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A l’approche du 30ème anniversaire des Journées Ravel auxquelles il participera, Lambert Wilson sera, ce mercredi 23 septembre à 20h, l’invité du Journal du classique.
Il sera cette année le parrain des Journées Ravel, festival qui fête ses 30 ans et se tiendra du 2 au 18 octobre dans les Yvelines, autour de Montfort-L’Amaury, sur ces terres que le compositeur a tant arpentées.
Lambert Wilson y donnera deux concerts, le 4 octobre en tant que récitant avec le pianiste Roger Muraro, autour de la correspondance de Ravel, et le 18 en tant que chanteur aux côtés de Bruno Fontaine et du Lemanic Modern Ensemble autour d’un programme aux accents de jazz, évoquant le grand voyage du compositeur à New York.
Lambert Wilson nous racontera ce soir son amour pour la musique de Ravel et pour l’homme qu’il était, aussi élégant que mystérieux.
Laure Mézan
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Un an après l’annulation de son concert avec le philharmonique de Munich à Gand, la venue de Lahav Shani à Bruxelles est de nouveau au cœur d’une polémique. Le chef d’orchestre israélien doit diriger un concert fin novembre à Bozar mais, sous la pression de militants pro-palestiniens, la représentation pourrait être annulée.
En septembre 2025, la participation de l’Orchestre Philharmonique de Munich au Festival de Flandre de Gand (Belgique) avait été annulée car, selon la direction du festival, la position de son chef d’orchestre israélien vis-à-vis de l’offensive à Gaza n’était pas jugée « assez claire ». Une décision qui avait suscité de vives réactions d’indignation, notamment en Allemagne, dans le milieu de la musique classique et même au niveau diplomatique.
Un an plus tard, c’est à nouveau en Belgique, cette fois-ci à Bruxelles, que la présence de Lahav Shani provoque un mouvement de contestation initié par les activistes pro-palestiniens. Le 24 novembre, à Bozar (palais des Beaux-Arts) le chef israélien doit en effet diriger l’Orchestre philharmonique de Munich dont il est, depuis le début du mois le nouveau chef principal, dans un concert consacré à Tableaux d’une exposition de Modeste Moussorgski et au Concerto pour violon n° 1 de Dimitri Chostakovitch avec la soliste Janine Jansen.
Les premiers signes de contestation sont apparus dès l’annonce de la programmation de ce concert en mai dernier quand trois membres du conseil d’administration de Bozar ont démissionné. Selon eux, le fait que Lahav Shani continue de diriger l’Orchestre philharmonique d’Israël (IPO) fait de lui « l’un des représentants culturels du pays » et donc choisir de le programmer « a un sens politique au vu du contexte que l’on connaît ».
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Le directeur artistique de Bozar, cité par Courrier International, avait répondu que « Lahav Shani ne vient pas ici en tant que représentant d’Israël, mais en tant que chef d’orchestre d’un orchestre allemand » et rappelait que le musicien « s’est prononcé contre la guerre, contre la violence ».
Depuis, le mouvement contestataire a pris de l’ampleur, notamment dans le milieu culturel et de la part d’organisations de la société civile belge qui ont signé une tribune dans le quotidien Le Soir, appelant à une déprogrammation du concert.
Publié cette semaine, un rapport de la Hind Rajab Foundation a encore amplifié la controverse.
Ce rapport, d’une organisation très engagée dans la cause palestinienne, met en avant le fait que Lahav Shani aurait participé en Israël à « des initiatives musicales patriotiques » qui évoquaient la mémoire des otages israéliens, sans faire de place au sort des Palestiniens après l’attaque terroriste du Hamas en octobre 2023.
Dans un communiqué, la direction de Bozar rappelle que le Philharmonique de Munich compte plus de 120 musiciens issus de plus de 20 pays et « n’entretient aucun lien avec une organisation israélienne, encore moins avec la politique du gouvernement israélien ».
Philippe Gault
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En septembre 1843, Victor Hugo savoure le point d’orgue d’un périple pyrénéen baigné de quiétude, loin de l’agitation parisienne. Accompagné de Juliette Drouet, l’écrivain vogue dans une insouciance heureuse, avant que le drame de sa vie ne le frappe.
Ecoutez l’épisode des Grands dossiers de l’Histoire en intégralité :
Le 9 septembre, en attendant une diligence place Colbert à Rochefort, le couple s’attable au café de l’Europe. Pour tromper l’attente, l’auteur réclame la presse du jour. Le serveur lui tend Le Siècle daté du 7 septembre.
Victor Hugo feuillette machinalement les pages parcourt les nouvelles habituelles — questions carcérales, santé du Premier ministre britannique, soubresauts politiques en Espagne — avant de s’attarder sur la rubrique des faits divers, attiré par une dépêche du Journal du Havre, une ville qu’il affectionne particulièrement.
Les premières lignes attirent immédiatement son attention. Il y est question d’un chavirage tragique sur la Seine à Villequier, impliquant des membres de la famille Vacquerie.
Poursuivant sa lecture, le souffle se coupe : le nom de sa fille aînée, Léopoldine, épouse de Charles Vacquerie depuis à peine plus de six mois, apparaît noir sur blanc. L’embarcation a sombré lors d’une promenade nautique. L’époux a tenté en vain de sauver sa jeune épouse au cours d’une lutte désespérée contre les eaux.
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Sous les yeux ébahis de Juliette Drouet, le grand poète s’effondre, terrassé par l’horreur de la nouvelle découverte fortuitement au détour d’une gazette provinciale, à des centaines de kilomètres du drame.
Vous apprendrez dans ce podcast comment ce cataclysme intime anéantira durablement son inspiration poétique, marquant au fer rouge l’œuvre colossale du maître de la littérature française.
Cet article est tiré de l’émission « Léopoldine, la fille bien-aimée : le deuil qui a brisé Victor Hugo » . Ce résumé a été rédigé à l’aide de l’intelligence artificielle puis relu, édité et validé par un journaliste.
Ecoutez l’intégralité de l’émission des « Grands dossiers de l’histoire par Franck Ferrand » en podcast sur notre site ou application.
Retrouvez Le meilleur des Grands Dossiers de l’Histoire
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À bientôt 43 ans, Dorothée Gilbert fera ses adieux à l’Opéra de Paris le 15 octobre. Pour son dernier ballet sur la scène du Palais Garnier, la danseuse étoile dansera avec son fidèle partenaire Hugo Marchand dans L’Histoire de Manon.
Dorothée Gilbert aurait dû faire ses adieux l’an dernier à l’Opéra de Paris (OnP) à 42 ans, l’âge de cessation obligatoire des fonctions des danseuses et danseurs du ballet de l’Opéra, mais le calendrier de la saison passée ne permettait pas d’organiser cette cérémonie hautement symbolique.
Et, tradition oblige, comme c’est à l’artiste concerné de choisir le rôle dans lequel il ou elle souhaite faire ses adieux, Dorothée Gilbert et José Martinez, le directeur de la danse de l’OnP, sont convenus de celui de Manon Lescaut dans L’Histoire de Manon qui sera donné au Palais Garnier le jeudi 15 octobre, soit trois semaines après son 43e anniversaire.
A cette occasion, Dorothée Gilbert retrouvera, dans le rôle du Chevalier des Grieux, Hugo Marchand, son fidèle compagnon de scène, onze ans après leur premier duo dans ce ballet du chorégraphe anglais Kenneth MacMillan sur la musique de Jules Massenet.
Cette ultime représentation de Dorothée Gilbert marquera la fin d’une longue et superbe carrière de danseuse avec le ballet de l’Opéra de Paris où elle entra en 1995 et dont elle fut nommée Étoile il y a 19 ans.
À 23 ans à l’époque, elle fut la deuxième plus jeune danseuse à atteindre ce grade après Sylvie Guillem (en 1984 à 19 ans). C’est à l’issue d’une représentation de Casse-Noisette à l’Opéra Bastille, le 19 novembre 2007, que Gérard Mortier, alors directeur de l’OnP, avait annoncé sa nomination sur proposition de Brigitte Lefèvre.
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Les derniers pas de Dorothée Gilbert sur la scène du Palais Garnier seront aussi les dernières images du documentaire consacré à son ultime saison avec le corps de ballet de l’Opéra de Paris, réalisé par son mari, le cinéaste et photographe James Mort.
Intitulé Une vie d’étoile, cette co-production avec l’OnP, nous emmène « dans les entrailles d’une institution mythique et dans l’intimité d’une artiste au destin hors du commun. Femme, mère et interprète d’exception ». Le documentaire sortira en salle et sera disponible en VOD sur la plateforme Disney + courant 2027.
Philippe Gault
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Pour la 4e édition de ses Résidences, le Château d’Yquem accueille Hakuba, restaurant deux étoiles au Guide MICHELIN, pour une expérience éphémère inédite : « Shun, l’apogée de l’instant ». Deux jours pour faire dialoguer l’univers d’Yquem — son sens du temps, sa précision, sa lumière — et l’art du kaiseki-sushi porté par les chefs Arnaud Donckele, Takuya Watanabe et Maxime Frédéric.
Les 13 et 14 novembre 2026, le Château d’Yquem ouvre exceptionnellement ses portes à une parenthèse singulière pensée autour de la notion japonaise de Shun. Au Japon, cet instant désigne le moment où un produit, dans sa saison, atteint sa forme la plus juste. Un point d’équilibre rare, fragile et lumineux, que Château d’Yquem a choisi d’explorer à travers cette nouvelle résidence culinaire.
Pensée comme un itinéraire narratif et sensoriel, cette table éphémère invite les convives à suivre un parcours de 3h45 au cœur du domaine. Installée dans un format volontairement confidentiel, l’expérience accueille 36 convives par service, répartis autour de trois comptoirs, afin de préserver l’intimité et la précision de l’instant. Le menu kaiseki-sushi unique entre alors en résonance avec l’univers d’Yquem, dans un dialogue continu entre textures, saisons, gestes et sensations.
Tel un fil ininterrompu, Yquem accompagne l’intégralité de ce parcours avec une dégustation de sept millésimes. Une traversée du temps qui prolonge l’expérience culinaire et révèle, dans chaque accord, la profondeur, l’éclat et la singularité du vin.
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Radio Classique vous propose de gagner un déjeuner pour deux personnes afin d’assister à cet événement d’exception !
Soyez à l’écoute, toute la semaine, de l’émission Harmoniques, présentée par Jean-Michel Dhuez, entre 12h et 14h, et restez attentif : une question sera posée à l’antenne au cours de l’émission.
Le module de participation sera ouvert dès que la question sera posée et accessible sur le site internet et l’application mobile de Radio Classique.
L’application Radio Classique est téléchargeable sur iPhone/iPad et Android.
Un gagnant sera désigné par tirage au sort parmi les bonnes réponses.
© ilyafoodstories – Deepix – ilyafoodstories
Le gagnant remportera un déjeuner pour 2 personnes dans le cadre de la résidence culinaire « HAKUBA x YQUEM, l’apogée de l’instant », le samedi 14 novembre 2026 à la propriété du Château d’Yquem, située Château d’Yquem, 33210 Sauternes (France), en présence des équipes du domaine, du restaurant Hakuba, et des chefs Arnaud Donckele, Takuya Watanabe et Maxime Frédéric.
Déroulement de l’expérience (durée indicative : 3h45) : un parcours rythmé par une dégustation de sept millésimes d’Yquem, en résonance avec un menu kaiseki-sushi unique, servi au comptoir.
Programme du déjeuner :
Code vestimentaire : chic décontracté, chaussures confortables.
La dotation n’inclut ni hébergement, ni transport, ni acheminement du lauréat jusqu’au Château d’Yquem.
La valeur unitaire totale de la dotation est de 2 400 euros TTC, soit 1 200 euros par personne (valeur indicative).
Important : Les mets de la cuisine japonaise kaiseki-sushi sont composés de fruits de mer, de soja, de gluten et principalement de poissons crus et cuits, essence même de la culture culinaire du Chef Takuya Watanabe à laquelle il ne peut être dérogé. L’expérience comprenant des accords mets & vins, elle est réservée exclusivement aux personnes majeures.
[Consulter le règlement du jeu]
Dernière chance de participer aujourd’hui !
Soyez à l’écoute de l’émission Harmoniques, présentée par Jean-Michel Dhuez, entre 12h et 14h. Le module de participation ouvrira dès que la dernière question sera posée à l’antenne et restera accessible jusqu’à 14h.
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.
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Embarquez pour les Années Folles en compagnie de Pierre Génisson à la clarinette et Bruno Fontaine au piano. Laissez-vous transporter par Franck Ferrand dans un voyage musical où le classique s’éveille au rythme du jazz.
Enfant autodidacte des quartiers populaires, armé d’une imagination mélodique hors norme, George Gershwin a accompli un véritable tour de force : capturer l’effervescence des théâtres de Broadway et le tumulte urbain pour les propulser au coeur des grands orchestres.
Des klaxons parisiens d’Un Américain à Paris aux mélodies poignantes de Porgy and Bess, sa musique n’est pas seulement du jazz, elle n’est pas seulement classique : elle est l’essence même d’une Amérique moderne, fiévreuse et intensément vivante.
Conteur hors pair, Franck Ferrand raconte l’Histoire, sur scène comme sur Radio Classique, avec un enthousiasme communicatif et un talent déjà bien connu. Également mélomane passionné et fin connaisseur de la musique classique, il nous raconte au fil de ces concerts les grandes et les petites histoires des compositeurs, en compagnie de solistes de renom.
Informations et réservations
Franck Ferrand | présentation
Pierre Génisson | clarinette
Bruno Fontaine | piano
Sélection d’œuvres de George Gershwin
Mercredi 14 octobre 2026, 20h30
Informations & réservation
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25 récitals de piano seront proposés tout au long de la saison
La série Piano se poursuit en 2026-2027 au Théâtre des Champs-Elysées avec pas moins de 25 récitals. Entre découverte de jeunes talents et interprètes majeurs de la scène internationale, il y en aura pour tous les goûts !
Plusieurs musiciens habitués de l’avenue Montaigne seront de retour. Le public retrouvera, entre autres, les grands pianistes Nikolaï Lugansky (23 février), András Schiff (8 juin) et l’immense Grigory Sokolov pour son traditionnel récital au printemps (26 mai). Le pianiste virtuose Dmitry Masleev, lauréat du concours Tchaïkovski en 2015, viendra à trois reprises pour un cycle Rachmaninov (13 novembre, 23 janvier, 16 juin). Le Germano-Russe Igor Levit, qui fait désormais partie de l’élite internationale du clavier, montera sur la scène du Théâtre pour deux rendez-vous autour de Beethoven (2 et 26 mars), à l’occasion du bicentenaire de la disparition du compositeur. Le prince du piano Dang Thai Son, légendaire vainqueur du concours Chopin de Varsovie 1980, proposera un programme consacré à Schubert, Schumann et Ravel le 19 avril.
Le public pourra également découvrir le pianiste japonais Nobuyuki Tsujii le 11 novembre. Aveugle de naissance, il est une star dans son pays grâce à son jeu d’une remarquable sensibilité. Le surdoué du clavier Andreï Korobeinikov (pas moins de vingt concours remportés à son palmarès) sera de retour en début de saison (5 octobre) pour faire revivre le mythique Köln Concert de Keith Jarrett. Aussi à l’aise en jazz que dans le répertoire classique, le pianiste et compositeur Thomas Enhco clôturera cette saison le 23 juin avec ses improvisations autour de Mozart.
La série piano fera également la part belle aux jeunes talents. Lauréat du Concours international Chopin en 2025, l’Américain Eric Lu ouvrira la saison le 29 septembre avec un récital consacré à Brahms, Schubert et Chopin. Pianiste sino-canadienne distinguée dans plusieurs concours internationaux, la jeune Sophia Liu se distingue par son jeu alerte, puissant et coloré. Pour son premier récital avenue Montaigne le 15 novembre, elle proposera un programme romantique avec des pièces de Chopin, Tchaïkovski et Balakirev. Roman Borisov interprétera en janvier des pièces de Beethoven, Medtner, Schubert et Rachmaninov. A 22 ans, il est l’un des pianistes les plus prometteurs de sa génération, grâce à sa grande maîtrise du clavier et son jeu aux multiples nuances. L’Autrichien Lukas Sternath, réputé pour son interprétation du répertoire romantique et sa sensibilité musicale, interprétera en mars le Livre II des Années de pèlerinage de Liszt. Invitée régulière du Théâtre des Champs-Elysées, la jeune prodige du piano Alexandra Dovgan donnera en mai un récital consacré à Bach, Schubert et Chopin, tandis que Paul Ji fera entendre son jeu expressif et élégant lors d’une soirée dédiée à l’un de ses compositeurs favoris, Chopin, en juin. La brillante Arielle Beck, que le public a pu découvrir la saison dernière pour son premier récital avenue Montaigne, reviendra en fin de saison pour un programme mêlant Beethoven, Prokofiev et Liszt.
https://www.theatrechampselysees.fr/saison-2026-27/recital-piano
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Alors qu’il entame sa deuxième saison comme directeur général du Théâtre des Champs-Élysées – qui accueille notamment sur sa scène le Concert de Noël de Radio Classique les 12 et 13 décembre prochains – Baptiste Charroing évoque les enjeux de son financement et sa politique d’ouverture au jeune public.
Pour Baptiste Charroing, le TCE n’est pas tout à fait un théâtre mais plutôt une maison de musique, patrimoine emblématique de l’avenue Montaigne, avec une offre de musique classique sous toutes ses formes : l’opéra, le concert et la danse. Actuellement, la programmation va du grand chorégraphe et danseur Thierry Malandain à des opéras en version de concert, récital de piano, et même un spectacle pour enfants.
En effet, Baptiste Charroing veut attirer au-delà des fidèles, et sa stratégie semble fonctionner. Il est fier de compter « plus de 4 000 jeunes en plus l’année dernière » pour qui la place n’excède pas les 20 euros pour les moins de 30 ans.
S’inscrivant dans sa stratégie de séduction du jeune public, le TCE a lancé depuis la saison dernière les « dimanches en famille », inauguré ce dimanche avec Pierre et le Loup de Prokofiev. Il s’agit d’un dimanche par mois dédié aux jeunes de 5 à 16 ans :« Vous emmenez vos enfants, vos petits-enfants, découvrir la musique classique dans cet écrin exceptionnel que le Théâtre des Champs-Élysées vous propose. Le climax de cette saison est cet opéra participatif dédié aux enfants que nous proposons chaque année ».
Loin d’être un amplificateur de déterminisme social, les réseaux sociaux ont un effet contre-intuitif mais bien réel : les jeunes finissent par ressentir le besoin de s’en défaire et ils ont trouvé la parade à travers les salles de spectacle. « Finalement, c’est le dernier sanctuaire de la déconnexion » constate Baptiste Charroing, convaincu de sa part de responsabilité vis-à-vis des spectateurs. C’est même selon lui, un enjeu de santé publique.
La cohésion sociale et territoriale n’est pas en reste, puisqu’un partenariat avec les Restos du Cœur permet d’atteindre des publics plus éloignés de la culture, et pas seulement : « Nous avons aussi des actions volontaristes, par exemple, pour permettre à plus de femmes créatrices de participer à de grands projets culturels avec nous. Je pense à des cheffes d’orchestre, des metteuses en scène. Toutes les actions que nous allons faire aussi auprès des scolaires, et j’en passe. »
Le Théâtre des Champs-Élysées est une filiale de la Caisse des Dépôts, qui n’est autre que son principal mécène. Un rôle majeur, tant il décharge les spectateurs du coût exorbitant induit par la programmation exigeante de cet écrin de l’Art Nouveau. Baptiste Charroing est formel : « Une place au Théâtre des Champs-Élysées, ou dans n’importe quel lieu de musique classique, coûterait trois à quatre fois plus cher s’il n’y avait pas de subvention. Donc le soutien de la Caisse des Dépôts, notamment — puisqu’on a aussi beaucoup d’entreprises, de particuliers, qui soutiennent nos actions —, nous permet de maintenir ce niveau d’exigence et de maintenir aussi nos engagements. »
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« Dîner sur la scène de ce théâtre, entouré de la coupole de Maurice Denis, de ce lustre exceptionnel, fait partie de ces expériences que nous proposons. Nous faisons forum, c’est notre mission aussi. » déclare Baptiste Charroing, qui déguise volontiers son théâtre en table pour le moins originale lors d’évènements privés. Une manière inattendue de générer des recettes annexes.
Pauline Adad
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Alors qu’elle s’apprête à faire ses débuts au Théâtre des Champs-Elysées, Sophia Liu sera, ce mardi 22 septembre à 20h, l’invitée du Journal du classique.
Elle n’a que 18 ans mais a déjà entamé une belle carrière internationale. La pianiste Sophia Liu a déjà tissé des liens avec la France, en se produisant dans de grands festivals comme La Roque d’Anthéron ou encore à la Fondation Vuitton.
Elle compte bien d’ailleurs renforcer ces liens puisqu’après des années de formation au Canada auprès de Dang Thai Son, la jeune musicienne a choisi de se perfectionner cette année à l’École Normale de musique de Paris.
Sophia Liu fera ses débuts le 15 novembre sur la scène du Théâtre des Champs-Elysées, dans le cadre des concerts du dimanche matin de l’avenue Montaigne qui mettent à l’honneur la nouvelle génération de pianistes.
Elle jouera à cette occasion des pages de Chopin, Tchaïkovski et Balakirev qui comptent parmi ses compositeurs fétiches.
Laure Mézan
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Jeongwoo Lee, 18 ans, s’est imposé lors du Concours George Enescu dont la 20e édition vient de s’achever à Bucarest. En finale, le jeune pianiste sud-coréen affrontait deux autres concurrents d’origine asiatique, le Chinois Yiming Guo et le Taïwanais Pin-Hong Lin.
En novembre dernier, Lang Lang expliquait que les excellentes performances des pianistes asiatiques dans les récents concours internationaux étaient dues à un entraînement intensif et à leur participation régulière à des compétitions.
Le palmarès de l’épreuve de piano de la 20e édition du Concours George Enescu, réservé aux musiciens de moins de 35 ans, a confirmé le bien-fondé de l’analyse du grand pianiste chinois.
Samedi dernier, ce sont en effet trois jeunes pianistes originaires de trois pays d’Asie de l’Est (Corée du Sud, Chine et Taïwan) qui se sont affrontés en finale de la prestigieuse compétition internationale disputée sur la scène de l’Athénée roumaine de Bucarest.
Les trois finalistes, accompagnés par l’Orchestre philharmonique George Enescu dirigé par la cheffe slovène Daniela Candillari, se sont produits devant un jury présidé par la pianiste Lilya Zilberstein, entourée notamment de Nelson Goerner et Marie-Ange Nguci.
C’est grâce à son interprétation du Concerto pour piano n° 2 de Frédéric Chopin que le pianiste sud-coréen Jeongwoo Lee, 18 ans, le plus jeune des trois finalistes s’est imposé.
Il remporte non seulement le premier prix du concours doté de 15 000 euros, mais également cinq prix spéciaux : le prix du public, le prix « Radu Lupu » pour la meilleure interprétation d’une œuvre de George Enescu, le prix pour la meilleure interprétation de l’œuvre imposée (Hammers and Tongs de Karim Al-Zand), le prix « Playing for Tomorrow » offert par BRD–Groupe Société Générale, ainsi que le prix École Cortot.
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Le deuxième prix est revenu au pianiste chinois Yiming Guo, 24 ans, pour son interprétation du Concerto pour piano n° 3 de Serge Prokofiev. Le troisième prix a été attribué au Taïwanais Pin-Hong Lin, 25 ans, qui a joué le Concerto pour piano n° 2 de Johannes Brahms.
Une publication partagée par George Enescu International Festival and Competition (@enescu_festival)
Une domination asiatique remarquable alors qu’en 2024, pour la précédente édition du concours, les trois finalistes étaient originaires de pays de l’Est, l’Ukraine pour le lauréat Roman Lopatynskyi et la Russie pour les deuxième et troisième prix.
La finale piano du Concours George Enescu peut être visionnée en replay sur la plateforme medici.tv jusqu’à la fin de la semaine.
Philippe Gault
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