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  • Le danseur étoile Guillaume Diop entre au musée Grévin

    Premier danseur étoile noir de l’Opéra de Paris, Guillaume Diop a inauguré son double de cire lundi soir au musée Grévin. À 25 ans, il rejoint les 250 personnalités présentées par le célèbre musée parisien.

    Après Mikhaïl Barychnikov, Marie-Claude Pietragalla, Sylvie Guillem, Patrick Dupond, Anne Pavlova, Nicolas Leriche, Serge Lifar, Rudolf Noureev ou Roland Petit, Guillaume Diop intègre la prestigieuse liste des célébrités de la danse classique immortalisées par le musée Grévin. « C’est hyper impressionnant (…) Je suis hyper honoré et très ému d’intégrer le Grévin que je connais depuis mon enfance. Si j’ai rêvé d’être étoile un jour, je ne m’étais jamais imaginé me retrouver ici », a confié le danseur, en présence de ses parents lors de l’inauguration de sa statue de cire.

    Initié à la danse à l’âge de 4 ans, avant de commencer son apprentissage au Conservatoire (CRR) de Paris et intégrant huit ans plus tard l’Ecole de danse de l’Opéra de Paris, le danseur étoile a interprété les grands rôles masculins du répertoire dans La Bayadère, Don Quichotte, Le Lac des Cygnes, Casse-Noisette ou encore Roméo et Juliette.

    Guillaume Diop a dansé sur les toits de l’Hôtel de ville lors des JO de Paris

    Fait très rare, le jeune homme de 25 ans a accédé au titre suprême de danseur étoile en 2023, cinq ans seulement après avoir été admis dans le Ballet et sans passer par la case « premier danseur », grade précédent. Au sein de la compagnie, il avait été parmi les cinq auteurs noirs et métis d’un manifeste sur « la question raciale » à l’Opéra, écrit en 2020 dans la foulée du mouvement Black Lives Matter.

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    Lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris en juillet 2024, Guillaume Diop avait dansé en solo sur le toit de l’Hôtel de Ville sur une musique originale de Victor Le Masne, le directeur musical des cérémonies. Régulièrement invité à l’étranger, le danseur se produira en octobre (18, 23, 28 et 30) à l’Opéra de Paris, au Palais Garnier, dans le célèbre ballet Giselle, dirigé par Andrea Quinn, dans le rôle d’Albrecht pour lequel il a été nommé danseur étoile en mars 2023 et qu’il a choisi pour son double de cire.

    Philippe Gault (avec AFP)

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    Un trio de chefs d’orchestre à la direction musicale du Deutsche Oper Berlin en 2026

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  • Un trio de chefs d’orchestre à la direction musicale du Deutsche Oper Berlin en 2026

    Le futur directeur artistique du Deutsche Oper Berlin, Aviel Cahn, a annoncé que pendant les premières années de son mandat la direction musicale de la formation allemande sera assurée par trois chefs d’orchestre dont le Français Maxime Pascal et l’Italien Michele Spotti.

    Un an avant sa prise de fonction en tant que directeur artistique du Deutsche Oper Berlin, Aviel Cahn, qui succède à Sir Donald Runnicles (directeur musical général), a annoncé lors d’une conférence de presse qu’il s’appuiera, pour la direction musicale de la formation, sur un trio de chefs d’orchestre. Avec le titre de principaux chefs invités les jeunes Maxime Pascal et Michele Spotti « établiront des normes artistiques importantes au sein de l’Orchestre », tandis que le maestro suisse Titus Engel, 50 ans, chef en résidence, complétera l’équipe « de manière diversifiée ».

    Aviel Cahn se dit « ravi que nous ayons pu accueillir chez nous Maxime Pascal et Michele Spotti, deux chefs d’orchestre très recherchés et très différents. Pascal, en tant que développeur de projets profondément ancré dans le XXe siècle, et Michele Spotti, en tant que jeune représentant de la grande tradition de la direction romantique italienne. Et je collabore de longue date avec Titus Engel ». 

    Les deux principaux chefs invités dirigeront l’orchestre dans au moins deux productions et un concert symphonique par saison

    Suite à sa nomination, le chef d’orchestre nantais Maxime Pascal, 40 ans, co-fondateur du collectif Le Balcon et actuel directeur musical de l’Orchestre symphonique d’Helsingborg (Suède) a déclaré : « L’opéra me fascine depuis le début de ma carrière, expérience sensorielle holistique du son et de l’image. C’est pourquoi intégrer cette institution, véritable joyau de la vie musicale européenne, est une étape cruciale dans mon parcours artistique ».

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    Pour le Milanais Michele Spotti, 32 ans, actuel directeur musical de de l’Opéra et de l’Orchestre Philharmonique de Marseille, « Berlin a toujours été une ville de découverte artistique et de dialogue musical. Je suis honoré d’avoir l’opportunité exceptionnelle de présenter la richesse du répertoire italien et bien plus encore sur la scène vibrante du Deutsche Oper Berlin ».

    Selon le communiqué de presse, les deux principaux chefs invités développeront leur signature artistique avec l’orchestre dans au moins deux productions (première et/ou reprise) et un concert symphonique par saison. Le chef d’orchestre en résidence, Titus Engel, donnera une première mondiale et un concert symphonique et jouera un rôle clé dans le lancement de projets et de collaborations innovants dans la Tischlerei, la deuxième salle de l’opéra, et au-delà, dans le contexte urbain de Berlin.

    Philippe Gault

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  • Opéra Orchestre national Montpellier Occitanie : une saison 2025-26 sous le signe du partage et de l’émotion
    Alternant chefs-d’œuvre du répertoire et découvertes prometteuses, propositions insolites à la croisée des disciplines, créations contemporaines et spectacles à hauteur d’enfant, la programmation 2025-26 de l’institution montpelliéraine fait la promesse d’émerveillement et d’émotions partagées. 

    Véritable mosaïque de voix et d’univers musicaux, la programmation 2025–26 se veut éclectique, audacieuse et ouverte. Elle jettera des ponts entre les arts, les continents et les générations, faisant écho à l’engagement de Valérie Chevalier, directrice générale, et de Roderick Cox, directeur musical de l’institution, en faveur d’un répertoire élargi, inclusif et représentatif de la diversité du monde.

    La saison lyriques 2025-26 s’ouvrira avec le diptyque vériste Cavalleria rusticana/Pagliacci mis en scène par Silvia Paoli et dirigé par le chef israëlo-américain Yoel Gmazou. Suivront deux chefs-d’œuvre de Verdi : La Traviata (toujours avec Silvia Paoli à la mise en scène et Roderick Cox à la direction) et Falstaff dirigé par le danois Michael Schønwandt et avec une mise en scène pétillante signée David Hermann.

    Très attendu aussi le Don Giovanni de Mozart mis en scène par Agnès Jaoui et avec Nuno Coelho à la direction.

    Deux chefs-d’œuvre de Haendel, Alcina et Theodora seront donnés en version concert et portés respectivement par Philippe Jaroussky et son ensemble Artaserse et Thomas Dunford avec l’Ensemble Jupiter. Les amateurs d’œuvres chorales retrouveront la Messe du Couronnement de Mozart et le Requiem allemand de Brahms. Enfin, le public montpelliérain pourra entendre pour la première fois du pansori, une forme d’opéra traditionnel coréen.

     

    La saison symphonique s’ouvrira sous la baguette de Roderick Cox avec Le Sacre du printemps de Stravinsky et le Concerto n° 1 pour piano de Liszt interprété par le grand Bertrand Chamayou. Suivra, tout au long de la saison, une programmation alternant répertoire américain, chefs-d’œuvre de la musique française et œuvres russes intemporelles.

    Des solistes prestigieux seront régulièrement invités : les violoncellistes Maximilian Hornung et Jean-Guihen Queyras, les pianistes Sergey Belyavsky et Alexandre Tharaud, le flûtiste Emmanuel Pahud… Et pour la deuxième année, l’Opéra Orchestre rendra hommage à plusieurs artistes et compositeurs exilés du XXe siècle.

     

    La programmation baroque sera portée par le fleuron de la jeune génération française, avec notamment l’ensemble Le Consort, en résidence à Montpellier pour la deuxième saison consécutive et à l’affiche de 7 concerts. Ils feront revivre les partitions de Corelli, Bach, Vivaldi… notamment l’intégrale de ses Quatre saisons à l’Opéra Berlioz, le 9 décembre.

     

    L’Opéra Orchestre propose également de sortir des sentiers battus avec sa programmation de rendez-vous insolites incluant des afterworks, un réveillon électro avec Barbara Butch, des happenings artistiques, du yoga et pilates en musique, des cinés-concerts….

    Et pour les familles : ateliers d’éveil, un jeu de piste, une boum, des concerts ludiques et une comédie musicale portée par de jeunes chanteurs amateurs d’Opéra Junior … le choix est vaste parmi les propositions « À hauteur d’enfant » !

     

    Comme l’affirme sa directrice générale, Valérie Chevalier : « Cette saison encore, l’Opéra Orchestre national Montpellier Occitanie s’invente comme un territoire de musiques, de récits croisés et de rêves partagés. Nous voulons vous surprendre, vous émouvoir, vous faire sourire, mais surtout : tresser avec vous, dans l’espace suspendu d’une salle de spectacle, cet instant fragile où tout ce qui nous sépare s’efface et où ce qui nous unit se fait entendre. »

     

    Pour plus d’informations : https://www.opera-orchestre-montpellier.fr/

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  • L’expertise amiable : une alternative à la voie judiciaire pour résoudre les litiges

    Spécialiste en droit immobilier et de la construction, Nathalie PEYRON analyse le décret du 18 juillet 2025 qui facilite la procédure en cas de litige sur l’acte de construire, notamment en conférant une légitimité aux conclusions de l’expert face aux juges ; l’expert joue désormais un rôle de conciliateur entre les parties en vue d’une résolution amiable du conflit.

    Rencontre avec Nathalie PEYRON du cabinet DELSOL Avocats.

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  • Georges de La Tour : 5 choses à savoir sur un maître de la peinture, redécouvert après des siècles d’éclipse

    Après trois siècles d’une éclipse à peu près totale, l’un des grands peintres du XVIIe siècle est redécouvert au début du XXe. Est-ce à dire que nous savons précisément qui fut Georges de La Tour ? Une grande exposition vient de s’ouvrir au musée Jacquemart-André à Paris, jusqu’au 25 janvier 2026.

    Le Nouveau-né, l’une des œuvres les plus connues de Georges de La Tour, a été attribuée à d’autres !

    Au 19ème siècle, le tableau qui se trouve au musée des Beaux-Arts de Rennes est attribué aux frères Le Nain, ou encore à des peintres hollandais. En 1897, Hippolyte Taine écrit : « ce qui est absolument sublime, c’est ce nouveau-né attribué à Le Nain, deux femmes regardant un petit enfant de 8 jours endormi, tout ce que la physiologie peut dire sur les commencements de l’Homme est là. Rien ne peut exprimer ce profond sommeil absorbant, comme celui dont il dormait, le pauvret, huit jours auparavant dans le ventre de sa mère ».

    En 1995, le chef d’œuvre est finalement attribué à Georges La Tour. L’écrivain Pascal Quignard relève que « la lumière de la chandelle est masquée derrière la main levée. Elle hésite entre bénir ou protéger la flamme et se concentre sur l’énigme d’un minuscule homme ligoté de bandelettes, qui sera un jour un mort. […] chez La Tour, tout enfant est Jésus, toute femme qui se penche sur son nouveau-né est Marie qui veille un fils qui va mourir ».

    L’histoire de sa redécouverte est inouïe

    En 1912, un jeune chercheur allemand Hermann Voss observe deux toiles au musée des Beaux-arts de Nantes, Le Reniement de Saint-Pierre, et Un ange apparaissant à Saint-Joseph. Elles sont attribuées à « G. de La Tour », mais les conservateurs ont ajouté « peintre du 17ème siècle sur lequel nous n’avons pas de renseignement ».

    Les tableaux de Georges de La Tour apparaissent un peu partout

    Il voit aussitôt la ressemblance avec Le Nouveau-né du musée des Beaux-Arts de Rennes, attribué donc à d’autres. Voss est doté d’une mémoire exceptionnelle : convaincu que les trois tableaux sont bien de La Tour, il va trouver la réponse de l’énigme dans une revue spécialisée de Lorraine datant de 1863. Elle mentionne la courte biographie d’un certain « Dumesnil La Tour », et l’auteur de l’article ajoute espérer qu’on découvrira « un jour ou l’autre » de nouvelles toiles sur « les parois de quelques églises de campagne ».

    Le monde de l’art a fait la chasse aux tableaux de Georges de La Tour

    En 1926, Hermann Voss affirme avoir identifié un nouveau tableau du maître français : L’Adoration des bergers, qu’on pensait avoir été peint par un artiste hollandais. La toile entre au Louvre sous le nom de Georges de La Tour. Au même moment dans l’Île Saint-Louis, un grand joueur de tennis, Pierre Landry, repère chez un brocanteur Le Tricheur à l’as de carreaux, qu’il achète pour 2500 francs. Il est indiqué : Georgius de La Tour fecit. Hermann Voss est prévenu, il l’attribue à Georges de La Tour, de même que les deux Saint Jérôme de Grenoble et de Stockholm. En 1934, le peintre est le héros d’une grande exposition, et son nom retrouve la gloire.

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    Illustre à son époque, il a travaillé pour les plus grands

    Ce peintre lorrain de la première moitié du 17ème siècle a travaillé pour les Ducs de Lorraine, pour le Cardinal de Richelieu et Louis XIII. Une anecdote a traversé les âges : lorsque le roi de France a reçu le tableau Sainte-Irène soignant Saint-Sébastien, il a trouvé l’œuvre tellement extraordinaire qu’il a fait vider toute sa chambre à Saint-Germain pour y installer, sur un chevalet, le tableau de Georges de La Tour.

    George de La Tour a payé ses « impôts » avec des tableaux

    Le gouverneur de Lorraine recevait chaque année des artistes locaux un tribut en espèces sonnantes et trébuchantes. Pour Georges de La Tour, il a fait une exception, et a accepté d’avoir à la place un tableau par année. L’Adoration des bergers en fait partie, ainsi que Les Larmes de saint Pierre.

    Franck Ferrand

     

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  • Raphaël Pichon fait ses débuts à l’Opéra national de Paris

    A l’occasion de ses débuts à l’Opéra national de Paris, Raphaël Pichon sera, ce lundi 22 septembre à 20h, l’invité du Journal du Classique.

    Invité régulier de quelques unes des plus grandes institutions internationales, Raphaël Pichon n’avait encore jamais dirigé à l’Opéra national de Paris. Il y fait ses débuts ces jours-ci, à la tête de son ensemble Pygmalion, dans la reprise de cette production d’Ariodante de Haendel, mise en scène par Robert Carsen et créée il y a deux ans.

    Avec ici Cecilia Molinari dans le rôle-titre aux côtés de Luca Tittoto, Jacquelyn Stucker, Christophe Dumaux ou encore Sabine Devieilhe. C’est à découvrir jusqu’au 12 octobre au palais Garnier.

    Un bouleversant Requiem Allemand de Brahms

    Raphaël Pichon nous fera partager, à cette occasion, ses émotions alors qu’il vit l’un des moments les plus intenses de sa carrière, d’autant qu’il dirige ici son premier opéra de Haendel. Il nous parlera également de ce bouleversant Requiem Allemand de Brahms donné avec ses musiciens et chanteurs de Pygmalion dont l’enregistrement sortira le 10 octobre chez Harmonia Mundi.

    Laure Mézan

    Retrouvez le journal du classique du lundi au vendredi à 20h

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    Le violoncelliste Roland Pidoux est mort à 78 ans

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  • Le violoncelliste Roland Pidoux est mort à 78 ans

    Violoncelliste émérite, chambriste renommé et pédagogue reconnu, Roland Pidoux est mort le 21 septembre à l’âge de 78 ans. Il était également le patriarche d’une grande et belle lignée de musiciens.

    En août 2024, à l’occasion du 35e anniversaire du Festival des Rencontres de Violoncelle de Bélaye (Lot), dont il était le directeur artistique, Roland Pidoux avait proposé un concert inédit qui réunissait trois générations de cette grande famille de musiciens dont son fils Raphaël, lui aussi violoncelliste, et ses petit-fils Maxime, percussionniste et Gabriel, hautboïste. Sa fille Louise, également musicienne professionnelle, est cheffe de chœur et enseigne au Conservatoire Municipal Georges Bizet (Paris 20e).

    Né à Paris en octobre 1946, Roland Pidoux, après avoir étudié au Conservatoire de Paris et fondé en 1968 l’Ensemble instrumental de France (futur Orchestre de chambre de Paris), intègre l’orchestre de l’Opéra national de Paris (OnP) puis devient violoncelliste solo à l’Orchestre national de France. Parallèlement, il fait partie, avec Régis Pasquier (violon) et Bruno Pasquier (alto), du trio Pasquier et du quatuor Via Nova et forme également un trio avec Jean-Claude Pennetier (piano) et Régis Pasquier.

    Roland Pidoux dirigeait le Festival des Rencontres de Violoncelle de Bélaye depuis 1989

    À la fin des années 80, Roland Pidoux devient enseignant au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (CNSMDP), poste qu’il occupa jusqu’en 2012 avant d’enseigner à l’École normale de musique de Paris, tout en se perfectionnant à la direction d’orchestre. Durant sa carrière il a enregistré de nombreux albums de musique de chambre (Schubert, Ravel, Fauré, Beethoven…).

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    Depuis 1989, après son installation dans le Lot, Roland Pidoux assurait la direction artistique du Festival des Rencontres de Violoncelle de Bélaye, un événement qui propose non seulement des concerts mais également des ateliers-concerts animés par d’anciens participants aux rencontres et des ateliers pour les enfants afin de leur faire découvrir les instruments à cordes frottées. Pour la première fois cet été, la santé déclinante de Roland Pidoux l’avait empêché d’être présent à « son » festival, qu’il a dirigé pendant 36 ans et dont il disait : « Il y a un miracle à Bélaye ».

    Les obsèques de Roland Pidoux auront lieu mardi 30 septembre à 10h30 en l’église Saint-Augustin à Paris (75008)

    Dans les prochaines semaines, Laure Mézan rendra hommage à Roland Pidoux avec son fils Raphaël dans Le Journal du Classique.

    Quelle bien triste nouvelle ! Le grand violoncelliste Roland Pidoux, ancien professeur au CNSM de Paris, nous a quittés ce matin, samedi 21 septembre 2025. Il était né le 29 octobre 1946 et avait 78 ans. Il avait participé au Festival Cello Fan en 2019. pic.twitter.com/mx1c2NKEKe

    — cellofan (@cellofan2) September 21, 2025


    Philippe Gault

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  • Alexandre Desplat : « plus je compose, plus je me sens comme un acteur qui joue avec les acteurs sur l’écran »

    A quoi sert la musique pour un film ? Où va-t-elle nous emmener ? Des questions auxquelles l’immense compositeur Alexandre Desplat sait à chaque fois répondre avec talent. Invité de la matinale de David Abiker, le musicien, également chef d’orchestre, est revenu ce lundi sur les clés qui définissent son travail, et a réagi aux appels au boycott de musiciens russes ou israéliens.

    Alexandre Desplat a franchi le pas en janvier dernier. Il est passé de son studio, entouré par une poignée de personnes, à la Philharmonie de Paris et ses 2400 spectateurs, en dirigeant l’Orchestre de Paris pour des concerts intitulés « Paris – Hollywood ». L’album vient de sortir, dans lequel on retrouve les arrangements de ses musiques de film les plus célèbres, de Harry Potter et les Reliques de la mort à The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson, en passant par The Tree of life du cinéaste Terence Malick. Le concert sera aussi diffusé le 28 septembre à 17h dans une centaine de salles de cinéma.

    « La création viendra toujours en premier, mais cette chance de pouvoir être dans une salle magnifique comme la Philharmonie de Paris, avec des orchestres sublimes comme l’Orchestre de Paris ou d’autres, c’est un cadeau qui m’est fait » souligne Alexandre Desplat.

    Alexandre Desplat voit la musique de film comme « un art collectif »

    Le compositeur, qui a créé l’identité musicale de Radio Classique, s’interroge toujours sur l’utilité de la musique pour un long-métrage. « Je respecte toujours l’image, et il m’arrive souvent de dire à un metteur en scène qui m’a sollicité, que son film se tient tout seul, et qu’il n’a pas besoin de musique ». « Et il vous écoute ? » s’étonne David Abiker. « Non », sourit Alexandre Desplat, « il ne se laisse pas convaincre ».

    C’est dire son importance dans le paysage cinématographique actuel. Il tient toutefois à ne pas oublier l’usage de la musique tel qu’il existait lors de la Nouvelle Vague. « Ces réalisateurs ont utilisé la musique comme une rivière parallèle qui longe la dramaturgie du film. Il est important de s’en rappeler et voir comment s’insérer dans le film », explique Alexandre Desplat qui ajoute : « plus j’avance en compositions, plus je me sens comme un acteur qui joue avec les acteurs sur l’écran. Je me mêle à eux, j’entends et j’accompagne les émotions, puis je les transmets au public ». Il voit la musique de film « comme un art collectif dans lequel le compositeur doit s’intégrer ».

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    Alors qu’il travaille majoritairement aux Etats-Unis, il assure que la tentative de contrôle de Donald Trump sur la culture n’affecte pas son travail, grâce à la « confiance et l’amitié » que lui témoignent les plus grands cinéastes. S’agissant des appels au boycott de musiciens qui se multiplient depuis quelques années, qu’ils soient liés à la guerre en Ukraine ou au conflit au Proche-Orient, Alexandre Desplat lâche dans un souffle : « je comprends, mais j’ai du mal à accepter qu’on empêche un artiste de s’exprimer ».

    Béatrice Mouedine

     

     

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  • Concours de jeunes chefs d’orchestre de Besançon : Le Français Simon Clausse participera à la finale

    Elle n’a jamais remporté le grand prix mais elle s’en donne les moyens. La Chine présente quatre candidats cette année au Concours international de jeunes chefs d’orchestre de Besançon, une compétition habituellement dominée par le grand rival japonais. Un seul représentant français, Simon Clausse participera aux épreuves finales.

    La 59e édition du Concours international de jeunes chefs d’orchestre de Besançon va voir s’affronter, du 22 au 27 septembre, vingt candidats, dont une petite moitié (9) d’Asiatiques, comme en 2023. La compétition, qui a lieu une année sur deux, réunira donc quatre Chinois, trois Japonais (dont une femme), un Sud-Coréen et un Taïwanais..

    Parmi les autres finalistes, deux Américains, deux Britanniques, un Canadien, un Colombien, une Grecque, une Brésilienne, un Chypriote, un Néerlandais et un Français, Simon Clausse, 25 ans, qui a déjà participé aux deux dernières éditions du concours. En 2021, le jeune chef d’orchestre de 25 ans avait atteint la demi-finale et en 2023 il s’était incliné lors des tours préliminaires alors qu’un autre représentant français, Swann Van Rechem avait remporté le Grand prix.

    Seiji Ozawa a remporté le Concours de Besançon en 1959

    La compétition est très suivie au Japon depuis que Seiji Ozawa, le grand chef d’orchestre décédé début 2024, l’a remportée en 1959. Ses compatriotes ont largement dominé le palmarès depuis 1990, avec huit récompenses. « Ozawa, c’était le gagnant emblématique qui, à partir de Besançon, a fait une carrière incroyable. Son succès a aussi permis au concours d’avoir aussi une notoriété, c’est gagnant-gagnant », confie Jean-Michel Mathé, le directeur du festival de Besançon. « Mais alors que les Japonais semblent avoir atteint un plafond de verre, la Chine monte », constate-t-il.

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    « La Chine a longtemps envoyé des candidats extrêmement techniques, des bêtes de travail, mais très froides, avec un manque de musicalité », observe le directeur du festival. « Mais cette fois, les Chinois qui sont là, ce sont vraiment des artistes. On sent que la Chine met des moyens », souligne Jean-Michel Mathé.

    En finale, les trois concurrents retenus dirigeront œuvres de Berlioz, Prokofiev et Régis Campo

    Les 20 candidats retenus sont passés à travers une rude sélection: outre Besançon, 300 impétrants ont été auditionnés à Paris, Berlin, Séoul et Montréal. Pendant 6 jours, ils dirigeront l’Orchestre Victor Hugo Franche-Comté sur des œuvres de Stravinsky, puis Mendelssohn, lors de répétitions où le public suivra les interactions entre les chefs et les musiciens.

    J-1 avant le 59ᵉ Concours international de jeunes chefs d’orchestre

    Les 20 candidats sont arrivés à Besançon et rencontrent aujourd’hui le jury.
    Rendez-vous lundi au Grand Kursaal à partir de 14h30 pour le 1er tour des épreuves ! pic.twitter.com/NPhhqA3Ld6

    — Festival international de musique Besançon (@FestBesancon) September 21, 2025

    Puis les demi-finales opposeront huit candidats dirigeant l’Orchestre Dijon Bourgogne et quatre chanteurs dans l’opéra de Mozart Cosi Fan Tutte, avant de s’attaquer à deux concertos pour violon de Berlioz et Saint-Saëns. Enfin, la finale, le samedi 27 septembre, opposera trois candidats pendant 45 minutes chacun sur des œuvres de Berlioz, Prokofiev et du compositeur français contemporain Régis Campo. Ils dirigeront le Deutsche Radio Philharmonie.

    À noter que le candidat chinois Junping Qian, forfait de dernière minute, a été remplacé par son compatriote Xiaobo Hu.

    Philippe Gault (avec AFP)

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  • Agenda des concerts : de Toulouse à Monte-Carlo, en passant par Lyon, découvrez notre sélection de la semaine

    Ouverture de saison de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo sous la direction de Kazuki Yamada, la rentrée de l’Orchestre national de Lyon dirigé par Nikolaj Szeps-Znaider, et Thaïs de Massenet à l’Opéra national du Capitole de Toulouse : découvrez la sélection Radio Classique des rendez-vous à ne pas manquer dans les prochains jours.

    21 septembre : Concert d’ouverture de saison de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo sous la direction de Kazuki Yamada

    L’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo fait sa rentrée ce dimanche sous la direction de Kazuki Yamada. Le violoncelliste Pablo Ferrandez interprétera Don Quichotte de Richard Strauss. Camille Saint-Saëns sera par ailleurs à l’honneur avec deux œuvres : le poème symphonique Phaéton et la rare Symphonie n°1. Ce concert sera diffusé sur Radio Classique le samedi 11 octobre à 20 heures.

    • Auditorium Rainier III, Monaco.
    • Dimanche 21 septembre à 18 heures.
    • www.opmc.mc
    • 25 et 27 septembre : Ouverture de saison de l’Orchestre national de Lyon sous la direction de Nikolaj Szeps-Znaider

      C’est aussi l’heure de la rentrée pour l’Orchestre national de Lyon qui a invité le violoncelliste chinois Jian Wang. Sous la direction de Nicolaj Szeps-Znaider il jouera la Fantaisie hébraïque Schelomo d’Ernest Boch, inspirée du personnage de Salomon. Au programme également de ces deux concerts, le Prélude et la Mort d’Isolde de Tristan et Isolde de Wagner ainsi que l’Ouverture-fantaisie Roméo et Juliette de Tchaïkovski.

      • Orchestre national de Lyon, Auditorium.
      • Jeudi 25 septembre à 20 heures et samedi 27 septembre à 18 heures.
      • www.auditorium-lyon.com
      • 26 septembre au 5 octobre : Thaïs de Massenet à l’Opéra national du Capitole

        Thaïs de Massenet est à l’affiche pour l’ouverture de saison de l’Opéra national du Capitole. Rachel Willis-Sorensen interprétera le rôle-titre. Elle sera en prise de rôle, tout comme Tassis Christoyannis qui chantera celui du moine Athanaël. Jean-François Boras, habitué du Capitole, sera Nicias. On notera aussi la présence de jeunes chanteuses françaises prometteuses : la soprano Thaïs Raï-Westphal et la mezzo-soprano Floriane Hassler, dans les rôles respectifs de Crobyle et de Myrtale. L’Orchestre national du Capitole et le chœur de l’Opéra national du Capitole seront dirigés par Hervé Niquet, tandis que la mise en scène de cette nouvelle production a été confiée à Stefano Poda. Radio Classique diffusera Thaïs le samedi 25 octobre à 20 heures.

        • Théâtre du Capitole, Toulouse.
        • Cinq représentations du vendredi 26 septembre au dimanche 5 octobre.
        • www.opera.toulouse.fr
        • Jean-Michel Dhuez

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