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  • L’histoire du Grand Hiver 1709, quand le vin gelait dans les carafes à Versailles

    De 1300 à 1850, le « petit âge glaciaire » gèle l’Europe. Un phénomène climatique dont on garde en mémoire le symbole du Grand Hiver 1709, au crépuscule du règne de Louis XIV. Les populations rurales, en particulier, ont payé un lourd tribut à cette catastrophe climatique, à l’image du paysan Jean Migaud, dont le cas est resté célèbre.

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    À Versailles, le thermomètre chute tellement que le vin prend en glace directement dans les carafes. Mais la véritable tragédie se joue loin de la Cour, dans les provinces, où les populations rurales affrontent un cataclysme climatique absolu.

    Dans la Charente profonde, un prêtre consacre ses notes à cette apocalypse blanche. Il y consigne la sidération de la faune : les oiseaux, totalement pétrifiés par la bise, se laissent capturer à mains nues, tandis que les lièvres meurent par dizaines dans les labours. Les corbeaux et les pies, pourtant réputés pour leur robustesse face au gel, en viennent à se dévorer entre eux par manque de nourriture.

    Le paysan Jean Migaud est retrouvé transi dans un four à pain

    Au milieu de cette désolation, les plus fragiles succombent. Les récits de l’époque gardent la trace d’épisodes bouleversants, à l’image de ce villageois, Jean Migaud, retrouvé complètement transi par des proches. Dans un réflexe de survie dicté par l’hypothermie la plus avancée, il était parvenu à ramper à l’intérieur d’un four à pain tout juste éteint.

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    L’ironie macabre de la bise glaciale veut que le pauvre homme en ressortît atrocement carbonisé, sans même avoir eu la conscience ou la force physique de ressentir la chaleur des parois brûlantes.

    Le Grand Hiver n’était pourtant que le prélude d’une année noire. Vous découvrirez dans ce podcast comment cet épisode climatique terrible a entraîné le royaume de France dans une crise géopolitique majeure, menant à la sanglante bataille de Malplaquet.

    Cet article est tiré de l’émission « Malplaquet 1709 : quand un hiver meurtrier et une bataille sanglante décident du destin de l’Europe ». Ce résumé a été rédigé à l’aide de l’intelligence artificielle puis relu, édité et validé par un journaliste.

    Ecoutez l’intégralité de l’émission des « Grands dossiers de l’histoire par Franck Ferrand » en podcast sur notre site ou application.

     

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  • Un envoutant voyage sur les terres catalanes avec Wilhem Latchoumia

    A l’occasion de la publication de son nouvel album, Wilhem Latchoumia sera, ce jeudi 1er octobre à 20h, l’invité du Journal du classique.

     

    Il a l’âme d’un voyageur, aime nous transporter dans des contrées plus ou moins lointaines, mais toujours ensoleillées. Wilhem Latchoumia nous invite aujourd’hui à une escapade en Catalogne. Son nouvel album, sorti chez La Dolce Volta, met ainsi à l’honneur trois compositeurs, Federico Mompou, Déodat de Séverac et Isaac Albéniz qui ont su merveilleusement restituer en musique les paysages, les parfums et les sons de cette région qu’ils aimaient tant.

    Le pianiste nous racontera ce soir son amour pour ces musiques suggestives et souvent dépouillées. Des pièces dont il sait si bien traduire les atmosphères à travers un travail si subtil sur les sonorités du clavier, comparable à celui d’un peintre avec sa palette de couleurs.

    Wilhem Latchoumia en duo avec Vanessa Wagner au Rungis Piano-Piano Festival

    Wilhem Latchoumia jouera certaines des pièces de ce programme dans le cadre de son récital à l’Arsenal de Metz le 5 novembre. D’ici là, il partagera la scène avec sa grande complice, Vanessa Wagner, dans un programme de musique américaine. Ils seront ainsi le samedi 3 octobre les invités du Rungis Piano-Piano Festival.

    Laure Mézan

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    Le Met Opera organise un casting pour recruter un serpent : l’histoire de Princess, le boa constrictor qui a sa propre loge

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  • Le Met Opera organise un casting pour recruter un serpent : l’histoire de Princess, le boa constrictor qui a sa propre loge

    Elle mesure 2 mètres, pèse 22 kilos et joue un rôle capital dans Cosi fan tutte de Wolfgang Amadeus Mozart, présenté en ce moment à New York. Princess est une magnifique femelle boa constricteur que le Met Opera a auditionnée et engagée. Elle a même sa loge personnelle au Lincoln Center.

    La version de Cosi fan tutte que propose le Met Opera, depuis le 23 septembre et jusqu’à fin octobre pour 9 représentations, est une reprise de la production mise en scène en 2018 par l’Anglais Phelim McDermott. Dans cette version contemporaine, l’intrigue de l’opéra de WA Mozart se déroule dans un parc d’attractions inspiré du Luna Park de Coney Island des années 1950.

    Parmi toutes les attractions que fréquentent Ferrando et Guglielmo et leurs fiancées, figure le spectacle d’une charmeuse de serpents, personnage interprété par l’actrice et danseuse Zoe Ziegfeld, ancienne artiste foraine. Celui du serpent est joué par Princess, superbe boa constricteur jaune pêche qui a décroché ce rôle-clé après avoir passé avec succès une véritable audition auprès des responsables de la production du Met.

    « Sur scène je laisse Princess s’exprimer librement et j’improvise au besoin »

    Initialement, le rôle du serpent devait être interprété par une marionnette articulée après la mise en « retraite » de Cupcake, le boa qui interprétait ce rôle lors de la création de cette version au Met en 2018. Mais par souci de véracité, le metteur en scène et la distribution ont souhaité qu’un vrai serpent soit engagé.

    La production a donc fait appel à l’agence All Tame Animals qui travaille régulièrement avec le Met pour trouver l’héroïne de cette attraction. Depuis qu’elle a été sélectionnée, Princess est traitée comme une vedette de premier plan. Elle aussi a sa doublure, une femelle boa nommée Nala, la fille de Cupcake, et dispose de sa propre loge.

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    Installée dans la loge mitoyenne, la chanteuse Samantha Hankey, qui joue le rôle de Dorabella, la fiancée de Ferrando autour de laquelle Princess doit s’enrouler dans l’acte II, a dû se familiariser avec cette partenaire tout à fait particulière.

    « Sur scène, je laisse Princess s’exprimer librement et j’improvise au besoin. On ne sait jamais dans quelle position elle va se placer, ni comment cela va modifier notre centre de gravité ou notre respiration », a confié la mezzo-soprano au New York Times.

    Pretty much everyone on stage at the Metropolitan Opera in New York must audition — even the snake who will briefly take center stage in an upcoming adaptation of a Mozart classic. See how Princess the boa got the role https://t.co/5x7XcXo7uw pic.twitter.com/DaEHxSkIWX

    — PIX11 News (@PIX11News) September 5, 2026

    À noter que, dans le cadre de l’opération Le Met Opera au cinéma, la représentation de Cosi fan tutte donnée ce samedi au Lincoln Center sera retransmise en simultané à 19h00 dans une soixantaine de salles en France.

    Philippe Gault

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  • « Mise en abyme » : comment l’écrivain André Gide a inventé un sens nouveau à ce terme qui perdure aujourd’hui

    Parlons de ces écrivains qui ont façonné la langue, soit en inventant de nouveaux termes, soit en détournant des mots de leur sens initial. C’est le cas d’André Gide, qui est à l’origine de l’expression « mise en abyme », lorsqu’elle prend son sens figuré. 

    En 1893, André Gide consigne dans son journal une idée qui lui plaît particulièrement : celle d’une œuvre capable de reproduire en miniature, à travers ses personnages, son propre sujet, à la manière d’un tableau dans le tableau ou d’une pièce de théâtre dans la pièce.

    C’est là le principe de la mise en abyme. À l’origine, le terme désigne une petite pièce placée au centre exact d’un écu. En détournant ce sens héraldique, Gide en fait un concept littéraire à part entière. Les Faux-Monnayeurs, publié en 1925, en est un exemple parfait : le personnage d’Édouard tente d’écrire un roman intitulé Les Faux-Monnayeurs. André Gide a pris un mot qui existait déjà et l’a emmené dans un tout autre domaine.

    On attribue à André Gide l’adverbe « orientalement »

    André Gide a aussi créé des mots. On lui attribue par exemple l’adverbe « orientalement », employé dans La Porte étroite : « Le ciel était comme ma joie : chaud, brillant, délicatement pur ; le ciel était orientalement pur. »

    Il adorait créer des termes pour explorer des concepts philosophiques ou esthétiques.

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    André Gide a instauré de nombreux néologismes qui se terminent par « ance », comme ambiance ou nuisance. C’est aussi un auteur qui a défendu ardemment l’emploi de l’anglicisme « réaliser » au sens de « se rendre compte ».

    Cette liberté, cette licence poétique aussi, rappellent que la langue française n’est jamais figée.

    Karine Dijoud

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  • Astrig Siranossian rend hommage à Sir Edward Elgar et Sir John Barbirolli

    A l’occasion de la publication de son nouvel album, Astrig Siranossian sera, ce mercredi 30 septembre à 20h, l’invitée du Journal du classique.

     

    Astrig Siranossian nous livre aujourd’hui au disque sa lecture de l’un des concertos les plus intenses et les plus bouleversants du répertoire pour violoncelle, composé par Edward Elgar en 1919, au lendemain de la Grande Guerre qui l’avait tant ébranlé.

    Elle est accompagnée ici par le London Symphony Orchestra, à savoir l’orchestre avec lequel Jacqueline du Pré signa, en 1965, une mémorable version de cette œuvre, sous la direction de John Barbirolli. Et c’est sur le violoncelle ayant appartenu à ce dernier que la musicienne a enregistré ce concerto avec, cette fois-ci, la baguette de François-Xavier Roth.

    Elle nous parlera ce soir de cet instrument qui lui a été prêté récemment, et de ses liens avec cette œuvre qu’elle joue depuis l’âge de 13 ans. Elle a choisi de la mettre en regard, dans cet album sorti chez Alpha, avec des pages de Max Bruch et de Benjamin Britten.

    Astrig Siranossian, prochainement à la salle Gaveau

    Astrig Siranossian sera en concert le 11 octobre à la salle Gaveau. Elle jouera le concerto d’Elgar et Kol Nidrei de Bruch.

    Laure Mézan

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  • Nicolas Faye nommé directeur général de l’Opéra de Limoges

    Le conseil d’administration de l’Opéra de Limoges a annoncé lundi la nomination de Nicolas Faye comme directeur général de l’institution à partir de 2027. Il succèdera à Alain Mercier qui occupe le poste depuis seize ans.

    C’est à l’issue d’une procédure de recrutement qu’un jury, auquel ont participé des représentants de la Ville de Limoges, du Ministère de la Culture, de la Région Nouvelle-Aquitaine, du département de la Haute-Vienne, ainsi que deux personnalités qualifiées et deux membres de la Coopérative citoyenne de l’Opéra, a retenu le nom de Nicolas Faye pour le poste de directeur général de l’Opéra de Limoges.

    Une proposition présentée lors du Conseil Municipal ce mercredi et qui fera l’objet d’un vote au Conseil d’administration de l’Opéra le 15 octobre 2026.

    Originaire de Périgueux, Nicolas Faye a intégré l’institution limougeaude en 2010 en tant qu’administrateur général avant d’y être nommé, dix ans plus tard, directeur général-adjoint. Il succèdera le 1er septembre 2027 à Alain Mercier qui occupe le poste de directeur général et artistique depuis 2010.

    Nicolas Faye propose une approche de la programmation « festive et tournée vers la jeunesse, à la découverte de nouveaux artistes »

    Intitulé « Un opéra pour l’avenir », le projet que Nicolas Faye a proposé au jury s’articule autour de quatre axes majeurs : fabriquer collectivement en mobilisant toutes les forces qui s’engagent au côté de l’Opéra ; rassembler autour d’une vision fédératrice et engagée des œuvres ; se rapprocher de toute la population en allant à la rencontre des autres tout en continuant à s’ouvrir et construire les outils de demain afin que l’Opéra de Limoges puisse s’inscrire durablement dans la vie de sa cité.

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    Le futur directeur-général compte s’appuyer sur le chœur et l’orchestre de l’opéra. Dans son projet, il propose une approche de la programmation « festive et tournée vers la jeunesse, à la découverte de nouveaux artistes, aussi bien en matière de production lyrique que de soutien à la création chorégraphique contemporaine », une spécificité du projet de l’Opéra de Limoges depuis qu’il été conventionné en tant que Théâtre lyrique d’intérêt national en 2024.

    Nicolas Faye travaillera en étroite collaboration avec le chef d’orchestre bulgare Pavel Baleff, chef principal et directeur musical associé à l’Orchestre Symphonique de l’Opéra de Limoges, dont le mandat a été reconduit jusqu’en 2028.

    Philippe Gault

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  • Lucas Debargue : « Pour moi, Gershwin n’est pas différent de Bach, Mozart, ou Rachmaninov »

    A chacun de ses projets, le pianiste Lucas Debargue, également improvisateur et compositeur, ressent le besoin de s’immerger profondément dans l’œuvre du compositeur, comme l’illustrent son coffret dédié aux sonates de Scarlatti, et une intégrale de l’œuvre pour piano de Fauré. Avec un double album sorti chez Sony incluant le Concerto en fa et différentes chansons du compositeur américain arrangées à sa façon, l’œuvre de Gershwin, dont la singularité artistique l’a séduit, ne fait pas exception.

     

    On dit Gershwin entre classique et jazz, musique savante et musique populaire.

    Des tentatives de classement que Lucas Debargue balaie d’un revers de main car d’après lui, si Gershwin est inclassable, c’est parce que le langage singulier qu’il a développé préexistait à toute forme de catégories. « C’est une musique qui se justifie par elle-même, par sa force. Pour moi, Gershwin n’est pas différent des autres grands compositeurs classiques qu’on aime : Bach, Mozart, Chopin, Beethoven, Rachmaninov. Chacun a trouvé son propre langage. Ils se sont tous inspirés de musiques populaires. » observe-t-il.

    Le pianiste s’indigne même de la mention « classique », bien réductrice au regard de la dimension vivante de la musique : « mettre tout ce qui s’est passé entre Monteverdi et Pierre Boulez sous l’étiquette « classique » serait injuste car cette étiquette renseigne moins sur la musique en elle-même que sur une manière de l’aborder. Le classicisme, c’est l’ordre, c’est le musée, c’est le patrimoine, or c’est une musique qui demande à revivre sous les doigts, par la voix de chacun de ses interprètes ».

    Lucas Debargue : « L’improvisation a une place centrale dans la pratique musicale »

    C’est la raison pour laquelle Lucas Debargue n’entendait pas jouer simplement des partitions de Gershwin sans les arranger à sa manière en rendant sa place à l’improvisation, l’oubliée de bien des interprètes aujourd’hui. « L’improvisation a une place centrale dans la pratique musicale au sens large. Quasiment tous ces compositeurs que l’on jouait étaient improvisateurs ; il y a une dimension organique dans ce passage de l’interprétation à l’improvisation, à l’écriture. On va contre ce naturel en les séparant ».

    Fort d’un apprentissage de la musique hors des sentiers battus, Lucas Debargue déplore les méthodes en vigueur : « Quand on commence la musique dite classique dans une institution, on commence avec le solfège, avec la partition ; l’apprentissage dépend d’un texte. On ne va pas développer naturellement ce qui permet d’improviser, c’est-à-dire cette capacité à tenir un discours musical sans que cela ne soit écrit, en élaborant une mélodie sur un instrument. C’est comme ça que l’on apprenait avant. » analyse-t-il.

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    Pour lui, c’est un contresens que de vouloir respecter le souhait du compositeur à la mesure près : « un compositeur, c’est un poète, c’est un créateur, c’est un esprit. Et comment peut-on s’imaginer s’approcher de l’esprit d’un compositeur sans pratiquer l’improvisation et la composition qu’il pratiquait lui-même, forcément ? »

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    Ainsi, dans la lignée des grands compositeurs qui ont commencé en imitant leurs prédécesseurs, Lucas Debargue a composé toute une série d’études sur les chansons de George Gershwin.

    « Je n’ai pas eu le moindre scrupule à transformer la musique de Gershwin, parce que je crois que je lui rends davantage hommage qu’en jouant scrupuleusement ses chansons telles qu’il les a arrangées pour piano, rien qui ne donne une pièce de concert. C’est très récent, en réalité, d’avoir des interprétations scrupuleuses. Je pense que ça s’est surtout développé avec la prolifération des enregistrements ».

    D’autant qu’aujourd’hui, les instruments sur lesquels jouent les interprètes sont différents, ce qui, à entendre Lucas Debargue, achève de justifier ces libertés : « Quand on joue du Bach sur un Steinway de concert, pourquoi refuser d’arranger, alors que cette musique n’a pas été écrite pour cet instrument ? L’interprète doit être totalement libre, sinon il ne peut rien se passer. »

    Pauline Adad

     

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  • Paul Cézanne et Émile Zola : comment la publication du roman L’Œuvre a détruit leur amitié

    Unis dès l’enfance sous le soleil d’Aix-en-Provence, Émile Zola et Paul Cézanne ont vu leurs destins diverger radicalement à l’âge adulte. Entre la gloire littéraire de l’un et les échecs artistiques de l’autre, leur indéfectible complicité pouvait-elle survivre ?

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    À la fin du XIXe siècle, une amitié mythique des lettres et des arts français s’éteint dans le silence d’une simple lettre d’adieu. Paul Cézanne et Émile Zola, autrefois inséparables camarades de jeunesse sous le soleil d’Aix-en-Provence, ont vu leurs trajectoires s’éloigner inexorablement.

    D’un côté, Zola a gravi tous les échelons de la gloire. Avec sa monumentale fresque romanesque des Rougon-Macquart, il s’est imposé comme un écrivain fortuné, respecté et incontournable du paysage intellectuel parisien.

    De l’autre, Cézanne s’est enferré dans une spirale de désillusions. Ses toiles novatrices sont systématiquement rejetées par le jury du Salon officiel. Incompris, moqué par la critique, le peintre s’isole de plus en plus, développant une amertume qui assombrit son caractère et le coupe du monde.

    L’Œuvre, l’histoire d’un peintre raté

    La fracture définitive intervient en 1886. Cette année-là, Emile Zola publie L’Œuvre, le quatorzième volume de son grand cycle littéraire. Le personnage principal, Claude Lantier, est un artiste tourmenté dont le talent n’éclot jamais. Rongé par ses échecs successifs et l’indifférence cruelle du public, ce peintre raté finit par se suicider par pendaison dans son atelier.

    Lorsque le romancier fait parvenir un exemplaire dédicacé de son nouvel ouvrage à son vieil ami, le choc est terrible. Cézanne y lit le miroir déformant et humiliant de sa propre existence. La blessure est profonde, irréversible.

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    Refusant l’esclandre, le maître aixois prend la plume et lui adresse une réponse brève, aux allures de testament. Il le remercie sobrement pour cet envoi en lui demandant la permission de lui serrer la main en souvenir des anciennes années.

    Après cet ultime échange, courtois mais glacial, les deux hommes ne se croiseront plus jamais. Vous découvrirez dans ce podcast comment cette relation fusionnelle s’est d’abord nouée sur les bancs de l’école, et quelles autres épreuves ont jalonné le parcours de ces deux géants.

    Cet article est tiré de l’émission « Paul Cézanne – Emile Zola, histoire d’une amitié » . Ce résumé a été rédigé à l’aide de l’intelligence artificielle puis relu, édité et validé par un journaliste.

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  • Scott Alan Prouty écarté de l’Opéra de Paris et du Théâtre du Châtelet

    Le chef de chœur américain Scott Alan Prouty est accusé par d’anciens choristes de violences psychologiques et verbales. L’Opéra de Paris et le Théâtre du Châtelet, où le directeur de Sotto Voce encadrait de jeunes artistes, ont pris la décision de suspendre ses activités.

    L’affaire a débuté fin 2024 suite à une audition de la commission d’enquête de l’Assemblée Nationale consacrée aux violences dans le spectacle vivant. Un collectif avait alors fait état de témoignages concernant Scott Alan Prouty, fondateur et directeur du chœur d’enfants Sotto Voce.

    Parmi les faits rapportés figuraient notamment des pratiques d’intégration particulièrement exigeantes, des insultes, des intimidations verbales répétées, ainsi que d’ingérences (surveillance téléphonique) dans la vie privée des jeunes choristes.

    Quelques mois plus tard, la Direction des affaires culturelles de la Ville de Paris demandait à l’association Sotto Voce de faire réaliser un audit interne. Parallèlement, le cabinet de la haut-commissaire à l’enfance a alerté le procureur de la République. Mais surtout en juillet dernier, une enquête du quotidien Libération a relayé les témoignages accablants d’une quinzaine d’anciens membres du chœur Sotto Voce, évoquant des faits de violence psychologiques.

    Une suspension qualifiée de « mesure préventive »

    La Lettre du Musicien indique qu’à la suite de la publication de l’enquête de Libération de nouveaux témoignages auraient été adressés au cabinet chargé de l’évaluation.

    Même si cette mission d’enquête est toujours en cours et n’a pas encore rendu ses conclusions, deux grandes institutions avec lesquelles Scott Alan Prouty collaborait de longue date auraient, décidé de prendre les devants et d’écarter le chef de chœur.

    À commencer par le Théâtre du Châtelet qui accueille en résidence les membres de Sotto Vocce depuis 2004. Selon La Lettre du Musicien, l’établissement explique vouloir « permettre aux répétitions du chœur de se poursuivre dans un cadre serein et éviter que les enfants ne soient pénalisés par la situation ».

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    Dans le même temps, l’Opéra national de Paris (OnP) a également décidé de suspendre sa collaboration avec Scott Alan Prouty qui dispense des cours d’expression musicale et de chant au sein de l’École de danse depuis près de 40 ans.

    Qualifiant cette suspension de « mesure de précaution », l’OnP a annoncé le lancement prochain d’une enquête administrative externe et indépendante pour faire toute la lumière sur cette affaire.

    le Chœur d’enfants Sotto Voce (CESV) a été créé à Créteil en 1992 par Scott Alan Prouty avec le compositeur Marc-Olivier Dupin. L’ensemble comprend trois formations et près de 110 jeunes choristes. Le chœur principal réunit une soixantaine d’enfants et d’adolescents, âgés d’environ 10 à 18 ans, venus de toute l’Île-de-France.

    Philippe Gault

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  • Gabriel Durliat célèbre Ravel à travers le genre du tombeau

    A l’occasion de la publication de son nouvel album, Gabriel Durliat sera, ce mardi 29 septembre à 20h, l’invité du Journal du classique.

     

    Il est pianiste, chef d’orchestre et compositeur, et incarne cette nouvelle génération d’artistes désireux d’élargir leurs horizons et de développer une vision très large de la musique. Tandis qu’il collabore aux côtés de Pierre Bleuse en tant qu’assistant de l’Ensemble Intercontemporain, Gabriel Durliat poursuit une belle carrière de soliste. Il nous livre aujourd’hui son second album dédié au piano, sous le label Scala Music. Intitulé Le tombeau de Ravel, il réunit des pièces de différents compositeurs français écrites à la mémoire d’un ami disparu.

    Gabriel Durliat en concert à la Scala Paris ce samedi

    Gabriel Durliat nous racontera ce soir la conception de ce programme, incluant une œuvre de sa composition. Un programme qu’il donnera en concert samedi 3 octobre à la Scala Paris.

    Laure Mézan

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