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  • Le secret d’Alfred Hitchcock : De « Psychose » à « Rebecca », 5 exemples qui prouvent que le cinéaste doit tout à sa femme Alma Reville, restée (à tort) dans l’ombre

    Alfred Hitchcock doit tout, ou presque, à son épouse. Derrière le grand homme, cherchez la femme… Alma Reville est née à un jour d’intervalle avec celui dont elle allait devenir l’épouse, la collaboratrice, l’indispensable soutien.

    Le 7 mars 1979, lors d’une prestigieuse soirée de l’American Film Institute, le maître du suspense rend hommage à « la monteuse, la scénariste, la mère de [sa] fille et la merveilleuse cuisinière » qui l’a accompagné toute sa vie : Alma Reville. Un aveu public et une dette immense envers celle qui a été son alliée artistique la plus fidèle, et souvent la plus décisive. Loin d’être uniquement son bras droit, elle a aussi su s’interposer face à son mari lorsque ce dernier se montrait odieux avec ses actrices, notamment Tippi Hedren. Voici cinq raisons pour lesquelles Alma Reville mérite autant la lumière que son mari.

    Du British Film Industry à la Paramount Pictures, ses débuts dans les studios britanniques

    Fille d’un employé de studio, Alma grandit dans les coulisses du cinéma et entre à 16 ans dans les salles de montage de Twickenham. A une époque où les femmes sont quasi absentes des équipes techniques, elle devient monteuse, assistante réalisatrice, scénariste, et parfois même actrice. Avant Alfred Hitchcock, elle est déjà quelqu’un dans le cinéma britannique.

    Lorsqu’elle rencontre son futur mari en 1922, elle occupe un poste plus élevé que lui, ce qui impressionne le jeune « Hitch », encore inconnu et timide.

    La première à comprendre le génie d’Alfred Hitchcock

    C’est Alma qui, la première, repère les ambitions du jeune Alfred. Ensemble, ils étudient Murnau en Allemagne, apprennent à raconter en images, rêvent d’un cinéma nouveau… Leur collaboration devient rapidement une fusion créative. Le mariage, célébré en 1926, marque le début d’un partenariat artistique de plus d’un demi-siècle, où Alma devient la première lectrice, la première critique et souvent la première correctrice des scénarios de son mari.

    Une visionnaire de Rebecca

    Des 39 Marches à Une femme disparaît, d’A l’est de Shanghai à Rebecca, Alma est partout. Arrivés à Hollywood en 1939, le couple forme un duo redoutable. Alma travaille sur les scénarios, réécrit, affine les intrigues, aiguise les dialogues. Lorsque Selznick exige une adaptation littérale de Rebecca, c’est encore elle qui soutient Alfred et défend une adaptation libre, celle qui remportera l’Oscar.

    L’œil aiguisé derrière les scènes cultes de Psychose

    Dans les années 1950, Alma est au sommet de son influence. C’est elle qui imagine la poursuite en hélicoptère de La Main au collet. C’est elle qui note, dans Psychose, que Janet Leigh cligne des yeux dans la scène de la douche alors qu’elle devrait être inerte.

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    C’est elle encore qui insiste pour tuer l’héroïne au bout de 30 minutes, et impose la musique stridente de Bernard Hermann. Autant de choix qui deviendront des marques absolues du cinéma hitchcockien.

    Une relation fusionnelle, des associés remarquables et un couple inséparable

    Discrète mais indispensable, Alma accompagne Alfred partout, gère ses doutes, calme ses colères, protège son travail, parfois même ses actrices. Quand un cancer la frappe en 1958, Alfred est anéanti. Lorsqu’elle décline dans les années 1970, il ne cesse de s’inquiéter pour elle. Leur fille Patricia résumera leur relation dans une image bouleversante : « ils étaient deux moitiés d’une même orange. » Alma s’éteint en 1982, deux ans après Alfred. Comme si leur histoire ne pouvait s’achever séparément.

     

    Si Alfred Hitchcock était le maître du suspense, Alma était celle qui tirer les ficelles, la voix calme, précise et géniale qui, depuis l’ombre, a fait naître l’un des plus grands cinéastes du XXe siècle. Franck Ferrand vous raconte…

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    Messaline la maudite : Pourquoi la jeune épouse assassinée de l’empereur romain Claude a-t-elle été dépeinte comme fourbe et dépravée ?

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    Du Paris médiéval à la Ville Lumière, comment Haussmann a métamorphosé la capitale

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  • À quoi ressemblera l’Opéra Bastille en 2030 ? Le concours international d’architecture pour le projet de rénovation vient d’être lancé

    L’État, par la voix de la ministre de la Culture, Rachida Dati, a annoncé le lancement du concours international d’architecture consacré à la transformation des espaces publics de l’Opéra Bastille. Ces travaux de rénovation devront être réalisés entre 2028 et 2030.

    Le projet « Nouvelle Ère, Nouvel Air », relatif à la rénovation des quatre sites de l’Opéra National de Paris (Palais Garnier, Bastille, Ateliers Berthier et École de danse de Nanterre) souhaité par le président de la République, a été présenté début septembre. C’est dans ce cadre que vient d’être lancé un concours international d’architecture pour la rénovation des espaces publics de l’Opéra Bastille, le bâtiment conçu par l’architecte uruguayen Carlos Ott dans les années 80.

    Le calendrier de ce concours précise que la date limite de dépôt des candidatures est fixée au 23 décembre prochain. Réuni en janvier 2026, un jury, composé de représentants du ministère de la culture et de L’ONP, de personnalités qualifiées – architectes français et internationaux – et de personnalités de la culture et de l’aménagement, désignera les cinq candidatures retenues et l’annonce du lauréat du concours sera faite en septembre 2026.

    Les travaux devront être réalisés entre 2028 et 2030, avant la rénovation des espaces scéniques prévue à partir de la mi-2030 pour au moins deux ans.

    Rachida Dati : « Repenser la relation entre l’art, la ville et le public »

    Les principaux enjeux du projet sont ambitieux puisqu’au-delà des travaux de rénovation, il vise à proposer gratuitement près de 5000 m2 d’espaces publics afin de « transformer l’Opéra Bastille en un lieu de vie, d’échanges et de découverte ». Dans cette perspective, le projet devra notamment permettre au bâtiment de « s’ouvrir sur la ville en créant des espaces de déambulation et de rencontre accessibles à tous », de valoriser les savoir-faire et les métiers de l’ONP et d’inscrire les travaux dans une démarche écologique exemplaire.

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    Pour la ministre de la Culture « Loin d’un simple projet de rénovation, il s’agit d’un geste fort pour notre pays : repenser la relation entre l’art, la ville et les publics, pour faire de l’Opéra un lieu de vie toujours plus ouvert, accessible et inspirant ».

    Le communiqué de l’ONP précise que l’opération sera conduite en site occupé. La poursuite des activités artistiques, techniques et administratives de l’Opéra Bastille devra donc être garantie pendant toute la durée de cette première tranche de travaux.

    Philippe Gault

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  • IA : Google veut construire des centres de calcul dans l’espace, une idée fascinante, mais est-elle réaliste ?

    L’espace est la prochaine frontière technologique, et Google semble déterminé à en être un pionnier. Dans un article publié début novembre, Google Research présente un projet audacieux : une infrastructure d’intelligence artificielle en orbite.

    Cette infrastructure serait composée de satellites en orbite basse, équipés de calculateurs et alimentés par énergie solaire. L’objectif est de créer un système de calcul extensible, avec des coûts décroissants, bénéficiant d’un ensoleillement quasi permanent, ce qui réduirait considérablement l’impact énergétique sur Terre.

    Cependant, l’espace reste un environnement extrêmement hostile. Le projet de Google détaille plusieurs défis majeurs. Parmi ceux-ci, le maintien d’une formation serrée de satellites interconnectés par des liens optiques, capables d’échanger des sommes colossales de données. Ensuite, il faut garantir la résistance des puces aux radiations spatiales. Heureusement, Google a déjà testé ses processeurs avec des résultats encourageants.

    Un modèle économique prometteur

    Le modèle économique de ce projet repose sur la réduction des coûts de lancement des satellites. Si le coût pouvait descendre sous les 200 dollars le kilo, cette infrastructure pourrait devenir très compétitive par rapport aux centres de données terrestres actuels. Rappelons que ces technologies permettent de réduire les prix, le progrès technique étant déflationniste. Ainsi, ce projet de Google, bien que semblant futuriste, n’est pas si fantaisiste qu’il y paraît.

    Les conséquences d’un tel projet, s’il aboutit, seraient immenses. D’un point de vue énergétique, ce serait un pas vers une intelligence artificielle durable et écologique, alimentée par l’énergie solaire captée directement dans l’espace.

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    Cependant, cela soulève également des questions cruciales : la régulation de l’espace avec des milliers de satellites potentiels, la souveraineté technologique si ces systèmes échappent aux juridictions nationales, et la gouvernance d’une intelligence artificielle littéralement hors de ce monde. Ce projet n’est pas de la science-fiction, mais bien la prochaine étape de développement de notre économie.

    Nicolas Bouzou

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  • Agenda des concerts : Mozart à Toulouse, Bach à Paris… voici notre sélection des concerts de la semaine

    Don Giovanni à l’Opéra national du Capitole de Toulouse, les Concertos brandebourgeois de Bach par l’Orchestre de Paris dirigé par Masato Suzuki et le Chœur Accentus invité de la Saison Musicale des Invalides : découvrez la sélection Radio Classique des rendez-vous à ne pas manquer dans les prochains jours

     

    Jusqu’au 30 novembre : Don Giovanni de Mozart à l’Opéra national du Capitole de Toulouse

    Wagner l’appelait « L’opéra des opéras ». Don Giovanni de Mozart est à l’affiche de l’Opéra national du Capitole de Toulouse. Nicolas Courjal fera ses débuts dans le rôle-titre. A ses côtés Vincenzo Taormina sera Leporello, et Karine Deshayes chantera Donna Elvira. On notera aussi la Zerlina d’Anaïs Constans. Ce Don Giovanni bénéficie d’une double distribution avec Mikhail Timoshenko en Don Giovanni, Alix le Saux en Donna Elvira et Marianne Croux en Donna Anna. L’Orchestre national du Capitole et le Chœur de l’Opéra national du Capitole seront dirigés par Ricardo Bisatti. La mise en scène est d’Agnès Jaoui et les décors d’Éric Ruff. Radio Classique diffusera ce Don Giovanni le dimanche 4 janvier à 20 heures.

    • Neuf représentations du 20 au 30 novembre.
    • www.opera.toulouse.fr
    • 26 novembre et 27 novembre: Les Concertos brandebourgeois de Bach par l’Orchestre de Paris dirigé par Masato Suzuki  

      Les Concertos brandebourgeois de Jean-Sébastien Bach sont au programme des deux prochains concerts de l’Orchestre de Paris dirigé du clavecin par Masato Suzuki.  Les trois premiers seront interprétés le 26 novembre et es trois derniers le lendemain. Ce sont les trois premiers qui seront interprétés. En seconde partie du concert du 26 novembre l’Orchestre de Paris jouera Rendering, composée en 1990 par Luciano Berio, d’après les esquisses de la Dixième Symphonie de Schubert restée inachevée. Ce concert sera diffusé sur Radio Classique le dimanche 21 décembre à 20 heures.

      • Philharmonie de Paris.
      • Mercredi 26 et jeudi 27 novembre à 20 heures.
      • www.philharmoniedeparis.fr
      • 27 novembre : Le Chœur Accentus invité de la Saison Musicale des Invalides

        La Cathédrale Saint-Louis des Invalides résonnera d’un programme de chœurs a cappella dans un programme particulièrement varié. Sous la direction de Christophe Grapperon le chœur Accentus interprétera des œuvres de Saint-Saëns, Debussy, Satie, Mendelssohn , Brahms et Poulenc. Ce concert placé sous l’égide du CIC, sera diffusé sur Radio Classique le samedi 13 décembre à 20 heures.

        • Cathédrale Saint-Louis des Invalides, Paris.
        • Jeudi 27 novembre à 20 heures.
        • www.musee-armee.fr
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          « Je pensais ne plus jamais pouvoir jouer » : Miraculé, un pianiste anglais gravement blessé à la main retrouve sa carrière

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          Une star du violoncelle surprend le public et fait sa demande en mariage sur scène, à peine le concert terminé !

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        • La star du Portugal Amália Rodrigues est née dans la misère : découvrez comment la reine du fado a gravi les échelons par la force de sa voix

          Amália Rodrigues est née dans les bas quartiers du bord du Tage. La chanteuse la plus populaire du Portugal a gravi tous les échelons par la seule force de sa voix. Elle est devenue la reine du fado, l’impératrice de la saudade.   

          Amália da Piedade Rodrigues est née à Lisbonne, le 23 juillet 1920, dans la maison de ses grands-parents. Son père, musicien et cordonnier, espérait trouver du travail dans la capitale portugaise. Et peu après sa naissance, ses parents sont repartis dans leur province du Beira Baixa. Ils ont laissé derrière eux leur dernière-née, ça fait toujours une bouche de moins à nourrir. Élevée à la dure, elle est plus habituée aux corvées qu’aux jouets et aux marques d’affection.

          Dans « Amália Forever, un chant d’humanité », voici ce que raconte Jean-Jacques Lafaye. Il décrit ces Portugais pauvres, souvent de noir vêtus et parfois allant sans souliers sur les chemins de la ville. Amália va grandir avec tout cela, cette espèce de mélancolie et de dureté douce, ce mélange qu’elle va falloir surmonter. Elle est habitée tôt par l’idée de la mort et même elle va tenter de s’empoisonner. « Dès que la mort existe, la vie est absurde, j’ai toujours eu des pensées tristes », c’est ce qu’elle dira à son biographe.

          En grandissant, pour se distraire, elle achète des livres de chants et les réinvente à sa manière. Les badauds, lorsqu’ils se pressent sous la fenêtre du grand-père, sont loin d’imaginer que cette voix juvénile va bientôt se confondre avec la voix de tout un pays. Personne ne le sait encore, mais comme l’écrit Jean-Jacques Lafaye, Amália est l’infante secrète du Portugal cachée dans les replis de sa noble misère.

          L’enfance d’Amália Rodrigues est faite d’humiliations, de travail et de solitude

          Elle entre à l’école à 9 ans et apprend ses leçons à l’oreille. Même si c’est un lieu d’apprentissages et de découvertes, comme les poètes, elle y subit des humiliations en permanences. On se moque de ses robes grossières, de son seul et unique livre, des petits cahiers dont elle économise chaque ligne parce qu’elle n’a pas les moyens d’en acheter beaucoup.

          À 12 ans, alors qu’elle se rêve déjà en cape noire d’étudiante, il lui faut quitter l’école. Pour quelques escudos, elle fait du repassage dans un atelier de broderie. On la verra également emballer des sucreries dans une usine et deux ans plus tard, elle va rejoindre ses parents parce qu’entre-temps, ils sont rentrés à Lisbonne. Ce n’est plus le climat sévère de la maison de la grand-mère maintenant, c’est une espèce de capharnaüm. Elle ne se sent pas chez elle lorsqu’elle vit avec ses parents : « Je ne me sentais bien nulle part ». Et toujours cette idée de la mort qui la traverse, si elle mourait là, maintenant, est-ce qu’il y aurait quelqu’un pour la pleurer ?

          On la devine adolescente sur les bords du Tage écrasé de soleil, un panier de fruits à la main avec sa sœur Céleste. Elles vendent des oranges aux étrangers qui accostent avec les bateaux. Une misère terrible qu’elle accepte en même temps avec un certain fatalisme, dont on se demande presque si elle s’en rend compte. « S’il pleuvait dans la maison, nous mettions des bassines et des marmites sur le sol pour recueillir la pluie », a-t-elle raconté plus tard. « Personne ne pleurait. Nous sommes ainsi faits. Nous ne nous révoltons jamais contre la vie. »

          Sa façon à elle de se révolter ou d’exister, c’est de chanter, de chanter encore. Il faut aller au bout de sa pudeur, vaincre l’angoisse, les préjugés, aller plus loin que les regards. Les filles ne chantent pas dans les rues, n’est-ce pas ? Donc, il est pas question de le faire. En même temps, son frère aîné la gifle de temps en temps pour la punir.

          Sa voix, d’une incroyable richesse, a fait frissonner les voisins lorsqu’elle était encore chez ses grands-parents, et maintenant fascine tout le monde avec une notoriété qui petit à petit s’étend. Et ça, ça réchauffe le cœur de la jeune fille.

          Amália Rodrigues, l’âme du Portugal, bouleverse la foule en chantant le Fado d’Alcântara

          On lui demande de chanter pour un défilé de quartier. Elle va interpréter le Fado d’Alcântara et quand elle le chante, tout le monde est bouleversé. Au printemps, elle est candidate au concours qui doit élire la reine du fado. Là aussi, les notes qu’elle fait entendre bouleversent complètement la foule. C’est un triomphe.

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          On dit quand même quand elle passe : « Mais vous la reconnaissez, c’est la vendeuse de fruits. » Si Amália chante, les autres, sans doute par peur de la comparaison, refusent de se présenter. Elle est tellement excellente dans son art qu’on n’ose même plus chanter à côté d’elle. Mais elle reste discrète, elle s’incline, elle se retire. Le concours qu’elle vient de passer va lui réserver une extraordinaire surprise.

          Dans cet épisode des Grands Dossiers de l’Histoire, Franck Ferrand vous raconte la vie d’Amália Rodrigues, l’âme du Portugal, une femme indépendante, refusant les étiquettes, qui a gagné son statut d’idole incontestée.

           

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        • L’univers onirique de Jodyline Gallavardin

          A l’occasion de la publication de son nouvel album Nuit blanche, Jodyline Gallavardin sera, ce vendredi 21 novembre à 20h, l’invitée du Journal du Classique.

          C’est dans un univers onirique que nous plonge la pianiste Jodyline Gallavardin avec son nouvel album sorti chez la Scala Music. Intitulé « Nuit blanche », il réunit des pièces peu connues de Sergueï Liapounov, Peteris Vasks, Arthur Lourié, Alexandre Scriabine et Déodat de Séverac. Des compositeurs aux langages certes différents mais qui ont un commun une écriture particulièrement suggestive, entre romantisme et impressionnisme.

          Jodyline Gallavardin sera en récital le 8 janvier 2026 à la Scala Provence, à Avignon où son album a été enregistré

          Jodyline Gallavardin nous éclairera ce soir sur l’esprit de ce programme assez hypnotique qui nous invite à la rêverie, à une délicieuse somnolence voire à un état de contemplation. L’occasion d’apprécier l’inventivité comme l’art à jouer avec les couleurs de cette jeune pianiste qui revendique justement un côté rêveur et contemplatif.

          Laure Mézan

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          Deux œuvres pour orgue inédites, attribuées à Jean-Sébastien Bach, ont été présentées et jouées à Leipzig

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        • « Nous ne pouvons accepter la violence » : Après les incidents du 6 novembre, la Philharmonie de Paris fait une mise au point

          Dans un communiqué, le directeur général de la Philharmonie de Paris a tenu à préciser la position de l’établissement après les incidents survenus le 6 novembre lors du concert donné par l’Orchestre Philharmonique d’Israël. L’institution annonce également avoir déposé une nouvelle plainte.

          Diffusé deux semaines après les incidents provoqués par des militants pro-palestiniens lors d’un concert de l’Orchestre philharmonique d’Israël dirigé par Lahav Shani, avec le pianiste Sir András Schiff, cette lettre, signée Olivier Mantei, s’adresse au public de la Philharmonie, encore sous le choc de cette « terrible soirée » (sic).

          Le texte précise que « Quelles que soient les opinions des uns et des autres, nous ne pouvons accepter que nos salles de concerts deviennent des lieux de violence. Des espaces dans lesquels des personnes qui ne se connaissent pas les unes les autres, qui ne se ressemblent peut-être pas et dont les idées sont possiblement très éloignées partagent une expérience sensible. Voilà ce que nous défendons et devons préserver ».

          « Continuer à proposer une programmation ambitieuse, toujours ouverte et plurielle »

          Olivier Mantei ajoute que « l’orchestre a interprété ce soir-là en deuxième bis l’hymne israélien qui n’était pas prévu au programme et qui n’a pas été joué ailleurs dans le cadre de la tournée européenne dont cette date faisait partie. La Philharmonie tient à rappeler que ce choix a été celui de l’orchestre, et de lui seul ».

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          Dès la fin du concert en question, la Philharmonie avait déposé une plainte qui a conduit à l’interpellation de quatre suspects, trois hommes et une femme, mis en examen quelques jours plus tard, puis placés sous contrôle judiciaire. Dans sa lettre, Olivier Mantei indique que l’établissement a déposé, récemment, une nouvelle plainte contre X. Une démarche juridique qui vise « l’ensemble des personnes qui auraient commis des actes de violence physique ou verbale au cours de cette soirée ».

          En conclusion, le directeur général de la Philharmonie insiste sur la volonté de ses équipes, malgré « les récupérations et instrumentalisations opérées à la suite de cette soirée », de « rester pleinement engagées pour continuer à proposer une programmation ambitieuse qui demeurera toujours ouverte et plurielle ».

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          Philippe Gault

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        • « En France, la science est en train de devenir une opinion » alerte Karine Berger

          Alors que Donald Trump multiplie les restrictions visant la recherche et les données publiques aux Etats-Unis, la défiance vis-à-vis de la science progresse en France. Invitée de la matinale, Karine Berger, économiste, ancienne députée et co-autrice de Quand la France se détourne de la science, constate que les Français remettent de plus en plus en question la légitimité du savoir scientifique.

          « Aujourd’hui, plus d’un Français sur deux pense que son opinion personnelle vaut plus que l’analyse du scientifique spécialiste du sujet », affirme Karine Berger. « La science est en train, en France, de devenir une opinion. » Un basculement inquiétant, nourri selon elle par deux dynamiques convergentes : « On a d’abord un mécanisme de relativisme de la science comme une opinion comme une autre, puis parallèlement on a un rejet du progrès. » L’économiste point également la politisation de la défiance statistique : plus on se situe aux extrêmes du spectre politique, moins on a confiance aux chiffres publics. En miroir, elle rappelle que Donald Trump avait supprimé des données fondamentales dès son arrivée au pouvoir, notamment celles permettant de mesurer les inégalités femmes-hommes. Une stratégie américaine qu’elle juge révélatrice d’un « projet de fin de la science ».

          La pandémie de Covid-19 a, elle aussi, accéléré cette rupture. « La question est de savoir sur quel type de « vérité alternative » les opinions politiques sont en train de s’agréger. Certains partis politiques, certains représentants politiques, sont capables d’agréger les populations sur des faits antiscientifiques. […] On a trouvé des citations antivax de la part de hauts responsables politiques français de tous les bords politiques. Tous les bords politiques, à un moment ou un autre, ont eu une personne dans leur rang qui s’est exprimée pour dire qu’il fallait se méfier des vaccins. » Une banalisation du doute scientifique qui, selon elle, dépasse largement le complotisme : « on ne parle pas de complotisme. On parle bel et bien de défiance dans la parole des scientifiques. »

          Une défiance institutionnelle banalisée

          Pour Karine Berger, le danger est évident : « on risque la disparition de la notion de vérité dans le débat public. » Rappelant qu’une vérité scientifique repose sur un socle universel : « La référence, c’est la science. Elle est universelle, est débattable mais elle amène une forme d’incontestabilité sur ce qu’elle sait. Nous savons tous désormais que la Terre est ronde. […] Il y a des faits scientifiques qui ont été établis et qui sont universels.  Et c’est là-dessus que se construit la notion de vérité. » Elle insiste sur l’importance de rétablir la confiance dans la méthode scientifique.

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          Si elle reconnaît que les scandales politiques ont pu ébranler la crédibilité de l’Etat, elle appelle aussi chaque citoyen à un devoir individuel : « chacun est absolument responsable de ses connaissances et de l’effort qu’il doit faire pour les construire. »

          Daphnée Cataldo

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        • Votre soirée classique consacrée à Mozart ce dimanche à 20 heures

          Radio Classique met à l’honneur ce dimanche soir Mozart, l’un des compositeurs les plus populaires et les plus aimés.

          De ses premières œuvres, comme la Sonate pour violon et piano K 8 à son ultime chef d’œuvre, le Requiem, vous pourrez revivre sa prodigieuse et foisonnante carrière. Autres temps forts de cette soirée : le Concerto pour piano n°9 « Jeunehomme » dans l’interprétation d’Alfred Brendel et de l’Orchestre Philharmonique de Vienne sous la direction de Charles Mackerras, le Quatuor à cordes n°15, dédié à Joseph Haydn, par le Quatuor Alban Berg ou encore la Symphonie n°41 « Jupiter », ultime symphonie de Mozart, par l’Orchestre de Chambre d’Europe dirigé par Nikolaus Harnoncourt, ainsi que le Quintette avec clarinette par Pierre Génisson et le Quartet 212.

          L’opéra ne sera pas oublié. C’est ainsi que vous pourrez entendre le trio « Soave sia il vento » de Cosi fan tutte dans l’interprétation de Gundula Janowitz, Brigitte Fassbaender et Rolando Panerai avec l’Orchestre Philharmonique de Vienne dirigé par Karl Böhm, ou encore l’air de Vitellia « Non più di fiori » de La Clémence de Titus par chanté par Karine Deshayes avec Pierre Génisson et le Concerto Köln dirigé par Jakub Lehmann. Cette soirée sera présentée par Jean-Michel Dhuez. Vous pourrez l’écouter en qualité numérique grâce au DAB+ dans de nombreuses villes.

          Retrouvez l’actualité du Classique

          « Je pensais ne plus jamais pouvoir jouer » : Miraculé, un pianiste anglais gravement blessé à la main retrouve sa carrière

          Paris Opera Competition 2025 : Le baryton gallois Steffan Lloyd Owen remporte le concours

          Le chef d’orchestre Michele Mariotti pourrait prendre la tête de l’Orchestre Symphonique de la RAI, sur fond de soupçons d’ingérence politique

          Une star du violoncelle surprend le public et fait sa demande en mariage sur scène, à peine le concert terminé !

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        • Le récital du jeune pianiste Saehyun Kim à la Fondation Louis Vuitton ce samedi à 20 heures

          C’est le jeune pianiste sud-coréen Saehyun Kim qui a inauguré le 5 novembre dernier la nouvelle saison des récitals Piano Nouvelle Génération à la Fondation Louis Vuitton.

          Il s’est fait connaître du grand public en remportant au printemps dernier le Concours Long-Thibaud. Pour ce récital donné dans le magnifique Auditorium de la Fondation Louis Vuitton, Saehyun Kim a interprété trois œuvres de Fauré : la Barcarolle op.26 n°1, l’Impromptu op.31 n°2 et la Valse-Caprice op.30 n°1, ainsi que Gaspard de la nuit de Ravel et les 12 Etudes op.25 de Chopin. Ce concert sera présenté par Laure Mézan. Vous pourrez l’écouter en qualité numérique à Paris et dans de nombreuses autres villes de France grâce au DAB+.

          Jean-Michel Dhuez

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