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  • Etats-Unis : le Trumpisme va survivre à Donald Trump, selon la chercheuse Maya Kandel

    Cinq mois après le retour de Donald Trump au pouvoir, Maya Kandel, historienne et chercheuse indépendante, sort son livre intitulé Une première histoire du trumpisme aux éditions Gallimard. Elle y dévoile son analyse de la conquête du pouvoir de Donald Trump. Invitée de la matinale, l’auteure revient sur la relation entre le président américain et Elon Musk et décrypte l’arrivée en politique de Donald Trump.

    Le président Donald Trump s’assure une première victoire au forceps pour le vote en faveur de son grand texte budgétaire baptisé Big Beautiful Bill. Il a fallu le vote décisif du vice-président J.D. Vance pour faire pencher la balance et adopter au Sénat, par 51 voix contre 50, ce projet de loi. Maya Kandel, auteure d’Une première histoire du trumpisme, explique que ce vote serré reflète le paradoxe d’une telle loi pour le parti américain : « cette loi coupe dans pas mal de programmes de santé et d’aide alimentaire alors que ceux qui en bénéficient sont principalement des électeurs de Trump. »

    Big Beautiful Bill, c’est aussi ce qui a fait éclater la guerre avec son ancien allié : Elon Musk. Donald Trump a même récemment déclaré : « On pourrait avoir à mettre le Doge sur Elon. Plus de lancement de fusées, de satellites ou de production de voitures électriques, et notre pays économiserait une fortune ! »

    Pourtant, le patron de Tesla soulèverait un réel problème d’après Maya Kandel : « certes, il y a ce côté personnel car sa production de voitures électriques est directement impactée, comme la loi prévoit de supprimer le crédit d’impôt de 7500$ pour tout achat de véhicule électrique. Mais Musk déclare avec raison que tourner le dos à la transition écologique, c’est donner le leadership de ces nouvelles énergies et des technologies qui y sont nécessaires à la Chine, alors que pendant ce temps, les États-Unis se tournent vers le passé puisque Trump met l’accent uniquement sur les énergies fossiles.»

    Une ascension inattendue

    À la veille du scrutin de l’élection présidentielle américaine de 2016, le New York Times estimait qu’Hillary Clinton avait 84% de chances de l’emporter. L’agence Reuters surenchérissait à 90% de son côté. L’historienne dévoile ce qui a fait basculer de manière inattendue les votes du côté de Donald Trump : « quand Trump se présente aux primaires républicaines en 2015, les USA sont un pays profondément éprouvé par déjà 15 ans de guerre contre le terrorisme, et on sait aujourd’hui que les soldats démobilisés font partie d’une bonne majorité des électeurs de Trump. Le pays est aussi frappé par l’augmentation des inégalités, une crise économique pire que celle de 1929, et n’ayant plus personne pour les représenter, les Américains ne veulent plus voter à moins qu’il y ait de la nouveauté. »

    Le peuple américain attendait quelqu’un qui serait contre les élites dirigeantes, un défenseur du peuple avec des idées simples, et c’est exactement la manière dont Donald Trump s’est présenté : « La victoire de Donald Trump en 2016, c’est l’expression d’une révolte de la base du parti républicain et c’est comme ça qu’il a mobilisé des électeurs découragés de la politique qui ne votaient plus. »

    America Party : le nouveau parti politique d’Elon Musk

    « Aujourd’hui, on voit que le trumpisme est à la fois un pouvoir politique et médiatique, et c’est quelque chose qui porte au-delà des frontières », affirme la chercheuse indépendante.

    D’après elle, le Trumpisme continuera même sans Donald Trump : « il transmet un certain nombre d’outils et une stratégie électorale victorieuse aussi, et puis cette redéfinition du conservatisme et des idées qui définissent le parti républicain, c’est quelque chose qui va durer. »

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    Mais Donald Trump pourrait bien ne plus être le seul à émerger avec une nouvelle idéologie. Elon Musk, son ancien associé, menace de créer un nouveau parti politique : America Party. Le milliardaire écrivait ce lundi sur X : « Les États-Unis ont besoin d’une alternative à l’unipartisme démocrate-républicain pour que le peuple ait réellement une voix. »

    Alessandra Wyak

     

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    Guerre des 12 jours : Ces bombardements ont « pour la première fois de l’Histoire réuni tous les Iraniens » affirme Bernard Hourcade

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  • Une soirée Ravel depuis les Rencontres Musicales d’Evian ce samedi à 20 heures

    2025 est l’année du cent cinquantième anniversaire de la naissance de Ravel. Les Rencontres Musicales d’Evian lui ont consacré trois concerts, donnés le 29 juin et les 1er et 2 juillet à la Grange au Lac.

    Radio Classique vous propose une sélection des moments les plus marquants de ces soirées. C’est ainsi que vous pourrez notamment entendre la Berceuse sur le nom de Gabriel Fauré par Renaud Capuçon et Arthur Hinnewinkel, la Sonate pour violon et piano n°2 par Renaud Capuçon et Guillaume Bellom, le Quatuor à cordes en fa majeur par le Quatuor Dutilleux, ainsi que le Trio pour violon, violoncelle et piano par Pierre Fouchenneret, Julia Hagen et Guillaume Bellom, Ma Mère l’Oye par Guillaume Bellom et Arthur Hinnewinkel ou encore Tzigane par Pierre Fouchenneret et Arthur Hinnewinkel.

    Cette soirée sera présentée par Laure Mézan. Vous pourrez l’écouter en qualité numérique à Evian et dans de nombreuses autres villes de France grâce au DAB+.

    Jean-Michel Dhuez

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    Anna Netrebko accusée d’être « insincère » sur l’Ukraine : Le directeur du Met Opera fait polémique en ciblant la soprano

    Morgan Jourdain dirigera la maîtrise de jeunes chanteurs de l’Opéra de Paris

    Raphaël Pichon, le nouveau prince de New York

    Le chef d’orchestre Philippe Jordan est acclamé par le public pour sa dernière prestation à la tête du Staatsoper de Vienne

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  • Anna Netrebko accusée d’être « insincère » sur l’Ukraine : Le directeur du Met Opera fait polémique en ciblant la soprano

    Lors d’un déplacement en Ukraine, Peter Gelb, le directeur général du Met Opera, s’est confié à la presse locale. Dans cet entretien, le responsable de l’institution new-yorkaise a de nouveau fustigé la politique culturelle de Donald Trump et a remis en cause les déclarations d’Anna Netrebko écartée du Met depuis trois ans.

    Au début de l’entretien qu’il a accordé notamment au journal en ligne LB.ua, Peter Gelb a rappelé combien il est attaché à l’Ukraine dont ses grands-parents paternels étaient originaires, tout comme la famille de son épouse, la cheffe d’orchestre Keri-Lynn Wilson qui dirige depuis 2022 l’Ukrainian Freedom Orchestra qu’elle a fondé juste après le début de l’intervention militaire russe.

    Outre les différentes initiatives qu’il a mises en place avec le Met Opera pour soutenir l’Ukraine (concerts, formation d’artistes ukrainiens, création d’une œuvre opératique…), Peter Gelb a profité de cet entretien pour stigmatiser la politique de Donald Trump depuis sa réélection et pas seulement à propos du conflit entre la Russie et l’Ukraine.

    « Anna Netrebko a eu certaines conversations avec le Kremlin »

    Commentant ses récents propos sur la baisse de la fréquentation du Met ces derniers mois dues en partie, selon lui, aux mesures restrictives sur l’immigration qui ont affecté le tourisme à New York, Peter Gelb estime que son gouvernement « ne défend plus certains des principes les plus fondamentaux de la démocratie ».

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    Les autres attaques de Peter Gelb ont visé Anna Netrebko, écartée de la programmation du Met depuis 2022 et toujours en procès avec l’institution. Le directeur du Met estime que c’est la chanteuse qui est responsable de sa mise à l’écart car, selon lui, « elle a eu certaines conversations avec le Kremlin. Si j’ai bien compris, elle est revenue vers moi et m’a dit : ‘Je soutiens mon pays’. C’est à ce moment-là que je l’ai congédiée. Sa déclaration ultérieure, un mois plus tard, dans laquelle elle affirmait être opposée à la guerre, était, à mon avis, insincère. Elle n’a été publiée qu’après son limogeage. D’un point de vue juridique, je considère que cette déclaration n’était pas authentique. Je ne crois pas qu’elle le pensait vraiment ».

    Pour le New York Post, Peter Gelb « ferait bien de se regarder dans le miroir »

    Des déclarations qui font polémique aux États-Unis. Le New York Post par exemple estime que, plutôt qu’accuser Trump d’être responsable de la chute des ventes de billets au Met, Peter Gelb « ferait bien de se regarder dans le miroir », laissant entendre que le public se détourne du Met surtout à cause d’une programmation avant-gardiste, « contemporaine, woke…  » peu appréciée.

    Une analyse partagée avec ironie par l’éditorialiste de Baffler, un magazine américain d’actualité culturelle, pour qui « Dans la vision de Gelb, l’opéra est un art où l’on peut rester plusieurs minutes sur Instagram à regarder un capybara chevauchant un crocodile, puis revenir à la pièce sans rien manquer ».

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    Concernant le litige avec Anna Netrebko, Joe Pearce, président de la Vocal Record Collectors Society cité par le New York Post, déplore qu’on prive le public du Met des meilleures années de la chanteuse « à cause d’un responsable du Met Opera qui ne semble pas comprendre qu’il occupe un poste de direction d’une compagnie d’opéra et non un poste politique ».

    Philippe Gault

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    Morgan Jourdain dirigera la maîtrise de jeunes chanteurs de l’Opéra de Paris

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  • Morgan Jourdain dirigera la maîtrise de jeunes chanteurs de l’Opéra de Paris

    L’Opéra National de Paris (ONP) a annoncé la nomination de Morgan Jourdain comme chef de chœur de sa nouvelle maîtrise de jeunes chanteurs (ADO). Il entrera en fonction le 1er septembre prochain pour préparer la rentrée de la première promotion en 2026.

    Début mai, la direction de l’Opéra de Paris annonçait la création, au sein de son académie, d’une maîtrise de chanteurs lyriques ADO (Apprentissage De l’Opéra) destinée aux enfants à partir de 12 ans dont le lancement officiel aura lieu en septembre 2026. L’ONP annonçait également être à la recherche d’une cheffe ou d’un chef de chœur pour mettre en place et diriger cette formation.

    Ça y est le nom de ce responsable a été révélé en début de semaine. Il s’agit de Morgan Jourdain qui était directeur musical adjoint de la Maîtrise de Radio France depuis 2019. Il entrera en fonction en septembre et aura pour première mission de définir les modalités et le calendrier de recrutement des jeunes chanteuses et chanteurs admissibles.

    Il devra également élaborer et mettre en œuvre le programme pédagogique de la maîtrise, en collaboration avec la directrice de l’Académie de l’Opéra de Paris, diriger les répétitions et concerts, et assurer la distribution des élèves dans les productions de l’établissement.

    Morgan Jourdain compose et arrange également de la musique pour divers ensembles

    Après des études de musicologie et de direction de chœur, Morgan Jourdain a décidé de consacrer l’essentiel de son activité à la direction de chœur d’enfants ainsi qu’à la formation des jeunes chanteurs. Aux côtés de l’Orchestre Philharmonique de Radio France et de l’Orchestre National de France il a ainsi préparé les chœurs pour de grands chefs d’orchestre tels que Myung-Whun Chung, Mikko Franck, Christian Macelaru, Daniele Gatti ou Daniel Harding.

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    Parallèlement à ses activités chorales, Morgan Jourdain compose et arrange de la musique pour diverses formations : le Poème harmonique, l’Ensemble Perspectives, le Chœur de l’Armée française… En 2014, il reconstitue et complète la Trauermusik de JS Bach dont l’enregistrement par Raphaël Pichon et son ensemble Pygmalion a été primé par une Victoire de la Musique.

    Attiré par le théâtre musical, Morgan Jourdain a également composé la musique et écrit les textes de plusieurs spectacles originaux.

    Philippe Gault

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  • Xavier Dupont de Ligonnès : « L’ensemble du fil évolutif de sa vie va vers le suicide, selon toute probabilité », selon Daniel Zagury

    Depuis 2011, la disparition de Xavier Dupont de Ligonnès est une énigme. Le mystère reste entier autour du sort de l’homme soupçonné d’avoir tué toute sa famille. Invité de la matinale, le psychiatre Daniel Zagury, auteur de L’énigme numéro 1 (aux éditions Seuil), dévoile son analyse psychologique du père de famille et révèle sa conviction.

    « J’ai lu beaucoup, comme tout le monde, sur Xavier Dupont de Ligonnès et je restais sur ma faim. Je me demandais qui est l’homme derrière tout ça ? En tant que psychiatre, je trouve qu’on n’est pas allé au bout de l’appréciation fine de sa personnalité, c’est pour ça que je me suis lancé », explique Daniel Zagury, auteur de L’énigme numéro 1 (aux éditions Seuil).

    Son livre, paru le 9 mai dernier, est le 17ème ouvrage à se consacrer à l’affaire Xavier Dupont de Ligonnès. Pour le psychiatre, habitué aux expertises de criminels vivants, l’analyse psychologique du père de famille s’est avérée totalement différente : « Je n’ai pas rencontré Xavier Dupont de Ligonnès, mais j’en sais beaucoup plus sur lui qu’un certain nombre de personnes que j’ai examinées qui n’ont pas envie de faire de confidences. Lors de mes recherches, j’ai rencontré des personnes de sa famille et puis c’était un grand bavard qui passait son temps à raconter sa vie sur les sites catholiques. »

    De la foi au désespoir

    D’après l’analyse de Daniel Zagury, la mère de Xavier Dupont de Ligonnès a joué un rôle important sur l’évolution de sa vie : « Sa mère a fait de lui un futur survivant de l’apocalypse et en tête de la hiérarchie mondiale des survivants. C’est comme ça qu’à l’âge de 35 ans, il adhérait encore totalement à la prédication de sa mère. »

    C’est dans les années 1960 qu’elle crée un groupe de prière nommé Philadelphia. Ce groupe a été qualifié « à caractère sectaire » par la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires). Depuis sa naissance, sa mère le préparait à la fin du monde prévue d’après le groupe à la fin des années 1990, mais elle n’a jamais eu lieu.

    C’était le premier déclencheur pour Dupont de Ligonnès : « C’est l’effondrement pour lui à ce moment-là. Il se proclame même incroyant. En réalité, il a juste perdu ses racines. Il va ensuite passer son temps sur des sites catholiques à essayer de casser la foi de ses interlocuteurs. »

    Le sacrifice comme solution

    Dépressif, endetté et trompé par sa femme, le père de famille veut mettre fin à ses jours. Le 20 janvier 2011, son père décède et c’est le deuxième déclencheur pour Xavier Dupont de Ligonnès. Le psychiatre dévoile le dilemme auquel a fait face Dupont de Ligonnès : « Il est devant une équation terrible : d’abord, il ne peut plus vivre parce qu’il souffre trop, mais se suicider, ce n’est pas chrétien, donc il ne faut absolument pas que sa famille soit au courant. Se suicider, c’est aussi abandonner les siens, ce qui lui est insupportable. Donc il décide d’organiser un ‘suicide’ collectif ».

    Il commence alors à programmer méticuleusement son acte : « C’est ce que j’appelle le travail psychique du crime. Il faut qu’il supprime psychiquement tous ses obstacles, d’abord la culpabilité, ensuite la honte, et enfin éviter la moindre défaillance si les sentiments prennent le dessus au moment de l’acte. Il transforme ses proches en des êtres chosifiés. Une fois prêt, il accomplit son crime et poursuit sa route sans que personne ne voie le drame dans ses yeux. »

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    Daniel Zagury dévoile sa conviction sur la fin de cette affaire : « Selon toute probabilité, et si on suit le fil évolutif de sa vie, il est très probable qu’il se soit suicidé. »

    Alessandra Wyak

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  • Raphaël Pichon, le nouveau prince de New York

    Le jeune chef d’orchestre français Raphaël Pichon est très apprécié à New York. Il y avait fait ses débuts au Carnegie Hall en janvier et y reviendra en novembre pour diriger un concert Beethoven, toujours avec l’orchestre local de St. Luke’s.

    Fin janvier 2025, Raphaël Pichon, avait fait forte impression pour ses débuts sur la prestigieuse scène du Carnegie Hall à la tête du célèbre Orchestra of St. Luke’s qui l’avait invité à l’occasion de la célébration du cinquantième anniversaire de la formation newyorkaise. Ce soir-là, le chef d’orchestre français avait dirigé un concert consacré à des œuvres de Franz Schubert, Robert Schumann et Carl Maria von Weber.

    Un succès qui a conduit l’orchestre et le Carnegie Hall à lui demander de venir à nouveau diriger le 6 novembre prochain un concert consacré à Ludwig van Beethoven. Au programme : des extraits de Leonore Prohaska, la pièce de Friedrich Duncker mise en musique par Beethoven, l’arrangement de Friedrich Silcher sur l’allegretto de la Symphonie n°7 et, surtout, la 9e Symphonie que chanteront notamment la soprano Liv Redpath et le ténor Laurence Kilsby, accompagnés par le Clarion Choir.

    Bach omniprésent pour la fin d’année 2025 de Raphaël Pichon

    2025, décidément une très belle année pour Raphaël Pichon récompensé en février avec son ensemble Pygmalion, désigné meilleur orchestre de l’année aux OPER! Awards 2025. C’est avec sa formation que le chef d’orchestre de 40 ans a également obtenu le Trophée Radio Classique en avril pour la sortie de l’album (Harmonia Mundi) consacré à la Messe en si mineur de Jean-Sébastien Bach dans sa version originelle de 1733.

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    Raphaël Pichon dirige la Messe en si mineur de Bach

     

    Une œuvre majeure que Raphaël Pichon dirigera à l’occasion de ses débuts à la tête du prestigieux Philharmonique de Berlin les 19 et 20 décembre pour une série de trois concerts. JS Bach que le chef d’orchestre et Pygmalion interpréteront également lors d’une veillée le samedi 27 septembre à la Philharmonie de Paris.

    Philippe Gault

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  • Guerre des 12 jours : Ces bombardements ont « pour la première fois de l’Histoire réuni tous les Iraniens » affirme Bernard Hourcade

    Le cessez-le-feu entre Israël et l’Iran proposé par Donald Trump a été accepté et respecté par les deux camps depuis le 25 juin dernier. Invité de la matinale, Bernard Hourcade, directeur de recherche au CNRS et spécialiste de l’Iran, analyse les conséquences de cette guerre des douze jours.

    Est-ce que Israël a commis une erreur politique en frappant l’Iran ? C’est ce que pense Bernard Hourcade le directeur de recherche au CNRS et spécialiste de l’Iran : « Certes, elle a touché l’Iran, mais pas la république islamique, et je pense que c’était une erreur politique parce qu’au final Israël a réveillé le nationalisme iranien, qui est l’unité de toute la population iranienne. »

    Alors au lieu de se révolter, le peuple iranien s’est uni : « Le bombardement de la nation iranienne pour la première fois de l’histoire a réuni tous les Iraniens qui ne sont pas pour la république islamique. Aujourd’hui, ils se disent qu’il y a un enjeu prioritaire : retrouver des valeurs communes. »

    Infiltration d’espions : les failles de la sécurité iranienne

    Dans la nuit du 13 juin 2025, Israël a lancé l’opération « Rising Lion ». Préparée depuis plusieurs années, elle est le fruit d’une intense infiltration des services secrets israéliens en Iran. Bernard Hourcade explique comment le Mossad a réussi très simplement à entrer en Iran : « La république islamique est fragilisée de l’intérieur, et pendant que les forces de sécurité couraient après les filles qui portaient, selon la loi islamique, un mauvais foulard, ils ne voyaient pas qu’Israël introduisait tout un réseau d’espionnage et de groupes militaires à l’intérieur du pays. »

    Pourtant, l’actuel président de l’Iran, Massoud Pezeshkian, est considéré comme un membre du groupe réformiste de la politique iranienne. Le géographe affirme que le régime peut évoluer : « L’Iran a compris qu’il faut prendre en considération ce que les femmes et toute la population du régime voulaient, surtout avec une classe moyenne nouvelle qui espère émerger ! Et l’Ayatollah Khamenei sait très bien que pour sauver le régime islamique, il faut sauver l’Iran et donc faire des concessions en accordant le droit de réforme au pays. »

    La clé des échanges diplomatiques avec l’Iran est Donald Trump

    Pour Bernard Hourcade, l’Iran va servir d’exemple : « La guerre de douze jours a démontré que la république islamique, qui a mis en place l’islam politique, a échoué. Donc, l’Iran est le parfait exemple pour les autres pays de la région qui pensent que l’islam politique est la solution, qu’il n’a en réalité été qu’un échec. »

    Après le cessez-le-feu, les dirigeants du Royaume-Uni, de la France et de l’Allemagne ont estimé qu’ « il est désormais temps de laisser place à la diplomatie. » À l’origine de la fin du conflit, Donald Trump serait le mieux placé pour gérer les futurs échanges selon le géographe : « Si Trump a aidé Israël, c’est aussi pour ensuite être libre de revenir aux échanges avec l’Iran, son pétrole et son gaz. Mais il a aussi compris une chose, c’est que l’Iran est la clé de lecture pour toute l’organisation du Moyen-Orient à venir, c’est pourquoi il faut garder la discussion ouverte. »

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    De possibles échanges diplomatiques sont à prévoir le 7 juillet sur la question de l’Iran. Pour la troisième fois, Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, sera à la Maison Blanche. Cependant, les deux chefs d’État doivent régler dans un premier temps la question de la fin du conflit israélo-palestinien.

    Alessandra Wyak

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  • Radio Classique en direct des Rencontres Musicales d’Evian avec Renaud et Gautier Capuçon ce mardi à 20 heures

    Comme chaque année Radio Classique a le plaisir de vous faire vivre les Rencontres Musicales d’Evian.

    C’est ainsi que nous vous donnons rendez-vous ce mardi en direct de la Grange au Lac pour le concert de l’Orchestre de Chambre de Lausanne dirigé par Renaud Capuçon. Trois œuvres sont au programme de cette soirée : Siegfried Idyll de Wagner et la Sérénade n°2 de Brahms ainsi que le Concerto pour violon et violoncelle de Brahms qui réunira Gautier Capuçon et Renaud Capuçon. Ce concert sera présenté par Laure Mézan.

    Vous pourrez l’écouter en qualité numérique à Evian et dans de nombreuses régions de France grâce au DAB+.

    Jean-Michel Dhuez

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    Le chef d’orchestre Philippe Jordan est acclamé par le public pour sa dernière prestation à la tête du Staatsoper de Vienne

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  • Le chef d’orchestre Philippe Jordan est acclamé par le public pour sa dernière prestation à la tête du Staatsoper de Vienne

    Pour sa dernière prestation à la tête du Staatsoper de Vienne, dont il est le directeur musical depuis 2020, le chef d’orchestre suisse Philippe Jordan a été applaudi chaleureusement pendant de longues minutes.

    Le départ de Philippe Jordan, directeur musical du Staatsoper de Vienne depuis 2020, était annoncé depuis trois ans. On savait que son mandat ne serait pas renouvelé et que la direction de l’institution autrichienne avait renoncé à pourvoir ce poste pour privilégier l’alternance de « chefs importants « . C’était d’ailleurs un des points de friction entre le chef d’orchestre suisse et Bogdan Roscic, le directeur artistique du Staatsoper.

    Entre les deux hommes les relations s’étaient peu à peu distendues. Philippe Jordan aurait même déclaré : « Si le directeur musical est le numéro 2, c’est-à-dire subordonné au directeur artistique, alors un conflit potentiel est inévitable ». Une situation qui n’a fait que se détériorer, au point que, pour la dernière prestation du maestro samedi dernier, Bogdan Roscic n’a même pas assisté à la fin du concert.

    Philippe Jordan dirigera l’Orchestre National de France à Saint-Jean-de-Luz début septembre

    Pour cette dernière, Philippe Jordan, 50 ans, habitué des marathons wagnériens, clôturait la direction de sa deuxième tétralogie en quelques semaines. C’est donc à l’issue du Crépuscule des Dieux, dans la mise en scène de Sven-Eric Bechtolf et avec Andreas Schager dans le rôle de Siegfried, que s’est achevé le mandat de Philippe Jordan, applaudi pendant près de 25 minutes par un public viennois conquis.

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    Et même s’il a déclaré : « J’ai besoin d’une pause maintenant après cinq ans, et la maison a besoin d’une pause loin de moi « ,  Philippe Jordan ne restera pas longtemps inactif. À partir du 9 août, il dirigera en effet cinq représentation de Macbeth, l’opéra de Giuseppe Verdi, au festival de Salzbourg dans la mise en scène de Krzysztof Warlikowski. Le 4 septembre, c’est à Saint-Jean-de- Luz, en l’église Saint-Jean-Baptiste, que le public français pourra l’applaudir lors d’une soirée spéciale Maurice Ravel, à la tête de l’Orchestre National de France dont il sera le directeur musical à partir de 2027.

    Philippe Gault

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  • Donald Trump, prix Nobel de la paix ? « C’est un homme qui ne souhaite pas forcément la paix, mais l’arrêt des guerres », estime Eric Danon

    Le président américain Donald Trump a appelé à un cessez-le-feu à Gaza ce dimanche. Pour tenter de mettre fin aux 20 mois de guerre entre Israël et le Hamas, un haut conseiller de Benjamin Netanyahu est attendu à Washington dans les prochains jours. Invité de la matinale, Eric Danon, l’ancien ambassadeur de France en Israël, revient sur la méthode de Donald Trump pour imposer la paix et sur la situation israélo-palestinienne.

    « Concluez l’accord à Gaza. Récupérez les otages !!! », voilà ce qu’a écrit dimanche Donald Trump sur son réseau social Truth Social. Le président américain a insisté pour qu’un accord soit conclu au cours de la semaine pour mettre fin à la guerre israélo-palestinienne et obtenir la libération des otages toujours détenus par le Hamas.

    Pour Eric Danon, l’ancien ambassadeur de France en Israël, il est possible que Donald Trump réussisse à imposer la paix : « En exigeant le cessez-le-feu, Trump a déjà eu quelques succès, comme entre l’Inde et le Pakistan ou entre l’Iran et Israël. Donc il y a quand même des éléments positifs. » C’est justement après avoir obtenu le cessez-le-feu entre l’Iran et Israël que Donald Trump a déposé sa candidature au prix Nobel de la Paix.

    Eric Danon estime qu’il lui en faudra un peu plus pour obtenir ce prix : « Donald Trump est un homme qui ne souhaite pas forcément la paix, mais l’arrêt des guerres, donc s’il veut le prix Nobel de la paix, il lui faut une percée diplomatique bien supérieure, comme arriver à une médiation couronnée de succès entre la Russie et l’Ukraine ou Israël et la Palestine. »

    Les militaires israéliens veulent mettre fin au conflit

    « Israël est très divisé dans sa politique intérieure sur cette question et il est sûr que beaucoup, dans l’armée israélienne, souhaitent que tout ça s’arrête », affirme l’ancien ambassadeur de France en Israël. L’escalade des hostilités, qui dure depuis octobre 2023, est la plus meurtrière qu’ait connue l’enclave palestinienne depuis 2006. D’après une étude de l’UNICEF, 56 156 personnes ont été tuées, dont 15 613 enfants.

    Selon l’ancien ambassadeur de France en Israël, un cessez-le-feu ne suffira pas pour mettre fin à ce conflit. Il faut obtenir la paix de manière globale dans la région : « Je suis depuis toujours convaincu qu’il faut commencer par l’environnement du conflit israélo-palestinien. Donc il faut convaincre les pays arabes de reconnaître Israël tout en ne poussant pas les Palestiniens à continuer la guerre. Il faut aussi que l’Iran ne puisse plus financer ses proxys, donc le Hamas, le Hezbollah et les Houthis, car cela entretient en permanence la tension dans la région et ensuite on règle tout le reste. »

    D’après lui,  « dans ces pays, la cause palestinienne est un ressort politique important. Dès que le gouvernement a des problèmes, ils remettent ce sujet sur le tapis et tout le monde les suit. Il y a une forme d’identité collective dans la ligue arabe, donc la seule solution c’est de travailler avec chacun d’entre eux pour trouver une solution pacifique ou une coexistence pacifique entre Israël et Palestine. »

    « Trump n’aime pas la guerre mais Netanyahu, lui, vit par la guerre »

    Une visite de Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, est prévue, mais la date n’a pas encore été annoncée. C’est donc son haut conseiller et porte-parole pour les affaires militaires, Eliezer Feldstein, qui va mener les discussions à Washington au cours de la semaine.

    Pour Eric Danon, cette discussion s’annonce tendue : « Si Netanyahu est un fin politique, il ne va jamais proposer de solution politique à la question palestinienne. Pourquoi ? Trump n’aime pas la guerre et souhaite un cessez-le-feu, mais Netanyahu, lui, vit par la guerre ! Donc c’est sûr qu’il y aura à un moment où ça va partir en clash, mais pas publiquement. »

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    Pour l’ancien ambassadeur de France en Israël, Benjamin Netanyahu va chercher une seule chose lors de cet échange : « S’il va à Washington, c’est pour travailler à la vision de l’après-Hamas à Gaza et d’un vrai plan de paix entre Israël et l’ensemble des Palestiniens. »

    Alessandra Wyak

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