propagation de récits, de leur mise en concurrence. Les récits qui vont gagner sont ceux qui vont saturer l’espace.

    Et c’est précisément pour cette raison qu’il y a un black-out aujourd’hui en Iran. Il n’y a plus accès à Internet pour éviter la mobilisation et l’organisation, la coordination des actions d’une part, et d’autre part, que les récits concurrents ou des compétiteurs, quels qu’ils soient, soient neutralisés le plus possible.

    Avant l’attaque au Venezuela, une cyberattaque qui a plongé le pays dans le noir

    Cela faisait des semaines que Trump accusait le Venezuela d’être une plateforme tournante de la drogue, se réjouissait de l’interception de certains navires. Et puis est venue l’opération militaire d’exfiltration de Nicolás Maduro. Finalement, il y a une alternance du récit et puis de l’action militaire. Est-ce que le récit n’est pas une façon d’économiser le militaire ?

    A. M.: Alors, ça a été la grande question qui nous a beaucoup mobilisés, non pas pour le Venezuela qui est un autre cas d’école, mais l’Ukraine. En 2022, on s’est dit que ça allait être la première cyberguerre, complètement virtuelle avec des cyberattaques, de la lutte informationnelle, et qu’on allait s’économiser la guerre cinétique qui allait être très coûteuse en soldats, en infrastructures sur le terrain, et cetera. Et en fait, pas du tout.

    Ce qui est en train de se passer, très probablement, c’est que ça va être la combinaison des deux. C’est-à-dire que les conflictualités ou les opérations dites cyberhybrides préparent le terrain, accompagnent le cinétique. Dans le cas du Venezuela, la veille, que s’est-il passé ? Une cyberattaque massive, et qui a plongé le pays dans le noir, pour faciliter l’opération sur le terrain. Il faut comprendre que notre époque est fascinante parce qu’elle va être totalement hybride. Ce n’est pas l’un ou l’autre, ça va être l’un et l’autre, toujours. Les réseaux sociaux, pour le pire et le meilleur. Le cyber et l’hybride pour accompagner le cinétique.

    D’autant qu’en Ukraine, on a découvert que la guerre la plus technologique, avec les drones, la manipulation de l’information, allait de pair avec des tranchées qui ressemblaient à celles de 1914.

    A. M.: Oui, bien sûr. Et des tranchées qui durent.

    Que s’est-il passé avec cette mère de famille, sans doute militante en défense des migrants aux États-Unis, abattue par un policier ? Les réseaux sociaux se sont émus de ce qui lui était arrivé, il y a eu des manifestations. Mais dans le même temps, c’est sur Internet qu’arrive la contestation par les autorités américaines des conditions de ce coup de pistolet et de cet assassinat pour certains. Comment percevez-vous ce mélange ?

    A. M.: Alors, c’est comme en Iran et c’est comme sur tous les sujets qu’on vient d’évoquer. C’est-à-dire qu’il faut comprendre qu’un réseau social, quel qu’il soit, va avoir plusieurs strates de compréhension. La première, c’est à qui il appartient, et quelles sont les orientations idéologiques du patron de la plateforme. Ce n’est pas un espace public, il faut bien le comprendre, ni un espace informationnel d’ailleurs. Les réseaux sociaux ne sont pas des médias. Il faut déjà évacuer ce grand malentendu qu’on irait s’informer sur les réseaux sociaux a priori et que ce serait un espace informationnel non toxique. Ça, c’est la première chose. Ensuite, on revient à la question des concurrences de récits. La première réaction, c’est l’indignation, parce qu’en effet, on a tué une jeune femme, maman, mère de famille, et cetera. Et puis, très vite, le pouvoir va reprendre le contrôle du narratif officiel en disant : mais non, c’était de la légitime défense de la part de l’ICE, la police anti-immigration américaine. Elle commence d’ailleurs à se structurer comme une milice au service du pouvoir, compte tenu du nombre de cas qui commencent à s’accumuler.

    Asma Mhalla : « On va inonder d’informations, on va matraquer, on va saturer l’espace cognitif, mental »

    Sur les réseaux sociaux, le récit le plus virulent va gagner l’espace. C’est une guerre de l’opinion. C’est Stephen Miller, un des conseillers très influents  de Trump, qui avait commencé à distiller cette idée, très intéressante à analyser : le brouillage des frontières. Il affirme qu’il n’y a plus de frontière entre politique intérieure et politique étrangère ou projection de puissance. Et en effet, tout se brouille en permanence. Celui qui a aussi théorisé ça, c’est Steve Bannon, [conseiller de Donald Trump, déterminant lors de sa première élection NDR] qui avait dit « Flood the zone ». On va inonder d’informations, on va matraquer, on va saturer l’espace cognitif, mental.

    Dans Cyberpunk, le nouveau système totalitaire, l’ouvrage que vous venez de publier, vous expliquez que l’alliance de la technologie et des intentions d’une équipe en place peut dériver vers le totalitarisme. Y a-t-il quand même des contre-pouvoirs aux États-Unis ? Cette analyse qui nous dit clairement les États-Unis vont vers un système totalitaire », c’est intrépide de votre part.

    A. M.: Oui, c’est intrépide mais c’est basé sur des faits. Mon bouquin est extrêmement documenté, donc rien n’est extrapolé. Je ne cherche pas du tout à dire que le nouveau totalitarisme, c’est exactement le 20e siècle, ce n’est pas du tout de comparer des horreurs ou des douleurs, c’est plutôt de comparer des systèmes de pouvoir, des infrastructures de domination et de pouvoir. Aujourd’hui, les IA génératives sont des médiateurs de pensée, de langage. Ça devient des langages-virus. Une fois qu’on a compris ce qui se cache et comment sont construites ces nouvelles infrastructures-là, vous comprenez qu’en fait, elles sont complètement privatisées. Elles sont entre les mains de cinq gars qui sont aujourd’hui en alliance avec le Big State américain, et ça pose des questions non seulement d’alliance conjoncturelle, mais aussi comment se structure le fait militaire, le fait démocratique, le fait social, le fait politique.

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    Prenez Elon Musk. L’univers d’Elon Musk, ce n’est pas que X et les réseaux sociaux. C’est les satellites, donc c’est le contrôle de l’information demain. C’est la guerre avec Starlink en Ukraine à droite à gauche, les implants cérébraux avec Neuralink, c’est les androïdes avec Tesla. Enfin, il faut quand même l’avoir en tête et le comprendre une bonne fois pour toutes. Ce ne sont pas des entreprises, ce sont aujourd’hui des unités politiques et géopolitiques à part entière et qui sont des extensions de pouvoir de leur état. Même scénario côté chinois, selon des modalités différentes. Quid alors de la question des contre-pouvoirs ? Ce n’est pas qu’ils n’existent plus, et c’est en ce sens que j’apporte l’idée du totalitarisme cognitif, en tout cas, et d’une démocratie dite simulacre. C’est qu’en fait, on opère toujours en Occident dans le cadre démocratique. Nous sommes toujours en démocratie a priori, on vote. Je suis bien en train de dire qu’il y a un système totalitaire et pourtant, ça ne se contredit pas, parce qu’en fait, ce sont des flux permanents. Les régimes autoritaires actuellement en démocratie opèrent à travers le droit, à travers la presse. Pas contre elle, à travers elle. C’est comme si elles étaient neutralisées et qu’on avait deux réalités parallèles. Et ça, c’est ce que j’ai appelé la « fluxocratie ». C’est la tyrannie du flux permanent. Un récit en chasse un autre en permanence, vous n’avez plus de repères. Et quand vous n’avez plus de repères, eh bien, il se passe quoi ? C’est une autoroute, en général, l’histoire nous l’a appris, vers le pire.

     

     

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  • Explorez les mystères et trésors insoupçonnés de la cathédrale de Strasbourg, du grès rose à l’horloge astronomique

    Depuis les crêtes bleues des Vosges jusqu’aux confins de la plaine d’Alsace, une flèche s’élève, repère inaltérable dans le paysage et dans l’histoire. La cathédrale Notre-Dame de Strasbourg, monument de grès rose, incarne la puissance de l’art, de la foi et des bouleversements européens. Son histoire s’apparente à une épopée où la pierre, la lumière et les hommes se rencontrent.

    La cathédrale n’apparaît pas sur un vaste parvis, mais se révèle au détour des rues étroites du centre ancien. Contrairement à Paris, où les percées haussmanniennes ont dégagé la vue sur Notre-Dame, Strasbourg conserve autour de sa cathédrale un tissu urbain dense. Surgissant soudain, l’édifice impose sa masse et sa verticalité, comme une surprise monumentale. Victor Hugo, frappé par cette apparition, la décrivait comme « le sommet le plus haut qu’ait bâti la main de l’homme après la grande pyramide ». La flèche, culminant à 142 mètres, a longtemps détenu le record du monde de hauteur, de 1647 à 1874. Aujourd’hui encore, elle reste la deuxième cathédrale la plus élevée de France, juste derrière Rouen.

    Le grès rose de la cathédrale capte la lumière et en renvoie des teintes changeantes, du blond le plus doux au rouge le plus intense, en passant par un rose éclatant. À l’aube et au crépuscule, la façade semble s’embraser, tandis que la dentelle de colonnettes qui la double aspire le regard vers le ciel. L’architecture gothique, toute en élévation, donne à l’édifice une présence presque vivante, vibrante au rythme des heures et des saisons.

    Deux mille ans d’histoire

    L’histoire de la cathédrale commence bien avant le Moyen Âge. Sur le site d’Argentoratum, camp militaire romain, s’élève d’abord un édifice de bois sous Clovis. En 728, le maître-autel est consacré à Marie, faisant de Strasbourg la première cathédrale dédiée à Notre-Dame. Au XIe siècle, l’évêque Werner, soutenu par l’empereur Henri II, lance la construction d’un édifice roman de 110 mètres de long.

    Karol Serewis / SOPA/SIPA

    La nef romane cède la place à des voûtes de pierre, ornées de vitraux, soutenues par des arcs-boutants. La grande rose du premier étage s’ajoute à l’ensemble, tandis que la course à la hauteur débute. Deux tours s’élèvent, reliées par un beffroi, puis la flèche s’impose à partir de 1419. Pendant cinq siècles, la cathédrale grandit, se transforme, s’adapte aux ambitions des évêques, des empereurs et des bourgeois.

    Horloge de Strasbourg, détail/Fred de Noyelle/Godong/SIPA

    Au XVIe siècle, l’édifice accueille un chef-d’œuvre d’ingéniosité : la grande horloge astronomique. Succédant à une première horloge médiévale, elle synthétise les savoirs scientifiques de l’époque. Mouvement des planètes, fêtes religieuses, éclipses, signes du zodiaque : l’instrument fascine par sa complexité et son esthétique. Les automates et engrenages qui l’animent attirent les curieux du monde entier, tandis que Strasbourg s’impose comme un centre de savoir et d’innovation.

    La Réforme : bouleversement religieux et artistique

    Strasbourg, ville commerçante et lettrée, devient au XVIe siècle un terrain favorable à la Réforme protestante. En 1527, le culte catholique est suspendu dans la cathédrale, désormais temple protestant, à l’exception du chœur réservé aux chanoines catholiques. Les retables et images sont progressivement retirés, les murs blanchis pour effacer les traces du catholicisme. En 1531, les pierres tombales du sol sont remplacées par un dallage neutre, reflet de l’iconoclasme ambiant.

    En 1681, après la prise de la ville par Louis XIV, le culte catholique est rétabli. Le jubé est détruit pour ouvrir le chœur sur la nef, tandis que le mobilier baroque s’intègre à l’architecture gothique. La cathédrale devient alors témoin des ruptures politiques et idéologiques de l’Europe, traversant les guerres et les changements de nationalité sans jamais perdre sa place centrale.

    Révolution et résilience

    La Révolution française bouleverse à nouveau la cathédrale : statues détruites, édifice rebaptisé « temple de la Raison », flèche menacée de démolition. Un serrurier ingénieux propose de coiffer la pointe d’un bonnet phrygien en tôle de fer, sauvant ainsi le monument. Napoléon Bonaparte rend la cathédrale au culte catholique en 1802, mais les guerres du XIXe et XXe siècles continuent de marquer l’édifice, endommagé puis restauré à plusieurs reprises.

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    Notre-Dame de Strasbourg incarne la force de transcender les frontières et les clivages. Catholique ou protestante, française ou allemande, médiévale ou moderne, elle demeure le symbole d’une ville frontière, creuset de cultures et témoin de l’histoire européenne. Sa flèche, toujours debout, domine la plaine d’Alsace et rappelle que la pierre, la lumière et la mémoire peuvent unir les hommes au-delà des divisions.

    Franck Ferrand

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  • L’Opéra National de Washington veut retrouver « sa pleine indépendance » et quitte le Trump-Kennedy Center

    Hébergé depuis 1971 dans le grand centre culturel de la capitale américaine, rebaptisé Trump-Kennedy Center en décembre, le Washington National Opera, a confirmé sa décision de quitter l’institution. L’orchestre estime que ce départ lui permettra de « redevenir une organisation pleinement indépendante ».

    En novembre dernier, Francesca Zambello, déclarait dans The Guardian, que l’Opera National de Washington, dont elle est la directrice artistique, réfléchissait à quitter le Kennedy Center où il se produit, tout comme le National Symphony Orchestra, depuis 55 ans. Une menace mise à exécution deux mois plus tard et annoncée dans un communiqué publié sur le site du WNO.

    Dans ce message, l’orchestre, qui fêtera les 70 ans de sa création cette année, indique que c’est après « mûre réflexion » de son conseil d’administration et de son personnel que cette décision radicale a été prise. Cette résolution de l’Opera National de Washington, explique-t-il, « fait suite à une période de profonds changements au Kennedy Center sous la direction de son directeur Richard Grenell (…) Le conseil d’administration et la direction actuels du Centre ont notamment mis en place un nouveau modèle économique qui, malheureusement, est en contradiction avec le fonctionnement de la plupart des compagnies d’opéra à but non lucratif ».

    Jamais dans le communiqué n’est fait référence au fait que Donald Trump a pris la présidence de l’institution ni que son nom la désigne depuis décembre comme Trump-Kennedy Center.

    « Les exigences du Kennedy Center sont irréalisables »

    La direction de l’Opera National de Washington indique que le Kennedy Center lui demande notamment de « démontrer que chaque production ou événement est entièrement financé par les recettes de billetterie prévues et les sources de revenus contributifs garanties avant de pouvoir être approuvé », estimant que « ces exigences sont irréalisables pour l’Opera National de Washington, car les saisons doivent être conçues et développées bien avant les opportunités de financement et le moment optimal pour prévoir les recettes de billetterie ». Dans son communiqué, le WNO précise qu’il réduira sa saison de printemps et délocalisera ses représentations dans d’autres lieux qui seront annoncés prochainement.

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    Comme on pouvait s’y attendre, Richard Grenell a rapidement réagi et a commenté cette décision sur X dans des messages contradictoires. Dans le premier, le patron du centre culturel affirme que c’est le Trump Kennedy Center qui a pris la décision de « mettre fin à son partenariat exclusif avec le Washington Opera afin de disposer de la flexibilité et des fonds nécessaires pour programmer des opéras du monde entier et de tous les Etats-Unis », avant de reconnaître, dans un autre message (supprimé depuis), que cette décision émanait bien de l’Opera National de Washington.

    AFM International President Tino Gagliardi on the Washington National Opera Board’s vote:

    “Tonight, as the Washington National Opera (WNO) Board has voted to end its affiliation with the Kennedy Center, my focus is on supporting the Washington National Opera Orchestra.

    I fully… pic.twitter.com/w6eQgcNUeP

    — AFM (@The_AFM) January 10, 2026

    Cette annonce du départ de l’Opera National de Washington intervient alors que Sonia De Los Santos, nommée en 2020 aux Latin Grammy Awards, vient d’ajouter son nom à la longue liste d’artistes ayant décidé d’annuler leurs représentations au Kennedy Center. La chanteuse et compositrice mexicaine devait s’y produire le 7 février, mais estime que « l’atmosphère actuelle dans cette salle de concert que j’affectionne tant n’est plus un lieu accueillant pour [elle] ».

    Philippe Gault

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  • Jean Moulin arrêté : la phrase glaçante de Klaus Barbie pour pièger le chef de la Résistance

    Alors qu’il vient de fonder le Conseil national de la Résistance, Jean Moulin se rend à Lyon pour régler des questions internes. C’est alors qu’advient le pire pour la Résistance française.

    En juin 1943, Jean Moulin, alias Jacques Martel, officiellement artiste peintre, est à Lyon dans un contexte tendu pour la Résistance. Des coups de filet ont été réalisés aussi bien par la Gestapo que par la police française. Dix jours plus tôt, Jean Moulin a écrit au général de Gaulle à Londres :

    « Je suis recherché maintenant tout à la fois par Vichy et la Gestapo, qui n’ignorent rien de mon identité ni de mes activités. Ma tâche devient donc de plus en plus délicate alors que les difficultés ne cessent d’augmenter. Si je venais à disparaître, je n’aurais pas eu le temps matériel de mettre au courant mes successeurs. »

    On a toujours cette idée que tout séparait le général de Gaulle de Jean Moulin. Le premier, issu d’une grande famille bourgeoise catholique ; le second, fils d’un instituteur laïque. L’un, militaire dans l’âme ; l’autre, haut fonctionnaire républicain. De Gaulle, orateur charismatique, autoritaire, solitaire. Jean Moulin, plus discret, modeste, fin négociateur.

    Seulement, la vérité, c’est qu’en dépit de toutes ces différences – et chacune d’entre elles constitue une singularité et donc, d’une certaine manière, un atout –, ces deux hommes sont mus par une volonté indéfectible de libérer le territoire et de ranger la France dans le rang des vainqueurs, ce qui, après tout ce qui s’est passé en mai, en juin et même en juillet 1940, n’est pas une évidence.

    Jean Moulin doit créer l’unité de la Résistance, née dans la spontanéité

    Jean Moulin s’est fait remarquer par sa carrière bien avant le début de la Seconde Guerre mondiale. À l’âge de 37 ans, il avait été nommé préfet de l’Aveyron. Il était le plus jeune au sein du corps préfectoral. Il était préfet d’Eure-et-Loir quand le 17 juin 1940, il a été arrêté par les Allemands parce qu’il refusait de signer un protocole rédigé par le nouvel occupant. Les autorités imputaient un certain nombre d’atrocités à des tirailleurs sénégalais de l’armée française. Il n’était pas question pour le préfet, même sous la menace allemande, d’avaliser cette version totalement fallacieuse que les Allemands souhaitaient mettre en avant.

    La Wehrmacht le place aux arrêts. Le préfet Jean Moulin est torturé, en tout cas très malmené. Il essaie de se suicider en se tranchant la gorge et est sauvé in extremis par un tirailleur sénégalais qui se trouvait dans la même cellule que lui.

    Il entre dans la clandestinité, puis part pour Londres en passant par Lisbonne à la fin de l’année 1941, totalement impressionné par « un très grand bonhomme », dit-il en parlant du général de Gaulle, « grand de toutes façons ».

    Les deux hommes se sont jaugés et compris, ils se sont fait confiance et, assez vite, de Gaulle va confier à Jean Moulin une tâche dont on doit pouvoir dire qu’elle est herculéenne : accomplir l’union de tous les éléments résistants à l’ennemi. La résistance était spontanée, elle était née de part et d’autre, partout, un peu dans le désordre et dans l’improvisation que suscitait cette situation d’occupation. Il fallait maintenant créer quelque chose de cohérent à partir de tous ces rameaux disparates. Il fallait créer l’unité de la Résistance. C’était la mission confiée à Jean Moulin.

    La naissance du Conseil National de la Résistance

    L’œuvre de Jean Moulin jusqu’ici n’a pas été de tout repos. Le 27 mai 1943 a lieu la première réunion du Conseil National de la Résistance, le CNR. Huit grands mouvements sont présents : le Front national de la Résistance, Ceux de la Libération, Ceux de la Résistance, Libération-Nord, Libération-Sud, l’Organisation civile et militaire, le Front patriotique de la jeunesse, Combat et Franc-Tireur. Deux syndicats entrés dans la clandestinité depuis l’offensive allemande en Russie participent également : la CGT et la CFTC. Six principaux partis politiques de la IIIe République sont aussi représentés : la Fédération républicaine, le Parti radical, la SFIO, le Parti communiste français, le Parti démocratique populaire et l’Alliance démocratique.

    Pour la première fois, tout ce monde se rassemble sous la direction de Jean Moulin, président du CNR. Il faut faire face à toutes sortes d’oppositions internes et à des luttes d’ego. Tout le monde n’est pas forcément en phase avec l’alignement sur Londres et le général de Gaulle, ni d’ailleurs avec la répartition des responsabilités telle que l’a conçue Jean Moulin, qui doit concilier toutes ces forces.

    Le 9 juin, le général Delestraint est arrêté à Paris. Il commandait l’Armée secrète qui regroupe différents mouvements de résistance de la zone sud. Cette arrestation est imputable à la guerre d’influence que peuvent se mener les différents réseaux. L’histoire de la Résistance est en soi passionnante, mais il ne faut pas croire que tout ce monde-là allait d’un même mouvement.

    Il fallait remplacer le général Delestraint et c’est le but de la réunion qui doit avoir lieu ce lundi 21 juin 1943 sur la commune de Caluire, tout près de Lyon, chez le docteur Dugoujon. Le jeune docteur Dugoujon a la petite trentaine, il est médecin depuis quatre ans et a mis sa maison à disposition de la Résistance.

    Le piège se referme sur Jean Moulin, les Allemands sont bien renseignés

    Voici ce que nous dit Bénédicte Vergez-Chaignon dans Jean Moulin l’affranchi, aux éditions Flammarion :

    « Aujourd’hui, puisque la réunion se tient chez un médecin du quartier à Caluire, en pleine après-midi de consultation, il prétendra être un patient parmi les autres. Mieux, il s’est muni de la lettre d’un confrère demandant qu’on lui recommande un spécialiste du traitement des rhumatismes. La réalité va dépasser ses intentions. Obligé d’attendre un des participants à la réunion au terminus du funiculaire, il est arrivé en compagnie de deux autres comparses avec presque trois quarts d’heure de retard chez le docteur Dugoujon, contrairement à toutes ses habitudes. La domestique, prévenue de diriger vers la chambre les messieurs qui se présenteront en disant venir de la part de monsieur Lassagne, un ami de la maison, les a néanmoins pris pour des patients et les a installés dans la salle d’attente. Ils n’ont rien osé dire pour ne pas attirer l’attention. Ils patientent presque un quart d’heure et puis le médecin sort de son cabinet pour raccompagner une patiente. Peut-être est-ce l’occasion de se manifester discrètement ? Avant même d’avoir essayé quoi que ce soit, un fort remue-ménage se fait entendre au rez-de-chaussée. »

    « Police allemande ! Vous avez une réunion chez vous ! » Les bruits de bottes montent rapidement les escaliers. C’est dans la salle d’attente que tous ces hommes sont découverts, une salle d’attente comme une autre. Les soldats sont nombreux. Tous les résistants vont faire jouer leur couverture. Jean Moulin fait l’incrédule, montre une ordonnance. Il n’est qu’un patient et présente ses papiers. Il s’appelle Jacques Martel, il est artiste-peintre, et il est ici simplement pour ses rhumatismes.

    Cependant, les Allemands ne veulent rien entendre. Ils savent de source sûre qu’une réunion rassemblant de hauts responsables de la Résistance doit se tenir ici chez le docteur Dugoujon à Caluire. Ils ne vont pas prendre le risque de laisser filer quelqu’un d’important. Ils font ce qu’on appelle un coup de filet : ils arrêtent tout le monde.

    Jean Moulin et les hauts responsables de la Résistance aux mains de Klaus Barbie

    Avec Jean Moulin se trouvent André Lassagne, secrétaire général de l’Armée secrète, Henri Aubry, ancien chef de cabinet du général Delestraint, Bruno Larat, chef national des parachutages et atterrissages, Albert Lacaze, membre de l’état-major de l’Armée secrète, Émile Schwarzfeld, chef du mouvement France d’Abord, Raymond Aubrac, chef des groupes paramilitaires du Mouvement Libération et membre de l’état-major de l’Armée secrète. Et puis un membre du mouvement Combat, René Hardy. C’est lui qui parviendra à s’échapper dans des conditions un peu mystérieuses.

    Pour Jean Moulin, c’est le début de l’enfer. Au fond de lui, il sait que c’en est fini, que sa mission est terminée. Maintenant, ce qu’il va falloir faire, c’est tenir. C’est ne pas dire un mot de la quantité de secrets qu’il détient et qu’il est seul à détenir. Il est maintenant aux mains de la Gestapo lyonnaise avec, à sa tête, Klaus Barbie, surnommé le « boucher de Lyon ». Pendant une bonne partie de l’Occupation, il a déjà eu l’occasion de torturer nombre de résistants et de Juifs.

    Une archive inédite, un enregistrement inconnu de Klaus Barbie

    Au tout début du mois de mai 2025, une archive inédite a fait irruption dans l’actualité. On a retrouvé l’enregistrement d’entretiens que Klaus Barbie avait donnés après la guerre, alors qu’il se trouvait en Bolivie. En 1979, un journaliste allemand était venu à sa rencontre et l’avait interviewé pendant une semaine. Ce journaliste fait preuve d’une certaine complaisance avec Barbie et celui-ci finit par se livrer sur Jean Moulin.

    « Il était très têtu pendant l’interrogatoire », dira Barbie. « Il disait s’appeler Jacques Martel et qu’il était artiste. Alors je lui ai dit : « Donc vous êtes un artiste. Bien, eh bien, prenez une feuille de papier et faites-moi mon portrait. » Je me suis assis. J’avais un crayon dans ma poche et j’ai dit : « Je vous en prie, voilà Monsieur Martel, s’il vous plaît, dessinez-moi. » Et il l’a fait. J’ai regardé et bien sûr, j’ai souri. J’ai écrit son nom en bas : « Moulin ». Et j’ai ajouté un S à la fin. Je ne sais pas comment m’est venu « Moulin ». Il a pris le crayon, il a barré la lettre S et il a dit : « Bon, allez, c’est bon. C’est moi, Moulin. » »

    Dans cet entretien, Klaus Barbie défend une idée qu’il aura l’occasion d’évoquer de nouveau quand il sera jugé en France, quelques années plus tard après son arrestation grâce notamment à Ladislas de Hoyos. Il affirme ne pas avoir torturé Jean Moulin. Il déclare que c’est le chef du CNR qui lui-même s’est ouvert le crâne en se frappant la tête le plus puissamment qu’il pouvait contre un mur, à de nombreuses reprises.

    La mort d’un héros

    Chez les historiens, cette affirmation de Barbie fait débat. Quoi qu’il en soit, Jean Moulin, dans une attitude incroyable et héroïque, ne livrera aucun secret. Comme l’affirmera Daniel Cordier quelques années plus tard, Jean Moulin détenait tellement de secrets sur la Résistance, sur son fonctionnement, sur son réseau, ses engrenages. Si Jean Moulin avait ce jour-là parlé, on peut dire que la Résistance aurait été purement et simplement anéantie.

    Il existe une interrogation sur les derniers jours de Jean Moulin, c’est de savoir quand il est décédé. Les procès-verbaux se contredisent. Ce qui est certain, c’est qu’il a été transféré de Lyon à Paris dans un état proche du coma, puis qu’il a été par la suite transféré en Allemagne. C’est dans la gare de Metz que son décès aurait été constaté le 8 juillet 1943.

    La nouvelle de sa disparition est évidemment un choc. Jean Moulin sera remplacé par Georges Bidault. Le CNR va prendre une part active dans la Libération de la France l’année suivante et jouera aussi un rôle décisif dans le programme du gouvernement de la Libération.

    Le mystère de la trahison

    Il reste quand même un mystère autour de la mort de Jean Moulin : comment les Allemands ont-ils été mis au courant de cette fameuse réunion qui devait avoir lieu à Caluire chez le docteur Dugoujon et qui rassemblait toute une partie de l’élite résistante ? Il y a beaucoup de thèses sur la question, et pour cause, puisque l’époque de l’Occupation est infiniment trouble. Il y avait tellement d’intérêts divergents dans cette affaire. Chacun peut y aller de sa petite anecdote qui pourrait donner sur le mystère un éclairage plus ou moins convaincant.

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    La thèse qui paraît la plus probable aux yeux de la plupart des historiens est celle qui concerne René Hardy, l’homme qui a pu s’échapper de la maison du docteur Dugoujon le jour même du 21 juin 1943. Il avait été arrêté par la Gestapo quelques jours plus tôt. Est-ce que pendant cette arrestation, pendant les interrogatoires, il avait parlé ? Lui dit que non, il s’en est toujours défendu. Il aurait peut-être aussi pu être manipulé par sa maîtresse qui se trouvait être à la solde de la Gestapo.

    Après-guerre, René Hardy va comparaître devant la justice à deux reprises, en 1947 et en 1950, et il sera à chaque fois acquitté au « bénéfice du doute » et de « la minorité de faveur ». Peut-être qu’un jour on découvrira des archives qui permettront de tirer définitivement au clair ce qu’on doit aujourd’hui pouvoir présenter encore comme une énigme.

     

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  • Agenda des concerts : Prokofiev, Mozart et Berlioz sont mis à l’honneur dans notre sélection de la semaine

    Le Concerto pour violon n°1 de Prokofiev avec Liya Petrova et l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo dirigé par Emmanuel Tjeknavorian, le Concerto pour piano n°23 de Mozart par Illia Ovcharenko et l’Orchestre national d’Ile-de-France dirigé par Oksana Lyniv à La Philharmonie de Paris, et un concert Berlioz avec Karine Deshayes et Pavol Breslik accompagnés par l’Orchestre de l’Opéra de Toulon dirigé par Victorien Vanoosten : découvrez la sélection Radio Classique des rendez-vous à ne pas manquer dans les prochains jours

     

    11 janvier : le Concerto pour violon n°1 de Prokofiev avec Liya Petrova et l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo dirigé par Emmanuel Tjeknavorian

    Liya Petrova est l’invitée de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo placé sous la direction du jeune chef autrichien Emmanuel Tjeknavorian. Elle interprétera le Concerto pour violon n°1 de Prokofiev. Au programme également la suite Gayaneh de Khatchatourian, l’ouverture-fantaisie Roméo et Juliette de Tchaïkovski et Les Danses Polovtsiennes de Borodine. Ce concert sera diffusé sur Radio Classique le samedi 14 février à 20 heures.

    • Auditorium Rainier III, Monaco.
    • Dimanche 11 janvier à 18 heures.
    • www.opmc.mc
    • 13 janvier : le Concerto pour piano n°23 de Mozart par Illia Ovcharenko et l’Orchestre national d’Ile-de-France dirigé par Oksana Lyniv à La Philharmonie de Paris

      Célèbre pour son tendre et délicat adagio le Concerto pour piano n°23 de Mozart sera interprété par le jeune pianiste ukrainien Illia Ovcharenko. Il sera accompagné par l’Orchestre national d’Ile-de-France placé sous la direction de sa compatriote Oksana Lyniv. Au programme également de ce concert, Let There Be Light, une œuvre de la compositrice ukrainienne Bohdana Oleksiivna Frolyak créée en 2023 et la Symphonie n°4 de Tchaïkovski. Ce concert sera diffusé sur Radio Classique le samedi 31 janvier à 20 heures.

      • Philharmonie de Paris. Mardi 13 janvier à 20 heures.
      • Maison des Arts de Créteil samedi 17 janvier à 20h30.
      • Espace culturel du Parc, Drancy, dimanche 18 janvier à 16 heures.
      • www.philharmoniedeparis.fr
      • 20 et 21 janvier : Les Grandes pages de Berlioz avec Karine Deshayes et Pavol Breslik accompagnés par l’Orchestre de l’Opéra de Toulon dirigé par Victorien Vanoosten

        Berlioz sera à l’honneur de ces deux concerts de l’Orchestre de l’Opéra de Toulon dirigé par Victorien Vanoosten, son directeur musical. Karine Deshayes et le ténor slovaque Pavol Breslik interpréteront plusieurs airs emblématiques de Berlioz comme ceux de Marguerite « D’amour l’ardente flamme » et de Faust « Le vieil hiver a fait place au printemps » extraits de La Damnation de Faust, ou encore l’Air de Didon « Je vais mourir » extrait des Troyens. Au programme également La Marche hongroise et le Menuet des follets de La Damnation de Faust.

        • Palais Neptune, Toulon.
        • Mardi 20 janvier et mercredi 21 janvier à 20 heures.
        • www.operadetoulon.fr
        • Jean-Michel Dhuez

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        • Alain Altinoglu nous révèle un inédit de Ravel

          Alors que sera diffusé dimanche soir sur Radio Classique le grand concert Ravel de l’orchestre de Paris donné le 17 décembre dernier à la Philharmonie de Paris, Alain Altinoglu sera, ce vendredi 9 janvier à 20h, l’invité du Journal du Classique.

          Le 17 décembre dernier, pour clore en beauté l’année Ravel, Alain Altinoglu avait dirigé le chœur et l’orchestre de Paris dans un concert d’une grande force émotionnel capté les micros de Radio Classique. Concert au cours duquel fut donné la création française d’une cantate de jeunesse inachevée du compositeur retrouvée il y a peu dans les archives de sa maison de Montfort-L’amaury. Figurait également au programme le ballet intégral de Daphnis et Chloé, ainsi que le premier concerto pour violoncelle de Saint-Saëns joué en soliste par Julia Hagen.

          Alain Altinoglu nous éclairera ce soir sur ces pages inédites de Ravel et sur sa longue amitié avec les musiciens de l’orchestre de Paris. Nous évoquerons également sa riche actualité discographique marquée par la publication récente de deux enregistrements avec son orchestre de la radio de Francfort. Le début d’une intégrale des symphonies de Chostakovitch et le Te Deum pour Notre Dame de Thierry Escaich. Sans oublier le Théâtre royal de la Monnaie de Bruxelles à la tête duquel il vient d’être prolongé en tant que directeur musical.

          Laure Mézan

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        • Julia Hagen dans le Concerto pour violoncelle n°1 de Saint-Saëns avec l’Orchestre de Paris dirigé par Alain Altinoglu ce dimanche à 20h

          La jeune violoncelliste autrichienne Julia Hagen était l’invitée le mois dernier de l’Orchestre de Paris dirigé par Alain Altinoglu.

          Dans la Salle Boulez de la Philharmonie de Paris elle a interprété le Concerto pour violoncelle n°1 de Camille Saint-Saëns. Créé à Paris en 1873, il s’agit de l’un des grands concertos pour violoncelle du XIXe. La musique française était à l’honneur de ce concert au cours duquel a eu lieu la création française de la cantate Semiramis de Ravel.

          Composée au début du XXe siècle, elle a été interprétée par le ténor Léo Vermot-Desroches. La troisième œuvre au programme était une pièce emblématique de Ravel : Daphnis et Chloé. Ce concert enregistré les 17 et 18 décembre sera présenté par Laure Mézan. Vous pourrez l’écouter en qualité numérique à Paris et dans de nombreuses autres villes de France grâce au DAB+.

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        • L’Orchestre national de Lyon sous la direction de Nikolaj Szeps-Znaider avec le violoniste italien Augustin Hadelich ce samedi à 20h

          L’Orchestre national de Lyon avait invité le violoniste italien Augustin Hadelich les 11 et 12 décembre dernier. Sous la direction de Nikolaj Szeps-Znaider, il a interprété le Concerto pour violon n°1 de Max Bruch.

          Composé au milieu des années 1860, il s’agit de l’une des œuvres les plus connues de Max Bruch, et de l’un des concertos pour violon les plus importants du répertoire romantique allemand. En seconde partie de soirée vous pourrez écouter la Symphonie n°2 d’Edward Elgar.

          Achevée en 1911 elle est dédiée, selon les propres termes d’Elgar « à la mémoire de sa défunte Majesté le Roi Edouard VII ». Ce concert enregistré dans la Grande salle de l’Auditorium de Lyon sera présenté par Laure Mézan. Vous pourrez l’écouter en qualité numérique à Lyon et dans de nombreuses autres villes de France grâce au DAB+.

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