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Au cœur de l’Hôtel national des Invalides, rouvert après un an de travaux dans sa cour d’honneur, la musique et l’histoire se répondent dans un écrin unique.
À l’occasion de l’ouverture de la 33e saison musicale, Jean-Michel Dhuez reçoit au micro de Radio Classique le général de corps d’armée Yann Gravêthe, directeur du Musée de l’Armée, et Daniel Baal, président du CIC. Une conversation privilégiée pour tout savoir sur cette programmation de trente concerts, proposée d’octobre 2026 à juin 2027.
Quels secrets abrite la cathédrale Saint-Louis pour les artistes ? En quoi consiste le double cycle thématique de la saison, entre l’exploration d’un grand volet américain commémorant le 250e anniversaire de l’indépendance des États-Unis et l’immersion dans les tournois du XVIe siècle ? Comment le partenariat historique noué avec le CIC depuis 2003 et renouvelé jusqu’en 2028 permet-il de soutenir la création, les jeunes talents et la transmission de la culture au plus grand nombre ?
Un entretien riche en révélations et en promesses artistiques, à écouter sur Radio Classique pour s’immerger au cœur de la saison des Invalides.
Cet article Daniel Baal et le général Yann Gravêthe invités de Jean-Michel Dhuez sur Radio Classique est apparu en premier sur Radio Classique.
Coup de projecteur sur la saison lyrique toulousaine. Christophe Ghristi, le directeur artistique de l’Opéra national du Capitole sera, ce lundi 5 octobre à 20h, l’invité du Journal du classique.
Avec sept opéras en version scénique et quatre spectacles de ballet, la saison de l’opéra national du Capitole s’impose comme l’une des plus riches et des plus ambitieuses de France. Elle a commencé en beauté avec la reprise de la production si poétique de Rusalka d’Antonín Dvořák imaginée par Stefano Poda et se poursuivra, au mois de novembre, avec Peter Grimes, chef d’œuvre de Benjamin Britten. David Alden en a signé la mise en scène et Nikolai Schukoff endossera, pour la première fois, le rôle-titre.
Christophe Ghristi nous éclairera ce soir sur cet ouvrage qui compte parmi les opéras majeurs du XXème siècle. Il nous présentera également les autres temps forts de la saison, à savoir la poursuite du cycle Wagner avec Lohengrin, l’entrée au répertoire toulousain du Roi Arthus de Chausson ou encore le grand retour de Roberto Alagna après 30 ans d’absence pour une prise de rôle dans Medea de Cherubini.
Laure Mézan
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Louis Erlo, directeur emblématique de l’Opéra de Lyon, est mort à 97 ans
Santé : Bach et Mozart font baisser la tension artérielle, selon une étude turque
Le Met Opera organise un casting pour recruter un serpent : l’histoire de Princess, le boa constrictor qui a sa propre loge
Nicolas Faye nommé directeur général de l’Opéra de Limoges
Cet article La riche saison lyrique toulousaine de Christophe Ghristi est apparu en premier sur Radio Classique.
Metteur en scène lyrique et directeur de l’Opéra de Lyon pendant près de trente ans jusqu’en 1995, Louis Erlo est mort à l’âge de 97 ans. Sous sa direction, l’institution lyonnaise s’est ouverte à tous les publics et a acquis une envergure de renommée internationale.
Le nom de Louis Erlo (Camerlo de son vrai nom) est indissociable de la ville de Lyon où il naquit en 1929, et de son Opéra où il entra, après avoir suivi une formation d’électricien, comme régisseur alors que l’institution était, à l’époque, dirigée par son oncle Paul Camerlo.
Très attiré par l’art lyrique, c’est aussi à l’Opéra de Lyon qu’il fait sa première mise en scène pour Lohengrin de Richard Wagner en 1952.
Ce fut le début d’une carrière de metteur en scène d’opéras, qui l’amena à travailler pour de grandes institutions lyriques à travers le monde, jusqu’à ce qu’il revienne dans sa ville natale en 1969 pour prendre, à 40 ans, la direction de l’Opéra de Lyon où il succéda à son oncle. Un poste qu’il occupera jusqu’en 1995.
Parallèlement, Louis Erlo fut directeur artistique du Festival d’Aix-en-Provence de 1982 à 1996 et administrateur de l’Opéra-Studio, la compagnie-école lyrique qu’il avait créée à Paris en 1973.
À Lyon, soutenu par les élus municipaux, Louis Erlo aura métamorphosé l’Opéra de la cité rhodanienne .
Dans un communiqué, l’institution lyonnaise souligne combien il aura innové « par ses méthodes de travail, par son exigence artistique, par son ouverture à tous les publics, par son goût de la découverte et de la création, par son souci de construire un théâtre complet, tant sur le plan artistique que technique, social et administratif (…) Louis Erlo nous laisse une conviction : l’opéra est un art vivant, qui se réinvente par l’audace des artistes et la rencontre avec les publics ».
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C’est à Louis Erlo qu’on doit également la création, avec le chorégraphe italien Vittorio Biagi, du Ballet de l’Opéra de Lyon, compagnie autonome et la rénovation du bâtiment de la Place de la Comédie par Jean Nouvel en 1993.
Au début des années 80, il créa aussi l’orchestre de l’Opéra de Lyon avec Jean-Pierre Brossmann, co-directeur à l’époque, qui lui succèdera en 1995. Un an plus tard, l’Opéra de Lyon obtint l’appellation “Opéra national“. C’est le premier théâtre lyrique en région à avoir reçu ce label délivré par le ministère de la Culture.
Louis Erlo, le directeur resté le plus longtemps à la tête de l’Opéra de Lyon, vient de disparaître à 97 ans.
— Tribune de Lyon (@tribunedelyon) October 4, 2026
La Tribune de Lyon relève que Louis Erlo a choisi de quitter la scène le jour de la première représentation à l’Opéra de la nouvelle production de L’Amour des trois oranges de Serge Prokofiev, mis en scène par Laurent Pelly (jusqu’au 20 octobre). Un opéra du compositeur russe qu’il avait lui-même mis en scène à Lyon en 1989.
Philippe Gault
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Le pianiste de jazz Jacky Terrasson mis en examen pour agression sexuelle sur mineure
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Le pianiste de jazz franco-américain Jacky Terrasson a été mis en examen pour agression sexuelle sur mineure après la plainte d’une adolescente, âgée de six ans au moment des faits remontant à 2015. Trois femmes accusent également le musicien de 60 ans de violences sexuelles.
Outre cette mise en examen, intervenue le 17 juin, le musicien a été placé sous le statut de témoin assisté pour viol sur mineure concernant la même enfant, a précisé Renaud Gaudeul, procureur de la République à Bordeaux, confirmant des informations du Monde. Selon le quotidien, la victime accuse Jacky Terrasson d’un viol en 2015, lors d’une tournée où elle accompagnait son père, alors proche du musicien. Elle a déposé plainte en septembre 2025, comme l’avaient révélé plusieurs médias.
« Le juge d’instruction n’a pas estimé réunies, s’agissant des faits qualifiés de viol, les conditions permettant la mise en examen de Jacky Terrasson, qui a été placé sous le statut de témoin assisté », ont souligné les avocats de l’artiste dans un communiqué. Quant à sa mise en examen pour la qualification d’agression sexuelle sur mineure, elle « ne préjuge en rien de la décision qui sera rendue à l’issue des investigations », ont-ils ajouté.
« Nous maintenons que les faits (…) sont susceptibles d’être qualifiés de viols », a réagi Me Cécile Boulé, avocate de la plaignante, auprès du quotidien Sud Ouest. « L’enquête n’est pas terminée et je pense que le dossier va encore évoluer ».
Dans un autre article publié vendredi 2 octobre, Le Monde cite trois femmes accusant l’artiste d’agressions sexuelles, sans plainte déposée contre lui : la chanteuse Mathilde, révélée par l’émission The Voice, accuse Jacky Terrasson de « tripotages » en 2015 lors d’un enregistrement d’album; une musicienne anonyme décrit une agression sur un bateau à La Rochelle en 2017; et une communicante également anonyme évoque une agression lors d’un dîner en 2002.
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S’agissant des deux premières accusations, « M. Terrasson les dément fermement et n’a pas connaissance de poursuites », a déclaré Me Emmanuel Daoud. Et concernant les « allégations » de 2002, « une telle soirée remontant à plus de vingt ans n’évoque absolument rien à M. Terrasson (…) Au demeurant, ce dernier n’a jamais eu de tels comportements », a déclaré l’avocat.
Né Jacques-Laurent Terrasson, à Berlin en 1965, d’un père français et d’une mère américaine, Jacky Terrasson avait notamment remporté le prestigieux concours international de piano jazz Thelonious Monk en 1993, le Prix Django-Reinhardt du meilleur musicien jazz français en 2003 et une Victoire du jazz dans la catégorie meilleur album de jazz français la même année.
Philippe Gault (avec AFP)
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Nicolas Faye nommé directeur général de l’Opéra de Limoges
Scott Alan Prouty écarté de l’Opéra de Paris et du Théâtre du Châtelet
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À partir de la version de Gottfried de Strasbourg, Wagner insuffle à son Tristan et Isolde le feu d’une passion dévorante pour Mathilde Wesendonck, signant ainsi le plus sublime hymne amoureux de l’opéra.
Ecoutez l’épisode des Grands dossiers de l’Histoire en intégralité :
En 1857, Richard Wagner, alors âgé de 44 ans, s’installe avec son épouse Minna en Suisse. Leur maison, affectueusement baptisée « L’Asile », jouxte la propriété d’Otto Wesendonck, un riche homme d’affaires devenu le mécène du compositeur. Mais dans l’ombre de ce soutien financier vital se noue un lien interdit : Wagner tombe éperdument amoureux de Mathilde, la femme de son bienfaiteur.
Cette relation intellectuelle, artistique et passionnelle va bouleverser la trajectoire du compositeur. Frappé par une inspiration fulgurante qu’il ne peut réfréner, Wagner prend une décision radicale. Il interrompt brutalement la composition de Siegfried, le troisième volet de sa monumentale Tétralogie, pour se dédier à un autre mythe : Tristan et Isolde.
Dans cette légende médiévale des amants maudits de Cornouailles, Wagner trouve l’écho parfait à sa propre situation. Une passion proscrite dans la vie réelle, mais sublimée pour l’éternité sur scène, jusqu’à la célèbre « mort d’amour ».
La création de l’opéra devient un travail fusionnel : Wagner rédige le brouillon du poème en prose à quatre mains avec Mathilde. Il met deux années à composer la musique, en continuant à partager avec la jeune femme ses réflexions sur le sujet.
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Plutôt que de s’attarder sur les péripéties de la légende, le compositeur choisit de concentrer l’essentiel de son drame sur l’intériorité, consacrant la quasi-totalité de l’œuvre à l’éclosion et à l’évolution des sentiments profonds des amants.
En vous plongeant dans ce podcast, vous saurez comment Wagner a su transformer cette crise intime en l’un des opéras les plus bouleversants du XIXe siècle.
Cet article est tiré de l’émission « Richard Wagner et Tristan et Isolde : comment un opéra révolutionnaire est né d’une passion impossible ». Ce résumé a été rédigé à l’aide de l’intelligence artificielle puis relu, édité et validé par un journaliste.
Ecoutez l’intégralité de l’émission des « Grands dossiers de l’histoire par Franck Ferrand » en podcast sur notre site ou application.
Retrouvez Le meilleur des Grands Dossiers de l’Histoire
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A l’occasion de la publication de leur nouvel album, Sandrine Piau et David Kadouch seront, ce vendredi 2 octobre à 20h, les invités du Journal du classique.
Après un premier album commun conçu comme un voyage intime, la soprano Sandrine Piau et le pianiste David Kadouch nous entraînent dans le monde des rêves mais aussi des cauchemars. Car il est ici question de contes, de légendes ou de berceuses qui, à travers un langage empli de douceur ou de légèreté, évoquent des sujets souvent dramatiques.
Ce nouvel album sorti chez Alpha, réunit un florilège de pièces d’une quinzaine de compositrices et de compositeurs français et allemands de la fin du XIXème et du début du XXème siècle.
Sandrine Piau et David Kadouch nous éclaireront ce soir sur la conception de ce programme qu’ils donneront en concert le 17 octobre en l’Eglise Saint-Eloi des Mesnuls dans le cadre des Journées Ravel, et le 26 novembre au théâtre du Capitole de Toulouse.
Laure Mézan
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Cet article Une plongée dans le monde des contes et des berceuses avec Sandrine Piau et David Kadouch est apparu en premier sur Radio Classique.
Et si quelques minutes de musique classique pouvaient contribuer à faire baisser la tension artérielle ? C’est ce que suggère une étude menée en Turquie sur des patients arrivés aux urgences avec une hypertension importante. Les résultats ont été présentés fin septembre à Paris, lors d’un congrès européen de médecine d’urgence (EUSEM).
L’expérience menée par des chercheurs d’Ankara a été pratiquée sur 130 adultes pris en charge dans un service d’urgence pour une tension artérielle très élevée, sans signe de complication aiguë. Tous ont reçu le traitement médical habituel. Mais la moitié d’entre eux a été équipée d’un casque de réalité virtuelle leur proposant des images de paysages apaisants tandis qu’une sélection de musique classique était diffusée. Au programme notamment : Bach, Mozart, Debussy, Vivaldi et Tchaïkovski, mais également Haydn, Saint-Saëns et Corelli.
Après quinze minutes, les résultats ont révélé que la pression artérielle avait davantage diminué chez les patients ayant bénéficié de cette expérience immersive. Bien plus que chez ceux ayant reçu uniquement le traitement standard. L’écart était d’environ 4 à 5 mmHg (unité de mesure de la pression artérielle). Après trente minutes, la différence était déjà moins évidente et, à partir d’une heure, les deux groupes présentaient des valeurs comparables.
L’immersion musicale agirait donc comme « un accélérateur de l’apaisement initial », notamment dans des conditions stressantes comme l’admission dans un service d’urgence, mais pas nécessairement comme un traitement de fond.
Selon le Dr Safa Dönmez, de la faculté de médecine d’Ankara et premier auteur de l’étude, ce dispositif, peu coûteux, sans effet secondaire, pourrait éviter de recourir inutilement à des médicaments supplémentaires.
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Cette approche séduit d’autres spécialistes interrogés lors du congrès EUSEM, comme le Dr Felix Lorang, urgentiste allemand non impliqué dans l’étude, qui estime ce protocole « sûr, simple à mettre en œuvre et bénéfique ». Reste à savoir ce qui, des images ou de la musique, produit l’effet le plus positif.
En 2015, des chercheurs de l’Université d’Oxford avaient déjà observé que certaines musiques semblaient avoir un effet plus favorable que d’autres sur la pression artérielle et le rythme cardiaque.
Parmi les œuvres qui produiraient cet effet figuraient l’adagio de la Symphonie n° 9 de Beethoven, le Va, pensiero du Nabucco de Giuseppe Verdi ou encore Nessun dorma dans Turandot de Giacomo Puccini.
L’Ave Maria de Franz Schubert figurait également parmi les exemples étudiés, avec une particularité étonnante : les effets observés s’étaient révélés plus positifs dans la version en latin plutôt qu’en allemand.
Philippe Gault
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C’est en compagnie de Rossini que Radio Classique vous propose de passer cette soirée de dimanche.
L’auteur du Barbier de Séville et de La Cenerentola est l’un des grands-maîtres du belcanto. Mais derrière ces deux opéras-bouffe qui ont assuré la notoriété de Rossini, se cachent d’autres chefs-d’œuvre : des opéras séria, de la musique sacrée et des pièces pour piano, sans oublier des sonates pour vents écrites à l’âge de douze ans.
Tout au long de la soirée vous pourrez écouter les plus grandes œuvres de celui que l’on surnomme le Cygne de Pesaro, en référence à sa ville natale. Vous aurez aussi rendez-vous avec ceux qu’il a inspiré : Chopin, Paganini, Liszt ou encore Schubert.
Cette soirée sera présentée par Jean-Michel Dhuez. Vous pourrez l’écouter en qualité numérique dans de nombreuses villes de France grâce au DAB+.
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Cet article Votre Soirée classique consacrée à Rossini ce dimanche à 20 heures est apparu en premier sur Radio Classique.
L’Orchestre Philharmonique de Strasbourg faisait sa rentrée le 10 septembre dernier au Palais de la Musique et des Congrès de Strasbourg, sous la direction de son directeur musical, Aziz Shokhakimov.
Deux œuvres étaient au programme de ce concert que vous propose Radio Classique ce samedi à 20 heures : le Concerto pour piano n°5 “L’Empereur” de Ludwig van Beethoven interprété par Francesco Piemontesi et le poème symphonique Une vie de héros de Richard Strauss.
Cette soirée sera présentée par Jean-Michel Dhuez. Vous pourrez l’écouter en qualité numérique à Strasbourg et dans de nombreuses autres villes de France grâce au DAB+.
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Cet article Le Grand Concert du samedi soir avec Francesco Piemontesi et l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg dirigé par Aziz Shokhakimov est apparu en premier sur Radio Classique.
Une myriade de mesures pour trouver 54 milliards d’économies : le gouvernement a présenté hier son budget de redressement pour la France. Le projet de loi de finances (PLF) sera ensuite examiné par les députés, qui pourront apporter des modifications. Malgré les engagements du Premier ministre Sébastien Lecornu, les entreprises vont payer pour le redressement des finances publiques, de 20 à 29 milliards. En exclusivité pour Radio Classique, le président du Medef Patrick Martin a réagi.
Le Budget 2027 est présenté dans un contexte économique particulièrement sombre, c’est ce que tient d’abord à souligner Patrick Martin, qui vient de publier Génération empêchée aux éditions de L’Observatoire : « Il faut partir de la situation exacte de l’économie à ce jour : elle n’est pas bonne. Il n’y a pas de croissance, et mon pronostic, c’est même qu’on est en légère récession dès à présent. Il n’y a plus de création d’emploi, il y a même des destructions d’emploi dans le privé, et toujours des créations d’emploi dans le public ».
Le président du Medef reconnaît que les dispositions du projet de loi de finances, présenté hier par le gouvernement, prennent en compte la gravité de la situation, mais il dénonce un remède pire que le mal. Les mesures vont selon lui « affaiblir encore la production française, donc potentiellement l’emploi, l’investissement et la croissance ».
Le point le plus néfaste selon lui est « l’augmentation du coût du travail, au moins 8,5 milliards d’euros sur les allègements de charge sociale, qui n’ont absolument pas augmenté depuis 2019 en proportion du Produit Intérieur Brut, contrairement à ce que disent beaucoup. On a créé des emplois et augmenté les salaires. Si pour réduire les aides, il faut baisser les emplois et baisser les salaires, qu’on nous le dise. C’est absurde ».
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Patrick Martin pointe également les nouveaux transferts qui vont impacter le coût du travail sur les complémentaires santé « donc sur les entreprises et les salariés ». Plus grave selon lui, au moment où « à bon droit » les salariés demandent des augmentations de salaire au regard de l’inflation, « on vient rogner les marges de manœuvre des entreprises. C’est ça le plus cruel ».
« Je crains le pire pour le texte en sortie du Parlement, si d’entrée de jeu, [il y a] ces tendances-là pour ce projet de loi de finances et ce projet de loi de finances de la Sécurité sociale », poursuit le président du Medef, évoquant le contexte d’instabilité qui règne au Palais Bourbon.
Plus largement, Patrick Martin déplore la suspension de la réforme des retraites : « ce sont les retraités qui vont le payer cette année », glisse-t-il, puisque le PLFSS, en l’état, prévoit de ne pas revaloriser les pensions au-delà de 1 260 euros et de réduire l’abattement fiscal des retraités.
« Malgré la difficulté politique des temps, il faut que des décisions courageuses soient prises », estime Patrick Martin.
Béatrice Mouedine
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Cet article Budget 2027 – Un risque « d’affaiblir l’emploi, l’investissement et la croissance » alerte Patrick Martin (Exclusivité) est apparu en premier sur Radio Classique.
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