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  • Les salles de spectacle, « sanctuaires de la déconnexion » face aux réseaux sociaux, selon Baptiste Charroing, directeur du TCE

    Alors qu’il entame sa deuxième saison comme directeur général du Théâtre des Champs-Élysées – qui accueille notamment sur sa scène le Concert de Noël de Radio Classique les 12 et 13 décembre prochains – Baptiste Charroing évoque les enjeux de son financement et sa politique d’ouverture au jeune public.

     

    Pour Baptiste Charroing, le TCE n’est pas tout à fait un théâtre mais plutôt une maison de musique, patrimoine emblématique de l’avenue Montaigne, avec une offre de musique classique sous toutes ses formes : l’opéra, le concert et la danse. Actuellement, la programmation va du grand chorégraphe et danseur Thierry Malandain à des opéras en version de concert, récital de piano, et même un spectacle pour enfants.

    En effet, Baptiste Charroing veut attirer au-delà des fidèles, et sa stratégie semble fonctionner. Il est fier de compter « plus de 4 000 jeunes en plus l’année dernière » pour qui la place n’excède pas les 20 euros pour les moins de 30 ans.

    S’inscrivant dans sa stratégie de séduction du jeune public, le TCE a lancé depuis la saison dernière les « dimanches en famille », inauguré ce dimanche avec Pierre et le Loup de Prokofiev. Il s’agit d’un dimanche par mois dédié aux jeunes de 5 à 16 ans :« Vous emmenez vos enfants, vos petits-enfants, découvrir la musique classique dans cet écrin exceptionnel que le Théâtre des Champs-Élysées vous propose. Le climax de cette saison est cet opéra participatif dédié aux enfants que nous proposons chaque année ».

    Les réseaux sociaux, « un espoir » pour attirer les jeunes au Théâtre des Champs-Elysées

    Loin d’être un amplificateur de déterminisme social, les réseaux sociaux ont un effet contre-intuitif mais bien réel : les jeunes finissent par ressentir le besoin de s’en défaire et ils ont trouvé la parade à travers les salles de spectacle. « Finalement, c’est le dernier sanctuaire de la déconnexion » constate Baptiste Charroing, convaincu de sa part de responsabilité vis-à-vis des spectateurs. C’est même selon lui, un enjeu de santé publique.

    La cohésion sociale et territoriale n’est pas en reste, puisqu’un partenariat avec les Restos du Cœur permet d’atteindre des publics plus éloignés de la culture, et pas seulement : « Nous avons aussi des actions volontaristes, par exemple, pour permettre à plus de femmes créatrices de participer à de grands projets culturels avec nous. Je pense à des cheffes d’orchestre, des metteuses en scène. Toutes les actions que nous allons faire aussi auprès des scolaires, et j’en passe. »

    Le mécénat, clef de voûte de l’accès à la culture

    Le Théâtre des Champs-Élysées est une filiale de la Caisse des Dépôts, qui n’est autre que son principal mécène. Un rôle majeur, tant il décharge les spectateurs du coût exorbitant induit par la programmation exigeante de cet écrin de l’Art Nouveau. Baptiste Charroing est formel : « Une place au Théâtre des Champs-Élysées, ou dans n’importe quel lieu de musique classique, coûterait trois à quatre fois plus cher s’il n’y avait pas de subvention. Donc le soutien de la Caisse des Dépôts, notamment — puisqu’on a aussi beaucoup d’entreprises, de particuliers, qui soutiennent nos actions —, nous permet de maintenir ce niveau d’exigence et de maintenir aussi nos engagements. »

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    « Dîner sur la scène de ce théâtre, entouré de la coupole de Maurice Denis, de ce lustre exceptionnel, fait partie de ces expériences que nous proposons. Nous faisons forum, c’est notre mission aussi. » déclare Baptiste Charroing, qui déguise volontiers son théâtre en table pour le moins originale lors d’évènements privés. Une manière inattendue de générer des recettes annexes.

    Pauline Adad

     

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  • Les débuts de la pianiste Sophia Liu au Théâtre des Champs-Elysées

    Alors qu’elle s’apprête à faire ses débuts au Théâtre des Champs-Elysées, Sophia Liu sera, ce mardi 22 septembre à 20h, l’invitée du Journal du classique.

     

    Elle n’a que 18 ans mais a déjà entamé une belle carrière internationale. La pianiste Sophia Liu a déjà tissé des liens avec la France, en se produisant dans de grands festivals comme La Roque d’Anthéron ou encore à la Fondation Vuitton.

    Elle compte bien d’ailleurs renforcer ces liens puisqu’après des années de formation au Canada auprès de Dang Thai Son, la jeune musicienne a choisi de se perfectionner cette année à l’École Normale de musique de Paris.

    Chopin, Tchaïkovski et Balakirev, chers au cœur de Sophia Liu

    Sophia Liu fera ses débuts le 15 novembre sur la scène du Théâtre des Champs-Elysées, dans le cadre des concerts du dimanche matin de l’avenue Montaigne qui mettent à l’honneur la nouvelle génération de pianistes.

    Elle jouera à cette occasion des pages de Chopin, Tchaïkovski et Balakirev qui comptent parmi ses compositeurs fétiches.

    Laure Mézan

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    Concours George Enescu : Moisson de prix pour le pianiste sud-coréen Jeongwoo Lee, 18 ans

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  • Concours George Enescu : Moisson de prix pour le pianiste sud-coréen Jeongwoo Lee, 18 ans

    Jeongwoo Lee, 18 ans, s’est imposé lors du Concours George Enescu dont la 20e édition vient de s’achever à Bucarest. En finale, le jeune pianiste sud-coréen affrontait deux autres concurrents d’origine asiatique, le Chinois Yiming Guo et le Taïwanais Pin-Hong Lin.

    En novembre dernier, Lang Lang expliquait que les excellentes performances des pianistes asiatiques dans les récents concours internationaux étaient dues à un entraînement intensif et à leur participation régulière à des compétitions.

    Le palmarès de l’épreuve de piano de la 20e édition du Concours George Enescu, réservé aux musiciens de moins de 35 ans, a confirmé le bien-fondé de l’analyse du grand pianiste chinois.

    Samedi dernier, ce sont en effet trois jeunes pianistes originaires de trois pays d’Asie de l’Est (Corée du Sud, Chine et Taïwan) qui se sont affrontés en finale de la prestigieuse compétition internationale disputée sur la scène de l’Athénée roumaine de Bucarest.

    Les trois finalistes, accompagnés par l’Orchestre philharmonique George Enescu dirigé par la cheffe slovène Daniela Candillari, se sont produits devant un jury présidé par la pianiste Lilya Zilberstein, entourée notamment de Nelson Goerner et Marie-Ange Nguci.

    Jeongwoo Lee a remporté le premier prix et cinq prix spéciaux

    C’est grâce à son interprétation du Concerto pour piano n° 2 de Frédéric Chopin que le pianiste sud-coréen Jeongwoo Lee, 18 ans, le plus jeune des trois finalistes s’est imposé.

    Il remporte non seulement le premier prix du concours doté de 15 000 euros, mais également cinq prix spéciaux : le prix du public, le prix « Radu Lupu » pour la meilleure interprétation d’une œuvre de George Enescu, le prix pour la meilleure interprétation de l’œuvre imposée (Hammers and Tongs de Karim Al-Zand), le prix « Playing for Tomorrow » offert par BRD–Groupe Société Générale, ainsi que le prix École Cortot.

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    Le deuxième prix est revenu au pianiste chinois Yiming Guo, 24 ans, pour son interprétation du Concerto pour piano n° 3 de Serge Prokofiev. Le troisième prix a été attribué au Taïwanais Pin-Hong Lin, 25 ans, qui a joué le Concerto pour piano n° 2 de Johannes Brahms.

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    Une domination asiatique remarquable alors qu’en 2024, pour la précédente édition du concours, les trois finalistes étaient originaires de pays de l’Est, l’Ukraine pour le lauréat Roman Lopatynskyi et la Russie pour les deuxième et troisième prix.

    La finale piano du Concours George Enescu peut être visionnée en replay sur la plateforme medici.tv jusqu’à la fin de la semaine.

    Philippe Gault

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  • Comment échapper au chantage de la Chine et des Etats-Unis ? Le prix Nobel d’économie Jean Tirole dévoile ses pistes

    L’Europe est prise en étau entre les États-Unis et la Chine : derrière le constat, quelles sont les solutions pour s’en sortir ? C’est tout l’objet du livre de Jean Tirole, co-écrit avec Karine Van Der Straeten. Le prix Nobel d’économie était l’invité de la matinale de Radio Classique pour parler d’Economie du désordre mondiale, édité chez Albin Michel.

     

    Cette semaine, les États-Unis et la Chine vont évoquer leurs contentieux commerciaux et technologiques, ainsi que l’intelligence artificielle. C’est exactement le scénario que vous redoutez dans le livre : les deux grands qui discutent, et l’Europe en dommage collatéral.

    J.T. : Oui, effectivement, l’Europe n’existe plus beaucoup dans les discussions internationales. Nous étions absents de Gaza, de l’Ukraine, nous le serons demain de Taïwan, parce que nous sommes faibles fondamentalement.

    Il y a de bonnes raisons économiques à cela : nous sommes très en retard dans des domaines comme la tech, la biotechnologie, le militaire. Nous ne comptons pas. Le danger aujourd’hui, c’est que nous soyons soumis au chantage des deux grandes nations, la Chine et les États-Unis, qui elles ont accès à ces technologies, et qu’elles s’entendent sur notre dos.

    Jean Tirole : sur l’IA, « l’autorégulation ne marche pas »

    Sur la tech, il va aussi falloir réguler l’IA : c’est merveilleux, très utile pour notre santé et bien d’autres choses, mais c’est aussi dangereux. On ne peut pas laisser l’industrie se réguler elle-même, comme cela a été proposé aux États-Unis. L’autorégulation ne marche pas, nous avons des antécédents. L’Europe doit être à la table des négociations, elle n’y sera pas tant qu’elle [n’investira pas] dans la tech et la biotech.

    Vous dites qu’il faut investir massivement dans l’intelligence artificielle. Mais avec une dette française qui dépasse 120 % du PIB, comment peser, investir, construire un budget qui ne se limite pas aux économies courantes mais prépare aussi l’avenir ?

    J.T. : Le livre avec Karine Van Der Straeten propose des solutions, mais celles-ci nécessitent un projet, que l’on ne voit pas actuellement. On observe l’immédiateté, des partis politiques qui tentent de résoudre des problèmes ponctuels, importants comme le prix de l’essence, mais cela ne fait pas un projet.

    Cela fait cinquante ans que nous n’en avons pas. C’est grave, car nous n’avons pas fait les investissements qu’il fallait, [ni préservé] de marge de manœuvre : la dette est passée de 15 % à 120 %, progressivement, sans qu’on agisse, en parlant sans cesse d’austérité. Nous avons sous-investi dans l’éducation et la tech.

    Certaines actions dans la tech ne sont pas forcément coûteuses

    Aujourd’hui la situation est grave, non seulement à cause des 120 %, mais parce que les investissements à faire sont devenus très difficiles à réaliser. Cela dit, certaines actions dans la tech ne sont pas forcément très coûteuses. Dépenser des milliards dans des centres de données ou le cloud coûterait très cher, mais on n’est pas obligé de tout faire ; on peut agir de façon plus sophistiquée et moins onéreuse.

    Au sujet des mesures de soutien sectoriel : vous dites que c’est du conjoncturel. Annoncer ce soir une baisse du prix de l’essence ou moins de taxes, est-ce un pansement sur une jambe de bois, ou est-ce utile malgré tout ?

    J.T. : Cela ne fait pas un projet. Certes, certaines catégories souffrent : une infirmière qui doit faire 20 kilomètres en voiture pour un acte, avec des revenus relativement faibles, [souffre] de payer son essence 50 % plus cher.

    Mais la bonne réponse est de soutenir le revenu, pas de baisser le prix de l’essence, car cette hausse signifie que la France est plus pauvre, et quelqu’un doit payer. Il faut aussi garder les incitations à l’économie écologique, pour éviter les émissions de carbone. Soutenir le revenu n’est pas facile à faire précisément, mais c’est préférable à une baisse du prix de l’essence.

    Faut-il augmenter le SMIC ?

    J.T. : Cela pose plusieurs problèmes. D’abord, un SMIC trop élevé peut créer du chômage. [Il existe une marge] pour l’augmenter sans trop de problème, mais nous sommes arrivés à une zone difficile, créant des trappes : on a subventionné les bas salaires via les charges sociales, ce qui crée une trappe à SMIC. On y reste bloqué.

    Se différencier par nos savoir-faire, la clé selon Jean Tirole

    Il vaut mieux faire en sorte d’avoir des emplois plus qualifiés. Aujourd’hui, nous avons investi dans des technologies de taille intermédiaire, qui nous mettent en concurrence par les coûts avec tous les pays du monde.

    Or le coût du travail n’est pas ce qu’on veut vraiment baisser : on veut qu’il reste raisonnable pour les entreprises afin d’éviter le chômage, mais un pays riche ne peut pas faire concurrence sur ce terrain. Pour l’énergie, c’est pareil. Il faut se différencier par nos savoir-faire plutôt que de concurrencer la Chine hier, l’Indonésie ou le Vietnam aujourd’hui.

    Vous dites qu’il faut miser sur la technologie et abandonner les vieilles illusions de sauvetage industriel. Vous répétez que cela fait 50 ans que la France n’a pas de projet. Comment expliquez-vous, en tant qu’économiste travaillant sur l’innovation depuis longtemps, que la France n’ait pas de ligne directrice malgré les alternances politiques ? Y a-t-il des pays qui y parviennent, et pourquoi pas nous ?

    J.T. : Nous avons trop peu investi dans l’innovation. Nous sommes encore loin des objectifs de Lisbonne de l’an 2000, mais nous avons aussi investi dans les mauvaises industries, et mal, avec une mauvaise gouvernance.

    On peut donc déjà progresser en améliorant la gouvernance et en investissant dans de meilleures industries, celles d’avenir. Avec 120 % de dette, la marge de manœuvre est faible. Le court-termisme est très clair : élection après élection, on discute de ce qui va se passer, on prend à Pierre pour habiller Paul. C’est important, mais ce n’est pas un projet, ce n’est pas ce qui fera croître la France.

    L’UE doit résister, avec son économie, aux pressions de la Chine ou des Etats-Unis

    Pour croître, il faut améliorer sa compétitivité, donc investir dans des industries d’avenir à rendements plus élevés, qui assurent aussi notre indépendance. Notre modèle social est en danger, car nous ne saurons pas le financer, tout en subissant des pressions extérieures de chantage.

    Trump a exigé des droits de douane asymétriques de l’Europe et nous menace sur nos politiques étrangère et intérieure ; ce sera demain la Chine, la Russie. Si nous n’arrivons pas à résister avec notre économie, nous deviendrons plus pauvres et perdrons notre indépendance, ce qui, d’une certaine manière, est déjà en partie le cas.

    Donc plus de modèle social à terme, plus de place géopolitique dans le monde. La solution, c’est l’Europe, selon vous ?

    J.T. : Pas n’importe quelle Europe. Aujourd’hui, elle est bridée : d’une part parce que certaines décisions se prennent à l’unanimité des 27, ce qui permet à un seul État étranger de diviser l’Europe en jouant sur un seul pays membre.

    D’autre part, même quand l’Europe décide, la mise en œuvre se fait au niveau national, chacun à sa manière. C’est le problème des directives par rapport aux règlements ; il faudrait réduire le nombre de directives.

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    L’Europe ne doit pas servir à réguler, mais à impulser les technologies de pointe, une armée commune, des achats militaires communs pour bénéficier des économies d’échelle. Aujourd’hui, nos 27 armées font des achats incompatibles technologiquement et très coûteux, chaque pays ayant sa propre entreprise sans bénéficier des rendements d’échelle. C’est une catastrophe, faute de vouloir l’Europe.

    Jean Tirole, une dernière question : quelle est la question économique que les candidats à l’élection présidentielle devraient poser aux Français ?

    J.T. : Il faudrait dire : maintenant, nous allons avoir un projet, nous allons nous en sortir, nous n’allons pas continuer vers le mur, car le mur va arriver bientôt. Il faut convaincre les Français de cela. C’est la difficulté que nous évoquons dans notre livre avec Karine Van Der Straeten : au lieu d’une solution thérapeutique, où l’on réagit seulement le jour où survient une crise financière ou militaire, il faut passer à une logique de prévention.

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  • L’hybridation des modèles économiques des organisations non lucratives

    Spécialisé dans les organisations non lucratives, Jean-Baptiste CROIZIER rappelle la possibilité pour les associations d’exercer des activités lucratives, sous réserve qu’elles restent accessoires, et qu’elles répondent aux conditions d’exonération des impôts commerciaux. Afin de sécuriser de telles activités, la sectorisation comptable ou la filialisation peuvent être alors envisagées.

    Rencontre avec Jean-Baptiste CROIZIER du cabinet DELSOL Avocats.

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  • Langue française : « à l’attention de » ou « à l’intention de », connaissez-vous la différence ?

    Aujourd’hui, évoquons le bureau, son langage, ses mails et la langue française qu’on y malmène parfois sans s’en rendre compte. Prenez garde surtout aux expressions : « à l’attention de » ou « à l’intention de », qui peuvent trahir une méconnaissance du bon usage du français.

    Délivrer les résultats, un anglicisme malvenu dans les open-spaces

    Commençons par un tic très répandu, qu’on entend dans cet exemple : « On va vous délivrer le résultat d’ici vendredi. » Le terme « délivrer » vient du monde des affaires et a gagné le domaine politique. Mais c’est évidemment un anglicisme, un calque de l’anglais to deliver.

    En français, « délivrer » veut dire libérer quelqu’un ou remettre un document officiel. On délivre un prisonnier ou un passeport. Pour un résultat, un projet ou un document, on dit simplement « livrer » ou « fournir ».

    « Je suis intéressé de faire cela », attention à cette faute de français !

    Une autre tournure a attiré l’attention d’un auditeur de Radio Classique : « Je suis intéressé de faire cela. » Cela ne va pas du tout. Le verbe « intéresser » doit être suivi de la préposition « par ». La construction « intéressé de » ou « intéressé à » ne se justifie pas.

    On dira donc : « Je suis intéressé par ce projet » ou bien : « J’ai envie de faire cela. »

    « A l’attention de » et « à l’intention de », l’astuce pour ne jamais se tromper

    Terminons avec une autre question d’auditeur, qui demande de rappeler la différence entre « à l’attention de » et « à l’intention de ».

    Il est toujours bon de rappeler ceci : « à l’attention de » s’emploie pour indiquer le destinataire d’un courrier. Sur une enveloppe, on écrira donc : « À l’attention de Monsieur le Directeur. »

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    « À l’intention de » signifie qu’on fait quelque chose pour quelqu’un, dans son intérêt. On parlera, par exemple, d’un cadeau à l’intention de son collègue.

    Karine Dijoud

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  • Grâce à ses 2 chalutiers et 12 marins, l’ETI Groupe Wattez traite 22 000 tonnes de poissons par an, issus de la Manche et de la Mer du Nord

    KPMG vous invite à écouter l’interview de Constance Wattez, Présidente du Groupe Wattez, belle ETI basée à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais).

    Grâce à sa pêche artisanale opérée par ses deux chalutiers et douze marins, le groupe Wattez traite 22 000 tonnes de poissons chaque année, issus de la Manche et de la Mer du Nord. Et l’ETI boulonnaise maîtrise toute la chaîne de valeur depuis la pêche, en passant par le mareyage, la transformation, l’offre traiteur et la marketplace.

    Résultat : elle a élargi la palette de ses activités à la restauration, avec plusieurs rachats de sociétés, et propose désormais des produits transformés en plats prêts à cuisiner, comme le welsh, l’endive au jambon ou la ficelle picarde, tous élaborés à partir d’un sourcing des matières premières local ou national.

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  • Le Grand Concert de Noël de Radio Classique : la magie s’installe au Théâtre des Champs-Élysées

    Le rendez-vous incontournable des fêtes de fin d’année est de retour !

    Les 12 et 13 décembre, Radio Classique vous donne rendez-vous au Théâtre des Champs-Élysées pour trois représentations du Grand Concert de Noël. Un moment de fête et de partage autour des plus beaux chefs-d’œuvre du répertoire classique et des grands chants de Noël.

    Pour cette nouvelle édition, l’Orchestre Divertimento sera à nouveau placé sous la direction de Zahia Ziouani, accompagné du Chœur de l’Université PSL, sous la direction de Johan Farjot. Au violon, Eva Zavaro sera la soliste de cette soirée, et le concert sera présenté par David Abiker.

    Eva Zavaro, une soliste d’exception

    Violoniste franco-polonaise, Eva Zavaro s’est imposée sur les grandes scènes françaises et internationales. Formée au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris puis auprès de Julia Fischer à Munich, elle a notamment été nommée aux Victoires de la musique classique dans la catégorie « Révélation Soliste Instrumental » en 2021. Lauréate du Premier Prix du Concours international Johannes Brahms en 2018, elle se produit aussi bien en soliste qu’en musique de chambre.

    Toute la magie des fêtes de fin d’année

    Le temps d’une soirée, les œuvres les plus festives du répertoire classique se mêleront aux plus beaux chants de Noël pour faire vivre au public la magie des fêtes de fin d’année. Une programmation généreuse et chaleureuse, pensée pour partager un grand moment de musique en famille ou entre amis.

    Le programme détaillé sera communiqué ultérieurement.

    Trois rendez-vous au Théâtre des Champs-Élysées
    • Samedi 12 décembre 2026 à 20h
    • Dimanche 13 décembre 2026 à 15h
    • Dimanche 13 décembre 2026 à 20h
    • Et pour celles et ceux qui ne pourront pas être au Théâtre des Champs-Élysées, la représentation du dimanche 13 décembre à 20h sera retransmise en direct sur Radio Classique. Une occasion à ne pas manquer pour vivre ce Grand Concert de Noël depuis chez soi, au plus près des artistes et de la musique.

      Les places sont dès maintenant disponibles sur le site du Théâtre des Champs-Élysées.

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    • Joshua Weilerstein partagera la scène avec Jean-Claude Casadesus et Alexandre Bloch pour fêter les 50 ans de l’Orchestre national de Lille

      A l’occasion des grands concerts anniversaire de l’Orchestre national de Lille, Joshua Weilerstein sera, ce lundi 21 septembre à 20h, l’invité du Journal du classique.

       

      L’orchestre national de Lille s’apprête à retrouver sa maison, l’Auditorium du Nouveau Siècle, après une longue fermeture pour travaux ayant contraint les musiciens et leur chef à un an et demi de nomadisme.

      Rendez-vous jeudi et vendredi pour deux concerts qui s’inscrivent dans le cadre des célébrations du 50e anniversaire de l’orchestre. Pour l’occasion, ses trois chefs historiques se partageront la scène : Jean-Claude Casadesus, le chef fondateur et émérite, Alexandre Bloch, qui lui a succédé de 2016 à 2024, et Joshua Weilerstein, qui en a donc pris les rênes par la suite.

      Un programme exceptionnel diffusé sur Radio Classique

      Le concert de jeudi soir sera capté par les micros de Radio Classique et diffusé dimanche 11 octobre à 20h sur notre antenne. Joshua Weilerstein nous éclairera ce soir sur la conception de ce programme exceptionnel et sur ce grand retour de l’orchestre au Nouveau Siècle. Un orchestre avec lequel il entame donc sa 3e saison de directeur musical.

      Laure Mézan

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      Festival de Salzbourg : Un opéra sur Stefan Zweig, le « rêve » du nouveau directeur artistique Peter de Caluwe

      Visite du pape Léon XIV à Paris : À la rencontre de Karol Mossakowski, l’organiste de la grande messe

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    • Festival de Salzbourg : Un opéra sur Stefan Zweig, le « rêve » du nouveau directeur artistique Peter de Caluwe

      À peine nommé directeur artistique du Festival de Salzbourg, Peter de Caluwe a dévoilé ses projets et, notamment, sa volonté de voir naître un opéra consacré à Stefan Zweig. Le grand écrivain autrichien a vécu longtemps à Salzbourg, et a fréquenté et inspiré de nombreux musiciens de son époque.

      Stefan Zweig est une figure-clé pour Peter de Caluwe, et son œuvre, Le Monde d’hier, un texte-clé. Dans les colonnes du quotidien autrichien Die Presse, il dévoile ses ambitions pour l’avenir du festival et glisse l’idée d’« un opéra sur la vie de Stefan Zweig, avec des références à tout ce qu’il a entendu à son époque ». 

      Le dirigeant belge envisage aussi de programmer à Salzbourg Die schweigsame Frau (La Femme silencieuse), l’opéra de Richard Strauss dont Stefan Zweig avait écrit le livret au début des années 30.

      Mais, quand on lit ses propos, on imagine que Peter de Caluwe aimerait beaucoup créer un opéra autour du livre Le Monde d’hier. Souvenirs d’un Européen, avec une plongée dans l’environnement musical de l’écrivain autrichien qui vécut à Salzbourg pendant 15 ans et a côtoyé de grands musiciens entre les deux guerres.

      La propriété de Stefan Zweig à Salzbourg rachetée puis revendue par l’héritier de la famille Porsche

      C’est en 1919 que Stefan Zweig s’est installé à Salzbourg avec sa future épouse, pour s’éloigner de l’agitation politique qui secouait Vienne, sa ville natale. Il a vécu dans sa propriété située sur la colline du Kapuzinerberg jusqu’en 1934, l’année où il s’est réfugié à Londres pour échapper à la montée du nazisme.

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      Dans la Villa Europa, comme il l’appelait, l’écrivain a accueilli de nombreuses figures majeures de la littérature et des arts de l’entre-deux-guerres.

      La propriété a de nouveau fait parler d’elle lorsqu’elle a été vendue à Wolfgang Porsche en 2020. L’industriel, héritier de la famille du grand constructeur automobile, a été au cœur d’une vive polémique lorsqu’il a annoncé vouloir construire un tunnel privé de 500 mètres pour acheminer sa collection de voitures jusqu’à la maison. Wolfgang Porsche a finalement décidé d’abandonner son projet et a mis en vente la demeure en juillet dernier.

      Stefan Zweig librettiste pour Richard Strauss

      Durant les 15 ans pendant lesquels il vécut à Salzbourg, Stefan Zweig a fréquenté de nombreux musiciens, alors que s’y développait le festival créé en 1920.

      Parmi ces grands noms de la musique classique reçus dans la Villa Europa : Maurice Ravel, Béla Bartók, Alban Berg, Bruno Walter, Arturo Toscanini et surtout Richard Strauss.

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      C’est d’ailleurs pour le compositeur allemand que Stefan Zweig a écrit le livret de son opéra Die schweigsame Frau et qu’il a été à l’origine de deux autres de ses œuvres : Capriccio et Friedenstag (Jour de paix).

      Des textes de Stefan Zweig ont également inspiré de nombreux compositeurs. Ce fut notamment le cas de lieder composés par Max Reger, Joseph Marx, Albin Fries et, très récemment en 2020, Julian Raoul Besset.

      Philippe Gault

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      Cet article Festival de Salzbourg : Un opéra sur Stefan Zweig, le « rêve » du nouveau directeur artistique Peter de Caluwe est apparu en premier sur Radio Classique.

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