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  • L’Opéra de Paris propose d’assister à des cours de danse du ballet, un moment privilégié pour les spectateurs

    Et si vous pouviez percer les secrets des coulisses et contempler le travail d’orfèvre des danseurs de l’Opéra de Paris ? C’est possible, car l’institution propose à des spectateurs d’assister à des cours de danse du Ballet gratuitement. Pour 10 euros (5 euros pour les moins de 28 ans), on peut même assister à des répétitions de travail.

    Les places partent vite. Ce samedi, les plus chanceux pourront voir le travail préparatoire du ballet Notre-Dame de Paris de Roland Petit, à l’affiche jusqu’au 31 décembre à l’Opéra Bastille. Un moment privilégié auquel Radio Classique a pu assister. 1500 spectateurs étaient au rendez-vous.

    Lorsque le rideau s’ouvre, le professeur de danse donne en quelques mots ses exercices. À la barre, Francesco Mura, premier danseur à l’Opéra de Paris : « Tous les jours, il faut re-sculpter le corps. C’est une recherche personnelle, un exercice presque spirituel lors duquel on essaie d’affiner nos sensations. C’est un peu comme l’alphabet de la danse classique où on voit tous les petits pas qui après évoluent en grandes phrases. Ça garde aussi la compagnie à un certain niveau d’avoir des très bons cours de danse ».

    Un moment exceptionnel pour les passionnés de danse

    Le cours avance et les danseurs retirent une couche, la sueur commence à perler sur les visages. José Martinez, directeur de la danse de l’Opéra de Paris, a voulu ouvrir ces cours au public : « Normalement, les danseurs veulent répéter en petit comité sans que personne ne les voie, et montrer seulement le produit fini. Et donc ça démystifie un peu la chose et [montrer] que c’est normal de se tromper, de ne pas arriver à faire un porté. Ça enlève un peu de poids et de tension aux danseurs ». 

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    Pour les spectateurs de tous les âges, passionnés de danse, c’est un moment exceptionnel. « C’est l’excellence mondiale », s’enthousiasme une fan de l’Opéra de Paris, venue exprès de Saint-Etienne pour assister au cours.

    Victoire Faure

     

     

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  • Les curiosités de la langue française : ces mots transgenres qui changent de sexe au pluriel et autres bizarreries. Épatez vos amis avec cette sélection surprenante !

    La langue française est riche d’exceptions, allant d’un genre trompeur, au mot le plus long de la langue française (qui n’est pas anticonstitutionnellement, contrairement à ce qu’on imagine), en passant par le seul mot masculin qui se termine par -oie. Plongez dans ce florilège de termes dont vous ne connaissez pas encore tous les secrets !

    « Amour », « délice » et « orgue » ont un point commun fascinant. Ces trois mots sont masculins au singulier et féminins au pluriel, du moins dans la langue classique et pour les puristes, puisqu’il est désormais possible de les écrire au masculin pluriel.

    Une autre particularité concerne les mots se finissant en -ette. Ils sont presque tous féminins : c’est le cas de alouette, brouette ou crevette. On entend souvent qu’ils sont tous féminins sauf squelette. En réalité, il y a d’autres exceptions, notamment les mots composés dont le deuxième élément est féminin. Exemple : un porte-allumettes, on dit bien une allumette ; un porte-serviettes, on dit bien une serviette. Il y a aussi quartette, un morceau de musique composé pour quatre voix ou instruments, ou encore un orchestre de quatre musiciens, et gambette, qui est un oiseau échassier.

    En français, « silence » est le seul mot masculin qui se termine ainsi !

    Passons aux mots les plus longs. Quand je demande à mes élèves de me suggérer un mot à intégrer dans leur rédaction, j’ai systématiquement droit à anticonstitutionnellement. Mais il a été remplacé par un mot encore plus long, fort de ses 27 lettres : intergouvernementalisations. Attention, il existe un néologisme qui pourrait le remplacer : hippopotomonstrosesquippedaliophobie, qui compte 35 lettres et désigne la peur des mots trop longs.

    Autre élément amusant de la langue française, qui surprend les étrangers, certains participes passés qui comportent trois « e » consécutifs. On trouve créée, agréée ou nucléée.

    Silence a une grande particularité, c’est le seul mot masculin qui se termine par -ence. Et foie est le seul mot masculin qui se termine par -oie. Un seul mot se termine en -ouil, avec un seul « l » final : c’est le fenouil.

    Une liste de mots-pièges qui ne vous tromperont plus

    Passons en revue ces mots sur lesquels on se trompe tous les jours !

    Absinthe

    Cette plante aromatique donne son nom à un spiritueux de couleur verte. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, absinthe est un nom féminin. On dit donc « une absinthe ». Pour s’en souvenir, un moyen mnémotechnique simple : une absinthe comme une absence.

    Ébène

    Ce bois de l’ébénier se caractérise par sa couleur très noire, son grain uni et sa grande dureté. Là encore, le piège est courant : ébène est féminin. On dira « une ébène ». Pour le retenir : une ébène comme une aubaine.

    Éliminatoire

    Cette épreuve sportive a pour objet de sélectionner les sujets les plus qualifiés en éliminant les autres. On entend souvent ce mot au pluriel, ce qui nous empêche de bien identifier son genre. Utilisons un participe passé pour le déterminer : dira-t-on « les éliminatoires ont été décisifs » ou « décisives » ? Une fois de plus, c’est du féminin. Une éliminatoire comme une élimination.

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    Interstice

    Ce très petit espace vide est, cette fois, un mot masculin. L’erreur est pourtant fréquente. On dit « un interstice », comme « un intervalle » ou « un interlude ».

    Colchique

    Cette plante des prés humides, très vénéneuse, fleurit en automne et nous fait immanquablement penser à la chanson « Colchiques dans les prés, fleurissent, fleurissent ». Le colchique est du genre masculin. Un petit moyen mnémotechnique pour s’en souvenir : pensez à un col de chemise, chic et élégant. Un col chic.

    Karine Dijoud

     

     

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  • La soprano Suzanne Jerosme met en regard Scarlatti et des compositrices de son temps

    A l’occasion de la publication de son album Il Generoso Cor, Suzanne Jerosme sera, ce jeudi 18 décembre à 20h, l’invitée du Journal du classique.

    C’est à Vienne, au début du 18ème siècle, que nous entraine Suzanne Jerosme dans un bel album sorti chez Aparté, enregistré avec l’ensemble Il Gusto Barocco et Jörg Halubek. Au programme : des œuvres d’Alessandro Scarlatti et de deux compositrices italiennes, Camilla de Rossi et Maria Margherita Grimani, qui séjournaient à la cour des Habsbourg et ont écrit des oratorios tombés aujourd’hui dans l’oubli. La soprano nous éclairera ce soir sur ce programme qui met en avant de nombreux inédits au disque.

    Elle sera le 6 janvier sur la scène du Théâtre des Champs-Elysées avec Thibault Noally, l’ensemble les Accents et quelques prestigieux partenaires, pour une version de concert d’Il Tamerlano d’Antonio Vivaldi.

    Laure Mézan

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  • Budget 2026 : « On était déjà sur le qui-vive, désormais on est très inquiets » lance Patrick Martin, président du Medef

    La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a été définitivement adoptée par l’Assemblée nationale mardi 16 décembre. Une adoption qui accentue les inquiétudes du monde économique. Dès le lendemain, les organisations patronales ont cherché à peser dans le débat public, alors que le budget de l’Etat doit encore être examiné en commission mixte paritaire le 19 décembre. Invité de la matinale, Patrick Martin, président du Medef, livre son point de vue quant à la trajectoire budgétaire et économique de la France.

    Dès le début de l’entretien, Patrick Martin indique partager l’alerte lancée par François Fillon sur la « dangerosité » de la situation actuelle. Selon lui, ni le projet de loi de finances, ni le PLFSS ne sont à la hauteur des enjeux : « ce qui est en train de se passer va immanquablement altérer la dynamique économique et le marché de l’emploi en France et ne contribue pas à redresser les finances publiques », prévient-il.

    La suspension des réformes de retraites cristallise les critiques du président du Medef. Il y voit une décision politiquement payante à court terme, mais économiquement lourde de conséquences. « Le fait de suspendre deux réformes des retraites, la réforme Borne, mais aussi la réforme Touraine sur la durée de cotisation, c’est une victoire politique à la Pyrrhus », tranche-t-il. Pour le patron des patrons, l’illusion est dangereuse : « je ne me fais pas d’illusion […] à ce qu’on travaille plus, pas seulement pour équilibrer les régimes de retraire qui sont chroniquement déficitaires, et de plus en plus, mais pour que ce pays produise plus. »

    Les entrepreneurs mis sous silence

    Le président du Medef regrette que la parole des chefs d’entreprise soit insuffisamment entendue dans le débat public. « On se désespère que la voix des entrepreneurs, qui contribuent essentiellement à la bonne marche du pays, ne soit pas mieux prise en compte par nos politiques », déclare-t-il. Il revendique une légitimité fondée sur le long terme : « notre point de vue devrait être déterminant parce qu’on s’inscrit dans le temps long. » Et rappelle le rôle central de l’entreprise dans la société : « L’entreprise reste le seul lieu de cohésion sociale dans le pays. »

    Si l’adoption d’un budget évite une absence totale de visibilité, elle ne rassure pas pour autant le patronat. « On était déjà sur le qui-vive. Dorénavant, on est très inquiets », insiste Patrick Martin. En cause, notamment, l’absence de mesures d’économies sur la Sécurité sociale : « aucune mesure d’économie n’a été prise dans le cadre du PLFSS, et il va falloir compenser ailleurs. » Il rappelle également que « ce sont toujours les mêmes qui payent » : « merci les entreprises, parce que ce sont elles essentiellement qui font la croissance. »

    Un débat sous tension

    Patrick Martin met en garde contre un climat d’incertitude jugé délétère. « Les chefs d’entreprise ne suspendent pas un investissement du jour au lendemain », explique-t-il, mais ils observent attentivement les fondamentaux. « On est en train de fragiliser les fondamentaux de l’économie française, notamment avec la suspension de ces réformes des retraites. » Selon lui, les priorités sont claires : « ce qu’il faut à la France c’est de l’investissement. [Or,] on est en train de dissuader l’investissement avec toutes ces mesures fiscales », sans oublier un autre enjeu majeur : « il faut encourager le travail. On a un taux d’emploi en France qui est anormalement faible. »

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    Patrick Martin déplore l’impossibilité croissante d’un débat serein sur les grands sujets économiques. Le Medef, au contraire, entend jouer un rôle constructif : « nous, on veut contribuer à un débat serein, respectueux et raisonnable, que ce soit sur les accords de libre-échange, sur l’énergie, la fiscalité…  Ce pays est en train de partir dans des délires. On ne peut plus avoir d’échanges et donc de conclusions sensées qui nous permettent de nous projeter dans l’avenir. Le Medef lui se projette dans l’avenir. »

    Daphnée Cataldo

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  • Franz-Olivier Giesbert : « Les réseaux sociaux ne peuvent pas être les boucs émissaires de tous nos maux »

    Comment réguler l’usage des réseaux sociaux ? C’est la question soulevée après une énième désinformation d’ampleur, puisqu’elle a alerté jusqu’à un chef d’état africain : celle d’un coup d’état en France. L’éditorialiste Franz-Olivier Giesbert a réagi ce jeudi à cette nouvelle fake news, et à la campagne d’Emmanuel Macron pour empêcher les jeunes d’avoir accès aux réseaux avant l’âge de 15 ou 16 ans. « Il en fait trop », selon lui.

    Franz-Olivier Giesbert était au micro de David Abiker ce jeudi pour Esprits Libres. Il est revenu sur la volonté d’Emmanuel Macron d’interdire aux plus jeunes l’usage des réseaux sociaux. Une idée qu’il approuve, mais il alerte sur ce qui pourrait être un coup d’épée dans l’eau.

    Emmanuel Macron a relancé sa croisade contre les réseaux sociaux dans La Provence hier. Il y a un consensus, tout le monde est contre les réseaux sociaux maintenant. 

    FRANZ-OLIVIER GIESBERT : On pourrait imaginer aussi une interdiction du même genre pour les jeux vidéo. Cela étant, sur les réseaux sociaux, le président en fait sans doute beaucoup trop quand il déclare qu’ils mettent en danger la République, notamment avec des ingérences étrangères de la Russie. Les rumeurs et la désinformation sont de toutes les époques. L’un de nos grands humoristes nationaux, Michel Audiard, disait : « J’ai été ancien combattant, socialiste et bistro, c’est dire si dans ma vie j’en ai entendu des bêtises. » À cette aune-là, Macron dirait qu’il faut supprimer les bistrots parce qu’ils mettent en danger la République.

    Franz-Olivier Giesbert : « Apprendre l’esprit critique, c’est le rôle du gouvernement »

    Mais les réseaux sociaux ne peuvent pas être les boucs émissaires de tous nos maux. Ils sont souvent un complément utile à la presse d’information, à condition de ne pas tout prendre pour argent comptant. Il y a beaucoup de petits malins qui bidonnent et fabriquent des fake news avec des vidéos générées par l’intelligence artificielle, comme l’histoire du faux coup d’État en France.

    Une fake news créée par un jeune Burkinabé à peine majeur, qui fait ça comme ça pour s’amuser !

    F-O. G. : On pouvait voir qu’il y avait un problème avec cette vidéo. Mais nous sommes dans une société où tous les consommateurs de vidéos se croient journalistes. Il faut juste leur apprendre l’esprit critique. C’est le rôle du gouvernement, de l’Éducation nationale.

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    « Les réseaux sociaux n’apportent rien, ni à la culture, ni au comportement des jeunes » alerte le linguiste Alain Bentolila

     

    Sur les réseaux sociaux, il y a le meilleur et le pire : des vérités qu’on veut nous cacher ou des manipulations pour nous enfumer. C’est à l’utilisateur de vérifier.

     

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  • Le roi Charles III assiste au Messie de Haendel dirigé par le chef d’orchestre français Christophe Rousset

    Encore une fois, c’est sans s’être annoncé, à la plus grande surprise du public, que le roi Charles III s’est rendu à un concert à Londres. Dans l’église St Martin-in-the-Fields, le souverain britannique a assisté à une représentation du Messie de Haendel dirigée par le chef d’orchestre français Christophe Rousset.

    Parrain de plusieurs grandes institutions musicales du Royaume-Uni depuis des années, Charles III ne prend pas ce rôle à la légère, même après qu’il a succédé à Elisabeth II en septembre 2022 et malgré ses ennuis de santé. Ainsi en 2024, on avait pu le voir à Covent Garden pour un concert du Royal Opera House dont il est le « protecteur royal » et au Barbican Center pour les 120 ans du London Symphony Orchestra, une autre grande formation qu’il parraine.

    En ce mois de décembre, les apparitions surprise du roi d’Angleterre dans des lieux de concert londoniens s’enchaînent. Après l’église St Luke’s, où il a assisté, au début du mois, à la finale d’un concours de jeunes chefs d’orchestre, c’est à l’église St Martin-in-the-Fields que Charles III s’est rendu, sans tambour ni trompette de la renommée, le mardi 16 décembre pour suivre un concert.

    « Le roi est arrivé sans prévenir. La grande majorité du public n’a même pas remarqué son arrivée »

    Dans son blog, Cynthia Wilson, qui était présente à ce concert, raconte que « le roi Charles est entré sans prévenir. Il était accompagné de quelques personnes, mais sans véritable escorte. La grande majorité des personnes présentes n’a même pas remarqué son arrivée », ajoutant : « le fait qu’il soit le dernier à entrer dans l’église et le premier à en sortir ont été les seuls indices de son importance ».

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    Dans l’église St Martin-in-the-Fields, le souverain britannique a pu assister à une représentation du Messie de Georg Friedrich Haendel que dirigeait Christophe Rousset à la tête des English Baroque Soloists et du Monteverdi Choir, deux des formations du Monteverdi Choir and Orchestras dont le chef d’orchestre français a pris la direction après la démission de Sir John Elliott Gardiner et dont Charles III est le parrain depuis 2010.

    Depuis 1742, le public anglais se lève lors de l’exécution de l’Alléluia du Messie de Haendel

    Le chef d’œuvre de Haendel revêt également une symbolique particulière pour la monarchie britannique. Il est en effet de coutume que le public anglais se lève lors de l’exécution d’un passage mythique de l’oratorio que le compositeur allemand, mais citoyen anglais depuis 1727, créa  lors d’un séjour en Irlande en 1741. Le soir de sa création, un an plus tard à Dublin, le roi George II se leva, suivi par tout le public, en entendant l’explosion de joie de l’Alléluia. Depuis cette époque, la tradition perdure.

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    Sans oublier les Coronations Anthems (Hymnes du couronnement) de Haendel qui sont joués lors de chaque sacre des souverains britanniques depuis celui de George II en 1727.

    Philippe Gault

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  • Les riches couleurs de l’Octuor à vent par l’ensemble Sarbacanes

    A l’occasion de la publication du nouvel album de l’ensemble Sarbacanes, Gabriel Pidoux et Félix Roth seront, ce mercredi 17 décembre à 20h, les invités du Journal du classique.

    L’octuor à vent était un genre très en vogue à Vienne du temps de Mozart et de Schubert, un genre populaire que l’on jouait en plein air, dans les kiosques et qui touchait ainsi un très large public. Les musiciens de l’ensemble Sarbacanes nous restituent aujourd’hui au disque toute la fraicheur, la richesse de couleurs et la dimension théâtrale de cette combinaison instrumentale. Un répertoire qu’ils fréquentent avec bonheur depuis des années

    Le hautboïste Gabriel Pidoux et le corniste Félix Roth nous éclaireront ce soir sur ce programme qui met en avant des pages de Mozart et de Schubert, des œuvres originales comme des transcriptions qu’ils interprètent sur des instruments d’époque.

    Laure Mézan

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  • Oscars 2026 : Une chanson du film-documentaire Viva Verdi ! présélectionnée pour la 98ème cérémonie hollywoodienne

    L’Académie des arts et des sciences du cinéma a annoncé les noms des présélectionnés dans douze des catégories représentées à la 98e cérémonie des Oscars en mars 2026 à Los Angeles. Dans cette liste, en lice pour la meilleure chanson originale, un morceau du film-documentaire Viva Verdi ! d’Yvonne Russo.

    Le dimanche 15 mars 2026, la 98e cérémonie des Oscars attribuera, au Dolby Theatre à Hollywood, 24 statuettes aux lauréats sacrés dans chacune des catégories représentées. Cette semaine, l’Académie des arts et des sciences du cinéma (11.000 artistes et professionnels de l’industrie du cinéma), a rendu public les présélectionnés de douze catégories.

    Dans la catégorie « Meilleure chanson originale », soixante-cinq chansons étaient éligibles. L’Académie en a présélectionné quinze, parmi lesquelles le morceau Sweet Dreams of Joy extrait du film-documentaire Viva Verdi !. Un deuxième tour de vote aura lieu entre le 12 et le 16 janvier avant l’annonce, le 22 janvier, des noms des cinq nominés dans chaque catégorie.

    La Casa Verdi de Milan abrite d’anciens chanteurs, musiciens et danseurs

    Le film-documentaire Viva Verdi !, de la réalisatrice californienne Yvonne Russo, suit la vie quotidienne des occupants de la Casa Verdi, une maison de retraite installée dans la propriété que Giuseppe Verdi avait fait construire à cet effet en 1896 sur la place Michelangelo Buonarroti à Milan. Âgés de 77 à 103 ans, les pensionnaires de cette institution, tous anciens chanteurs, danseurs et musiciens, y vivent leur « troisième acte » tout en encadrant et en accompagnant une quinzaine d’étudiants internationaux en musique.

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    La chanson présélectionnée pour les Oscars, Sweet Dreams Of Joy, créée par le compositeur de musique de film anglais Nicholas Pike, est chantée par la soprano Ana Maria Martínez. La chanteuse portoricaine de 54 ans qui a fait ses débuts à l’Opéra de Paris en 2006 dans Simon Boccanegra, l’opéra de Giuseppe Verdi, et a été distinguée par un Grammy Award en 1995 et un prix (zarzuela) au Concours Operalia à Madrid la même année.

    Diffusé principalement en Amérique du nord, dans plusieurs festivals, depuis l’automne 2024, le film-documentaire Viva Verdi ! n’est pas encore distribué en Europe.

    Philippe Gault

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  • « Les réseaux sociaux n’apportent rien, ni à la culture, ni au comportement des jeunes » alerte le linguiste Alain Bentolila

    Emmanuel Macron a relancé le débat sur l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans lors d’un déplacement à Marseille le 16 décembre. La question de leurs conséquences sur la jeunesse s’impose à nouveau dans l’espace public. Invité de la matinale, Alain Bentolila, linguiste et auteur de Demain la barbarie ? Parents et instits même combat (Istya & Cie), dresse un constat sur les effets des réseaux sociaux sur le langage, la pensée et le comportement des jeunes.

    Pour Alain Bentolila, les réseaux sociaux n’ont rien d’outils culturels. « Les réseaux sociaux n’apportent ni à la culture ni au comportement des jeunes », tranche-t-il. En cause, « l’anonymat, le rétrécissement des écrits, l’immédiateté permanente des choses » qui réduiraient les échanges à des formules brèves et utilitaires, loin de toute construction de pensée élaborée. Le spécialiste de la langue met également en garde contre les effets cognitifs et psychologiques d’un usage massif des écrans : « ce n’est pas bon pour la concentration, pas bon pour la santé mentale, pas bon aussi parce qu’ils libèrent malheureusement les plus bas instincts. » L’illusion de l’anonymat favoriserait une parole sans filtre, parfois violente, rarement réfléchie.

    Mais le linguiste pointe surtout une responsabilité collective : celle de l’école et des adultes. « Nous avons des jeunes que l’école n’a pas su former comme résistants intellectuels », regrette-t-il. Des jeunes qui, faute de discernement, « avalent avec délectation les pires choses » et se laissent entraîner sans esprit critique. Pour Alain Bentolila, « le discernement est important, il faut cultiver le discernement de nos enfants, leur apprendre à dire non, à analyser, à ne pas s’en laisser compter. »

    Réapprendre à comprendre, lire et penser

    Face à ce constat, l’invité défend des solutions pédagogiques concrètes. Il évoque notamment des programmes axés sur la compréhension des textes et la « reconquête de l’écrit », menés dans des zones défavorisées. « Apprendre à comprendre, à respecter un texte, à l’interpréter et à le critiquer, ça ne tombe pas du ciel », insiste-t-il. Les résultats seraient probants : des élèves initialement en difficulté dépassent désormais la moyenne nationale.

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    Daphnée Cataldo

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  • Le Palazzetto Bru Zane présente Médée de Luigi Cherubini au Théâtre des Champs-Élysées
    Sous la baguette de Julien Chauvin dirigeant Le Concert de la Loge, avec Marina Rebeka dans le rôle-titre

    Le 11 février 2026, le Palazzetto Bru Zane présente au Théâtre des Champs-Élysées Médée de Luigi Cherubini en version concert.

    En proposant des récitatifs (composés par Alan Curtis), un ballet et une orchestration augmentée à la manière de Gluck, cette version tragédie lyrique ramène pour la première fois l’œuvre à son projet d’origine.

    La distribution réunit Marina Rebeka dans le rôle-titre, Julien Behr (Jason), Mélissa Petit (Dircé), Patrick Bolleire (Créon), Marie-Andrée Bouchard-Lesieur (Néris), ainsi qu’Hélène Carpentier, Margaux Poguet et Pierre Gennaï.

    La partie musicale est confiée au Concert de la Loge dirigé par Julien Chauvin, tandis que Les Chantres du Centre de musique baroque de Versailles, sous la direction artistique de Fabien Armengaud, apportent à l’œuvre sa dimension chorale.

    Sa trajectoire singulière explique la place à part qu’occupe aujourd’hui Médée dans le répertoire. Dès la découverte du livret de François-Benoît Hoffmann, Luigi Cherubini envisage Médée comme une tragédie lyrique dans la tradition de Gluck, pensant confier le rôle-titre à Mme Saint-Huberty, alors figure emblématique de l’Académie royale de musique. Conçu pour une grande scène lyrique, le projet se heurte toutefois à des tensions institutionnelles et trouve finalement refuge au théâtre Feydeau, où l’œuvre est créée en 1797 dans une forme adaptée aux usages de l’« opéra-comique révolutionnaire ». Dialogues parlés en alexandrins, dramaturgie tendue et écriture musicale d’une grande modernité confèrent à l’ouvrage une force singulière, annonçant déjà Beethoven et Berlioz.

    Le rôle-titre, confié à Julie-Angélique Scio, s’impose immédiatement comme l’un des plus redoutables du répertoire, tant par son intensité dramatique que par ses exigences vocales. Malgré les multiples remaniements et les tentatives ultérieures de Cherubini pour restituer son projet initial — poursuivies jusqu’à la fin de sa vie — Médée demeure longtemps une œuvre instable, aux contours sans cesse redéfinis. La version proposée aujourd’hui permet d’en redécouvrir l’ambition première et la puissance tragique, telles que le compositeur les avait imaginées.

    Un rendez-vous incontournable avec l’opéra français.

    Pour en savoir plus sur Luigi Cherubini, visitez la page que Le Palazzetto Bru Zane lui a dédiée sur Bru Zane Mediabase !

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