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Radio Classique vous propose de vivre ou de revivre, ce samedi à 20 heures, le concert donné le 6 septembre dernier à l’Opéra national de Paris, au Palais Garnier, par l’Orchestre Philopéra dirigé par Daniel Harding.
Radio Classique vous propose de vivre ou de revivre, ce samedi à 20 heures, le concert donné le 6 septembre dernier à l’Opéra national de Paris, au Palais Garnier, par l’Orchestre Philopéra dirigé par Daniel Harding.
L’Orchestre Philopéra est constitué d’instrumentistes de l’orchestre de l’Opéra national de Paris. Au programme, la Symphonie n°3 de Franz Schubert et la Symphonie n°1 « Titan » de Gustav Mahler. Cette soirée sera présentée par Laure Mézan. Vous pourrez l’écouter en qualité numérique à Paris et dans de nombreuses autres villes de France grâce au DAB+.
Jean-Michel Dhuez
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Bulgarie : À bout, une violoniste menace de faire une grève de la faim pour sauver l’orchestre de la Radio nationale bulgare
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A l’occasion de la publication de son album Mémoire, Alexandre Tharaud sera, ce vendredi 25 septembre à 20h, l’invité du Journal du classique.
Après un album dédié à la chanson française aux doux parfums de nostalgie, Alexandre Tharaud convoque d’autres souvenirs de son enfance et de son parcours sous le compagnonnage de la musique française.
Mémoire, ainsi s’intitule ce programme qui couvre plusieurs siècles de répertoire, de Couperin à aujourd’hui et cela à travers un florilège de 27 petites pièces aux accents aussi élégants que piquants, « entre Versailles et Pigalle » nous dit-il.
Alexandre Tharaud nous racontera ce soir la conception de cet album qui inclut de nombreuses raretés et dont il jouera une partie lors de son grand récital du 12 octobre à la Philharmonie de Paris.
Laure Mézan
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Des lémuriens de Madagascar utilisent la même technique vocale que les chanteurs d’opéra
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Une étude anglo-italienne révèle qu’un espèce de lémuriens de Madagascar utilise une technique similaire à celle des sopranos et ténors pour atteindre des notes aiguës et ainsi projeter leurs chants. Ces indris chanteurs coordonnent l’ouverture de leur bouche avec la fréquence de leurs chants, ce qui leur permet d’amplifier le son, la fameuse technique de « l’accordage du formant ».
En 2021, une étude révélait que les indris, espèce de lémuriens endémique de Madagascar, étaient capables de chanter en rythme. Trois ans plus tard, les chercheurs à l’origine de cette étude découvraient que ces animaux communiquaient aussi entre eux par le chant à la manière des oiseaux et des humains.
Aujourd’hui, une équipe de chercheurs de l’université de Turin et de celle de Warwick, en Angleterre, a fait apparaître de nouveaux éléments via une étude publiée dans la revue scientifique PLOS Computational Biology.
Les indris utilisent une technique vocale étonnamment similaire à celle des chanteurs d’opéra pour atteindre des notes aiguës et ainsi optimiser leur communication à longue distance dans les forêts denses où ils vivent à Madagascar.
Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont analysé 83 enregistrements vidéo de 19 indris sauvages (11 femelles et 8 mâles) captés dans la forêt de Maromizaha et la réserve de Mitsinjo. Ils ont suivi les points de repère faciaux image par image et les ont associés à un enregistrement audio-synchronisé afin de tester statistiquement si l’ouverture de la bouche et la position des lèvres permettaient de définir la hauteur du chant.
« À chaque fois que le chant de l’indri montait en puissance, nous pouvions observer que sa bouche s’ouvrait davantage (…) Une coordination fine entre la voix et le corps que l’on associe habituellement aux chanteurs humains entraînés », observe Chiara De Gregorio de l’Université de Warwick.
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Cette technique, appelée formant tuning (accordage du formant) consiste à ajuster consciemment la forme du conduit vocal (lèvre, langue, mâchoire, larynx) ce qui permet aux artistes lyriques de projeter leur voix au-dessus de l’orchestre sans micro et sans forcer sur leurs cordes vocales.
Une technique qui permet notamment aux contre-ténors, ténors et sopranos de monter plus aisément dans les aigus.
A species of lemur known for its song appears to use a similar technique to opera singers, researchers have found.
— BBC Coventry & Warwickshire (@BBCCWR) September 22, 2026
Philippe Gault
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Il aura fallu attendre le XIe siècle pour que les notes de musique se voient attribuer les noms que nous leur connaissons aujourd’hui : le ludique « do, ré, mi, fa, sol, la, si » que nous entonnons toujours, plus de 1000 ans après !
Tout commence par l’ancêtre du solfège appelé solmisation qui permet de mieux visualiser les sons plus ou moins aigus. Il s’agit de l’innovation la plus retentissante du moine et théoricien de la musique italienne, Guido d’Arezzo, qui s’inscrit dans une longue tradition de techniques mnémotechniques destinées à l’apprentissage du chant. Les moines devaient mémoriser des quantités considérables de chants liturgiques allant parfois jusqu’à 75 heures de musique !
Pour ce faire, Guido d’Arezzo associe aux six degrés de son système les premières syllabes des six vers de l’hymne latin consacré à saint Jean-Baptiste, l’Ut queant laxis, traditionnellement attribué au poète lombard du VIIIème siècle, Paul Diacre.
Chaque vers de cet hymne commençait à un degré successif, ce qui concordait parfaitement pour servir son objectif pédagogique : apprendre à chanter les intervalles.
« Ut queant laxis
Resonare fibris
Mira gestorum
Famuli tuorum
Solve polluti
Labii reatum
Sancte Ioannes »
On pourrait traduire ce texte par : « Pour que tes serviteurs puissent chanter à pleine voix les merveilles de tes actions, efface le péché de tes lèvres souillées, ô saint Jean »
Il en retire donc Ut, Ré, Mi, Fa, Sol, La, un système fondé sur l’hexacorde, c’est-à-dire un ensemble de six notes, qui diffère de notre gamme actuelle de sept notes consécutives.
Le pape Jean XIX, ayant eu vent de cette méthode révolutionnaire, aurait fait venir Guido d’Arezzo à Rome pour une démonstration qui aurait contribué à sa popularisation. Le moine aurait même réussi à faire déchiffrer au souverain pontife un chant à vue (autrement dit sans avoir entendu la mélodie au préalable) en une seule après-midi. Une méthode que les Franciscains ont emportée dans le Nouveau Monde au XVe siècle.
Ce n’est qu’au XVIIe siècle que le do – que l’on attribue généralement au mot latin « Dominus » (« le Seigneur ») par référence religieuse – commence à suppléer a l’ut. Le musicologue italien Giovanni Battista Doni pourrait en être à l’origine, afin de répondre à un problème concret, voire trivial : le do est plus facile à chanter qu’une syllabe se terminant par une consonne. Certains historiens émettent également l’hypothèse qu’il aurait choisi do parce que c’était la première syllabe de son nom.
Inconnu de la nomenclature médiévale, le si n’appartient pas au système original de Guido d’Arezzo. Pour autant, lorsqu’il fut introduit plus tardivement et progressivement, à la même époque que le do, il aurait été formé des initiales des deux derniers mots de l’hymne : « Sancte Ioannes ». Son introduction répond au besoin de réduire le nombre de changements de syllabe, appelés mutations, nécessaires lorsque la mélodie débordait les limites de l’hexacorde.
Guido d’Arezzo, grand pédagogue, va accompagner son système d’un nouvel outil ingénieux, la « main guidonienne », sorte d’ersatz de partition avant l’heure : aux articulations et phalanges d’une main, se réfèrent les différentes syllabes de la solmisation.
C’est une technique particulièrement adaptée à l’apprentissage du chant à vue : il suffit alors au professeur de désigner du doigt un emplacement précis de la main pour que l’élève repère aussitôt la syllabe qu’il doit chanter. Cela permet une visualisation des hauteurs et intervalles.
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Les représentations de la main guidonienne foisonnent ultérieurement à la mort de Guido, autour de 1050, si bien que l’identité de celui qui a développé cet outil pédagogique très répandu au Moyen-Âge, reste discutée.
Quoi qu’il en soit, cette main, guidonienne ou non, laisse encore aujourd’hui une empreinte dans le vocabulaire anglo-saxon : « gamma ut » était le nom donné au son le plus grave du système. Cette appellation a donné naissance au mot anglais « gamut » qui désigne aujourd’hui une gamme complète.
Pauline Adad
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Le château de Sceaux – musée départemental – consacre une grande exposition à Marie-Caroline de Berry, grâce notamment à d’exceptionnel prêts du Château de Versailles.
Arrivée en France après la chute de Napoléon Ier pour épouser l’héritier de la monarchie restaurée, cette princesse rebelle sut très tôt utiliser le pouvoir des images et de la presse.
À travers le destin hors norme de cette fascinante figure du XIXᵉ siècle, Carole Blumenfeld, commissaire de l’exposition, met en lumière la modernité d’une femme libre et audacieuse qui sut construire sa propre légende et incarner à la fois la survivance de la monarchie et la modernité.
Exposition Marie-Caroline, Duchesse de Berry, Princesse Rebelle à découvrir au Château de Sceaux jusqu’au 14 février 2027.
chateauversailles.fr
https://domaine-de-sceaux.hauts-de-seine.fr/evenements/exposition-marie-caroline-duchesse-de-berry-princesse-rebelle
Cet article ‘’ …c’est l’assassinat du duc de Berry qui va agoniser pendant une nuit entière sous les regards de la foule… Elle est entrée dans le tragique ! ‘’ est apparu en premier sur Radio Classique.
Le prestigieux Metropolitan Opéra de New York va distribuer chaque saison des dizaines de milliers de places gratuites aux habitants de la ville n’ayant jamais assisté à une représentation. Le maire de la ville Zohran Mamdani souhaite « rendre la culture plus accessible ».
L’opération Opera for All (Opéra pour tous) doit permettre de proposer quelque 70.000 billets gratuits pour chaque saison du Met Opera – 10.000 par mois cette saison – via un système de loterie accessible aux New-Yorkais.
Si un tiers des billets du Met se vendent habituellement pour moins de 100 dollars, les plus belles places peuvent atteindre des sommes bien supérieures, jusqu’à 500 dollars.
C’est le maire démocrate de New York qui a fait cette annonce en compagnie de la maire adjointe chargée de la justice économique et de la commissaire du département des affaires culturelles de la ville (DCLA).
Depuis sa prise de fonction en janvier 2026, Zohran Mamdani a déjà initié des opérations similaires pour accéder notamment à des spectacles sur Broadway et profiter des matches de tennis à l’US Open et de football lors de la Coupe du monde l’été dernier.
A compter de ce mois-ci, le Met Opera mettra proposera 10 000 billets gratuits par mois durant toute la saison 2026-2027, soit environ 10 % de l’ensemble des billets disponibles. Les New-Yorkais intéressés peuvent participer à la loterie mensuelle sur on.nyc.gov/opera ou via le site et l’application du Met.
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Dans un communiqué, publié sur le site de la mairie de New York, Zohran Mamdani précise que « L’opéra est l’une des plus grandes formes d’art que nous ayons, et il n’y a pas de meilleur endroit pour l’apprécier que le Metropolitan Opera House. Mais l’art ne devrait pas être réservé à ceux qui en ont les moyens. Chaque New-Yorkais devrait avoir la possibilité de s’asseoir dans ces sièges, d’entendre ces voix et de vivre l’expérience de cette scène, quel que soit son niveau de revenus ».
Pour Peter Gelb, le directeur général du Met, co-opérateur de ce dispositif : « Tout au long de sa riche histoire, le Met a enrichi la vie culturelle de New York. Avec cette nouvelle initiative, nous espérons démontrer une fois de plus que le Met est un élément essentiel de la vie new-yorkaise ».
Philippe Gault (avec AFP)
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C’est un geste fort pour alerter l’opinion et les pouvoirs publics sur la situation de l’Orchestre symphonique de la Radio nationale bulgare (BNR). Iva Djadjeva, violoniste de l’orchestre, a annoncé qu’elle entamerait une grève de la faim le 28 septembre pour dénoncer les salaires insuffisants et le sous-financement chronique des formations musicales de l’institution.
Cela fait plus d’un an que les musiciens des formations de la Radio nationale bulgare multiplient les actes de protestation. De l’interruption à la suspension de concerts, ils souhaitent attirer l’attention sur leur situation salariale.
Ils estiment que les rémunérations des membres de quatre formations musicales de la BNR (Orchestre symphonique, Big Band, Orchestre de musique traditionnelle et Chœur mixte) restent très inférieures à celles de nombreuses institutions culturelles bulgares et que les moyens consacrés à leurs conditions de travail sont très insuffisants.
Dernier acte de ce mouvement de contestation : l’annonce par la violoniste ">Iva Djadjeva d’une grève de la faim qui commencera le 28 septembre si aucune mesure concrète n’est prise d’ici-là. Dans un courrier adressé au président bulgare, au Premier ministre, au ministre de la Culture et à la commission parlementaire de la Culture et des Médias, la musicienne explique qu’elle ne voit pas d’autre solution alors que l’orchestre « se désagrège après un an et demi d’agonie ».
Le premier mouvement de protestation des musiciens de l’Orchestre symphonique de la radio bulgare remonte au 6 juin 2025, dans la salle Bulgaria de Sofia, lorsqu’ils avaient refusé de jouer les Danses symphoniques de Serge Rachmaninov, l’une des trois œuvres prévues au programme ce soir-là.
« Le silence est notre seule arme“, avaient-ils expliqué sous les applaudissements du public.
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Depuis, la mobilisation n’a pas faibli. Les musiciens ont multiplié les actes de contestation et en mars dernier, les quatre formations ont finalement suspendu leurs concerts, tout en continuant les enregistrements destinés à la radio.
Quelques mois plus tard, Galina Koycheva, premier violon de l’orchestre, annonçait son départ et le chef d’orchestre principal Konstantin Ilievsky faisait part de son inquiétude sur les difficultés de conserver les musiciens expérimentés et d’attirer les jeunes professionnels si les conditions salariales ne sont pas revues.
Александър Секулов и Румен Бояджиев: Не можем да оставим Ива Джаджева самаhttps://t.co/5hAEZR8Xya
— News Agency BGNES (@BGNES) September 19, 2026
Dans leurs revendications, les musiciens des orchestres de la BNR réclament une revalorisation des salaires, notamment pour les jeunes musiciens mais également une aide exceptionnelle de 350.000 euros pour 2026, ainsi qu’une augmentation de 2 millions d’euros du budget 2027. Le ministère de la Culture bulgare dit travailler actuellement avec celui des Finances à une solution pour la fin de l’année et préparer une modification de la loi sur la radio et la télévision.
À ce jour, le concert d’ouverture de la nouvelle saison de l’Orchestre symphonique de la radio bulgare est toujours annoncé pour le vendredi 2 octobre.
Philippe Gault
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A l’occasion de la publication de son album Symphonics, Julien Beautemps sera, ce jeudi 24 septembre à 20h, l’invité du Journal du classique.
C’est l’une des nouvelles grandes figures de l’accordéon, capable de faire ressortir de son instrument une incroyable variété de couleurs, de sonorités et de nous restituer tout un orchestre.
Julien Beautemps a choisi justement de mettre en avant cette dimension symphonique dans son album, sorti sous le label Oktav Records, réunissant des œuvres originales et des transcriptions. Il nous offre ainsi sa lecture d’une barcarolle pour piano de Rachmaninov, du Requiem de Mozart et de la Symphonie n°2 de Schulhoff.
Julien Beautemps nous éclairera ce soir sur sa démarche et sur ce programme qu’il donnera également en concert mardi 29 septembre à la Salle Cortot.
Laure Mézan
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Le pape Léon XIV sera en visite apostolique en France du 25 au 28 septembre. C’est l’occasion de se pencher sur l’origine de mots religieux qu’on entend en ce moment dans les médias.
Commençons par le mot lui-même : pape vient du latin papa, qui signifiait simplement « père » dans le langage affectueux des enfants. Le chef de l’Église s’est vu attribuer ce nom familier dès les premiers siècles du christianisme.
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D’où vient ensuite son autre nom, le pontife ? Le mot vient du latin pontifex, littéralement « celui qui fait le pont ». Dans la Rome antique, les pontifes étaient des prêtres chargés des ponts sacrés sur le Tibre, un rôle à la fois technique et religieux.
L’Église a récupéré le mot pour désigner celui qui fait le pont entre les hommes et Dieu.
Un autre mot utile : le conclave. Ce terme vient de deux mots latins : cum, qui signifie « avec », et clavis, « la clé ». Cela vient du fait qu’on enfermait les cardinaux à clé lors de l’élection du pape pour les empêcher de sortir avant d’avoir choisi. Alain Rey explique dans son Dictionnaire historique de la langue française que la pratique remonte au XIIIe siècle, après une élection qui avait duré près de trois ans.
Pour finir, il y a le terme encyclique. Il vient du grec enkyklios, qui veut dire « circulaire ». Une encyclique, c’est littéralement une lettre qui doit circuler, envoyée à tous les évêques du monde. Le mot n’a rien de spécifiquement religieux à l’origine, il a juste été récupéré pour ce type de courrier particulier.
Karine Dijoud
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Parlons des mots anglais qui ont débarqué en France dans les années 60, et qui sont restés. Cette chronique a été inspirée par Le Fabuleux Destin des mots, de Mathieu Avanzi, d’après l’œuvre d’Alain Rey, publiée aux éditions Le Robert.
À la suite du plan Marshall, l’influence américaine s’est durablement installée en Europe. La langue française en a naturellement gardé des traces.
Parmi les termes qui se sont imposés à cette époque, on trouve d’abord transistor. Au début des années 1960, le mot désigne cette radio portable qui fait fureur chez les jeunes. Des équivalents français ont bien été proposés, comme « transistron » ou « transisteur », mais aucun ne s’est réellement imposé dans l’usage.
Autre exemple : brushing, qui est un terme trompeur. Il apparaît en 1966 pour désigner ce procédé de coiffage sur cheveux mouillés, séchés mèche à mèche. Sauf que ce mot n’existe pas en anglais. On a collé brush (« brosse ») et la terminaison -ing. Un faux emprunt fabriqué de toutes pièces sur le sol français !
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Karine Dijoud
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