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La Maîtrise des Hauts-de-Seine va passer sous le contrôle direct du département et son directeur historique Gaël Darchen a été évincé, après des plaintes pour violences sexuelles. L’objectif est de finaliser la reprise au 1er janvier 2026.
Les activités de la Maîtrise des Hauts-de-Seine seront « gérées directement par le département, dans le cadre d’une régie à budget autonome, sur le modèle des musées départementaux », indique le département des Hauts-de-Seine, principal bailleur de la structure avec une subvention annuelle de 1,715 million d’euros votée en 2025.
Les démarches seront engagées à l’issue d’un conseil d’administration convoqué vendredi, puis d’une assemblée générale extraordinaire visant à « nommer un liquidateur et acter la dissolution de l’association » qui gérait la maîtrise, selon la collectivité. Un vote pour entériner les changements aura lieu lors de la prochaine assemblée départementale, le 5 décembre. Une direction collégiale est dorénavant opérationnelle autour du chef de chœur Matthieu Poulain.
Le directeur de l’institution depuis 1999, Gaël Darchen a été mis en cause par cinq femmes pour harcèlement moral et sexuel, et agression sexuelle pour l’une d’entre elles (des faits qu’il conteste). Il n’est désormais plus salarié de la Maîtrise, a indiqué le département. Visé par une enquête ouverte par le parquet de Nanterre, il avait auparavant été mis en retrait par le conseil d’administration mais continuait d’animer l’équipe pédagogique et avait accès à ses bureaux à la Seine Musicale. Son épouse, responsable administrative et financière de la maîtrise, a également quitté la structure.
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Dans un courrier envoyé mi-septembre aux familles, l’institution a annoncé qu’un ou deux parents référents seraient désormais associés à chaque chœur. En outre, une charte a été signée au printemps par les salariés de la maîtrise, qui s’engagent à « respecter le droit de l’enfant à l’intimité » et un « devoir de signalement » dès « la moindre inquiétude concernant le bien-être » d’un élève. Dans une charte distincte, les parents promettent de ne pas pénétrer dans les locaux.
Fondée en 1985 et installée à la Seine Musicale à Boulogne-Billancourt, la Maîtrise des Hauts-de-Seine regroupe des chanteurs de 5 à 30 ans et fut pendant près de trente ans le chœur d’enfants de l’Opéra de Paris, qui a rompu son partenariat il y a quelques mois.
Philippe Gault (avec AFP)
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La cheffe d’orchestre italienne Beatrice Venezi a été nommée directrice musicale du Teatro La Fenice de Venise à partir de 2026. Sa nomination aux côtés du nouveau surintendant de l’institution Nicola Colabianchi, considéré comme proche du pouvoir, suscite déjà la polémique.
C’est à l’unanimité du conseil d’administration de la Fondation Teatro La Fenice et avec l’assentiment des autorités locales et du ministère italien de la Culture que la jeune cheffe d’orchestre Beatrice Venezi, 35 ans, a été nommée directrice musicale de l’institution vénitienne pour un mandat de quatre ans à partir de 2026. Une nomination pour cette création de poste qu’elle a accueillie avec « Émotion, honneur et gratitude ».
Nicola Colabianchi, le nouveau surintendant de La Fenice justifie ce choix en expliquant : « J’ai examiné avec soin tous les profils possibles pour le poste et j’ai choisi Beatrice Venezi car c’est une excellente cheffe d’orchestre et une femme qui, à seulement trente-cinq ans, s’est déjà imposée sur la scène internationale (…) Nous travaillerons ensemble pour le bien de la Fenice, de Venise et de la grande musique italienne à travers le monde ».
Au-delà des réactions enthousiastes du milieu musical et des autorités concernées, la nomination de la jeune maestra, née à Lucques (Toscane) en mars 1990, passe beaucoup plus mal dans la sphère politique d’opposition, notamment le Parti Démocrate qui évoque une nomination « imposée d’en haut ».
Il est vrai que le profil politique de la jeune femme prête à polémique. Fille d’un ancien dirigeant du parti néofasciste Forza Nuova dans les années 2000, Beatrice Venezi est une proche de la présidente du Conseil italien Giorgia Meloni qui aurait favorisé sa nomination comme conseillère à la musique du ministre italien de la Culture, Gennaro Sangiuliano.
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Un engagement politique qui a déjà provoqué des mouvements de protestation, y compris en France, notamment à l’occasion de sa participation à des concerts à Clermont-Ferrand en 2022 et à Nice en début d’année.
La Fondazione Teatro La Fenice è lieta di annunciare la nomina del Maestro @BeatriceVenezi come nuovo Direttore Musicale. Benvenuta, Maestro! pic.twitter.com/d0iJEr4U9R
— Teatro La Fenice (@teatrolafenice) September 22, 2025
D’autre part, le fait qu’elle ait été nommée à Venise sur recommandation de Nicola Colabianchi, le surintendant de La Fenice qui a pris ses fonctions en mars dernier, lui aussi considéré comme proche de Giorgia Meloni, contribue à alimenter l’allégation d’une opération plus politique qu’artistique.
Philippe Gault
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A l’occasion de la publication de leur nouvel album et de la 6ème édition de leur festival dédié au duo de piano, Ludmila Berlinskaya et Arthur Ancelle seront, ce mercredi 24 septembre à 20h, les invités du Journal du Classique.
Avec eux, le répertoire pour deux pianos ou quatre mains semble infini, tant ils ne cessent de nous faire découvrir de nouvelles partitions, voire de nouveaux concertos absolument fascinants. Ludmila Berlinskaya et Arthur Ancelle nous dévoilent, dans un nouvel album publié par Alpha, des trésors oubliés du répertoire américains signés Amy Beach, Dana Suesse et Victor Babin. Tandis qu’ils s’apprêtent à donner la création française d’un concerto pour deux pianos d’Olga Viktorova le 2 octobre dans le cadre de leur festival à Rungis.
Ludmila Berlinskaya et Arthur Ancelle nous éclaireront ce soir sur ces œuvres et sur ce festival dédié au duo de piano qui se tiendra du 1er au 5 octobre. D’autres grandes figures du clavier tels Baptiste Trotignon, Aaron Parks, Paul Lewis ou Steven Osborne participeront à cette édition ainsi que de jeunes pianistes issus de leur Académie Piano-Piano. L’occasion pour ces deux musiciens d’évoquer la transmission de cet art du double piano alors qu’ils s’apprêtent à accueillir la nouvelle promotion de leur Académie.
Laure Mézan
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Lors d’un discours aux Nations Unies, le 22 septembre, Donald Trump a affirmé que le changement climatique était la « plus grosse arnaque jamais menée contre le monde ». Pourtant, avec les canicules à répétition, les incendies ravageurs ou encore les inondations dévastatrices, il ne s’agit plus d’une menace abstraite. Le changement climatique vient perturber tout notre quotidien. Invité de la matinale, Nathanaël Wallenhorst, docteur en sciences de l’environnement et de l’éducation, et auteur de 2049. Ce que le climat va faire de l’Europe, appelle à réveiller notre conscience collective et individuelle.
« Le sol se dérobe sous nos pieds. […] Et vous n’avez encore rien vu », indique Nathanaël Wallenhorst en abordant des études scientifiques. Si nos sens nous donnent l’illusion de stabilité, les travaux des climatologues, biologistes ou géophysiciens mettent en lumière des dynamiques profondes, non linéaires, dont les effets sont sans commune mesure. « C’est ça le risque, et c’est ce qui fait peur », insiste-t-il.
Dans son ouvrage 2049. Ce que le climat va faire à l’Europe, il développe la notion de « tipping point », ces points de bascule où un petit changement déclenche un phénomène irréversible. L’image du ballon de baudruche illustre bien ce danger : « quand on le gonfle, le volume augmente de façon proportionnelle avec l’air qu’on injecte […] jusqu’à ce qu’un millilitre d’air en plus génère une explosion, le ballon qui se déchiquette et il n’y a plus de retour en arrière possible. » Le chercheur reconnaît les peurs de chacun, parfois traduites en déni, comme dans certains discours politiques dont celui de Donald Trump par exemple. Mais pour lui, il n’y a pas d’alternative possible : « Le réel est glauque et rude, mais être dans le réel est la condition de l’action. Si on ne regarde pas le réel jusqu’au bout, toutes nos actions seront inefficientes. »
Nathanaël Wallenhorst dresse un bilan sans détour des conséquences déjà visibles : « 50 000 personnes décèdent tous les ans en Europe sous l’effet des vagues caniculaires. Ensuite, il y a la question de la faim qui fait son retour, la question de la pénurie, puis les migrations, la guerre, l’altération de la santé avec un développement des cancers, des maladies cardiovasculaires, des maladies vectorielles, les perturbations endocriniennes, les zoonoses, les mutations des maladies, l’élargissement du périmètre de maladies, de nouveaux virus qui arrivent, etc. Jusqu’à possiblement faire quelque chose de l’ordre du chaos. »
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Pour autant, l’invité de David Abiker refuse le fatalisme : « je fais partie cette grande famille des éducateurs, et je n’ai à ma disposition que deux éléments : les savoirs et la problématisation […]. Donc ce que je peux faire, c’est accompagner des personnes. » Et malgré la gravité de son constat, il conclut sur une note d’espérance : « la vie vaut le coup d’être vécue et nous devons permettre à nos enfants de vivre sur une Terre qui puisse les accueillir. »
Daphnée Cataldo
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Mécène historique de la musique en France, la Caisse des Dépôts s’engage à faire rayonner la musique classique et contemporaine sur l’ensemble du territoire.
Au service de l’excellence artistique et inscrit dans la durée, le mécénat musical de la Caisse des Dépôts soutient les ensembles émergents, la professionnalisation des talents de demain et les projets pédagogiques qui permettent la pratique musicale des jeunes publics.
Retrouvez chaque mois à 20H le journal du Classique avec Laure Mézan sur Radio Classique.
https://www.caissedesdepots.fr/mecenat/musique
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« Il faut rêver longtemps pour agir avec grandeur, et le rêve se cultive dans les ténèbres » écrit Jean Genet dans Le Miracle de la rose. Pupille de l’Assistance publique, l’écrivain a beaucoup flâné, de son placement dans une famille du Morvan, jusqu’à la colonie pénitentiaire de Mettray.
Le petit Jean Genet n’a que sept mois lorsqu’il est déposé à la porte de l’hospice des enfants assistés, rue Denfert-Rochereau à Paris. Sa mère, Camille Genet, une ouvrière lingère de 22 ans, l’a laissé en pension chez une nourrice, et ne l’a pas récupéré. Le père de l’enfant, qui a plus du double de son âge, l’a abandonnée.
Cette décision a pourtant été un arrachement pour la jeune femme, qui n’arrive plus à payer la nourrice avec la petite allocation qu’elle a décrochée. Elle laisse une lettre dans laquelle elle exprime son chagrin : « j’espère qu’il sera plus heureux et qu’il pardonnera à sa pauvre maman ». Huit ans plus tard, elle meurt à 30 ans, victime de l’épidémie massive de grippe espagnole.
Pupille de l’assistance publique, Jean Genet est envoyé dans le Morvan, comme beaucoup d’autres enfants placés, surnommés « Les Petits Paris ». Ils représentent un complément de revenu pour les familles d’accueil, et participent à repeupler une région rurale. Jean arrive chez un couple de quinquagénaires, parents de deux grands enfants déjà partis, et qui gardent une petite fille. Ils le traitent avec affection.
Bon élève à l’école, il devient enfant de chœur, apprend la liturgie et organise des baptêmes de poupées. Sa mère d’accueil imagine que cet enfant calme et solitaire sera prêtre. Mais il a une manie : le chapardage. Il chipe des règles, des crayons, des dictionnaires, puis les redistribue. « Je ne peux savoir l’origine de mon goût pour le vol » écrit-il, ajoutant « à 10 ans, je volais les gens que j’aimais et dont je connaissais la pauvreté ».
Il faut dire que son statut d’enfant trouvé est très douloureux pour Jean Genet, qui ne comprend pas pourquoi sa mère biologique l’a abandonné. Il constate en parallèle qu’à chaque fois qu’il est accusé de vol, sa mère nourricière Eugénie le défend bec et ongles. A sa mort en 1922, sa fille Berthe prend le relais, mais elle est rapidement débordée, et le jeune Jean est livré à lui-même.
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Toujours aussi solitaire, il s’habille avec soin et s’exprime dans un très bon français. Il se distingue et obtient la mention Bien au certificat d’études. Malheureusement, son statut de pupille de la nation le contraint à travailler et à renoncer au collège.
Jean Genet est en train de se construire dans la marginalité, entre fugues, vagabondage et prison. Dans ce nouvel épisode des Grands Dossiers de l’Histoire, Franck Ferrand retrace la vie de l’auteur des Bonnes et de Journal d’un voleur.
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Fin décembre, Plácido Domingo, José Carreras se produiront lors d’un gala organisé à l’Opéra de Dubaï. La présence des deux grands chanteurs espagnols aux côtés de la soprano russe Hibla Gerzmava et sous la direction de Valery Gergiev, tous deux considérés comme proches soutiens du Kremlin, pourrait créer la controverse alors que perdure le conflit en Ukraine.
Depuis qu’il a été banni en 2022 des plus grandes scènes internationales en raison de sa proximité avec Vladimir Poutine, dans le contexte de la guerre en Ukraine, Valery Gergiev ne s’est produit qu’en Russie. Il est à la tête du Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg et du Bolchoï de Moscou, et dirige ponctuellement en Chine et en Iran.
JOSEP CARRERAS @PlacidoDmingo
En ocasió 10é aniversari de la @DubaiOpera
Méshttps://t.co/oa9IuBgx0s pic.twitter.com/wXk4c2vOzL
— mpinheiro1 (@mpinheiro110) September 23, 2025
Fin juillet dernier, le maestro russe devait diriger un concert en Italie à Caserte, mais à la suite de la polémique soulevée par l’annonce de sa présence, la représentation a été annulée. Et si son retour au pupitre sur une scène occidentale est toujours prévu à Barcelone pour le début de l’année 2026, c’est aux Émirats Arabes Unis le 22 décembre que le chef d’orchestre russe fera sa première apparition à la tête de l’orchestre du Théâtre Mariinsky devant un public plus « occidentalisé » à l’occasion d’une soirée de gala organisée pour les 10 ans de l’Opéra de Dubaï.
À l’affiche de ce concert Stars of the century, consacré à des airs d’opéra, de zarzuela, et de succès de Broadway, sont également annoncés les deux grands chanteurs espagnols Plácido Domingo et José Carreras qui se produiront avec la soprano russe d’origine abkhaze Hibla Gerzmava, elle aussi proche soutien de Vladimir Poutine et écartée du Met Opera en 2022 en même temps qu’Anna Netrebko.
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Selon le site spécialisé espagnol mundoclasico.com, la présence à Dubaï d’artistes blacklistés constituera pour eux « un test de normalisation internationale ». Il faut savoir que, depuis 2022, les Émirats Arabes Unis maintiennent une politique de non-alignement vis-à-vis des sanctions occidentales contre la Russie et que Dubaï cherche à s’imposer comme capitale culturelle mondiale en facilitant notamment l’organisation d’événements à fort impact, difficiles à monter en Europe. Reste à savoir quel effet aura sur le plan diplomatique cette nouvelle utilisation du patrimoine lyrique comme outil de soft power.
Philippe Gault
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KPMG vous invite à écouter l’interview de Jérôme Pasquet, Président du directoire de Villages Clubs du Soleil, belle ETI basée à Marseille (Bouches-du-Rhône).
Cet article Grâce au réinvestissement de 100 % de ses bénéfices, Villages Clubs du Soleil contribue à bâtir un modèle de tourisme durable et responsable est apparu en premier sur Radio Classique.
A l’occasion de la rentrée de l’Opéra Orchestre national de Montpellier, Valérie Chevalier et Justin Taylor seront, ce mardi 23 septembre à 20h, les invités du Journal du Classique.
C’est le 3 octobre que débutera la nouvelle saison lyrique de l’Opéra de Montpellier, avec un diptyque aux accents véristes associant Cavalleria rusticana et Pagliacci de Mascagni et Leoncavallo. Une production mise en scène par Silvia Paoli et dirigée par Yoel Gamzou qui marquera les débuts de Marie-Andrée Bouchard Lesieur dans le rôle de Santuzza. Il s’agit de la première des 10 propositions lyriques de cette nouvelle saison qui sera ponctuée de 300 levers de rideaux.
Nous en évoquerons les temps forts avec Valérie Chevalier, la directrice générale de l’institution et avec Justin Taylor qui y poursuivra une résidence, en compagnie de ses partenaires du Consort. Ils y donneront six concerts dans des formations et répertoires très variés.
Laure Mézan
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Premier danseur étoile noir de l’Opéra de Paris, Guillaume Diop a inauguré son double de cire lundi soir au musée Grévin. À 25 ans, il rejoint les 250 personnalités présentées par le célèbre musée parisien.
Après Mikhaïl Barychnikov, Marie-Claude Pietragalla, Sylvie Guillem, Patrick Dupond, Anne Pavlova, Nicolas Leriche, Serge Lifar, Rudolf Noureev ou Roland Petit, Guillaume Diop intègre la prestigieuse liste des célébrités de la danse classique immortalisées par le musée Grévin. « C’est hyper impressionnant (…) Je suis hyper honoré et très ému d’intégrer le Grévin que je connais depuis mon enfance. Si j’ai rêvé d’être étoile un jour, je ne m’étais jamais imaginé me retrouver ici », a confié le danseur, en présence de ses parents lors de l’inauguration de sa statue de cire.
Initié à la danse à l’âge de 4 ans, avant de commencer son apprentissage au Conservatoire (CRR) de Paris et intégrant huit ans plus tard l’Ecole de danse de l’Opéra de Paris, le danseur étoile a interprété les grands rôles masculins du répertoire dans La Bayadère, Don Quichotte, Le Lac des Cygnes, Casse-Noisette ou encore Roméo et Juliette.
Fait très rare, le jeune homme de 25 ans a accédé au titre suprême de danseur étoile en 2023, cinq ans seulement après avoir été admis dans le Ballet et sans passer par la case « premier danseur », grade précédent. Au sein de la compagnie, il avait été parmi les cinq auteurs noirs et métis d’un manifeste sur « la question raciale » à l’Opéra, écrit en 2020 dans la foulée du mouvement Black Lives Matter.
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Lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris en juillet 2024, Guillaume Diop avait dansé en solo sur le toit de l’Hôtel de Ville sur une musique originale de Victor Le Masne, le directeur musical des cérémonies. Régulièrement invité à l’étranger, le danseur se produira en octobre (18, 23, 28 et 30) à l’Opéra de Paris, au Palais Garnier, dans le célèbre ballet Giselle, dirigé par Andrea Quinn, dans le rôle d’Albrecht pour lequel il a été nommé danseur étoile en mars 2023 et qu’il a choisi pour son double de cire.
Philippe Gault (avec AFP)
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