Radio Classique

Radio Classique

By
Download on the App Store

Radio Classique episodes

  • Une enquête ouverte après la mort du musicien Denis Raisin Dadre, spécialiste de musique ancienne

    Une enquête pour homicide volontaire a été ouverte après la mort de Denis Raisin Dadre, à l’âge de 69 ans, a annoncé le parquet de Tours. Le corps sans vie du musicien, grand spécialiste de la musique de la Renaissance, avait été découvert lundi dans son appartement.

    Denis Raisin Dadre, musicien internationalement reconnu et grand spécialiste de la musique ancienne, a été retrouvé mort lundi à son domicile dans le centre de Tours à l’âge de 69 ans. Une enquête pour homicide volontaire a été ouverte, a indiqué la procureure de la République de la ville, confirmant une information de médias locaux.

    Selon le journal Détective, un de ses proches était présent à l’appartement, situé à proximité de la place Plumereau au moment des faits. Malgré plusieurs tentatives de réanimation de sa part et l’intervention des secours vers 22h, Denis Raisin Dadre n’a pas survécu. La présence de drogues à son domicile a été constatée et une autopsie du corps de la victime doit se dérouler jeudi, a précisé la procureure.

    Denis Raisin Dadre dirigeait l’ensemble Doulce Mémoire qu’il avait fondé en 1989

    Flûtiste et chef d’orchestre, Denis Raisin Dadre était considéré comme une référence dans le domaine de la musique ancienne et particulièrement du répertoire de la Renaissance. Le musicien, originaire de Charente-Maritime et formé notamment auprès de William Christie, avait fondé en 1989 l’ensemble Doulce Mémoire qu’il dirigeait et avec lequel il a enregistré une trentaine d’albums. Il était également professeur au département de musiques anciennes du conservatoire à rayonnement régional de Tours.

    A lire aussi

    Jordi Savall : « Toute l’histoire de la musique, c’est un grand oubli »

     

    Dans un communiqué, Didier Martin, directeur général d’Outhere, diffuseur des enregistrements de l’ensemble Doulce Mémoire rend hommage à « un puits de savoir sur la Renaissance, qui aimait la musique, la poésie, la peinture, et savait nous emporter dans ses récits (…) Il était bienveillant et rayonnant ». Pour son éditeur chez Ricercar, Jérôme Lejeune, cité par Le Devoir : « Travailler avec Denis, ce n’était pas que le partage d’une passion pour la redécouverte et le respect des partitions de la Renaissance ».


    Le dernier enregistrement de Denis Raisin Dadre avec sa formation Doulce Mémoire, Les larmes de saint Pierre, paraîtra en mars 2026.

    Philippe Gault

    Retrouvez l’actualité du Classique

    Le Philharmonique de Vienne fait son retour au Kennedy Center, désormais dirigé par Donald Trump

    En Italie, « la culture est réduite à un outil de propagande », dénonce le chef d’orchestre Riccardo Muti

    Etats-Unis : Des violons imprimés en 3D, l’initiative d’une directrice d’école pour démocratiser la musique

    « Pavarotti : The Lost Concert », un documentaire inédit dévoilé pour le 90e anniversaire de la naissance du grand ténor italien

    Cet article Une enquête ouverte après la mort du musicien Denis Raisin Dadre, spécialiste de musique ancienne est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min
  • Thomas Dunford dirige son premier ouvrage lyrique avec son ensemble Jupiter

    Alors qu’il s’apprête à diriger Theodora de Haendel dans quelques grandes maisons d’opéra européennes, Thomas Dunford sera, ce mercredi 1er octobre à 20h, l’invité du Journal du Classique.

    C’est un moment fort, un tournant même de sa carrière de musicien que vit actuellement Thomas Dunford, lui qui s’apprête à diriger son premier ouvrage lyrique, en tournée, dans huit grandes maisons d’opéra. Il s’agit de l’oratorio Theodora de Haendel qu’il donnera en version de concert, avec son ensemble Jupiter, un chœur et un superbe plateau de solistes réunissant Lea Desandre Avery Amereau, Hugh Cutting, Laurence Kilsby et Alex Rosen. Cette tournée les conduira du 2 au 15 octobre à Toulouse, Madrid, Paris (le Théâtre des Champs-Elysées), Bordeaux, Versailles, Dijon, Montpellier et Bruxelles.

    Une œuvre de Haendel qui lui est précieuse

    Thomas Dunford se confiera ce soir sur sa perception de cette nouvelle expérience de chef et sur cette œuvre de Haendel si chère à son cœur. Il sera également question de Dowland et de Purcell auxquels il vient de consacrer un sublime double album intitulé « Songs of passion » avec Lea Desandre et Jupiter, sorti chez Erato. Un programme qu’ils donneront en concert le 28 novembre à l’Opéra de Rouen.

    Laure Mézan

    Retrouvez le journal du classique du lundi au vendredi à 20h

    Retrouvez l’actualité du Classique

    Le Philharmonique de Vienne fait son retour au Kennedy Center, désormais dirigé par Donald Trump

    En Italie, « la culture est réduite à un outil de propagande », dénonce le chef d’orchestre Riccardo Muti

    Etats-Unis : Des violons imprimés en 3D, l’initiative d’une directrice d’école pour démocratiser la musique

    « Pavarotti : The Lost Concert », un documentaire inédit dévoilé pour le 90e anniversaire de la naissance du grand ténor italien

    Cet article Thomas Dunford dirige son premier ouvrage lyrique avec son ensemble Jupiter est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min
  • « La France a des atouts tout à fait considérables pour assurer son indépendance » affirme Alain Juppé

    Entre le plan d’action de Donald Trump pour Gaza et les incertitudes sur l’avenir de l’Europe, le monde semble en plein bouleversement. Invité de la matinale, Alain Juppé, membre du Conseil constitutionnel et auteur de L’heure du choix : Pour une déclaration d’indépendance des Européens (Tallandier), permet un éclaircissement sur les enjeux européens et mondiaux.

    Interrogé sur la condamnation de Nicolas Sarkozy, Alain Juppé rappelle d’emblée son devoir : « je siège au Conseil constitutionnel, ce qui m’oblige à un devoir de réserve sur l’actualité de politique intérieure. » Il se garde alors de tout commentaire concernant cette affaire, mais souligne avoir partagé 40 ans de vie politique avec l’ancien président dont il a apprécié « l’énergie, la volonté et le courage ». Sur la question de l’exécution provisoire, il renvoie la responsabilité au législateur : « Ce n’est pas une question qu’il faut poser au juge, mais au législateur. »

    Face aux conflits internationaux, Alain Juppé est plus disert. Il estime qu’« il faut absolument arrêter les massacres. Le chemin vers la création d’un État palestinien vivant en paix, peut-être en amitié avec Israël, va être très long. Il y aura des rechutes sur ce chemin. » Quant à la guerre en Ukraine, l’ancien Premier ministre indique que « Donald Trump se fait balader par Vladimir Poutine, et ce dernier a une stratégie : installer à Kiev un régime fantoche, comme celui qui existe en Biélorussie, et disloquer l’Union européenne. Il progresse pas à pas. Donc Donald Trump ferait bien de se rendre compte des limites de son action. Et, surtout, l’Europe doit assurer ses responsabilités. Nous sommes aujourd’hui la cible de toutes les attaques. »

    L’UE a tant des lacunes que des forces

    Pour Alain Juppé, le monde a profondément changé depuis la fin des années 80 : « 1989 n’est pas la nuit des temps. La victoire définitive de la démocratie libérale et de l’économie de marché, l’effondrement de l’Union soviétique… Nous avons cru à une nouvelle donne. Trente ans après, tout a changé. » S’il admet que l’Europe a parfois tardé à réagir, il souligne ses forces et ses progrès : « Mario Draghi a fait un rapport qui pointe les lacunes de l’Europe, mais qui met aussi en évidence ses forces. […] Les budgets militaires sont en croissance, la puissance numérique se développe… Il faut que nous défendions les valeurs sur lesquelles sont fondées l’Europe : la démocratie, la séparation des pouvoirs, les libertés, la dignité de la personne humaine. »

    A lire aussi

    Crise politique : « Le problème n’est ni à Matignon, ni à l’Assemblée nationale, il ne peut qu’être à l’Élysée » déclare Benjamin Morel

     

    Face aux menaces « environnementales, démographiques, migratoires, numériques », l’invité de David Abiker reste confiant : « Nous avons, nous Européens, les moyens d’assurer notre indépendance […] la France a des atouts tout à fait considérables. C’est pour cela que je plaide en permanence, même si je peux apparaître parfois comme un petit peu naïf, pour la confiance dans l’avenir. » S’il ne croit pas, à court terme, à une armée européenne, il défend la construction d’une base industrielle et technologique commune. Mais l’ancien Premier ministre met aussi en garde contre une dérive autoritaire : « nos démocraties sont en crise. […] Les citoyens ont le sentiment qu’elles sont impuissantes, d’où l’abstention, le déclin des grands partis du gouvernement, et la détestation des hommes et des femmes politiques. […] Ce qui est tentant pour beaucoup d’opinions, c’est d’évoluer vers des régimes autoritaires. »

    Daphnée Cataldo

    Retrouvez tous les articles liés à la politique

    Nicolas Sarkozy condamné : « les juges jouent aussi politique » estime le politologue Pascal Perrineau

    « Il y a quelque chose de clanique chez les Le Pen » estime Christophe Bourseiller

    Crise politique : « Le problème n’est ni à Matignon, ni à l’Assemblée nationale, il ne peut qu’être à l’Élysée » déclare Benjamin Morel

    La chute du gouvernement de François Bayrou est « un moment grave de la démocratie française », estime Pascal Perrineau

     

     

     

    Cet article « La France a des atouts tout à fait considérables pour assurer son indépendance » affirme Alain Juppé est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min
  • Le Philharmonique de Vienne fait son retour au Kennedy Center, désormais dirigé par Donald Trump

    Quatorze ans après sa dernière prestation dans la capitale américaine en 2012, l’Orchestre philharmonique de Vienne fera son retour au Kennedy Center de Washington en mars 2026. Un concert qui s’inscrit dans le cadre d’une grande tournée de la formation autrichienne aux États-Unis

    La dernière fois que l’Orchestre philharmonique de Vienne s’est produit à Washington c’était en février 2012 au John F. Kennedy Center. Ce soir-là, la prestigieuse formation autrichienne, dirigée par Lorin Maazel, avait interprété l’ouverture des Noces de Figaro et la Symphonie n° 40 de WA Mozart, la Symphonie n° 7 de Jean Sibelius et la suite du Chevalier à la Rose de Richard Strauss.

    Et c’est quatorze ans plus tard, le 4 mars 2026, que le Philharmonique de Vienne fera son retour dans le plus grand centre culturel américain, désormais dirigé par le président Donald Trump lui-même. Un concert qui s’inscrit dans le cadre d’une grande tournée de l’orchestre viennois aux Etats-Unis qui le mènera, du 27 février au 9 mars, également à New York, Boston et en Floride à Naples et West Palm Beach.

    Andris Nelsons dirigera le Philharmonique de Vienne pendant sa tournée américaine

    Lors du concert de Washington, le chef d’orchestre letton Andris Nelsons dirigera le Philharmonique de Vienne à nouveau dans des œuvres de deux compositeurs, semble-t-il, très appréciés par le public du Kennedy Center : Richard Strauss et son poème symphonique Ainsi parlait Zarathoustra et Jean Sibelius, cette fois-ci pour sa Symphonie n° 2.

    A lire aussi

    Pour la première fois, le prestigieux Philharmonique de Vienne jouera à l’Opéra de Paris

     

    Dans un communiqué, Richard Grenell, le président exécutif du Kennedy Center, déclare : « Nous sommes honorés d’accueillir l’Orchestre philharmonique de Vienne au Kennedy Center. Le public découvrira des œuvres emblématiques interprétées avec le talent artistique légendaire de ce grand orchestre et sa sonorité viennoise ».

    Big News from The Kennedy Center. @kencen

    We are proud to bring back the Vienna Philharmonic to the Nation’s premier Arts Center….it’s been 14 years since we hosted them.

    Get ready – March 4, 2026.

    Thank you, @realDonaldTrump https://t.co/Xo9753KpuE

    — Richard Grenell (@RichardGrenell) September 30, 2025

    Alors qu’on aurait pu penser que la musique classique soit un peu laissée pour compte par la nouvelle direction de l’institution, sa responsable des relations publiques, Roma Daravi, assure : « Nous sommes toujours ouverts aux artistes classiques de renommée mondiale afin d’offrir aux mécènes et au public du Kennedy Center le meilleur du meilleur ».

    Philippe Gault

    Retrouvez l’actualité du Classique

    En Italie, « la culture est réduite à un outil de propagande », dénonce le chef d’orchestre Riccardo Muti

    Etats-Unis : Des violons imprimés en 3D, l’initiative d’une directrice d’école pour démocratiser la musique

    « Pavarotti : The Lost Concert », un documentaire inédit dévoilé pour le 90e anniversaire de la naissance du grand ténor italien

    Concours international de Besançon : Le jeune chef d’orchestre japonais Satoshi Yoneda s’impose

    Cet article Le Philharmonique de Vienne fait son retour au Kennedy Center, désormais dirigé par Donald Trump est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min
  • La « villa Medicis du désert », Hegra, ouvre ses portes en Arabie Saoudite

    La villa Hegra est la dernière-née des résidences françaises d’artistes à l’étranger. Elle ouvre ses portes ce jeudi 2 octobre à plus de 5000 kilomètres de Paris, à Al’ula, région de la taille de la Belgique, située en Arabie Saoudite. Elle est issue d’un projet d’accord de développement culturel dans les cartons depuis près de 5 ans, signé entre Emmanuel Macron et le prince héritier d’Arabie Saoudite.

    Il y avait jusqu’ici cinq résidences d’artistes tricolores à travers le monde : en Italie, en Espagne, au Japon, aux Etats-Unis et en Inde. Désormais, l’Arabie Saoudite compte la sienne, une manière pour la France de conserver son influence dans le domaine culturel mondial. L’endroit, qui abrite un site archéologique nabatéen, est classé au patrimoine de l’Unesco, et la région se situe sur la route de l’encens.

    La programmation de rentrée de la villa Hegra a de quoi faire rêver : imaginez le danseur étoile Hugo Marchand et Benjamin Millepied se mouvoir en plein désert, les mains d’Auguste Rodin exposées près d’une oasis…. La villa, composée de deux maisons de 1600m2 pensées par les architectes Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal, accueille un centre culturel, un cinéma, un studio de danse et une résidence d’artiste avec cinq appartements, le tout sous tutelle franco-saoudienne.

    L’Arabie Saoudite rêve d’accueillir 1M de touristes par an

    L’Arabie Saoudite veut développer le tourisme dans la région archéologique d’Al’ula. La France, elle, fait des résidences d’artistes un élément clé de sa diplomatie. La Villa Hegra a un budget 10 millions d’euros par an pris en charge à 60 % par le Royaume et l’autre par l’agence française pour le développement d’Al’ula présidée par Jean-Yves Le Drian : « Nous sommes les seuls à proposer ce type de relations, à avoir ce type d’équipements et cette synergie avec les acteurs culturels saoudiens. Cela fait partie de l’influence et du respect mutuel des civilisations. La France est la première au rendez-vous pour s’ouvrir à l’ensemble des cultures ».

    A lire aussi

    Le Met Opera de New York signe un accord lucratif avec l’Arabie Saoudite

     

    L’Arabie Saoudite rêve d’accueillir 1 million de touristes par an, elle qui en accueille quatre fois moins aujourd’hui. La villa Hegra a conclu des partenariats avec de grands instituts culturels comme la Philharmonie, le Forum des Images et le Théâtre national de Chaillot. Une première exposition aura lieu en janvier pour présenter des œuvres issues de la collection du musée Georges Pompidou. Une deuxième partie de la Villa Hegra – encore plus grande – est prévue, sans date d’ouverture à ce stade.

    Victoire Faure

     

    Retrouvez l’actualité du Classique

    En Italie, « la culture est réduite à un outil de propagande », dénonce le chef d’orchestre Riccardo Muti

    Etats-Unis : Des violons imprimés en 3D, l’initiative d’une directrice d’école pour démocratiser la musique

    « Pavarotti : The Lost Concert », un documentaire inédit dévoilé pour le 90e anniversaire de la naissance du grand ténor italien

    Concours international de Besançon : Le jeune chef d’orchestre japonais Satoshi Yoneda s’impose

    Cet article La « villa Medicis du désert », Hegra, ouvre ses portes en Arabie Saoudite est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min
  • RÉCIT – 1816, l’année sans été : l’éruption d’un volcan indonésien a plongé le monde dans un chaos climatique

    On en a presque perdu la mémoire, mais l’année 1816, en Europe, a été bouleversée par l’éruption d’un volcan indonésien. Un climat de fin du monde a pesé sur tous les continents. 

    Le 10 avril 1815, sur le versant sud du volcan Tambora, situé dans l’île de Sumbawa, dans l’actuelle Indonésie, un groupe d’hommes entreprend une ascension peu commune. En temps normal, personne n’escalade les flancs escarpés de ce volcan. Mais cinq jours plus tôt, une éruption importante a projeté une colonne éruptive de plus de 30 km de hauteur. L’administration britannique, qui considère cette partie de l’Indonésie comme une colonie, a donc envoyé un fonctionnaire pour enquêter sur les conséquences de cet évènement. Armé de son zèle bureaucratique, il demande à trois locaux de lui servir de guides. C’est ainsi qu’en fin de matinée, ils s’engagent dans la forêt tropicale qui couvre les versants du Tambora.

    Seulement voilà, après une journée de marche, alors qu’ils approchent du cratère, ce qui semblait être du passé se révèle tout à fait présent. Le sol se met à trembler et, après quelques minutes, le volcan explose, modifiant à jamais la morphologie de l’île entière. Inutile de préciser que le fonctionnaire britannique et ses trois guides sont immédiatement balayés. Ils sont les premières victimes de cette éruption, la plus importante éruption volcanique de mémoire d’homme. À ce moment-là, bien sûr, personne n’imagine les conséquences incroyables que cette éruption aura sur l’ensemble du globe.

    À plusieurs dizaines de kilomètres du volcan se trouve le prince de l’archipel où a lieu l’éruption, le Raja de Sangar. Ce Raja observe l’impressionnant phénomène naturel et livre un témoignage direct : « Trois colonnes de feu s’élancèrent et, en quelques instants, toute la montagne paraissait comme une masse liquide enflammée qui s’étendait de toute part. Des pierres innombrables tombèrent du ciel, certaines grosses comme deux poings. Une heure après, des cendres commencèrent à descendre et un vent violent s’ensuivit, qui rasa à peu près toutes les maisons. Les arbres arrachés étaient soulevés en l’air, de même que les hommes et le bétail. » Voilà la description que nous livre ce prince local.

    L’éruption du Tambora équivaut à 10 000 fois les explosions nucléaires d’Hiroshima et Nagasaki

    L’éruption va durer sept jours. Le Raja parvient à fuir en navire avec un certain nombre de ses serviteurs, mais au total, près de 15 000 personnes vont mourir du fait de l’explosion. Ce sont les morts directes. Mais il faut multiplier ce chiffre par dix si l’on compte toutes les personnes qui, ayant perdu leurs récoltes dans toutes les îles alentour, vont mourir de faim. Les scientifiques estiment aujourd’hui que l’éruption du Tambora a été huit fois plus puissante que celle du Vésuve en l’an 79. Elle équivaut à 10 000 fois les explosions nucléaires d’Hiroshima et Nagasaki cumulées. On peut donc imaginer la puissance, mais il est difficile de se représenter complètement ce phénomène. Les soldats britanniques qui se trouvaient à plusieurs milliers de kilomètres du volcan ont entendu le grondement et ont eu l’impression que c’était le canon qui grondait.

    Pendant sept jours, le Tambora, ou plutôt ce qu’il en reste, va continuer de rejeter 100 000 tonnes de cendres à chaque seconde. Et toutes ces particules montent dans l’atmosphère et vont finir par constituer un voile de poussière qui, progressivement, va s’étendre tout le long de l’Équateur. Jean-Baptiste Fressoz et Fabien Locher, dans leur ouvrage Les Révoltes du Ciel, expliquent que, du point de vue du climat global, les débris et les cendres finissent par être peu importants, car ils retombent sur terre au bout de quelques jours, emportés par les pluies. En revanche, les aérosols soufrés, injectés dans la stratosphère, parcourent le globe tout entier, laissant des traces dans les sédiments et jusque dans les glaces des deux pôles. En se combinant avec les molécules d’eau, le soufre crée un voile réfléchissant une partie de l’énergie solaire vers l’espace, abaissant ainsi la température du globe.

    L’effet de cette éruption volcanique : une baisse de la température sur l’ensemble de la planète

    Les premiers à en souffrir naturellement sont les pays limitrophes du Tambora. À la fin du printemps 1815, la Chine connaît des pluies extrêmement violentes, puis de grandes séquences de gel en plein mois d’août, du jamais vu de mémoire d’homme. Ce climat particulier va détruire deux récoltes et entraîner des désastres humains. Certains historiens disent que c’est à la suite de ces désastres agraires que certaines régions chinoises se sont lancées dans la culture de l’opium, car les opiacées résistent bien aux aléas climatiques. La consommation d’opium va exploser en Chine, avec les conséquences que l’on sait, notamment Les Guerres de l’opium. On voit donc les conséquences complètement démentes que peut avoir un simple événement climatique comme celui-là.

    La Chine, d’ailleurs, est loin d’être le seul pays touché par l’éruption du Tambora. Aucun continent ne va échapper aux effets. En 1816 en Europe, les mauvaises récoltes entraînent un renchérissement du prix du pain et des révoltes qui éclatent un peu partout, conséquence politique évidente. Les températures sont beaucoup plus faibles et le froid s’installe en France. Les vendanges seront les plus tardives depuis 1437, c’est-à-dire depuis le début du calendrier des vendanges. Et vous comprenez pourquoi on a appelé cette année 1816, « l’année sans été ».

    Ce sont les régions montagneuses qui souffrent le plus. Durant tout l’été, il n’y a pas une semaine sans que la neige ne recouvre les plaines des Alpes. La Suisse est l’un des pays les plus éprouvés par les conséquences de l’éruption du Tambora, nous disent encore Jean-Baptiste Fressoz et Fabien Locher. La famine dans les montagnes, la disette en plaine et les émeutes en ville sont le lot commun de ces années-là. Le refroidissement pose des problèmes tout particuliers à l’économie alpine. Les pâturages étant couverts de neige en été, beaucoup d’animaux périssent faute de nourriture. La mortalité humaine augmente de 50% en Suisse, alors qu’elle n’augmente que de 2% en France. Un pasteur suisse décrit des squelettes d’hommes dévorant les mets les plus dégoûtants, des cadavres, des orties, des aliments qu’ils disputent aux animaux.

    Lord Byron, Mary Shelly, le peintre Turner seront inspirés sans le savoir par cette éruption

    Au même moment, Lord Byron se trouve justement en Suisse avec des amis au bord du lac Léman, avec le poète Percy Shelley et Marie Godwin. Ils constatent cet extraordinaire climat de fin du monde. Et durant les mois de juin et juillet, le voile planétaire de poussière issu du Tambora est concentré justement au-dessus de l’Europe de l’Ouest. Byron va écrire Les Ténèbres : « J’eus un rêve, il ne fut pas pleinement un rêve. L’éclatant soleil s’était éteint, les étoiles erraient obscurcies parmi l’espace éternel, sans rayon ni chemin, et la terre glaciale, aveugle, balançait, noire dans l’air sans lune ». On peut penser que de tels poèmes n’ont pas été écrits pour rien dans l’avènement d’un romantisme généralisé en Europe.

    Le peintre Turner a représenté ces crépuscules si particuliers, liés à l’éruption du Tambora /GINIES/SIPA

    La météo est exécrable. C’est ce qui empêche les amis de sortir de leur villa du lac Léman. Alors Byron, voyant l’ambiance, propose à ses amis d’écrire chacun un récit d’horreur. Mary Godwin, qui deviendra la célèbre Mary Shelley, va inventer une histoire. Elle raconte : « Une pluie incessante nous empêchait des jours durant de sortir de la maison et quelques volumes d’histoire de revenants tombèrent entre nos mains. » Voilà comment on commence à faire évoluer la littérature.

    Un autre Anglais va être très marqué par cette éruption volcanique sans le savoir à l’époque, c’est le peintre William Turner. Turner est l’homme des couleurs et des lumières, notamment des crépuscules. Il va peindre ces couchers de soleil assez particuliers, rouges, orangés, avec parfois des nuances vertes. Tout cela est lié à la présence de fines particules en suspension dans l’atmosphère et qui modifient le spectre lumineux visible par l’œil humain. Mais ça, le peintre ne le sait pas.

    La Prophétie de Bologne parle de fin du monde le 18 juillet 1816

    Tout le monde ignore que ces phénomènes sont liés à cette éruption qui a lieu de l’autre côté du globe. Certains vont jusqu’à prétendre que la fin des temps est proche. Dans certaines régions du nord de l’Italie notamment, la neige se couvre de cendres, ce qui fait que la neige devient rouge. Ça fait beaucoup parler. Et comme il y a beaucoup de pluie, les rivières sortent de leur lit. On a vraiment l’impression de lire des descriptions bibliques.

    Dans L’Année sans été, le volcan qui a changé le cours de l’histoire Gillen D’Arcy Wood dit ceci : « En 1816, Lord Byron n’était pas le seul à se livrer à des spéculations apocalyptiques. De fait, une fièvre de fin des temps balayait l’Europe avec la violence du typhus dans la période post-Tambora. À Bologne, en Italie, un astronome prédisait que la fin du monde aurait précisément lieu le 18 juillet 1816 avec l’extinction du soleil. La dénommée Prophétie de Bologne, rapportée dans la presse britannique et européenne, devint le paratonnerre d’une panique millénariste accompagnant la dégradation du climat et l’instabilité politique des lendemains de Waterloo« . Les autorités bolognaises placèrent l’astronome en question en prison pour éviter qu’il ne fasse trop de bruit et qu’il ne déclenche des émeutes. Mais ça y est, les journalistes se sont emparés de la question.

    La reine de Suède en personne va organiser une procession rassemblant 6000 paysans dans son pays. Tout le monde a peur qu’une portion du soleil ne se soit détachée et ne vienne maintenant s’écraser sur la Terre. Évidemment, on voit partout se multiplier les conversions. Les gens, d’un seul coup, deviennent très religieux. La météo est épouvantable : il pleut pendant trois semaines à Paris au mois de juillet. Tout cela, évidemment, entretient l’angoisse. Mais le 19 juillet 1816, le lendemain de la supposée fin du monde, on se rend compte que le soleil ne s’est toujours pas écrasé sur Terre.

    Le prix du pain augmente considérablement

    En Alsace, une maison porte la plaque suivante : « En l’année 1817, cette chaumière a été construite. Cette année-là, on payait 120 francs pour une mesure de froment, 24 francs pour un sac de pommes de terre, 100 francs pour 50 litres de vin. » Cela a tellement marqué les gens à l’époque qu’ils en ont porté témoignage dans la construction même des maisons. Le bétail n’a plus de fourrage, ce qui veut dire qu’il faut tout abattre, les bœufs, les porcs, même les mulets et les chevaux. Et comme on abat les chevaux, les gens ont du mal à trouver des fiacres.

    Un Allemand, Karl Drais, baron de Sauerbronn, va chercher une solution parce qu’il se dit qu’on ne pourra bientôt plus se déplacer. Alors il va inventer un nouveau moyen de locomotion, la draisienne, qui est l’ancêtre du vélo. Voici ce que dit le brevet : « Le vélocipède est une machine inventée dans la vue de faire marcher une personne avec grande vitesse en rendant sa marche très légère et peu fatigante par l’effet du siège qui supporte le poids du corps, qui est fixé sur deux roues qui cèdent aux facilités, aux mouvements des pieds. » On voit donc comment l’éruption d’un volcan en Indonésie va donner naissance, indirectement certes, à la bicyclette.

    A lire aussi

    Le passage à l’An mil : La peur de la fin du monde

     

     

    On estime que la mortalité va doubler dans les années qui suivent 1816, à l’échelle de la planète, surtout dans les pays asiatiques. Les effets  se prolongent largement jusqu’en 1817. Parmi les contemporains de l’année sans été, un seul, à notre connaissance, est parvenu à en percer le secret. Il s’agit du comte de Volney, dont on peut lire des écrits dans « Les Révoltes du Ciel ». Un peu oublié de nos jours, il est alors célèbre pour sa carrière de voyageur, d’homme politique et de lettres. Quand il prend la plume en 1818, c’est à l’instar des autres savants pour rassurer le public : « L’année sans été n’est pas le signe d’un dérèglement climatique. Elle n’est qu’un accident dû à l’explosion du Tambora. » La perspicacité de Volney reflète un phénomène plus large, fondamental pour les avancées futures de la météorologie.

    Franck Ferrand

     

    Retrouvez Le meilleur de Franck Ferrand raconte

    Louis XIII, mal considéré et mal compris : le fils d’Henri IV a dû asseoir son règne dans la douleur

    Cléo de Mérode, icône oubliée de la Belle Epoque : admirée, mais aussi trahie, sa beauté sans égale lui a coûté cher

    Le vrai Cyrano de Bergerac, un philosophe et un pionnier de la science-fiction !

    RÉCIT – Le secret de Mayerling, double meurtre ou suicide à deux : le fils de Sissi retrouvé mort avec sa maîtresse

    Cet article RÉCIT – 1816, l’année sans été : l’éruption d’un volcan indonésien a plongé le monde dans un chaos climatique est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min
  • « Le roi qui tombait amoureux », le nouveau conte musical en hommage à Joséphine Baker de Mathieu laine et Karol Beffa

    A l’occasion de la publication du conte musical Le roi qui tombait amoureux, Karol Beffa sera, ce mardi 30 septembre à 20h, l’invité du Journal du Classique.

    Après l’immense succès remporté par leur conte musical Le roi qui n’aimait pas la musique, Mathieu Laine et Karol Beffa ont écrit et composé la suite des aventures de ce roi bougon et autoritaire qui avait interdit la musique dans son tout petit royaume. Une fable qui nous rappelait à quel point la musique est essentielle à la vie.

    Un concert dimanche 5 octobre au TCE

    Ce second volet met en avant des valeurs d’échange et d’ouverture d’esprit en nous conduisant au pays du jazz et en faisant référence à Joséphine Baker dont on célèbre en ce moment le centenaire des premiers spectacles parisiens.

    Le roi qui tombait amoureux, tel est le titre de ce nouveau conte, qui vient de faire l’objet d’un livre disque aux éditions Gallimard Jeunesse et sera donné en concert ce dimanche à 15h au Théâtre des Champs-Elysées.

    Laure Mézan

    Retrouvez le journal du classique du lundi au vendredi à 20h

    Retrouvez l’actualité du Classique

    En Italie, « la culture est réduite à un outil de propagande », dénonce le chef d’orchestre Riccardo Muti

    Etats-Unis : Des violons imprimés en 3D, l’initiative d’une directrice d’école pour démocratiser la musique

    « Pavarotti : The Lost Concert », un documentaire inédit dévoilé pour le 90e anniversaire de la naissance du grand ténor italien

    Concours international de Besançon : Le jeune chef d’orchestre japonais Satoshi Yoneda s’impose

    Cet article « Le roi qui tombait amoureux », le nouveau conte musical en hommage à Joséphine Baker de Mathieu laine et Karol Beffa est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min
  • En Italie, « la culture est réduite à un outil de propagande », dénonce le chef d’orchestre Riccardo Muti

    Dans un entretien au journal La Stampa, Riccardo Muti se montre très sévère à l’encontre de la politique culturelle en Italie. Le maestro estime notamment que le patrimoine théâtral et musical de son pays n’est pas valorisé et que la culture y est réduite à « un simple outil de propagande ».

    Riccardo Muti n’est pas un adepte de la langue de bois et l’interview qu’il a accordée le 25 septembre au journal La Stampa en marge d’une cérémonie au cours de laquelle il a reçu à Turin le Prix Cavour 2025, en est une nouvelle preuve. Dans cet entretien, le maestro italien de 84 ans n’a pas mâché ses mots quant à la situation de la culture dans son pays et sur les interactions entre politique et musique.

    Concernant la culture et la musique en particulier, Riccardo Muti estime que « l’Italie a une histoire extraordinaire et unique » mais que ce patrimoine théâtral et musical n’est pas valorisé et que « la culture devrait être au-dessus des clivages, mais elle a été réduite à un simple outil de propagande. Les médias jouent un rôle fondamental ».

    Le chef d’orchestre illustre son propos avec un exemple récent : « Mon concert à Agrigente (début juillet), capitale italienne de la culture 2025, a été retransmis à 1 h du matin, comme pour se donner bonne conscience ».

    « La scène ne doit pas devenir un lieu de protestation »

    Pour Riccardo Muti, il manque en Italie une politique culturelle qui soutienne la jeunesse. « Nombreux sont ceux qui, comme moi, réclament plus de culture, davantage d’investissements dans les orchestres et les écoles de musique », insiste-t-il, ajoutant : « C’est un signe des temps, nous avons supprimé les orchestres historiques de la RAI, ainsi que ceux de Rome, Milan et Naples. L’Italie est en train de devenir le pays du passé musical ».

    A lire aussi

    Italie : La nomination de Beatrice Venezi, proche de Giorgia Meloni, au Teatro La Fenice de Venise provoque des remous

     

    À propos des remous qui agitent le monde musical en cette période de conflits (Ukraine, Gaza) et qui suscitent de nombreuses prises de position antagonistes, Riccardo Muti estime que « les artistes ont le droit d’avoir une vision politique, mais je ne crois pas que la scène doive devenir un lieu de protestation. Le public va au théâtre, au concert, pour écouter une œuvre, pas pour être éduqué ou endoctriné ».

    Riccardo Muti oggi su @LaStampa:

    « Vorrei che l’Italia tornasse ad essere un faro di cultura nel mondo, come è stata per secoli »

    Illuso.https://t.co/ZhmfOTa4K7

    — Valerio Re (@ValerioRe12) September 26, 2025

    Le maestro italien rappelle qu’il a, depuis longtemps, cherché à apporter la musique dans des lieux marqués par la guerre. « La première fois, c’était à Sarajevo. Nous avons joué la Symphonie Héroïque de Beethoven dans une ville dévastée par le conflit. Depuis, je poursuis un chemin de dialogue et de réconciliation ».

    Philippe Gault

    Retrouvez l’actualité du Classique

    Etats-Unis : Des violons imprimés en 3D, l’initiative d’une directrice d’école pour démocratiser la musique

    « Pavarotti : The Lost Concert », un documentaire inédit dévoilé pour le 90e anniversaire de la naissance du grand ténor italien

    Concours international de Besançon : Le jeune chef d’orchestre japonais Satoshi Yoneda s’impose

    50.000€ de récompense pour retrouver sa collection d’instruments précieux : un musicien allemand lance un appel après un vol spectaculaire

    Cet article En Italie, « la culture est réduite à un outil de propagande », dénonce le chef d’orchestre Riccardo Muti est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min
  • Le report des jours de congés en cas de maladie

    Spécialiste en droit social et protection sociale, Philippe PACOTTE revient sur l’arrêt récent rendu par la Cour de cassation autorisant le report des jours de congés payés en cas de maladie d’un salarié ayant notifié l’arrêt à son employeur. Il souligne que la décision étant rétroactive, les employeurs devront procéder aux régularisations qui s’imposent pour les salariés concernés, ainsi que les difficultés soulevées quant au traitement de la paie et l’application des régimes particuliers.

    Rencontre avec Philippe PACOTTE du cabinet DELSOL Avocats.

    Cet article Le report des jours de congés en cas de maladie est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min
  • Louis XIII, mal considéré et mal compris : le fils d’Henri IV a dû asseoir son règne dans la douleur

    L’assassinat d’Henri IV le 14 mai 1610 a semé la désolation dans le royaume de France. Marie de Médicis, qui prend la régence, contrôle mal ses émotions, et le jeune Louis XIII est un enfant mal dégrossi, qui n’a pas les épaules d’un souverain. Pourtant, il parviendra à s’imposer, non sans difficultés.

    Lorsqu’il monte sur le trône, Louis XIII n’a que 8 ans. Même si la régence est assurée par sa mère, le pouvoir royal est fragilisé, d’autant que Marie de Médicis est sous l’emprise de l’Italienne Leonora Dori dite « La Galigaï », épouse de Concino Concini. Celui-ci obtient toutes les gratifications possibles, il est notamment fait maréchal de France.

    Louis XIII se montre enthousiaste, investi, astucieux, mais il est aussi rude, irascible, difficile à comprendre. Le jeune roi déroute par son caractère emporté, malgré une certaine noblesse. Un an plus tard, lors des révoltes princières, son rôle reste très secondaire. La Reine et ses favoris lui témoignent assez peu de considération.

    Concini assassiné près du Louvre

    Concini en particulier, n’est pas respectueux de Louis XIII, il fait parfois comme s’il n’était pas là, et n’hésite pas à s’asseoir sur le trône royal. Un comportement qui décide le souverain à se débarrasser de l’Italien.

    A lire aussi

    Louis XIII et Mademoiselle de Lafayette : une « amitié amoureuse » au centre des intrigues de la cour

     

    Grâce à l’aide du duc de Luynes, Louis XIII organise l’attaque du maréchal Concini. En avril 1617, près du Louvre, celui-ci est encerclé, et tué par des balles qui le touchent à la tête et à la gorge. « A cette heure enfin, je suis roi » aurait déclaré le souverain de 15 ans.

    Malgré le bouleversement causé par cet assassinat, la position du roi reste fragile, et d’autres épreuves attendent Louis XIII, comme vous le raconte Franck Ferrand.

     

    Retrouvez Le meilleur de Franck Ferrand raconte

    Cléo de Mérode, icône oubliée de la Belle Epoque : admirée, mais aussi trahie, sa beauté sans égale lui a coûté cher

    Le vrai Cyrano de Bergerac, un philosophe et un pionnier de la science-fiction !

    RÉCIT – Le secret de Mayerling, double meurtre ou suicide à deux : le fils de Sissi retrouvé mort avec sa maîtresse

    Jean Genet en prison : enfant placé puis en colonie pénitentiaire, il a cultivé le rêve dans les ténèbres

    Cet article Louis XIII, mal considéré et mal compris : le fils d’Henri IV a dû asseoir son règne dans la douleur est apparu en premier sur Radio Classique.

    0 min

About Radio Classique

From the publisher's feed

Radioclassique.fr est le site de votre Radio préférée. Écoutez le direct, retrouvez un morceau, téléchargez les podcasts et suivez toute l'actualité du classique