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  • Vivez la Nuit de la Voix avec la Fondation Orange depuis le Palais Garnier ce samedi à 20 heures

    C’est dans le cadre exceptionnel du Palais Garnier à Paris que s’est déroulée le 15 septembre dernier l’édition 2025 de la Nuit de la Voix.

    Créé par la Fondation Orange, cet événement était placé sous le signe de l’ouverture et de la modernité. Vous pourrez entendre la soprano Lauranne Oliva, le ténor Léo Vermot-Desroches, les mezzos Adèle Charvet, Axelle Saint-Cirel et Anousha Nazari, la chanteuse de jazz Célia Kameni, le baryton-basse Adrien Fournaison et le pianiste Gabriel Durlia.

    Ces jeunes artistes ont partagé la scène avec leurs aînés : Philippe Jaroussky, la mezzo Laure Slabiak, Gautier Capuçon et Shani Diluka, sous la direction de Léo Warynski et de Bar Avni à la tête de l’Orchestre Français des Jeunes et du Chœur composé des ensembles Les Métaboles, Africa Lyric’s Opéra et Orange Issy ça Chante. Le programme proposé était particulièrement éclectique, mêlant Vivaldi, Haendel, Mozart, Offenbach, Bizet, Richard Strauss, Prokofiev, Gershwin, Bernstein, Joseph Kosma et Astor Piazzolla. Cette soirée sera présentée par Laure Mézan.

     

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    50.000€ de récompense pour retrouver sa collection d’instruments précieux : un musicien allemand lance un appel après un vol spectaculaire

    Espagne : Un duo de chefs d’orchestre français à la tête de l’orchestre de la RTVE

    Concert annulé du chef israélien Lahav Shani : Le chancelier allemand dénonce « le poison de l’antisémitisme »

    Le compositeur et chef d’orchestre anglais George Benjamin élu à l’Académie des beaux-arts

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  • Nicolas Sarkozy condamné : « les juges jouent aussi politique » estime le politologue Pascal Perrineau

    L’annonce de la condamnation de Nicolas Sarkozy à une peine de cinq ans de prison, avec exécution provisoire, dans le cadre de l’affaire du financement libyen de la campagne présidentielle de 2007, a créé une onde de choc dans le paysage politique. Invité de la matinale, Pascal Perrineau, politologue, décrypte ce verdict qui dépasse le simple cadre judiciaire.

    « On s’attendait à ce que la justice frappe, mais elle a frappé fort. […] C’est le procès d’une époque », analyse Pascal Perrineau. L’affaire Sarkozy intervient dans un contexte politique déjà fragilisé par la condamnation de Marine Le Pen à cinq ans d’inéligibilité, compromettant sa candidature pour la présidentielle de 2027. Deux figures majeures de la vie politique sanctionnées à quelques mois d’intervalle. Ici, Pascal Perrineau pointe une évolution préoccupante : « les juges jouent maintenant un rôle judiciaire mais également politique. On l’a vu récemment avec la condamnation de Marine Le Pen, on le voit aujourd’hui avec cette condamnation qui touche le président Sarkozy. » Une justice qui s’adapte à son temps : « il y avait une partie de la classe politique qui utilisait des procédés qui peu à peu sont tombés sous le coup de la loi. On fonctionnait avec des mœurs d’hier qui sont aujourd’hui condamnées et condamnables. »

    Le politologue souligne la complexité du motif retenu quant à la condamnation de l’ancien chef d’Etat : « ce délit d’association de malfaiteurs, c’est un délit aux contours très flous qui n’a jamais été utilisé en matière politique, il était utilisé beaucoup plus dans le milieu de la drogue, du grand banditisme, etc. » Rappelant que d’autres chefs d’accusation, tels que « le financement illégal de campagne, la corruption, le recel de détournement de fonds publics n’ont pas été avérés. » Il s’interroge alors sur la pertinence de cette requalification tardive par les juges.

    Des mœurs politiques provoquant une défiance croissante ?

    Pour l’invité de David Abiker, les conséquences ne concernent pas uniquement le sort personnel de Nicolas Sarkozy : « la figure essentielle de la Constitution de 1958, c’est le président de la République. Et il faut bien reconnaître qu’au-delà de la personnalité de Nicolas Sarkozy, c’est la fonction présidentielle qui est atteinte. » Le constat est sévère : « ce matin, le paysage politique est un vrai champ de ruines. Et attention : quand toutes les institutions essentielles de la vie politique font l’objet d’un tel discrédit, la porte est ouverte à toutes les aventures collectives. »

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    La condamnation risque d’amplifier une défiance déjà profonde. « Moins d’un Français sur deux a confiance dans la justice », rappelle Pascal Perrineau. « La scène politique est profondément perturbée parce qu’elle est rejetée […]. Ce qui vient de se passer n’est pas fait pour améliorer les choses. » L’interférence croissante du « temps judiciaire avec le temps politique démocratique » pourrait menacer l’équilibre institutionnel selon le politologue. « Le jeu démocratique ne gagne rien à un paysage politique qui devient un véritable champ de ruine. »

    Daphnée Cataldo

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  • 50.000€ de récompense pour retrouver sa collection d’instruments précieux : un musicien allemand lance un appel après un vol spectaculaire

    Mi-août, l’altiste Norbert Merkl s’est vu dérober à son domicile de Munich sa collection d’instruments de haute valeur qui comprenait des violons et un alto de grande valeur ainsi qu’une soixantaine d’archets anciens. Le musicien allemand propose une prime de 50.000 euros pour toute information permettant de retrouver son précieux trésor.

    Altiste soliste de l’Orchestre de la Radio de Munich depuis 41 ans, Norbert Merkl est également un grand collectionneur d’instruments à cordes anciens et d’archets. Une collection qu’il conservait précieusement et en toute sécurité pensait-il, dans un coffre-fort à son domicile de Gröbenzell, près de Munich. Mais le 18 août, alors qu’il était en vacances en Thaïlande avec sa famille, son appartement a été cambriolé en pleine nuit.

    D’après les premiers éléments de l’enquête, le coffre-fort de 300 kilos, installé dans la chambre du musicien, aurait été transporté par trois hommes à l’aide d’un diable, par un escalier extérieur, puis chargé dans une camionnette. L’enquête est toujours en cours mais, parallèlement, Norbert Merkl a fait publier la liste détaillée des pièces dérobées sur des sites spécialisés comme Musicalchairs (leader mondial des ressources en ligne pour les professionnels de la musique classique) et Geigenbauerverband (association des luthiers et archetiers allemands).

    Un violon de 1827 signé Jean-Baptiste Vuillaume parmi les instruments volés

    La collection en question comprend un violon fabriqué en 1827 par le célèbre luthier français Jean-Baptiste Vuillaume, un autre signé Enrico Marcetti de 1927 et un alto des ateliers de Francesco Mantegazza de la fin du 18ème siècle. Parmi les 60 archets dérobés, des pièces très rares signées Malin, Sartory, Peccatte, Ouchard, Maire, Simon, Pajeot, Lamy, Thomassin, Tubbs ainsi que des archets allemands des familles Knopf et Nuremberg.

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    Selon Norbert Merkl, les trois instruments et trois des archets les plus précieux représentent déjà une valeur de près de 800.000 euros. Le musicien précise que tous les certificats et rapports d’évaluation étaient également conservés dans le coffre-fort. Dans un message, accompagné de ses coordonnées ([email protected]), il annonce offrir une récompense de 50.000 € pour toute information permettant de retrouver sa collection.

    Philippe Gault

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    Gaza : Un chef d’orchestre israélien, militant pacifiste, arrêté à la frontière

    Gaza : Jordi Savall appelle à un réveil des consciences : « Ce n’est pas normal que des enfants meurent de faim »

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  • Le vrai Cyrano de Bergerac, un philosophe et un pionnier de la science-fiction !

    Ses voyages imaginaires vers la Lune et le Soleil défièrent l’Église et rêvèrent d’une autre condition pour l’Homme. Bien avant le héros au nez flamboyant de Rostand, Savinien de Cyrano de Bergerac fut un philosophe et un pionnier de la science-fiction.

    Nul ne sait où se trouve la sépulture de Savinien de Cyrano de Bergerac. Il est mort en 1654 à Sannois, au nord de Paris, à seulement 36 ans. Une poutre tombée d’un chantier l’a blessé au crâne.

    Deux ans plus tard, son fidèle Henry Le Bret fait paraître L’Autre monde, un livre écrit par Cyrano qui stupéfie ses lecteurs. C’est l’histoire d’un voyageur qui au moyen d’une machine s’élance haut dans le ciel, vers la lune et découvre un monde habité. Un ouvrage qui mêle astronomie et satire des mœurs. Un second tome paraîtra ensuite.

    Grâce à son nom, il se fait passer pour un Gascon

    Savinien de Cyrano de Bergerac a eu une vie mouvementée, mais pas celle que lui a imaginée Edmond Rostand. L’homme du 17ème siècle n’est ni Gascon, ni pourvu d’un nez plus long que la normale. Il est né en 1619 à Paris dans une famille aisée qui a réussi à s’anoblir en achetant des terres à Bergerac… dans la vallée de Chevreuse !

    Erudit, grand lecteur, amoureux des débats scientifiques, il s’éloigne de l’ambition juridique que sa famille avait pour lui. Ce Parisien pétri d’humanités s’engage à 19 ans dans la compagnie des Mousquetaires, antichambre de la gloire. Grâce à son nom, Bergerac, il se fait passer pour un Gascon.

    Cyrano goûte une liberté rare de pensée et d’écriture

    La France est entraînée dans la guerre de Trente ans. Lors des combats, Cyrano est d’abord blessé d’un coup de mousquet puis il est blessé à la gorge lors du siège de la ville d’Arras. Cette fois, c’est plus grave. A 22 ans, sa carrière militaire est terminée et son rêve est brisé.

    On constate encore une fois la différence entre le vrai Cyrano et le personnage de Rostand : ce n’est pas un bretteur, il va troquer la rapière pour la plume.

    Il se plonge dans le Paris des Précieuses, et va goûter une liberté rare, de pensée et d’écriture, en particulier lorsqu’il rencontre Pierre Gassendi. Mathématicien, astronome, philosophe, il est le maître d’un cercle de penseurs indépendants.

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    Toutes ces rencontres vont alimenter sa riche imagination, et le conduire à écrire des voyages imaginaires, où la science et la fiction se mêlent. Dans cet épisode inédit des Grands Dossiers de l’Histoire, Franck Ferrand vous brosse le portrait du vrai Cyrano de Bergerac.

     

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  • L’Alerte enlèvement déclenchée dans l’Orne pour une adolescente de 12 ans, un suspect de 34 ans recherché

    Une alerte enlèvement a été déclenchée ce jeudi. Elle concerne Lucie, 12 ans. Un suspect est recherché. 

    Le ministère de l’Intérieur indique que Lucie, âgée de 12 ans, de type caucasien, mesurant 1,63 m, brune aux cheveux longs, mince, a été enlevée à Dompierre, dans l’Orne, aux abords du 3, rue Berrier hier soir vers 22 heures 30.

    Le communiqué précise qu’elle a une cicatrice discrète à l’œil gauche, porterait une chevalière dorée à la main droite et une montre-bracelet rose. Elle porterait un jogging gris, un sweat beige et des chaussons.

    Selon Ici Normandie, elle serait avec un ami de son père.

    Alerte Enlèvement en cours : appelez le 08 00 36 32 68 pour vos signalements.

    Plus d’informations >> https://t.co/skJJyl5swu@Interieur_Gouv @PoliceNationale @Gendarmerie @Prefet61 pic.twitter.com/0FKyYBMBPT

    — Ministère de la Justice (@justice_gouv) September 25, 2025

     

    « Le suspect Charles Foury, est un homme de 34 ans, de type caucasien. Il porterait un pantalon de treillis, des chaussures de sécurité et une veste rouge et noire. Il circulerait à bord d’un véhicule CITROËN C5 gris foncé immatriculé CF-109-ZL. Si vous localisez l’enfant, n’intervenez pas vous-même. Appelez immédiatement le 08 00 36 32 68 ou envoyez un courriel à [email protected] »

     

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    IA : L’usage va se normaliser, comme « ce qu’il s’est passé avec l’écriture » rassure le sociologue Bernard Lahire

    Conseils Municipaux : « Les jeunes veulent s’engager, mais aujourd’hui le poste représente trop de contraintes », estime Benjamin Morel

    « Les incendies s’étendent désormais avant et après l’été, et le risque concerne toute la France » alerte Christophe Chantepy

    Ultra violet, une enquête sur le bronzage : « le publicitaire Jacques Séguéla a raconté que pour obtenir la signature d’un contrat, il allait faire une séance d’UV avant ! »

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  • Les larmes et les joies de Tchaïkovsky par le quatuor Modigliani

    A l’occasion de la publication du nouvel album du quatuor Modigliani, deux de ses membres, Loïc Rio et Laurent Marfaing, seront, ce jeudi 25 septembre à 20h, les invités du Journal du Classique.

    C’est la musique de Tchaïkovsky qui au cœur du nouvel album du quatuor Modigliani sorti chez Mirare. Au programme : le 3ème quatuor à cordes et le sextuor « Souvenir de Florence », une œuvre profondément douloureuse donc et une autre aux accents assez jubilatoires.

    Tchaïkovsky dans toute son intensité

    L’occasion de mettre en avant toute une palette d’expressions, de nous restituer la profondeur de cette musique comme sa dimension quasi orchestrale que les membres du quatuor Modigliani expriment ici à 6, aux côtés de l’altiste Hélène Clément et du violoncelliste Antoine Lederlin.

    Le violoniste Loïc Rio et l’altiste Laurent Marfaing nous éclaireront sur ce programme et sur la nouvelle grande aventure dans laquelle ils viennent de se lancer : l’enregistrement de l’intégrale des quatuors de Beethoven.

    Ils seront en concert le 28 septembre au festival « Les nuits romantiques » d’Aix-les-Bains, qui cette année justement célèbre Tchaïkovsky.

    Laure Mézan

    Retrouvez le journal du classique du lundi au vendredi à 20h

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    Gaza – Jordi Savall appelle à un réveil des consciences : « Ce n’est pas normal que des enfants meurent de faim »

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    Le danseur étoile Guillaume Diop entre au musée Grévin

    Un trio de chefs d’orchestre à la direction musicale du Deutsche Oper Berlin en 2026

     

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  • « Il y a quelque chose de clanique chez les Le Pen » estime Christophe Bourseiller

    L’année 2025 aura été marquée par de nouveaux rebondissements dans la famille Le Pen. Entre la disparition de Jean-Marie Le Pen, et la condamnation de Marine Le Pen à quatre ans de prison et cinq ans d’inéligibilité pour détournement de fonds publics, la saga familiale continue d’agiter la scène politique française. Invité de la matinale, Christophe Bourseiller, historien, comédien et auteur de Les Le Pen : une famille française (Perrin), analyse ce phénomène politique atypique.

    « Pour quelqu’un qui comme moi observe les extrêmes depuis de nombreuses années, c’est un cas d’école particulièrement fascinant », souligne Christophe Bourseiller. Au-delà de leur poids électoral, les Le Pen forment une véritable entité politique, « viscérale et clanique », où vie privée et vie publique s’entremêlent en permanence. L’historien rappelle les nombreux épisodes qui ont nourri cette dramaturgie : Jean-Marie Le Pen, le plus jeune député de France en 1956 ; Marion Maréchal, la plus jeune élue en 2012 ; le divorce retentissant de Jean-Marie et Pierrette, ponctué par une séance de photos dans le magazine Lui ; l’exclusion du patriarche du parti par sa fille Marine en 2015… Autant d’événements qui relèvent autant de la chronique familiale que de l’histoire politique nationale.

    Christophe Bourseiller parle même de « dérive monégasque » pour qualifier le fonctionnement du Front national (FN), devenu Rassemblement national (RN). Il considère que le parti est tellement ancré dans le schéma familial qu’il est presque impossible de progresser sans appartenir au clan Le Pen : « si on n’est pas un Le Pen, on n’a pas d’espoir de progresser dans l’organigramme. » Cette logique dynastique illustrerait la singularité d’un mouvement façonné par une famille autant que par une idéologie.

    Le RN, un choix social coûteux

    Si Marine Le Pen a su se démarquer en évitant les « dérapages » de son père, elle reste malgré tout marquée par son héritage. « Jean-Marie était d’un racisme viscéral et d’un antisémite viscéral, qui n’étaient pas cadrés. Ce n’était pas comme les militants néo-nazis qui ont un discours théorique raciste. Lui, non, c’était du racisme instinctif », raconte l’invité de David Abiker. Alors que la présidente du RN n’a jamais répondu à ses demandes d’entretien, il indique : « J’ai écrit ce livre sans elle, c’est peut-être une liberté supplémentaire puisque c’est une biographie non autorisée et c’est encore mieux. »

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    Au-delà de la famille Le Pen, Christophe Bourseiller a longuement interrogé les militants et sympathisants du RN. Ce qui l’a frappé : le « coût social » de cet engagement. Selon lui, « lorsque vous devenez pro-RN, vous perdez vos amis, parfois votre emploi, et je trouve cela intéressant. Mais pourquoi l’afficher publiquement ? »

    Daphnée Cataldo

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  • Gaza : Un chef d’orchestre israélien, militant pacifiste, arrêté à la frontière

    Dix jours après avoir fait une déclaration pour appeler à la fin du conflit au Proche-Orient lors d’un concert qu’il a dirigé aux Proms à Londres, Ilan Volkov a été arrêté lors d’un rassemblement de protestation près de la bande de Gaza.

    Le 11 septembre au Royal Albert Hall à Londres, alors que résonnaient les dernières notes de la Symphonie n°2 de Johannes Brahms jouées par l’orchestre symphonique écossais de la BBC qu’il dirigeait devant 5000 spectateurs dans le cadre de la série des Proms, Ilan Volkov a lu une déclaration appelant à la fin de l’intervention militaire israélienne à Gaza.

    Dans son message, le chef d’orchestre, natif de Tel-Aviv, a fait part de sa consternation face à la poursuite des hostilités, dénonçant la « folie » de la guerre à Gaza, les Palestiniens innocents tués et le maintien en détention des otages israéliens détenus « dans des conditions effroyables ». Concluant sous les applaudissements du public : « Les Israéliens, les Juifs et les Palestiniens ne pourront pas arrêter cela seuls. Je vous demande à tous de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour mettre fin à cette folie ».

    Selon Ilan Volkov, l’objectif de l’intervention israélienne à Gaza est « la poursuite de la destruction »

    Dix jours plus tard, le 20 septembre, le chef d’orchestre de 49 ans, qui fut l’assistant de Seiji Ozawa et a dirigé le BBC Scottish Symphony Orchestra de 2003 à 2009, participait dans le sud d’Israël à un rassemblement pacifiste en solidarité avec la flottille humanitaire Global Sumud, actuellement en route pour Gaza. Alors qu’il approchait de la frontière de la bande de Gaza, Ilan Volkov et 3 autres militants ont été arrêtés par l’armée israélienne avant d’être libérés une heure plus tard.

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    La veille de son arrestation, le maestro avait participé à un rassemblement musical sur la place Bima à Tel-Aviv. À cette occasion, la flûtiste et compositrice de musique de film Dalit Ziv avait réuni plusieurs musiciens pour simuler le son des drones qui « tournent sur Gaza jour et nuit », comme elle l’a écrit sur Facebook. « Drone », a-t-elle expliqué, « est aussi un terme musical désignant un son long et régulier ».

    An Israeli conductor of the BBC Scottish Symphony Orchestra, Ilan Volkov has been arrested at a protest near the Israel-Gaza border.

    Last week, a clip of him at the Royal Albert Hall condemning Israel’s actions in the almost two-year long war in Gaza went viral. pic.twitter.com/7Q1HTcdN2J

    — Channel 4 News (@Channel4News) September 19, 2025

    Philippe Gault

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  • Gaza – Jordi Savall appelle à un réveil des consciences : « Ce n’est pas normal que des enfants meurent de faim »

    Jordi Savall s’engage pour la paix à Gaza. Signataire d’une tribune dans Le Monde mardi, le chef d’orchestre, nommé Artiste pour la paix par l’UNESCO en 2008, estime que les citoyens, les artistes et les dirigeants ont désormais une obligation morale à arrêter la guerre à Gaza.

    Preuve de son engagement, Jordi Savall organise le 30 septembre à Barcelone un grand concert « pour la paix et l’espérance », avec 83 musiciens venus de 40 pays différents dont un musicien israélien et un musicien palestinien.

    « Nous sommes aujourd’hui tellement habitués à voir des choses horribles que ça nous semble normal », déplore-t-il. Le musicien appelle à un réveil des consciences: « ce n’est pas normal que les enfants meurent de faim ». Il égrène les tragédies qui se produisent à Gaza : « destruction des terres de [culture], interdiction de pêcher dans la mer, […] d’aider les gens… Nous sommes tous responsables de ça ».

    Un grand concert mardi 30 septembre à Barcelone

    Jordi Savall se défend pour autant de tout message politique : « la musique que nous faisons ne porte pas de message. Ce sont des paroles spirituelles. La musique nous parle directement au cœur ». Il conclut : « J’ai passé 10 ans à me demander ‘comment je peux faire pour aider à la paix dans le monde ?' ».

    Le concert organisé par le chef d’orchestre aura lieu mardi prochain à Barcelone, à La Fondation Centre Internacional de Música Antiga, lieu créé par Jordi Savall pour la promotion du patrimoine musical universel.

    Propos recueillis par Victoire Faure

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  • RÉCIT – Le secret de Mayerling, double meurtre ou suicide à deux : le fils de Sissi retrouvé mort avec sa maîtresse

    Le drame remonte à 1889 : dans un relai de chasse au sud de Vienne, on retrouve les corps de l’Archiduc Rodolphe et de sa maîtresse, la baronne Marie Vetsera. Jusqu’à aujourd’hui, l’énigme n’a pas été résolue…

    Évoquer Mayerling, c’est se plonger dans une atmosphère particulière. C’est le pas mat des chevaux dans la neige épaisse, les corps de chasse qui sonnent l’hallali pour les grands cerfs de la Wienerwald, le mobilier Biedermeier volontiers rustique. Ce sont les bouquets de roses par dizaines, dont l’archiduc a fait couvrir le refuge, et dont le parfum s’allie à celui du foyer qui crépite avec ses senteurs d’orange et de cannelle, agrémentant le vin chaud, le Glühwein du mois de janvier.

    Vous connaissez sans doute le drame. Pour résumer, au petit matin du 30 janvier 1889, dans ce relais de chasse au sud de Vienne, on retrouve les corps de l’héritier du trône d’Autriche, l’archiduc Rodolphe, 31 ans, et de sa très jeune maîtresse, Marie Vetsera, à peine 18 ans. Apparemment, un double suicide. Mais que s’est-il passé dans le secret de cette nuit sanglante ? Nul ne le sait avec certitude.

    Rodolphe est une épine dans le pied de son père François-Joseph

    L’empire des Habsbourg est alors la principale puissance catholique d’Europe. L’empereur François-Joseph règne à Vienne depuis le milieu du siècle, avec pour objectif de durer et de faire durer. Pour cela, il a dû accepter des concessions à l’intérieur, comme l’autonomie hongroise, mais aussi à l’extérieur. François-Joseph s’est incliné devant les Français à Solférino, les Prussiens à Sadowa. Il a perdu la Lombardie et la Vénétie, récupérant de petits territoires. La maison d’Autriche a connu des jours meilleurs, et François-Joseph doit maintenir tout cela à flot. En même temps, cette monarchie conservatrice, grâce à sa routine rigoureuse, maintient ensemble des peuples qui a priori sont peu disposés à coexister. On oublie parfois qu’il y a de la tolérance, de la modération dans cette politique. Par défiance envers les excès des Français et des politiques des nationalités, l’Autriche a fait alliance avec la Prusse en 1878 pour constituer un pôle stable, monarchique et germanique, au cœur de l’Europe.

    Rodolphe d’Autriche en 1887/ Wikimedia commons

    Le premier opposant à cette politique, son adversaire le plus emblématique, est l’archiduc Rodolphe. L’héritier de François-Joseph rejette en bloc la politique de son père, autoritaire à l’intérieur et pangermaniste à l’extérieur. Le jeune prince signe des articles sous un nom d’emprunt dans les journaux républicains. Il remet en cause le fait monarchique, l’hégémonie impériale, l’alliance prussienne. Il se veut libéral, progressiste, socialement avancé, favorable à la France. Rodolphe est une épine dans le pied de son père et un espoir pour le camp adverse. La République française voit en lui une alternative à François-Joseph. On pense que le jour où l’archiduc montera sur le trône, ce sera la fin de l’isolement de la France, et du danger que cela fait peser sur elle.

    Mayerling, un « simple » drame amoureux ? Pas si sûr…

    Imaginez le changement en Europe si Rodolphe succédait à François-Joseph ! Plusieurs petits peuples d’Europe centrale et des Balkans réclameraient leur indépendance. La Hongrie gagnerait en autonomie, la Duplice deviendrait Triplice avec Berlin, serait dénoncée au profit d’un rapprochement avec la France et l’Angleterre. La Prusse serait privée de son principal allié. Tout cela aurait des conséquences considérables. C’est pourquoi, lorsque l’on parle de Mayerling, on se demande s’il s’agit d’un simple drame amoureux.

    Il faut comprendre comment le jeune Rodolphe en est venu à s’opposer à la Cour. La réponse est dans son vécu familial. Né en 1858, quatre ans après le mariage de ses parents, il est l’unique garçon de François-Joseph et Sissi. Un père distant, une mère trop possessive, absente, fantasque, aimante, qui ne lui a pas apporté la stabilité et la sécurité dont il avait besoin. Ce jeune prince est devenu dépressif, avec une tendance à l’autodestruction. Son mariage à 23 ans avec Sophie de Belgique ne lui apporte pas d’équilibre. L’archiduchesse, stérile après avoir mis au monde une petite fille, est délaissée par son mari, qui lui préfère les beuveries et les fumeries entre bons copains.

    Derrière la photo de Rodolphe, on voit un visage émacié, la cigarette au bec. Tout le désespoir de cet archiduc qui se fuit dans la chasse. Il lui faut sa ration quotidienne de sang versé et de petites femmes. C’est un coureur de jupons insatiable. Sa liaison avec Marie Vetsera, en 1888, apparaît d’abord comme une passade, mais la rencontre est décisive. Dans la fraîcheur de cette jeune fille, dans son regard plein de feu, dans ses emportements névrotiques, le prince a trouvé l’écho de son propre mal de vivre. Cet archiduc incompris, rebelle à son père et au régime qu’il incarne, trouve son âme sœur.

    Marie Vetsera enceinte de trois mois au moment de la tragédie ?

    Si l’on en croit des indices concordants, la liaison entre l’archiduc et la baronne a pris un tour passionnel le 13 janvier 1889. Marie devait offrir à Rodolphe un étui à cigarettes portant une inscription « merci à l’heureux destin » avec cette date. Or, depuis l’automne précédent, il n’y a pas eu d’indice d’une si grande liaison. Pourquoi ce regain ? Certains méprisent cette conclusion, mais personne ne l’a démentie : Marie Vetsera aurait été enceinte de 3 mois au moment de la tragédie.

    Marie Vetsera à 17 ans / Wikimedia commons

    A-t-elle fait part de la nouvelle à Rodolphe le 13 janvier ? Possible. Dans les jours qui suivent, de nombreux témoins, à commencer par l’ambassadeur de France, constatent que Rodolphe se montre d’humeur légère et plaisante, ce qui tranche sur ses habitudes. Mieux, dans la foulée de ce 13 janvier, le prince adresse une supplique au pape Léon XIII à Rome pour lui demander d’annuler son mariage avec Stéphanie de Belgique, comme s’il voulait épouser Marie le 27 janvier, lors d’une soirée à l’ambassade d’Allemagne. L’archiduc est observé, on essaie de l’épier. Rodolphe passe beaucoup de temps avec Marie Vetsera, négligeant de saluer l’archiduchesse Stéphanie. On présente souvent Marie Vetsera comme un personnage sombre et neurasthénique, mais pendant cette liaison, les témoins disent qu’elle est joyeuse et rayonnante.

    Un affront à une épouse irréprochable

    Le lendemain de ce camouflet infligé en public à l’archiduchesse, l’empereur convoque l’archiduc dans son bureau de la Hofburg. Nul ne sait ce qui s’est dit. Rodolphe en est sorti bouleversé. De quoi a-t-il été question ? De l’affront fait à une épouse irréprochable ? De la lettre adressée par l’archiduc au Vatican ? Les services spéciaux de l’empereur l’avaient renseigné, et l’on savait que le pape n’avait aucune intention de donner suite à la supplique de Rodolphe. D’autres historiens pensent que François-Joseph a présenté un ultimatum à Rodolphe : soit il renonçait à Marie Vetsera, soit il perdait ses droits héréditaires. Mais, la mine terrible de Rodolphe cachait peut-être quelque chose de plus grave encore.

    17 ans plus tôt, le tout jeune archiduc, 14 ans, a été initié aux choses de l’amour par une femme de la Cour, elle-même âgée de 35 ans, si entreprenante que l’empereur avait dû lui barrer l’accès à la Hofburg pour étouffer un scandale. Or, l’initiatrice en question était la baronne Vetsera, la mère de Marie. Est-ce possible que François-Joseph ait semé le doute dans l’esprit de son fils en suggérant que celle qui était non seulement sa maîtresse, mais la femme qu’il avait mise enceinte, était sa propre fille ? On ne peut pas l’affirmer, mais on peut le penser.

    Un avortement en catimini

    Dès le lendemain, le 29 janvier, après avoir fait quelques courses dans Vienne, Marie Vetsera est conduite à la Hofburg par le cocher de l’archiduc. Un avortement avait été pratiqué. Ensuite, elle aurait été conduite dans la Wienerwald, jusqu’au relais de chasse de Mayerling. Et c’est là qu’à la fin de la soirée, l’archiduc Rodolphe l’aurait rejointe avec ses proches amis, Philippe de Saxe-Cobourg et le comte de Hoyos.

    Si Marie a subi un avortement, et que cet avortement a donné lieu à une terrible hémorragie que constate le rapport de police, si elle est morte dans la nuit et que Rodolphe est venu se suicider à son chevet, les choses sont différentes de la version officielle. Il n’y aurait pas eu double suicide à Mayerling, mais une mort naturelle suivie d’un suicide. D’ailleurs, le rapport de police ne mentionne qu’un coup de feu, ce que confirment tous les témoins. Quand le valet, accompagné de Philippe de Saxe-Cobourg et du comte de Hoyos, a découvert les corps, seul le crâne de l’archiduc présentait une blessure, tandis que toute la partie inférieure du corps de Marie Vetsera baignait dans son sang.

    Rodolphe a-t-il été éliminé pour avoir refusé de participer à un complot contre son père ?

    Il est difficile de tirer des conclusions définitives d’un simple rapport d’enquête, surtout quand on sait qu’il a été expurgé. Il y a également le rapport d’autopsie, mais il a été complaisant. La version officielle a changé à plusieurs reprises après le drame. La chape de plomb de la raison d’État est venue étouffer le scandale. On a prétendu d’abord que l’archiduc avait été victime d’une apoplexie, puis d’une crise cardiaque, avant d’admettre un suicide dans un accès de folie.

    L’empereur voulait obtenir que l’héritier reçoive des obsèques religieuses, refusées aux suicidés. La plaidoirie de François-Joseph auprès du Saint Père va prendre la forme d’un long télégramme chiffré de 2000 mots dont personne ne saura jamais le contenu. Le pape Léon XIII, conciliant envers cette monarchie autrichienne, admet l’irresponsabilité du prince dans l’affaire et lui octroie des funérailles religieuses, le 13 février 1889.

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    Franck Ferrand

     

     

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