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  • La pianiste Elisabeth Leonskaja, toujours aussi amoureuse de la scène et de son public

    A l’occasion ses récitals à la Philharmonie de Paris, Elisabeth Leonskaja sera, ce lundi 5 janvier à 20h, l’invitée du Journal du classique.

    Elle vient de fêter son 80ème anniversaire mais semble toujours aussi désireuse de retrouver la scène. Elisabeth Leonskaja joue Schubert ce soir et demain soir à la Philharmonie de Paris et sera le 22 janvier au Théâtre du Capitole de Toulouse pour un programme dédié à Weinberg et Chostakovitch en compagnie du quatuor Danel.

    Car cette grande dame du piano, formée à la prestigieuse école russe et résidant depuis de longues années à Vienne, est très attachée au public français qu’elle retrouve régulièrement.

    Schubert, son grand compagnon de vie

    Elle se confiera ce soir sur ses liens avec la France et sur son appétit musical toujours aussi intense après tant de décennies de carrière. Il sera, bien entendu, question de Schubert son grand compagnon de vie auquel elle a choisi de dédier ses deux récitals parisiens. Elle nous parlera également de la nouvelle génération de musiciens, elle qui a pris un immense plaisir à jouer et enregistrer avec l’Orchestre Français des Jeunes.

    Laure Mézan

    Retrouvez le journal du classique du lundi au vendredi à 20h

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  • Pierre Médecin, ancien directeur de l’Opéra de Nice et de l’Opéra-Comique, est mort à 90 ans

    On a appris la mort, à l’âge de 90 ans, de Pierre Médecin qui dirigea l’Opéra de Nice et l’Opéra-Comique dans les années 80 et 90. On lui doit également de nombreuses mises en scène de grands opéras.

    Contrairement à son père Jean et son frère Jacques, tous deux anciens maires de Nice, députés et ministres, Pierre Médecin ne s’est pas fait connaître dans le domaine de la politique mais pour sa carrière remarquable dans le secteur de l’art lyrique. Figure discrète de la ville de Nice, il aura consacré sa vie à défendre la musique, l’opéra et l’exigence artistique.

    Formé au lyrique à Bayreuth par le metteur en scène Wieland Wagner, le petit-fils de Richard Wagner et arrière-petit-fils de Franz Liszt, dont il devint l’assistant, Pierre Médecin est entré en 1959 l’Opéra de Nice, à l’âge de 24 ans, comme conseiller artistique avant d’en devenir directeur de 1982 à 1983. De 1994 à 2000, il dirigea l’Opéra-Comique, permettant à l’institution parisienne de sortir d’une crise profonde après la scission avec l’Opéra de Paris.

    Pierre Médecin mit en scène Arabella en 2006 au Capitole de Toulouse

    Parallèlement à ses fonctions de dirigeant de maisons d’opéra, Pierre Médecin continua de mettre en scène des opéras même après avoir pris sa retraite. Ce fut notamment le cas à la Scala de Milan avec Pelléas et Mélisande de Claude Debussy qu’il monta en 2005 puis, un an plus tard, pour Arabella de Richard Strauss présenté au Capitole de Toulouse.

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    Interrogé à l’époque par Le Figaro, il avait expliqué que pour la mise en scène d’Arabella, il avait remarqué que « Malgré son manque de conscience politique, Strauss ne pouvait être imperméable à ce point au monde qui l’entourait. J’ai alors relu mon Arabella mot à mot et j’ai vu le monde des Damnés de Visconti : un univers confiné, décadent, crépusculaire, où l’on danse sur un volcan ».

    Christian Estrosi : « Pierre Médecin a durablement marqué l’histoire de l’Opéra de Nice »

    Dans un message publié sur Facebook, Christian Estrosi, le maire de Nice, écrit que Pierre Médecin « fut une figure majeure de la vie culturelle niçoise et a durablement marqué l’histoire de notre opéra », et rappelle qu’il avait également créé La Diacosmie, un complexe unique en France qui fait office de centre de production de l’Opéra de Nice.

    Dans le blog local Le magazine du citoyen engagé, Lucie Marchese rend hommage à Pierre Médecin à qui « Nice doit une part de son souffle lyrique. Et, dans le silence qui suit sa disparition, résonne encore discrètement, la musique qu’il a su défendre ».

    Philippe Gault

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  • Venezuela : « on voit la projection de la puissance américaine d’une façon atypique dans l’histoire moderne » selon Amy Greene

    Le président déchu du Venezuela, Nicolas Maduro doit comparaître ce lundi devant la justice de New York, seulement deux jours après son enlèvement par les Etats-Unis pour « narcotrafic ». La spécialiste de la politique américaine Amy Greene était l’invitée de la matinale de Radio Classique pour analyser cette opération américaine d’une ampleur inédite, selon elle. 

    Amy Greene est experte associée à l’Institut Montaigne, spécialiste de la politique américaine, enseignante à Sciences Po à Paris, à la Boston University et à l’université de Californie.

    Que s’est-il passé au Venezuela ? Une opération anti-drogue, une intervention au nom de la démocratie ou une forme de néocolonialisme ?

    AMY GREENE : Je n’en retiendrai peut-être aucune, parce qu’il n’y a pas du tout de narcotrafic avéré au Venezuela. On voit l’intention de Donald Trump d’appliquer ce fameux « corollaire Trump », à savoir exprimer la puissance américaine dans l’hémisphère de l’Ouest, pour faire avancer les intérêts des États-Unis. On est dans quelque chose d’assez inédit. Vous avez employé le terme néocolonialisme, je ne sais pas si j’irais jusque-là, mais on voit la projection de la puissance américaine d’une façon atypique dans l’histoire moderne.

    Cette opération a été lancée samedi matin, elle n’a pas reçu l’approbation du Congrès comme l’exige normalement la Constitution américaine. Quelles peuvent être les conséquences à la fois politiques et juridiques ?

    A.G. : Pour l’instant, on imagine mal une action juridique à l’encontre de Donald Trump, dans une configuration politique où le Parti Républicain détient le contrôle des deux chambres du Congrès. Politiquement, au sein de son propre camp, il peut y avoir des fractures qui commencent à se creuser sur la posture internationale de Donald Trump. Il y a quelques voix de dissension républicaine qui s’élèvent, une opposition très forte de la part du Parti Démocrate et potentiellement, s’il y a un renversement du contrôle du Congrès vers les démocrates à l’automne, il pourrait y avoir des commissions d’enquête, des auditions et éventuellement des actions juridiques ou politiques à l’encontre du président.

    Amy Greene : « Ce qui commence à bouger depuis quelques mois, c’est la frustration des Américains vis-à-vis de la situation économique »

    L’opinion américaine reproche à Donald Trump de se concentrer sur l’international, pas assez sur les affaires intérieures. Est-ce que le cas du Venezuela est la goutte de trop ?

    A.G. : Potentiellement. C’est une goutte qui s’ajoute à une accumulation de problématiques politiques et de mécontentement des Américains. Donald Trump est une figure politique extrêmement clivante, cela n’a pas changé. En revanche, ce qui commence à bouger depuis quelques mois, c’est la frustration des Américains vis-à-vis de la situation économique. Aujourd’hui, l’opinion publique retient deux ou trois choses. Premièrement, on souffre. Les coûts sont exorbitants, la qualité de vie se dégrade de plus en plus, le président est aux abonnés absents. Deuxièmement, il y a cette musique sur le dossier Epstein, à savoir jusqu’où ira le président Trump pour faire oublier cette question qui est absolument explosive dans l’imaginaire américain. Et troisièmement, il n’a pas du tout fait campagne sur une projection internationale aussi puissante, aussi armée. Qui est cette personne qu’on a élue ? La promesse n’est pas tenue.

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    Donald Trump a assumé le fait que la question du pétrole était centrale dans cette opération, lors de sa conférence de presse samedi après-midi. Le Venezuela comprend plus de 15 % des réserves mondiales d’or noir. Pour Donald Trump, il y a l’espoir de convaincre les Américains des bienfaits de cette opération militaire si les cours du pétrole baissent ?

    A.G. : Oui, il essaie de proposer un argumentaire économique en montrant que les États-Unis vont se faire de l’argent. Chercher de l’argent un peu partout, c’est un leitmotiv de la politique et du discours politique de Donald Trump. Mais on voit aussi dans cette action au Venezuela s’exprimer une vraie vision des affaires du monde de Donald Trump, à savoir que les États-Unis doivent exprimer leur puissance quand il faut. Je me souviens pendant les bombardements en Iran, Donald Trump avait dit qu’il vaut mieux avoir deux bombes gigantesques qu’on utilise, que 30 bombes gigantesques qu’on n’utilise jamais. Il y a des parallèles : si on a cette puissance militaire, cette capacité à faire des choses, il vaut mieux le faire dans nos intérêts.

    C’est donc un message envoyé aux adversaires des États-Unis. Y a-t-il pour vous une forme d’inflexion vis-à-vis de Vladimir Poutine, qui est un partenaire majeur du Venezuela ? Est-ce que Donald Trump est en train de lui tourner le dos ?

    A.G. : On voit effectivement la position de la Russie se compliquer. Vladimir Poutine est très préoccupé par sa situation locale, la guerre contre l’Ukraine. L’Iran est aussi un partenaire de la Russie, et Donald Trump dit que les États-Unis sont prêts à tirer sur des Iraniens si le régime s’attaque aux manifestants. On voit petit à petit les partenaires du Kremlin s’éloigner. La Russie se montre incapable de venir défendre ses intérêts vis-à-vis de ses partenariats partout dans le monde et est de plus en plus reléguée à son voisinage.

     

     

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  • Plácido Domingo nommé directeur artistique de l’Académie du Festival Puccini de Torre del Lago en Toscane

    À partir de la rentrée prochaine les étudiants de l’Académie du Festival Puccini de Torre del Lago pourront bénéficier d’un programme pédagogique établi par Plácido Domingo qui vient d’être nommé directeur artistique de l’institution toscane qui accompagne de jeunes chanteurs d’opéra.

    C’est à l’occasion de la remise du prix Puccini 2025, attribué mi-novembre à Torre del Lago à Plácido Domingo, que le directeur artistique de la Fondation du festival Puccini a commencé à échanger avec le ténor espagnol autour de l’idée de lui confier la direction artistique de l’Accademia Pucciniana qui forme de jeunes chanteurs lyriques à partir d’un parcours de développement artistique hautement spécialisé, notamment dans le répertoire de Giacomo Puccini.

    Pour Fabrizio Miracolo, président de la Fondation, « Plácido Domingo bénéficie d’une autorité et d’un prestige exceptionnels, indispensables à la diffusion internationale de l’héritage de Puccini à travers l’Académie qui est l’un des piliers de notre projet de développement (…) Sa nomination témoigne concrètement de la nouvelle orientation que nous donnons à notre œuvre ».

    Une formation dédiée à tous les métiers liés à l’art lyrique

    Lancée en 1995, 25 ans après la création de la Fondation Puccini à Torre del Lago, la ville toscane où a vécu et a été inhumé le célèbre compositeur italien, l’Accademia Pucciniana propose originellement une formation à de jeunes chanteuses et chanteurs lyriques, âgés de 18 à 35 ans, déjà promis à une brillante carrière. Elle les invite à explorer le répertoire de Giacomo Puccini à travers l’étude de la technique vocale, de l’interprétation, du style et de la dramaturgie, à travers un programme qui combine formation théorique et pratique sur scène.

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    L’établissement entretient un dialogue constant avec le festival et ses artistes, et propose cette année des stages de perfectionnement non seulement pour les chanteurs d’opéra, les pianistes accompagnateurs et la chorale d’enfants, mais aussi pour de nombreux professionnels de la production lyrique (machinistes, concepteurs d’éclairage, scénographes, costumiers, danseurs…).

    La date limite d’inscription aux cours de chant lyrique pour la prochaine promotion est fixée 19 janvier. Les professeurs seront la soprano italienne Maria Pia Ionata et le ténor américain Gregory Kunde.

    Philippe Gault

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  • Agenda des concerts 2026 : Découvrez notre sélection de ce début d’année

    Agenda des concerts : Orphée aux Enfers d’Offenbach à l’Opéra de Tours, Norma avec Karine Deshayes au Théâtre des Champs-Elysées et la Rhapsody in blue avec Lucas Debargue à Bordeaux et à Périgueux : découvrez la sélection Radio Classique des rendez-vous à ne pas manquer dans les prochains jours

    4 janvier : Orphée aux Enfers d’Offenbach à l’Opéra de Tours 

    Orphée aux Enfers d’Offenbach est à l’affiche de l’Opéra de Tours. La distribution fait la part belle aux chanteurs français avec Matthieu Justine dans le rôle-titre, Manon Lamaison dans celui d’Eurydice, tandis que Jérôme Boutiller et Mathias Vidal interprètent respectivement Jupiter et Pluton. Le Chœur de l’Opéra de Tours et l’Orchestre Symphonique Région Centre-Val de Loire Tours sont dirigés par Marc Leroy-Calatayud dans une mise en scène d’Olivier Py. 

    • Opéra de Tours
    • Dimanche 04 janvier à 15h.
    • Billetterie 
    • 8 janvier : Norma avec Karine Deshayes au Théâtre des Champs-Elysées

      Le Théâtre des Champs-Elysées crée l’événement de ce début d’année avec Norma de Bellini en version de concert. Karine Deshayes chante le rôle-titre. A ses côtés Francesco Demuro est Pollione, Eve-Maud Hubeaux Adalgisa, Georges Andguladze Oroveso, Déborah Salazar Clotilda et Ian Spinetti Flavius. Le jeune chœur de Paris et l’Orchestre de chambre de Paris seront dirigés par Lorenzo Passerini.

      • Théâtre des Champs-Elysées
      • Jeudi 08 janvier à 19h30.
      • Billetterie
      • 8 janvier et 9 janvier : Rhapsody in blue avec Lucas Debargue à Bordeaux et à Périgueux

        Lucas Debargue est l’invité de l’Orchestre national Bordeaux Aquitaine sous la direction de Joseph Swensen pour une soirée réunissant Gershwin et Ravel. Du premier il jouera Rhapsody in blue et du second le Concerto pour piano en sol. Au programme également Ma Mère l’Oye et Un Américain à Paris.

        • Opéra National de Bordeaux
        • Jeudi 08 janvier à 20h.
        • Billetterie
        • Odyssée Périgueux
        • Vendredi 09 janvier à 20h.
        • Billetterie
        • Jean-Michel Dhuez

           

          Retrouvez l’actualité du Classique

          Mort de Brigitte Bardot : l’actrice et militante de la cause animale, fidèle auditrice de Radio Classique, trouvait son réconfort dans la musique

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        • Concert du Nouvel An : Tugan Sokhiev dirigera l’édition 2027 à Vienne

          Après Yannick Nézet-Séguin cette année, c’est Tugan Sokhiev qui dirigera la prochaine édition du Concert du Nouvel An au Musikverein de Vienne. Comme pour le chef d’orchestre canadien, ce sera une première pour le maestro russe.

          Après Andris Nelsons en 2025 et Yannick Nézet-Séguin cette année, c’est encore un « néophyte » dans cet exercice honorifique qui sera au pupitre du Musikverein le 1er janvier 2027 à la tête de l’Orchestre Philharmonique de Vienne pour le traditionnel Concert du Nouvel An (Neujahrskonzert der Wiener Philharmoniker) retransmis chaque année en direct dans le monde entier.

          La direction de la grande institution viennoise a en effet annoncé que Tugan Sokhiev est invité à diriger l’orchestre à l’occasion de la prochaine édition de ce prestigieux événement. Daniel Froschauer, le président du Wiener Philharmoniker a justifié ce choix car « Tugan Sokhiev est un proche collaborateur, tant sur le plan musical que personnel, depuis 2009. Dès nos premiers concerts ensemble, une grande confiance et une profonde compréhension mutuelles se sont rapidement instaurées, qui n’ont cessé de s’approfondir et d’évoluer depuis ».

          Tugan Sokhiev a été directeur musical de l’Orchestre National du Capitole de Toulouse pendant 14 ans

          Né comme ses deux prédécesseurs à la fin des années 70, Tugan Sokhiev, 48 ans, sera le premier chef d’orchestre russe désigné pour diriger le Concert du Nouvel An à Vienne. L’ancien chef principal du Bolchoï connaît bien la formation viennoise avec laquelle il a commencé à collaborer lors d’une tournée en Asie en 2009. Cette année, Tugan Sokhiev a dirigé le Philharmonique de Vienne, pour la première fois, lors du traditionnel Concert de la nuit d’été de Schönbrunn et à l’occasion du gala donné pour célébrer le bicentenaire de la naissance de Johann Strauss II.

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          En France aussi on connaît bien Tugan Sokhiev qui fut directeur musical de l’Orchestre National du Capitole de Toulouse (ONCT) pendant 14 ans. Poste qu’il a quitté, en même temps que celui qu’il occupait à Moscou, début 2022, alors que le maire de Toulouse lui avait demandé de clarifier sa position face à l’intervention militaire russe en Ukraine.

          En 2016, Tugan Sokhiev avait lancé à Toulouse son Académie internationale de direction d’orchestre, une série de master-classes qui avaient pour but d’accompagner de jeunes chefs d’orchestre.

          Philippe Gault

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        • Les annulations de concerts se multiplient au Kennedy Center rebaptisé par Donald Trump

          Plusieurs artistes ont annulé leur venue au Kennedy Center, haut lieu culturel de Washington récemment rebaptisé Trump-Kennedy Center par son conseil d’administration et où siègent des proches du président américain

          Des musiciens devant jouer lors de représentations de fin d’année ont annoncé annuler leur performance, suscitant l’ire de Richard Grenell, président du Trump-Kennedy Center. « Les artistes qui annulent aujourd’hui leurs spectacles avaient été engagés par la précédente direction d’extrême gauche », a-t-il écrit sur X lundi soir, les qualifiant de « militants ».

          The artists who are now canceling shows were booked by the previous far left leadership.

          Their actions prove that the previous team was more concerned about booking far left political activists rather than artists willing to perform for everyone regardless of their political…

          — Richard Grenell (@RichardGrenell) December 30, 2025

          « Les arts sont pour tout le monde et la gauche en est furieuse », a ajouté Richard Grenell qui dénonce un « boycott » et a également menacé l’un des artistes concernés, Chuck Redd, de poursuites judiciaires et a demandé une compensation d’1 million de dollars, accusant le musicien d’« intolérance » et de « stratégies d’intimidation ».

          Une représentante démocrate a déposé une plainte visant à faire retirer le nom de Donald Trump du Kennedy Center

          Pour The Cookers, un groupe de jazz qui a décidé d’annuler son concert du 31 décembre, « le jazz est né de la lutte et d’une obstination sans relâche pour la liberté: liberté de pensée, d’expression », écrivent-ils dans un communiqué. « Nous ne tournons pas le dos à notre public, et nous voulons nous assurer que lorsque nous reviendrons sur scène, la salle pourra célébrer la présence totale de la musique et de tous ceux qui la composent ».

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          Doug Varone and Dancers, une compagnie de danse dont la performance à Washington était prévue en avril 2026, a justifié son choix d’y renoncer sur Instagram: « Suite à la dernière décision de Donald Trump de renommer la salle en son honneur, nous ne pouvons plus nous permettre, ni demander à notre public de mettre les pieds dans cette institution autrefois prestigieuse ». Kristy Lee, une chanteuse de folk, a confié sur les réseaux sociaux qu’annuler son concert prévu en janvier 2026 « fait mal. C’est comme ça que je paye mes factures. Mais perdre mon intégrité me coûterait plus cher que n’importe quel salaire ».

          For the record. This was not unanimous. I was muted on the call and not allowed to speak or voice my opposition to this move. Also for the record, this was not on the agenda. This was not consensus. This is censorship. https://t.co/D1zGV7xiWV pic.twitter.com/npNvSIy6sV

          — Rep. Joyce Beatty (@RepBeatty) December 18, 2025

          En novembre, l’Opéra national de Washington avait fait part de son intention de quitter le centre culturel qui l’héberge depuis 55 ans et, suite au changement de nom de l’institution décidé mi-décembre, la représentante démocrate Joyce Beatty, membre du conseil d’administration de l’institution, a déposé une plainte visant à faire retirer le nom de Donald Trump du Kennedy Center. Une autre élue démocrate, April McClain Delaney, a elle présenté deux propositions de loi au Congrès « pour s’opposer à cette administration et obtenir le retrait du nom de Trump du Kennedy Center ».

          Philippe Gault (avec AFP)

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        • « Il va nettement mieux ! » : Rétabli, le jeune chef d’orchestre Tarmo Peltokoski fera un retour en force début 2026

          Retiré de la scène depuis la mi-octobre en raison du surmenage qui l’a affecté, Tarmo Peltokoski fera son grand retour à la baguette à partir de la mi-janvier. Le jeune chef d’orchestre finlandais de 25 ans retrouvera son orchestre du Capitole de Toulouse au mois de mars.

          Mi-octobre, l’Orchestre national du Capitole de Toulouse (ONCT) annonçait que son tout nouveau directeur musical Tarmo Peltokoski avait renoncé à tous à tous les concerts qu’il devait diriger dans les semaines suivantes, précisant juste qu’il était « souffrant ». Depuis, le jeune maestro finlandais n’est remonté qu’une fois au pupitre pour diriger Lang Lang à l’occasion d’un concert le 11 décembre à Hong Kong.

          It was a joy to perform at The Hong Kong Cultural Arts Centre with the talented Tarmo Peltokoski last week – Thank you for being such a warm crowd!

          : Keith Hiro / HK Phil pic.twitter.com/CQUwGkh3Q5

          — Lang Lang (@lang_lang) December 15, 2025

          Selon Jean-Baptiste Fra, le délégué général de l’ONCT interrogé cette semaine par La Dépêche du Midi, « Il avait été convenu qu’il prenne un vrai temps de repos. Il avait besoin de s’isoler, de retrouver du calme et de se recentrer sur ses priorités. Il va nettement mieux !». Son retour dans la ville rose à la Halle aux Grains est prévu pour le 13 mars pour diriger un concert consacré à des œuvres de Krzysztof Penderecki, Witold Lutoslawski et Frédéric Chopin avec le pianiste japonais Mao Fujita.

          Tarmo Peltokoski dirigera Tristan et Isolde dans la mise en scène de Pierre Audi en février à Amsterdam

          Mais avant ce retour à Toulouse, Tarmo Peltokoski aura entamé une longue tournée en Europe qui le mènera, à partir de la mi-janvier, à Brême pour diriger 3 concert à la tête de la Deutsche Kammerphilharmonie. En février, à Amsterdam, il retrouvera le Dutch National Opera & Ballet à la tête de l’Orchestre philharmonique de Rotterdam, dont il est le chef principal invité, pour 6 concerts consacrés à Tristan et Isolde de Richard Wagner dans la mise en scène du regretté Pierre Audi.

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          Début mars, le jeune maestro prendra la direction de l’Angleterre où il dirigera l’Orchestre Symphonique de Londres et la pianiste chinoise Yuja Wang au Barbican Center de Londres avant de se produire en Espagne à Bilbao puis Madrid. S’en suivra une nouvelle escapade en Allemagne à Baden-Baden et Hambourg pour des concerts, encore à la tête de la Deutsche Kammerphilharmonie de Brême, avec le violoniste Daniel Lozakovich dans le Concerto pour violon en ré mineur de Robert Schumann.

          Philippe Gault

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        • Don Giovanni de Mozart à l’Opéra national du Capitole de Toulouse sur Radio Classique ce dimanche à 20 heures

          C’est une soirée exceptionnelle que vous propose Radio Classique avec la diffusion de Don Giovanni de Mozart, enregistré le 30 novembre dernier à l’Opéra national du Capitole.

          « L’opéra des opéras » comme l’appelait Wagner était servi par une distribution de premier ordre dans laquelle brillaient plusieurs chanteurs français : Nicolas Courjal dans le rôle-titre, Karine Deshayes dans celui de Donna Elvira, Anaïs Constans en Zerline et Adrien Mathonat en Masetto. À leurs côtés Vincenzo Taormina chantait Leporello, Andrea Soare Donna Anna, Dovlet Nurgeldiyev Don Ottavio et Sulkhan Jaiani Le Commandeur.

          Le Chœur de l’Opéra national du Capitole et l’Orchestre national du Capitole étaient placés sous la direction du jeune chef italien Riccardo Bisatti. Cette soirée sera présentée par Jean-Michel Dhuez. Vous pourrez l’écouter en qualité numérique à Toulouse et dans de nombreuses autres villes de France grâce au DAB+.

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        • Langue française : D’ « ambages » à « guise », 6 mots qui ne survivent que collectivement, brillez en société en dévoilant l’origine de ces expressions

          La langue française regorge de termes singuliers qui ne peuvent exister qu’au sein d’expressions figées. Impossible de les employer seuls, ils survivent uniquement dans des locutions consacrées par l’usage. En voici six exemples fascinants.

          Certains de ces termes sont rares, mais même quand un mot est en voie de disparition, il continue à murmurer dans les expressions qu’on prononce sans y penser.

          1 – Guise, un mot caché dans un terme très courant, souvent employé lors de Mardi Gras

          Le mot guise est apparu à la fin du Xe siècle pour désigner la manière d’être. Il s’est rapidement fixé dans deux emplois qui nous sont parvenus : à ma guise, signifiant « selon mon goût personnel », et en guise de, qui signifie « à la place de » ou « à la façon de ». Le Dictionnaire historique de la langue française nous indique que ce mot survit également dans un dérivé très courant : déguisé. Ce terme est formé du préfixe dé, venant du dis latin marquant la négation. Ainsi, se déguiser, c’est nier sa manière d’être ou son aspect habituel.

          2 – Ambages, les détours langagiers disparus

          Vous pensez forcément à la locution sans ambages en entendant ce mot, et c’est normal, car c’est seulement là qu’on retrouve les ambages. Ce terme vient du latin ambages, féminin pluriel, désignant les détours, les sinuosités, les circonlocutions. Le mot apparaît tel quel en français au XIVe siècle et reste féminin pluriel. On trouve de longues ambages dans le Dictionnaire de l’Académie pour désigner de longs détours. Dès le XVIIe siècle, le terme perd de sa vigueur et disparaît progressivement, sauf dans la locution sans ambages, donc « sans détour ». Exemple : je vous dirai sans ambages que la langue française est passionnante.

          3 – Capilotade, un ragoût fait de restes devenu une expression 

          Le mot capilotade n’existe plus aujourd’hui que dans la locution familière en capilotade, qui signifie « en piteux état » ou « en miettes ». Cela vient du mot espagnol capirotada, désignant un ragoût fait de restes de volaille ou de viande déjà cuite. Pour désigner des personnes, mettre quelqu’un en capilotade signifie le mettre en pièces, le rouer de coups. Avoir une partie du corps en capilotade signifie qu’on est couvert de blessures, de coups, ou que cette partie est douloureuse. C’est seulement dans cette tournure de phrase et avec ce sens que le mot capilotade perdure. Pour approfondir le sujet, je vous recommander le livre de Sylvie Brunet, Ces mots qui n’existent pas… mais qu’on emploie quand même.

          Faire fi de quelque chose, une exclamation de dédain au Moyen Âge

          4 – Fi, l’exclamation médiévale devenue locution

          On fait fi de, et c’est tout. Faire fi de est une très vieille tournure. Fi était une exclamation de dédain et de dégoût au Moyen Âge. Elle a perduré puisqu’on la trouve dans une lettre de Napoléon Ier à Joséphine en 1807 : « Fi, que cela est laid ! » On la trouvait aussi dans la locution fi donc, qui indique qu’il est indigne d’avoir telle ou telle attitude. Exemple tiré de Victor Hugo en 1885 : « Aujourd’hui, on descend à l’hôtel. L’auberge, fi donc ! » Mais que signifie au juste faire fi de ? Cela consiste à rejeter avec mépris. C’est une belle façon de dire qu’on s’en moque, mais avec panache. Exemple : je fais fi des atrabilaires. Cela a quand même plus d’allure que de dire « les haters, je m’en fiche ».

          5 – Fur : le prix devenu mesure

          Personne ne parle de fur tout seul. Pourtant, c’est un mot ancien qui vient du latin forum, la place publique, le marché, et qui prend le sens de « prix » en latin médiéval. La locution au fur existait et signifiait « à proportion ». Mais elle s’est renforcée, puis elle est devenue au fur et à mesure. Pourquoi ? Parce que le mot fur n’était plus compris. On l’a donc complété par une locution équivalente. Ce qui signifie que la locution au fur et à mesure est un pléonasme bien insoupçonnable.

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          6 – Aune, une ancienne unité de mesure

          La locution à l’aune de signifie « selon la mesure de ». L’aune était autrefois une unité de longueur, un peu plus d’un mètre, mais c’était variable selon les régions. On mesurait par exemple les étoffes à l’aune. Aujourd’hui, l’expression un peu désuète permet de remplacer avec élégance « selon » ou « par rapport à ». Ces mots ne survivent que collectivement dans des expressions. Ils ne vivent plus que par les formules qui les portent, et c’est là toute la beauté du français.

          Karine Dijoud

           

           

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