C’était un tandem politique autrefois fusionnel, devenu les véritables frères ennemis de la droite azuréenne. À Nice, la campagne municipale se transforme en bras de fer entre Christian Estrosi (Horizons), qui brigue un nouveau mandat, et le député nationaliste, soutenu par le Rassemblement national, Éric Ciotti. Une bataille sans merci alors que les sondages donnent l’avantage au candidat d’extrême droite.
Christian Estrosi n’en est pas à sa première campagne. Pour tenir ce marathon, l’hygiène de vie compte : « Dans le pan bagnat, il y a les légumes frais du pays avec les bonnes vitamines, les bons oligo-éléments », déclare-t-il.
Sur le marché Saint-Roch, quartier animé et populaire de Nice, entre poignées de main et selfies, il défend son bilan et tacle son adversaire, Éric Ciotti, donné en tête au premier tour par les sondeurs : « J’ai un concurrent en face de moi qui a été estrosiste, qui a été sarkozyste, filloniste, qui est devenu lepeniste. Moi je continue à être un gaulliste indécrottable », assure le maire sortant.
Pourtant, c’est justement le choix du député de pactiser avec le RN qui séduit Hélène, habitante de Nice : « Je voterai pour Ciotti, parce que le RN n’est plus le FN. Le FN, j’étais contre, mais ils ont évolué. Éric Ciotti a des idées qui sont ce qu’elles sont, et avec lui on sait où on va », témoigne-t-elle.
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Sur la coulée verte, un kilomètre de promenade… au cœur de la ville, grande réalisation du maire, Olivier le défend : « Estrosi n’a pas démérité dans la conduite de son dernier mandat. Pour comparer à d’autres métropoles, Nice est bien équipée en matière de sécurité, visio, présence de la police municipale. Je trouve que c’est une ville dans laquelle on ne se sent pas en insécurité », selon ce jeune retraité.
Une âpre bataille entre les deux hommes, où chacun étrille le bilan de l’autre.
Du côté du port, la permanence d’Éric Ciotti fourmille. Il martèle deux mots : « fiscalité » et « sécurité ». Selon lui, « Monsieur Estrosi est le champion de la communication. On a une police municipale qui n’est pas suffisante, quels que soient les chiffres, quels que soient les slogans. L’immigration, l’insécurité, la dette, les impôts, c’est le macronisme et les Niçois aussi lui attribuent ce bilan. »
Déjà les deux équipes peaufinent leurs stratégies pour le second tour… où les électeurs de gauche pourraient bien être les faiseurs de roi…
À Nice, 7 listes se présentent :
Tous pour Nice, Christian Estrosi (LR, Horizons)Le meilleur est à venir, Éric Ciotti (UDR, RN)Unis pour Nice, Juliette Chesnel-Le Roux (Les Écologistes, le Parti socialiste, le Parti communiste)Nice Front Populaire, Mireille Damiano (LFI)Nice Démocratie Directe, Céline ForjonnelReconquête !, Cédric Vella (Reconquête)Nice Populaire, Patrick AllemandRetrouvez tous les articles liés à la politique
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