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  • Les Chorégies d’Orange : un festival où les choeurs sont rois !

    A l’occasion de notre deuxième soirée au Théâtre Antique d’Orange, Jean-Louis Grinda, le directeur des Chorégies et Stefano Visconti, le coordinateur des chœurs du festival seront, ce mardi 8 juillet à 20h, les invités du Journal du Classique.

    Le Théâtre antique d’Orange est le lieu idéal pour déployer de grandes masses chorales. La représentation du Trouvère de Giuseppe Verdi ce dimanche en a été une merveilleuse illustration. Car si Anna Netrebko, Aleksei Isaev ou encore Marie-Nicole Lemieux ont fait sensation, le public a été tout aussi emporté par la prestation des chœurs, aussi éclatants que subtils, faisant preuve notamment de remarquables effets stéréophoniques.

    Les jeunes talents des Chorégies d’Orange

    Avec Jean-Louis Grinda et Stefano Visconti nous parlerons ainsi de la force des chœurs, en particulier dans la musique de Verdi. D’autant qu’un autre ouvrage du compositeur italien, La Force du destin, sera à l’affiche des Chorégies le 20 juillet. Il sera également question des jeunes talents invités cette année encore dans le cadre de la « scène émergente » du festival.

    Une émission enregistrée dimanche sur la scène du Théâtre Antique.

    Laure Mézan

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    Jonas Kaufmann très investi dans son rôle de directeur artistique

    La revue Avant-Scène Opéra relancée cet automne

    EXCLUSIVITÉ – Blacklisté depuis 2022, le chef d’orchestre russe Valery Gergiev fait son retour en Europe

    Révolution à l’Opéra de Hambourg : 10 compositeurs actuels revisitent les grands classiques

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  • Jonas Kaufmann très investi dans son rôle de directeur artistique

    Directeur artistique du festival d’été d’Erl, dans le Tyrol autrichien, Jonas Kaufmann s’investit totalement dans cette nouvelle fonction, au point de mettre entre parenthèses sa carrière de chanteur pendant tout l’été. Désormais jeune grand-père, le ténor allemand souhaite également privilégier sa vie de famille.

    La 27e édition du Tiroler Festspiele Erl s’est ouverte le 3 juillet et durera jusqu’au 26 juillet. C’est la première édition du festival autrichien dont Jonas Kaufmann est responsable de la programmation en tant que directeur artistique, une fonction que le ténor allemand prend très à cœur, comme il l’a confié au magazine News. Ainsi, lors du festival, il n’a chanté qu’une fois, le 5 juillet, à l’occasion d’un gala Wagner au cours duquel était joué l’acte 1 de La Walkyrie.

    Pour le reste de l’événement, Jonas Kaufmann se concentre sur l’organisation et l’encadrement des grands noms qu’il a invités cette année : des chanteuses et chanteurs tels que Ekaterina Gubanova, René Pape, Barbara Hannigan, Ludovic Tézier, qui chantera Rigoletto de Giuseppe Verdi le 19 juillet, et Pretty Yende dans une version concert d’Il Trovatore le 26 juillet, mais aussi les pianistes Lucas Debargue et Alexander Malofeev.

    « Je veux me concentrer sur mon rôle de directeur artistique »

    Une programmation éclectique, mais Jonas Kaufmann tient à ce qu’elle ait une touche wagnérienne, sachant que le compositeur allemand était un grand amateur de bel canto. Pas question de concurrencer Bayreuth, même si le chanteur estime avec malice que : « Maintenant, il faut aussi se méfier d’Erl, car pendant les cinq prochaines années, jusqu’à la fin de mon contrat, nous allons présenter une œuvre majeure de Richard Wagner chaque été.»

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    S’il a chanté à une seule occasion lors de cette édition, Jonas Kaufmann indique qu’il ne chantera rien la saison prochaine, et on verra pour la suite. J’ai compris que ma mission était davantage de faire profiter de mes décennies d’expérience dans le métier et de mon expérience pour accompagner mes collègues, plutôt que comme chanteur. J’ai suffisamment de travail et je veux me concentrer sur mon rôle de directeur artistique ».

    Pas question non plus de chanter au mois d’août, notamment à Bayreuth (sa dernière apparition remonte à 2010 dans Lohengrin). «Je n’ai pas le temps pour une vraie production de 10 jours, et août est un mois sacré pour moi. J’ai quatre enfants dont le plus jeune a six ans et l’été est le seul moment où nous pouvons faire quelque chose ensemble. » Un break d’autant plus bienvenu que sa fille aînée, Charlotte, vient de donner naissance à une fille, le premier petit-enfant d’un jeune grand-père de 55 ans. À la question de savoir s’il aimerait diriger un jour une grande maison d’opéra, Jonas Kaufmann répond qu’il ne dit pas non, mais qu’il souhaite attendre quelques années et poursuivre sa carrière de chanteur.

    Hello from backstage at the Bayerische Staatsoper!

    Just a reminder that Erl is only one hour from Munich!

    We have some incredible performances coming up, including a new production of “Bluebeard’s Castle/La Voix Humaine” opening Friday, July 11th. pic.twitter.com/UA2OsPbsfC

    — Jonas Kaufmann (@tenorkaufmann) July 9, 2025


    Philippe Gault

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    Radio Classique conclut une excellente saison avec une audience en augmentation de 5% sur un an

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  • Radio Classique conclut une excellente saison avec une audience en augmentation de 5% sur un an

    Selon les derniers chiffres publiés par Médiamétrie pour la période avril-juin 2025, Radio Classique réalise une excellente saison 2024-2025. Près d’1 million d’auditeurs sont chaque jour au rendez-vous de la radio info, éco, culture et musique, en augmentation de 5% par rapport à la même période en 2024.

    Pour Pierre LOUETTE, Président Directeur Général du Groupe Les Echos – Le Parisien et Président de Radio Classique, « Radio Classique clôture l’année avec d’excellents résultats, et confirme sa place de 1er média sur la musique classique. Ce succès récompense ainsi le travail de sa rédaction, sous la direction d’Hervé Gattegno, et valide le modèle de la radio dirigée par Bertrand Dermoncourt : musique classique et économie. Les progrès de la Matinale, brillamment animée par David Abiker et Stéphane Pedrazzi, témoignent de l’attrait des auditeurs pour une information rigoureuse et de qualité, notamment sur le monde des entreprises. »

    Une progression en audience cumulée et en part d’audience sur un an (1)
    • 1 million d’auditeurs* écoutent chaque jour Radio Classique (1,8% en audience cumulée), soit +5,1%
    • 1,7% de part d’audience, soit +6%
    • Une durée d’écoute quotidienne de 106 minutes par auditeur
    • Forte progression sur les CSP+ et les 25-49 ans

      Radio Classique confirme sa position de radio premium (+7% d’individus CSP+ sur l’année et +12% vs dernière vague) et confirme son rajeunissement auprès des 25-49 ans (+18% sur l’année et +34% vs. dernière vague) (1)(2)

      Radio leader sur le numérique

      Selon l’ACPM, Radio Classique est leader sur le numérique dans sa catégorie avec 3.3 millions d’écoutes actives. (3) Avec près de 4 millions d’écoutes, Radio Classique est parmi les radios les plus podcastées. Moteur de ce succès, l’émission emblématique « Franck Ferrand raconte » demeure l’un des podcasts les plus écoutés. (4)

      Sources :

      1 – Médiamétrie – EAR – National – avril-juin 2025 vs avril-juin 2024 – Lundi-Vendredi – 5h-24h – Ensemble 13 ans et plus *997 000 auditeurs sur ensemble 13+

      2 – Médiamétrie – EAR – National – avril-juin 2025 vs janvier-mars 2025 – Lundi-Vendredi – 5h-24h – Ensemble 13 ans et plus

      3 – ACPM – Ecoute Radios Digitales – mai 2025

      4 – Médiamétrie – eStat Podcast – mai 2025

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      La revue Avant-Scène Opéra relancée cet automne

      EXCLUSIVITÉ – Blacklisté depuis 2022, le chef d’orchestre russe Valery Gergiev fait son retour en Europe

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    • Droits de douane : « Il faut vraiment qu’on utilise ce dernier mois qui est devant nous pour trouver un accord qui soit équilibré », estime Thierry Breton

      La Maison Blanche a déclaré lundi repousser l’entrée en vigueur des droits de douane les plus punitifs au 1er août. Donald Trump annonce jusqu’à 40 % de surtaxe en cas de contournement de la mesure. Invité de la matinale, Thierry Breton, l’ancien commissaire européen au marché intérieur, analyse la négociation qui attend la Commission européenne et les États-Unis.

      « Au terme de ces 90 jours, il ne s’est pas passé grand-chose », évalue Thierry Breton, l’ancien ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie. Pourtant, plus de 180 pays retiennent leur souffle depuis le 2 avril, surnommé « Jour de la Libération », date à laquelle Donald Trump a annoncé de nouvelles taxes douanières.

      En mai dernier, c’est le Royaume-Uni qui a lancé le mouvement des rares premiers accords avec les États-Unis. Après négociations, leurs droits de douanes ont été réduits de 27,5 % à 10 % sur les voitures.

      Mais l’ancien commissaire européen au marché intérieur estime qu’il ne faut pas forcément suivre l’exemple britannique : « J’entends en Europe des personnes dire qu’il aurait fallu suivre cet accord, mais je mets en garde par rapport à cette idée ! Si nous avons décidé, nous les 27 membres de l’Union Européenne, de confier à la Commission européenne le rôle de négocier en notre nom à tous, c’est parce qu’à 27 on doit être plus fort et on doit pouvoir imposer un meilleur deal aux États-Unis. »

      L’urgence d’un accord

      La Commission européenne est la branche exécutive de l’Union Européenne. Présidée par Ursula von der Leyen, c’est elle qui est en première ligne de négociation avec Donald Trump. Ce dimanche, elle a déclaré avoir eu une discussion téléphonique avec le président des États-Unis qu’elle qualifie de « bon échange ».

      Pour Thierry Breton, les discussions doivent avancer plus vite : « C’est peut-être le deuxième ou troisième coup de téléphone en 100 jours, ce n’est  pas assez. Donald Trump nous accorde plus de temps, alors il faut vraiment qu’on utilise ce dernier mois qui est devant nous pour trouver un accord qui soit équilibré. »

      Pour obtenir le meilleur accord possible, l’ancien commissaire européen au marché intérieur propose de changer l’équipe des négociations : « Apprenons de ce qu’on fait les Anglais. Ils ont refait complètement une équipe pour être appréciés par la nouvelle administration Trump et ils n’ont pas pris uniquement les négociateurs classiques, ils ont créé une super équipe de négociateurs. »

      La politique économique de Trump : Entre succès et inquiétudes

      D’après l’ancien ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, il ne faut jamais sous-estimer les paroles du président américain : « J’ai pas mal pratiqué Donald Trump, et je pense qu’il faut toujours écouter ce qu’il dit parce qu’il n’y a pas que des choses fausses. Par exemple, lorsqu’il dit que la Chine est devenue l’usine du monde au détriment des autres pays, il n’a pas complètement tort. »

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      Ce vendredi, Donald Trump a promulgué sa loi budgétaire surnommée « Big Beautiful Bill ». Pour Thierry Breton, cela donne à ce questionner sur la durabilité de tous ses projets : « Certes, aujourd’hui, les bourses sont toutes remontées et il a réussi à faire passer son budget, mais derrière, il va créer plus de 3000 milliards de dettes supplémentaires sur les 10 ans qui viennent ! Reste aussi à observer si l’on va aboutir à un cessez-le-feu à Gaza, mais est-ce que tout ceci est durable, ça c’est autre chose. »

      Alessandra Wyak

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    • La magie des Chorégies d’Orange avec Marie-Nicole Lemieux et Jean-Louis Grinda

      A l’occasion de la nouvelle édition des Chorégies d’Orange, le Journal du classique s’installe sur la scène du Théâtre Antique pour deux soirées exceptionnelles. Premier rendez-vous ce lundi 7 juillet à 20h avec Jean-Louis Grinda et Marie-Nicole Lemieux.

      C’est avec Jean-Louis Grinda, le directeur des Chorégies d’Orange et Marie-Nicole Lemieux, une fidèle de la manifestation, que nous passerons cette première soirée dans le cadre exceptionnel du Théâtre Antique. L’occasion d’évoquer l’ambiance si particulière du plus ancien des festivals qui offre chaque été, depuis plus de 150 ans, son écrin magique à l’Opéra mais également à toutes formes d’expressions artistiques. Car depuis l’arrivée de Jean-Louis Grinda, la programmation s’est considérablement diversifiée, s’ouvrant notamment à la danse comme au ciné concert.

      Immersion dans l’ambiance des Chorégies d’Orange

      Ce dernier nous éclairera ce soir sur l’esprit de ces Chorégies qui se poursuivent jusqu’au 25 juillet, tandis que Marie-Nicole Lemieux, venue cette année incarner Azucena dans le Trouvère de Verdi, nous racontera ses souvenirs liés à ce festival qu’elle fréquente depuis déjà 2O ans.

      Une émission enregistrée samedi soir sur la scène du Théâtre Antique.

      Laure Mézan

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      La revue Avant-Scène Opéra relancée cet automne

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    • Dissolution Assemblée nationale : « C’est la plus grande erreur politique de toute la Ve République » affirme Jérôme Jaffré

      Le Président de la République recouvre cette semaine la capacité de dissoudre l’Assemblée nationale, en vertu de l’article 12 de la Constitution. Cette capacité lui est restituée un an après la précédente dissolution, prononcée au soir des élections européennes de 2024. Invité de la matinale, le politologue Jérôme Jaffré dresse le bilan de cette dernière dissolution.

      « Pour l’Élysée, Emmanuel Macron est réarmé politiquement », explique le politologue Jérôme Jaffré. En effet, d’après l’article 12 de la Constitution, le Président de la République retrouve son droit de dissolution une année après la tenue des précédentes élections législatives.

      Le 7 juillet 2024 se tenait le second tour des législatives anticipées ayant suivi la dissolution de l’Assemblée nationale, que Jérôme Jaffré qualifie d’erreur : « Cette dissolution est la plus grande erreur politique de toute la Ve République. Elle est censée répondre à une crise majeure et permettre de trouver une solution politique, or il n’y a eu aucune résolution après la dissolution. »

      Le chercheur associé au Cevipof en analyse les conséquences : « Depuis un an, nous assistons à un blocage du système politique tout entier, et cela va durer au moins jusqu’à la prochaine élection présidentielle de 2027. »

      Le Rassemblement National renforcé

      Pour Jérôme Jaffré, l’hypothèse d’une deuxième dissolution de l’Assemblée Nationale reste ouverte : « Comme je ne croyais pas une seconde à la dissolution d’il y a un an, je me garderais bien de considérer que cela est tout à fait impossible aujourd’hui. » Cependant, il rappelle le sens premier de la dissolution selon le général De Gaulle : « Il faut bien comprendre que la dissolution, dans l’institution de la Ve République voulue par le général De Gaulle, c’est un peu comme la dissuasion nucléaire, c’est une menace. Il n’y a pas besoin de s’en servir, mais il faut que les députés sachent que s’ils renversent le gouvernement, ils sont susceptibles d’être renvoyés vers les électeurs. »

      Si la dissolution de 2024 a été choisie par Emmanuel Macron, c’était pour faire face au score très élevé, de 31,37 %, du Rassemblement National contre 14,60 % pour Renaissance et ses alliés lors des élections européennes. Pourtant, selon le politologue, le parti se retrouve aujourd’hui encore plus fort. Notamment depuis la rencontre entre Jordan Bardella et l’ex-président de droite Nicolas Sarkozy : « Ce rendez-vous a renforcé le Rassemblement National car, en recevant Jordan Bardella, le message est clair : le parti de Marine Le Pen est fréquentable, la preuve, Nicolas Sarkozy le fréquente. »

      Objectif 2032

      « Je suis venu vous dire que ce n’est pas fini, je vais avoir besoin de vous encore, pour les années qui viennent » : voilà l’annonce qu’Emmanuel Macron a faite lors d’une apparition surprise au meeting des Jeunes en marche. Une perspective que Jérôme Jaffré juge peu probable : « Se refaire élire en 2032 paraît extraordinaire pour le président Macron. C’est vrai qu’après Valéry Giscard d’Estaing, Nicolas Sarkozy et François Hollande, comment ne pas penser à redevenir président de la République, mais il est important de noter qu’aucun d’eux n’y est parvenu. »

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      La prochaine date clé reste l’élection présidentielle de 2027. Une échéance qui, selon Jérôme Jaffré, comporte des risques : « J’entends dans la classe politique que tout va se régler dans la présidentielle de 2027, c’est elle qui va trancher tous les débats, mais ça demande à être observé. Il y a surtout un risque réel que la présidentielle de 2027 ne permette pas de clarifier le paysage politique car l’inconvénient de notre système, lorsque l’on vote en front commun contre un parti au second tour, c’est que le président élu n’aura pas de légitimité et le pays ne connaîtra pas d’élan réformateur. »

      Alessandra Wyak

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    • La revue Avant-Scène Opéra relancée cet automne

      Arrêtée depuis le printemps, la publication de la revue bimestrielle Avant-Scène Opéra, consacrée à l’art lyrique, va reprendre à partir de novembre sous l’impulsion de l’entrepreneur culturel Damien Dutilleul.

      Depuis 1976, la revue Avant-Scène Opéra (ASO) proposait tous les deux mois un numéro consacré à une œuvre du répertoire lyrique dans lequel on trouve le livret intégral original, sa traduction française, un guide d’écoute qui décrypte l’action musicale et des études de fond sur le compositeur et sa musique, le sujet et les personnages… et bien d’autres outils documentaires autour de l’œuvre concernée. Le dernier numéro paru (345) était consacré à Giuditta, l’opérette de Franz Lehár.

      Mais en février dernier, l’actionnaire principal (depuis 2018), Humensis, annonçait la cessation d’activité des éditions Premières Loges qui éditaient le magazine Avant-Scène Opéra. À l’époque, dans une lettre ouverte, le rédacteur en chef Jules Cavalié parlait de « sidération due au choc » de cette décision, mais invitait « les bonnes volontés du milieu lyrique, mécènes, responsables d’institution et artistes, qui pourraient contribuer financièrement ou par la mise en contact avec des interlocuteurs fiables à la refondation d’ASO. »

      Une version digitale s’ajoutera à la version papier du magazine

      Un appel qui semble avoir été entendu, par les fidèles lecteurs qui ont été des milliers à signer une pétition de soutien en ligne et, surtout, par Damien Dutilleul, entrepreneur culturel et fondateur de la plateforme Ôlyrix, qui s’est engagé dans un processus de reprise de l’activité à travers une nouvelle société, Scenôra. Ce projet a été retenu par Humensis, qui estime que, « Grâce à cette transaction, Avant-Scène Opéra, monument de l’édition musicale, voit sa pérennité assurée et poursuivra sa mission auprès des amateurs d’art lyrique. »

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      Dans un communiqué, Damien Dutilleul indique que ce projet de reprise sera mené avec l’équipe historique de la revue et vise à élargir sa base de lecteurs. Six numéros en version papier continueront de paraître chaque année, et une version digitale, apportant de l’interactivité pour une lecture plus confortable et ludique, viendra s’ajouter afin d’offrir « un contenu plus large et attractif aux abonnés ».

      Le premier numéro de la nouvelle formule est prévu pour une sortie en novembre.

      Philippe Gault

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      EXCLUSIVITÉ – Blacklisté depuis 2022, le chef d’orchestre russe Valery Gergiev fait son retour en Europe

      Révolution à l’Opéra de Hambourg : 10 compositeurs actuels revisitent les grands classiques

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      Morgan Jourdain dirigera la maîtrise de jeunes chanteurs de l’Opéra de Paris

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    • La Seine : « La baignade reste interdite hors des sites sécurisés », signale le préfet de Paris, Marc Guillaume

      Trois nouveaux sites de baignade naturelle ouvrent du 5 juillet au 31 août à Paris. Ces zones aménagées seront accessibles gratuitement : le bras Marie, Grenelle et Bercy. Invité de la matinale, le préfet de Paris, Marc Guillaume, rassure sur la sécurité d’une baignade dans le fleuve parisien.

      Cet été, Paris Plages change de visage ! Fini les simples brumisateurs sur les plages aménagées des bords de Seine. Dès le 5 juillet, visiteurs et Parisiens pourront plonger dans la Seine grâce à des zones aménagées et sécurisées.

      Marc Guillaume, le préfet de Paris, explique que ce projet a été rendu possible par l’amélioration de la qualité de l’eau : « Depuis la mi-juin, l’eau est de qualité, à la fois dans la Seine et dans la Marne. C’est pour ça que, dans la Marne, vous pouvez déjà commencer à vous baigner sur les sites de Maisons-Alfort et de Joinville-le-Pont. Et pour rassurer tout le monde, des mesures de la qualité de l’eau sont faites chaque jour et vous pouvez les retrouver sur le site de l’Agence Régionale de Santé. »

      Reste à faire face à un facteur d’influence : la pluie. Le préfet de Paris rassure : « Lorsqu’il pleut, l’eau a tendance à raviner et emporte dans la Seine un certain nombre de bactéries qui mettent plus longtemps à être éliminées. Mais il ne s’agit que d’un jour ou deux pour que la Seine retrouve un état stable. »

      Une baignade sous surveillance

      L’Île-de-France compte désormais 27 sites de baignade répartis sur 6 départements pour cette saison 2025. Il y en a cinq à Paris, neuf en Seine-et-Marne, quatre dans les Yvelines, deux en Seine-Saint-Denis, six dans le Val-de-Marne et un dans le Val-d’Oise. Mais Marc Guillaume rappelle que la baignade n’est possible que sur les sites aménagés : « Elle reste interdite sur tous les autres endroits où il n’y a pas de maître-nageur pour assurer la sécurité et une bonne baignade. Il faut vraiment dire à chacun que la baignade sur les sites non autorisés est dangereuse car les bateaux circulent. »

      Le plan Baignade a été lancé en 2016 pour permettre aux Franciliens, Parisiens et visiteurs de se baigner en sécurité dans la Seine et dans la Marne à Paris et dans le Val-de-Marne pour cet été et en aval d’ici 2028. Ce projet repose sur l’amélioration massive de la qualité de l’eau, mais aussi sur une gestion rigoureuse des usages du fleuve : « L’objectif du président de la République, c’est qu’on puisse en même temps assurer ce transport par voie fluviale, donc l’activité économique, et les points de baignade, donc l’activité touristique qui a bénéficié énormément de l’image des JO, et donc on doit arriver à combiner les deux. »

      L’héritage des Jeux Olympiques

      « Toutes ces sources de fraîcheur sont positives dans ces moments de canicule », affirme le préfet de Paris. Depuis deux semaines, la France connaît une vague de chaleur particulièrement longue. D’après lui, ils ont été prêts à gérer la situation grâce aux Jeux Olympiques : « Le gouvernement nous avait demandé que les JO ne soient pas juste un événement sportif, mais un événement pour l’ensemble de la société. C’est comme ça que 260 anciens sans-abris ont été relogés alors qu’ils habitaient aux abords des sites olympiques. Cet héritage social nous a permis d’ouvrir 500 places d’urgence lors de la canicule, offrant un refuge aux plus vulnérables. »

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      Dans cette même lancée, le Premier ministre François Bayrou présentera le 8 juillet une nouvelle réforme de l’administration territoriale permettant d’augmenter le pouvoir du préfet. Pour Marc Guillaume, la coordination est la clé de l’efficacité collective des préfectures : « Les JO ont montré que lorsque l’État territorial était bien coordonné, on avait une efficacité collective forte ! Je pense que c’est dans ce prolongement que le Premier ministre réunit les préfets. »

      Alessandra Wyak

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    • EXCLUSIVITÉ – Blacklisté depuis 2022, le chef d’orchestre russe Valery Gergiev fait son retour en Europe

      Valery Gergiev était écarté des scènes occidentales depuis février 2022 et le début du conflit entre la Russie et l’Ukraine en raison de sa proximité avec Vladimir Poutine. Il fera son retour en Italie le 27 juillet pour diriger un concert à Caserte, en Campanie.

      La dernière fois que Valery Gergiev était apparu sur une scène européenne, c’était à la Scala de Milan le 23 février 2022, veille du début de l’offensive russe en Ukraine. Blacklisté dès les jours suivants par toutes les institutions occidentales pour ne pas avoir pris publiquement position contre l’intervention russe et pour sa proximité avec Vladimir Poutine, le chef d’orchestre russe ne s’est plus produit qu’en Russie, où il dirige le Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg et celui du Bolchoï de Moscou, en Chine et en Iran.

      Et alors que son retour en Europe n’était annoncé que pour 2026 en Espagne, on apprend que c’est en Italie à la fin du mois de juillet que Valery Gergiev dirigera à nouveau sur une scène européenne. Ce sera dans le cadre de la neuvième édition du festival musical Un’Estate da Re (Un été digne d’un roi) qui se tiendra du 19 au 31 juillet à la Reggia di Caserta, le palais royal de Caserte (Campanie), au nord de Naples

      Valery Gergiev dirigera un concert consacré à des œuvres de Verdi, Ravel et Tchaïkovski

      Le concert que dirigera Valery Gergiev aura lieu le dimanche 27 juillet à 21h. À la tête de l’orchestre philharmonique du Théâtre G. Verdi de Salerne avec des solistes de l’Orchestre du Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg, le maestro russe proposera au public l’ouverture de La Force du Destin de Giuseppe Verdi, le Boléro de Maurice Ravel et la Symphonie n° 5 de Piotr Ilitch Tchaïkovski.

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      Pour l’instant c’est le seul rendez-vous européen de Valery Gergiev programmé d’ici la fin 2025. On devrait le retrouver en Espagne au début de l’année 2026 à la tête de l’orchestre du Mariinsky, dans le cadre de la 42e édition de La Temporada à Barcelone puis pour une tournée de cinq ou six dates dans la péninsule ibérique.

      Philippe Gault

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    • RÉCIT – À Gaza, le conservatoire Edward-Saïd est détruit, mais les cours de musique se poursuivent tant bien que mal

      À Gaza, entre les bombes et la faim, il y a un exutoire : la musique. Le siège gazaoui du conservatoire national palestinien Edward-Saïd a été détruit mais ses activités perdurent grâce à la passion de ses membres. Voici le récit d’une vie musicale qui se maintient malgré les épreuves.

      Lorsqu’il se déplace dans les ruines de Gaza, Saleh, 16 ans, cache son oud – un instrument à cordes pincées typique des pays arabes –  dans un sac de farine, pour éviter les regards curieux. Elève au Conservatoire Edward-Saïd depuis ses 9 ans, Saleh rêve de faire le tour de monde en tant que musicien professionnel.

      Avec la guerre, il avait mis son oud de côté. Depuis quelques mois, il s’est remis à jouer pour les enfants des camps de réfugiés. « En tenant mon oud, j’ai senti la vie revenir en moi. Parce que la musique est la nourriture de l’âme. Quand j’en parle, j’ai envie de pleurer. C’est un sentiment indescriptible. Depuis que j’ai repris mon instrument tant aimé, ça me rappelle les beaux jours que j’ai vécu avant la guerre. Cette vie a disparu. On nous l’a arrachée. » explique-t-il.

      Atténuer la tristesse grâce à la musique

      Pour continuer à apprendre, certains élèves du conservatoire ont suivi leur professeur de musique d’un camp de réfugiés à l’autre. Ahmad Abu Amsha en accueille désormais plus d’une centaine près sa tente : « Il n’y a pas assez d’instruments, alors je trouve des guitares cassées et je les répare. Et avec du plastique on fabrique des « ney », ce sont des sortes de flûtes. On n’a pas de papier ou de tableau pour leur apprendre les notes : les enfants apprennent à l’oreille.

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      Beaucoup d’entre eux ont du talent. Parfois, je vois à travers leurs yeux qu’ils ont faim… Beaucoup d’enfants sont traumatisés. Avec ces classes, on les soigne : On fait de notre mieux pour atténuer la tristesse dans leurs cœurs : quand on joue et chante ensemble, on oublie la guerre. »

      Laurie-Anne Toulemont

       

       

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