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  • Agenda des concerts : Michele Spotti, récital de Shani Diluka, Acis et Galatea de Haendel, voici notre sélection de la semaine

    Le Sacre du Printemps par l’Orchestre Philharmonique de Marseille dirigé par Michele Spotti, le récital de Shani Diluka à la Chapelle Corneille de Rouen et Acis et Galatea de Haendel à Chantilly : découvrez la sélection Radio Classique des rendez-vous à ne pas manquer dans les prochains jours

     

    9 octobre : Le Sacre du Printemps par l’Orchestre Philharmonique de Marseille dirigé par Michele Spotti

    Wagner et Stravinsky sont au programme de concert de l’Orchestre Philharmonique de Marseille dirigé par Michele Spotti. Tout d’abord l’Ouverture des Maîtres chanteurs de Nuremberg et le Prélude et Liebestod de Tristan et Isolde, suivi du Sacre du Printemps le ballet culte de Stravinski.

    • Opéra de Marseille.
    • Jeudi 9 octobre à 20 heures.
    • www.opera-odeon.marseille.fr
    • 9 octobre : Récital de Shani Diluka à la Chapelle Corneille de Rouen

      C’est dans la très belle Chapelle Corneille de Rouen que Shani Diluka jouera une partie du programme de son dernier disque Renaissance. Intitulé Aurea ce concert proposera un voyage dans l’âge d’or de la Renaissance anglaise et italienne, voyage qui se prolongera jusqu’à Scarlatti, Haendel et Beethoven avec la Sonate n°23 « Appasionata ».

      • Chapelle Corneille, Rouen.
      • Jeudi 9 octobre à 20 heures.
      • www.operaorchestrenormandierouen.fr
      • 11 octobre : Acis & Galatea de Haendel à Chantilly

        C’est dans le cadre du festival Coups de Cœur Musique à Chantilly que sera donné en version de concert Acis & Galatea « semi-opéra » de Haendel. Leonardo Garcia-Alarcon dirigera le Chœur de chambre de Namur et la Cappella Mediterranea, avec Hugo Hymas et Charlotte Bowden dans les deux rôles-titres. Radio Classique diffusera ce concert le 16 novembre à 20 heures.

        • Dôme des Grandes Ecuries, Chantilly.
        • Samedi 11 octobre à 18 heures.
        • www.coupsdecoeur.org
        • Jean-Michel Dhuez

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          Concours Frédéric-Chopin : La pianiste Diana Cooper unique représentante française parmi les finalistes

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        • L’Orchestre Philharmonique de Strasbourg dirigé par Aziz Shokhakimov ce samedi à 20h sur Radio Classique

          C’est avec Une Symphonie alpestre de Richard Strauss que l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg, dirigé par Aziz Shokhakimov, a ouvert sa saison le 11 septembre dernier, au Palais de la Musique et des Congrès de Strasbourg.

          Créée en 1915 à la Philharmonie de Berlin sous la direction du compositeur, Une Symphonie alpestre est le dernier poème symphonique de Richard Strauss, genre dans lequel il s’est illustré à plusieurs reprises. Cette œuvre puissante, qui requiert un imposant effectif et dont la montagne est le principal protagoniste, est un hommage au romantique dans un monde alors en plein bouleversement. Ce concert sera présenté par Laure Mézan.

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        • Votre soirée en musique consacrée à Franz Schubert ce dimanche à 20 heures

          Franz Schubert a été l’un des génies les plus fulgurants de la musique. Mort à seulement 31 ans en novembre 1828, il a écrit plus d’un millier d’œuvres, dans pratiquement tous les domaines : piano, musique de chambre, symphonies, lieder et aussi opéra même si en la manière le succès n’a pas été au rendez-vous.

          Au cours de cette soirée vous pourrez entendre ses principales œuvres, comme le lied La Truite dans la transcription pour piano de Liszt, le 2e mouvement du Quatuor n°14 « La Jeune fille et la Mort » par le Quatuor Artemis, la Symphonie n°3 par l’Orchestre Symphonique de la Radio Bavaroise dirigé par Lorin Maazel, la Symphonie n°8 « Inachevée » dans l’interprétation de l’Orchestre Philharmonique de Vienne placé sous la direction de Carlos Kleiber, l’Andante du Trio avec piano n°2 par Isaac Stern, Leonard Rose et Eugene Istomin, la Sonate pour piano n°20 par Christian Zimmermann ainsi que Le Pâtre sur le Rocher chanté par Gundula Janowitz.

          Au programme également des compositeurs qu’il a admirés, comme Beethoven avec l’Ouverture de Fidelio par l’Orchestre Philharmonique de Vienne dirigé par Leonard Bernstein. Cette soirée sera présentée par Jean-Michel Dhuez.

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        • Jean-Philippe Collard fait sonner son piano comme un orgue

          A l’occasion de la publication de son album « Bach-Busoni », Jean-Philippe Collard sera, ce vendredi 3 octobre à 20h, l’invité du Journal du Classique.

          Son nouvel album, sorti chez la Dolce Volta, nous plonge dans un univers sonore évoquant celui de l’orgue, un instrument qui, avec le piano, a également bercé son enfance. Jean-Philippe Collard nous offre ainsi sa lecture de pièces pour orgue de Jean-Sébastien Bach transcrites par Ferrucio Busoni.

          Il reviendra ce soir sur ses souvenirs aux côtés de son père qui jouait lui-même de l’orgue et accompagnait les offices. Car interpréter cette musique de Bach le renvoie à ces moments de son enfance durant lesquels s’est forgé son imaginaire musical, à l’écoute de cet instrument au potentiel quasi orchestral. Cet album est aussi, nous dit-il, l’accomplissement de tout un parcours pianistique.

          Jean-Philippe Collard donnera ce programme en concert lundi 6 octobre à la salle Cortot.

          Laure Mézan

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        • « Les Français ne sont pas dupes, ils soutiennent de moins en moins LFI » déclare Omar Youssef Souleimane

          La parution de Les Complices du mal (Plon) a déclenché une vive controverse : l’ouvrage accuse La France Insoumise (LFI) de collusion avec des mouvements islamistes. Cette thèse a valu à l’auteur, Omar Youssef Souleimane, une mise en demeure adressée par le parti à l’éditeur début septembre. Invité de la matinale, Omar Youssef Souleimane, journaliste et romancier franco-syrien, revient sur les raisons de la sortie de son livre.

          « Quand on a reçu la lettre de mise en demeure, ça m’a renvoyé en Syrie », raconte l’invité de David Abiker, rappelant qu’il a fui la censure et les persécutions du régime de Bachar al-Assad pour trouver refuge en France. « Je me retrouve, 13 ans après, face aux politiciens, aux politiques qui veulent me faire taire. »

          La dimension personnelle irrigue son propos. Né en Syrie et aujourd’hui installé en France, l’auteur confie son effroi devant la montée de l’antisémitisme depuis le 7 octobre : « Aujourd’hui, ça fait peur d’être juif en France. C’est horrible… Je viens d’un monde, au Moyen-Orient, où le mot « juif » est une insulte. » Il affirme que certaines prises de position et discours observés lors de manifestants attisent cette hostilité et que, plus largement, des responsables politiques, notamment au sein de LFI, ne feraient pas assez pour lutter contre cette situation.

          Pour Omar Youssef Souleimane, son travail n’est pas une simple charge polémique mais le fruit d’un long travail d’enquête de terrain. « Ce livre n’est pas basé sur un soupçon mais sur des preuves. J’étais infiltré dans leurs manifestations pendant à peu près un an », assure-t-il. Il explique avoir dialogué avec des organisateurs, observé les cortèges et rassemblé des éléments qu’il juge accablants.

          « La France Insoumise envisage de créer le chaos en France »

          Au cœur de ses accusation : Rima Hassan, députée européenne LFI. Omar Youssef Souleimane l’accuse de représenter une dérive dangereuse : « Rima Hassan est une menace pour la France. Elle hait la France […]. Elle n’a jamais condamné Bachar al-Assad, qu’elle a même soutenu […]. Elle répète jour et nuit qu’Israël est un pays génocidaire, appelle à railler Israël de la carte et s’en débarrasser. Pour moi, c’est du pur antisémitisme. » Le journaliste estime que le problème dépasse les individus : « Les Français ne sont pas dupes, de moins en moins de gens soutiennent La France Insoumise. Ce parti radical ne croit pas en la démocratie, il sera de plus en plus agressif, et il prépare le chaos en France. »

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          Il se défend toutefois de tout alignement politique : « Je n’ai aucune complaisance envers Benjamin Netanyahou, que je dénonce dans le livre d’ailleurs. […] Ce livre a pour but de protéger les musulmans de France, pris en otage par les islamistes et les partisans de LFI. […] Beaucoup utilisent la cause palestinienne pour des raisons politiques et des raisons électorales, et c’est tellement malhonnête. » Malgré les menaces, Omar Youssef Souleimane assure qu’il poursuivra son combat : « Je suis agressé et menacé. […] Mais ils ne vont pas me faire taire. »

          Daphnée Cataldo

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        • Concours Frédéric-Chopin : deux pianistes françaises parmi les finalistes

          Les jeunes pianistes les plus talentueux au monde participent depuis jeudi et jusqu’au 23 octobre à Varsovie au prestigieux « Concours Frédéric-Chopin », prélude, pour les meilleurs d’entre eux, à une carrière majeure dans la musique classique. Parmi les 84 finalistes, deux Françaises : Nathalia Milstein et Diana Cooper.

          Gagner le prestigieux Concours Chopin, organisé tous les cinq ans dans la patrie du grand compositeur, peut ouvrir la voie aux plus grandes scènes et déboucher sur la signature de contrats avec les maisons de disques les plus renommées. Parmi les précédents lauréats de la compétition, lancée en 1927, figurent des légendes de la musique classique, comme Maurizio Pollini, Martha Argerich ou encore Krystian Zimerman. Et c’est d’ailleurs le lauréat de l’édition 1970, le pianiste américain Garrick Ohlsson, qui présidera le jury cette année.

          La compétition est réservée aux jeunes pianistes âgés de 16 à 30 ans et cette année, les organisateurs de cette 19e édition du concours ont reçu un nombre record de plus de 600 candidatures pour l’édition 2025. Seuls 10% d’entre eux ont franchi un processus de qualification complexe, comprenant notamment une audition. En ajoutant les lauréats d’autres concours de piano, qui ont bénéficié d’un accès direct au premier tour, un total de 84 pianistes originaires de 20 pays ont été retenus pour les épreuves finales.

          Deux candidats russes mais sous drapeau neutre

          Pour tenter de succéder au Canadien Bruce Xiaoyu Liu, sacré en 2001 et qui a ouvert l’édition 2025, une forte délégation de pianistes chinois avec 28 candidats, suivie par la Pologne et le Japon avec 13 représentants chacun. Pour la France, deux femmes ont été sélectionnées : Diana Cooper, franco-britannique de 28 ans, diplômée du Conservatoire national supérieur de musique de Paris (CNSMDP), de l’École normale Alfred Cortot et du Royal College of Music de Londres et la Lyonnaise Nathalia Milstein, 30 ans qui faisait déjà partie des douze finalistes du Concours Reine Elisabeth à Bruxelles en mai dernier.

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          Cette 19e édition du Concours Chopin sera la première depuis que la Russie a lancé son intervention militaire contre l’Ukraine en 2022. On sait que la Pologne, pays hôte, soutient fermement Kiev face à Moscou. Les organisateurs ont prévenu l’an dernier que les pianistes russes pouvaient être admis, mais sous drapeau neutre. Les deux pianistes russes qualifiés, Philipp Lynov et Andreï Zenin, ont dû également signer une déclaration dans laquelle ils condamnent sans ambiguïté la violation du droit international.

          Une large couverture du concours sur Mezzo et Medici.tv

          la première étape du Concours, qui se tient jusqu’au 7 octobre, permettra aux concurrents de s’exprimer au clavier chacun pendant 30 minutes. Lors de la seconde étape, du 14 au 16 octobre, ils auront droit à 40 à 50 minutes de récital, une durée portée à 55 minutes pour les épreuves finales, du 18 au 20 octobre.


          Pour la première fois dans l’histoire du Concours Frédéric Chopin, l’épreuve de cette année bénéficiera d’une large couverture en France. Outre les retransmissions sur le site et la chaîne YouTube du concours, la chaîne Mezzo propose pendant toute la durée de l’épreuve quatre magazines sur les coulisses, l’actualité et l’histoire de la compétition présentés par Pauline Lambert dans l’hôtel particulier où Frédéric Chopin donna son premier concert à Paris en 1832. Mezzo Live diffusera en direct le concert du lauréat du 21 octobre.

          Parallèlement, la plateforme de streaming Medici.tv retransmettra en direct les trois concerts de la finale du concours (12 concurrents) les 18, 19 et 20 octobre à partir de 18h et également le concert du lauréat du 21 octobre.

          Philippe Gault (avec AFP)

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        • L’Atlantide, un mythe éternel ou une réalité disparue ?

          Appelé Atlantis par les Grecs, l’Atlantide était une île remplie de merveilles et de mystères : palais d’or, réseau de canaux ingénieux, un sanctuaire dédié à Poséidon, une flotte dominant les océans, une culture brillant de mille feux… Jusqu’à ce que tout soit englouti du jour au lendemain. L’Atlantide sombra dans les abysses, ne laissant derrière elle qu’une énigme.

          Depuis plus de deux millénaires, les récits à propos de l’Atlantide fascinent, obsèdent et divisent. Philosophes, écrivains, savants et rêveurs, tous ont voulu percer le secret de cette civilisation disparue. Est-ce l’écho d’une catastrophe réelle, la mémoire déformée d’un cataclysme antique, ou bien une pure invention sortie tout droit de l’imaginaire d’un seul homme : Platon ? Car c’est bien dans ses deux Dialogues, le Timée et le Critias, rédigés au IVe siècle avant notre ère, que le mythe apparaît pour la première fois.

          Platon a indiqué qu’il s’agissait d’une « histoire véritable », racontée par les prêtres égyptiens au législateur Solon, puis rapportée à son propre oncle Critias. Pourtant, la description de l’Atlantide ressemble fortement aux cités grecques contemporaines du philosophe, de leur organisation jusqu’à leurs ambitions en passant par leurs excès… Comme si l’île engloutie n’était que le miroir déformé d’Athènes, reflet d’une civilisation en décadence.

          Une histoire ayant inspiré Montaigne et Rousseau

          De la Renaissance, époque des grandes découvertes, jusqu’aux fantasmes modernes du triangle des Bermudes, l’île a nourri les imaginaires. On l’a cherchée partout : en Méditerranée, en Sardaigne, en Afrique, aux Canaries, jusqu’au cœur de l’Atlantique. Chaque avancée scientifique (géologie, archéologie ou exploration sous-marine) rouvre le dossier.

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          Mais si la science hésite, la littérature, elle, s’est emparée de cette histoire avec passion. De Montaigne à Voltaire, de Pierre Benoit avec son héroïne Antinéa aux innombrables romans, bandes dessinées et jeux vidéo, l’Atlantide est devenue un creuset d’imaginaire. Civilisation idéale, promesse d’un âge d’or ou avertissement de fin du monde, elle incarne l’archétype même du cataclysme et de la fragilité des civilisations.

          Franck Ferrand raconte ce mythe qui, plus de deux mille ans après Platon, n’a rien perdu de son pouvoir.

          Retrouvez Le meilleur de Franck Ferrand raconte

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        • « On a tellement pris l’habitude de vivre en démocratie qu’on ne jouit même pas de cette faveur-là » déplore Roland Cayrol

          De la crise politique française aux attaques de Donald Trump contre les universités, les menaces de dérives autoritaires semblent de plus en plus concrètes. Invité de la matinale, Roland Cayrol, politologue et auteur d’Alerte mondiale : démocratie en danger ! (Editions de l’Aube), s’exprime sur la crise démocratique qui se diffuse dans le monde.

          « C’est évident que la démocratie se porte mal », affirme d’emblée Roland Cayrol. Il rappelle que certains pays vivent depuis longtemps sous des régimes autoritaires, tels que la Chine, la Russie, ou encore l’Algérie. Mais le malaise s’étend désormais bien au-delà : « dans tous les pays, il y a comme une fatigue démocratique, un sentiment que ce n’est pas efficace, qu’on vit dans un monde plus compliqué et qu’il faut des régimes plus forts pour affronter les difficultés. »

          Pour le politologue, le changement le plus préoccupant s’est produit outre-Atlantique : « Les Etats-Unis étaient une démocratie libérale, l’exemple d’un pays où le régime ne pouvait pas être autrement. Mais ils basculent complétement vers une société illibérale, oublient les principes mêmes du droit et du pluralisme. » Un phénomène qui s’est étendu jusque dans les universités prestigieuses du pays, lieux devant incarner la liberté intellectuelle, et qui ne peut qu’entraîner des répercussions sur le reste du monde selon Roland Cayrol.

          Si la démocratie vacille, c’est aussi parce que ses citoyens ne mesurent plus sa valeur. « On a tellement pris l’habitude de vivre dans des pays de liberté, où on a des élections, où on respecte le résultat des élections, qu’on ne jouit même pas de cette faveur-là », déplore le politologue. Habitués à se plaindre de leur quotidien, surtout en Occident, beaucoup oublient qu’il existe pire ailleurs. Or, insiste-t-il, « la démocratie est un bienfait dont il faut en faire la propagande et défendre dans le monde. »

          « L’Europe est le seul bastion où on défend la démocratie »

          Face à ce recul global, l’Europe apparaît comme l’un des rares remparts : « Le seul continent qui essaye encore d’appliquer les préceptes démocratiques, c’est l’Europe. » Mais cette structure n’est pas invulnérable. Roland Cayrol cite la Hongrie et la Slovaquie comme exemples de régimes « illibéraux », qui ressemblent à la démocratie sans en être vraiment : « c’est comme du Schweppes : ça a un peu le goût de l’alcool, ça ressemble à l’alcool, mais ça n’en est pas. » Cette situation explique la nécessité d’une vigilance constate : « l’ensemble des pays européens résistent, mais il faut se battre pour préserver ça. […] La démocratie européenne doit être forte, défendre ses valeurs et montrer qu’elles apportent des réponses positives aux citoyens. »

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          Daphnée Cataldo

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        • L’artiste vidéaste iranienne Shirin Neshat nous livre sa lecture engagée de l’opéra Aïda de Verdi

          A l’occasion de la production d’Aïda de Verdi à l’Opéra de Paris dont elle a signé la mise en scène, Shirin Neshat sera, ce jeudi 2 octobre à 20h, l’invitée du Journal du Classique.

          C’est à l’artiste vidéaste iranienne Shirin Neshat qu’a été confiée la mise en scène d’Aïda de Verdi présentée en ce moment et jusqu’au 4 novembre à l’Opéra Bastille. Il s’agit de la troisième version d’une production créée au festival de Salzbourg en 2017 et réadaptée pour la scène parisienne. Avec Krzysztof Baczyk, Eve-Maud Hubeaux, Saioa Hernandez ou encore Piotr Beczala sous la direction de Michele Mariotti.

          Shirin Neshat nous racontera ce soir sa démarche autour de cette œuvre de Verdi qui entre en résonance avec ses engagements pour la défense des femmes iraniennes mais également la situation du monde d’aujourd’hui. C’est ainsi que les nouvelles vidéos de cette production soulignent la brutalité de la guerre et la montée de la haine engendrées par le conflit au Moyen-Orient.

          Laure Mézan

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        • « Les Demoiselles de Rochefort » au Théâtre du Lido : les jumelles les plus célèbres de France débarquent à Paris

          Les Demoiselles de Rochefort sont sur la scène du théâtre du Lido jusqu’au 11 janvier, un spectacle tiré de la comédie musicale mythique de Jacques Demy et Michel Legrand sortie en 1967. Delphine et Solange Garnier, la blonde et la rousse, attendent le grand amour… en chanson.

          La mezzo-soprano Marine Chagnon devient Solange, l’une des jumelles. Sur la scène de Lido, elle ne chante pas du tout de la même manière qu’à l’opéra : « C’est rigolo d’être dans un répertoire qui n’est pas du tout lyrique. Je ne suis plus en train de me positionner pour chanter, comme je parle, je chante ! ». 

          Toute en spontanéité, elle confie que son air préféré de la comédie musicale… n’est pas celui qu’elle chante ! « Mais que sais-tu de moi » : elle fredonne les premières notes chantées par Delphine à Lancien.

          Un swing propre à Michel Legrand

          C’est Juliette Tacchino qui interprète cette chanson. Elle aussi vient du lyrique et a toujours rêvé d’être Delphine, l’autre jumelle : « J’ai une sœur jumelle, et nous passions notre vie à chanter ce duo. Je suis une éternelle fan de Michel Legrand, j’ai toujours écouté ses chansons, je les ai sans cesse chantées. »

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          Leur voix sont accompagnées sur scène par un orchestre. C’est indispensable assure le metteur en scène, Gilles Rico : « on a besoin dans cette musique de ce dynamisme, de ces attaques de cuivre, qui sont si particulières et jazzy, de ce swing propre à la musique de Michel Legrand. Ca donne l’énergie collective aux comédiens, aux chanteurs et aux danseurs ». Et presque soixante ans près le film, les sœurs Garnier qui n’ont rien perdu de leur modernité, nous font toujours autant chanter et danser.

          Les Demoiselles de Rochefort sont jusqu’au 11 janvier au théâtre du Lido à Paris.

          Chloé Cénard

           

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