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  • Saison 12 des Musicales de Quiberon
    Les Musicales de Quiberon célèbrent les compositeurs français

    la 12e édition des Musicales de Quiberon sera dédiée aux compositeurs français.

    L’événement s’ouvrira dans un écrin d’exception : le Palais des Congrès Louison Bobet, fraîchement rénové et enfin prêt à accueillir ces instants privilégiés.

    Pour l’occasion, Pascal Gallois, directeur artistique du festival mettra à l’honneur Debussy, Ravel,

    Saint-Saëns, Fauré, Chausson, Dusapin et bien d’autres trésors du répertoire français.

    Invités remarquables de cette édition : le Conservatoire Benedetto Marcello de Venise,

    l’Ensemble Terra Incognita. et le retour très attendu de l’Orchestre à cordes des Musicales de
    Quiberon dirigé par Pascal Gallois.

    • Lien URL vers votre site : www.lesmusicalesdequiberon.fr

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  • Passion d’Hitler pour Wagner, orchestres dans les camps et le jazz impossible à interdire : Isabelle Mity raconte la musique sous le IIIe Reich

    « Hitler rêvait de façonner son Reich à la manière d’un opéra wagnérien inspiré par les grands héros symbolisant les peuples supérieurs ». Cette phrase d’Isabelle Mity issue de son livre Les Maîtres chanteurs du IIIe Reich publié aux éditions Perrin, est révélatrice du lien ténu qui réside entre musique et politique au temps du Troisième Reich. Un lien méthodiquement entretenu par le régime nazi, qu’elle raconte au micro de Laure Mézan.

     

    Hitler découvre Rienzi de Wagner à 12 ans

    Hitler considérait la musique comme « l’art le plus allemand qui soit », résume Isabelle Mity. Grand admirateur de Wagner, qu’il a découvert très jeune, à l’âge de 12 ans, il aurait même déclaré « Rienzi, c’est moi », à propos de son opéra préféré. Une œuvre qui a longtemps porté la tâche de cet intérêt particulier, puisqu’elle vient, cette année seulement, d’être donnée à Bayreuth sous la direction de Nathalie Stutzmann.

    Cette passion suscitée chez Hitler n’a pas été que musicale, souligne l’agrégée d’allemand, puisque « ce qui l’intéresse chez Wagner, ce sont aussi [ses] écrits empreints d’antisémitisme, notamment le fameux essai de 1850, Le Judaïsme dans la musique ». Un ouvrage dans lequel le compositeur règle ses comptes avec ses rivaux en musique, Meyerbeer et Mendelssohn, notamment.

    Mais parler de la musique sous le IIIe Reich, c’est aussi évoquer sa place dans les camps, puisqu’elle était, là aussi, présente. Isabelle Mity évoque l’existence d’un orchestre de femmes à Birkenau, dirigé par la nièce de Gustav Mahler, Alma Rosé. « La violoncelliste de cet orchestre, Anita Lasker-Wallfisch, est toujours vivante. Elle vient de fêter ses 101 ans. Elle a beaucoup témoigné et écrit, justement, sur cette expérience. Elle raconte à quel point la musique a sauvé la vie à ceux qui savaient la jouer. C’est la catégorie de déportés qui a le plus survécu et qui a pu témoigner, justement, du rôle de la musique dans les camps ».

    Résister malgré tout par la création

    Laure Mézan attire l’attention sur le fait que « les compositeurs ont continué à écrire » dans les camps de la mort.

    L’Opéra pour enfants Brundibár, composé par Hans Krása fut «  la pièce qui a été la plus donnée dans le camp » de Theresienstadt, ajoute Isabelle Mity, où était « parquée là, l’élite musicale juive tchèque […] Krása y a fait jouer cette pièce récupérée à des fins de propagande par les nazis, faisant l’objet d’un film où l’on voit ces enfants chanter, destiné à la Croix Rouge et au monde entier, pour montrer à quel point le traitement réservé aux Juifs était humain ». L’auteure des Maîtres chanteurs du IIIe Reich poursuit, dans un fléchissement de voix : « quand on sait que la majorité d’entre eux n’ont pas survécu, c’est effectivement quelque chose qui brise le cœur », et d’insister sur l’importance de rejouer ces compositeurs pour perpétuer cette mémoire.

    Contrôler le jazz et la musique légère, la stratégie de Goebbels

    Laure Mézan soulève la question de l’antinomie entre la musique légère et le IIIe Reich, et pourtant, souligne-t-elle, « la musique légère, même Hitler en écoutait ». Ainsi, la limite entre bonne musique et musique dégénérée – à interdire pour mettre la culture au pas – n’a pas toujours été très claire.

    Isabelle Mity assure d’ailleurs qu’« il y a eu énormément de musique légère sous le IIIe Reich. Avant et pendant la guerre, elle est même devenue une arme pour faire tenir la population, lui redonner le moral et la divertir », et, de la même manière « le jazz est aussi devenu un outil politique ».

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    Cette musique, « exportée des Etats-Unis en Europe après la Première Guerre mondiale, les nazis la considèrent comme dégénérée, l’associent aux Noirs et aux Juifs, mais ils se sont rapidement rendu compte qu’ils ne pouvaient pas l’interdire puisqu’elle avait été complètement adoptée par la population. Et l’art de la propagande de Goebbels, c’est le pragmatisme : puisqu’on ne pouvait pas interdire le jazz, il fallait le domestiquer ».

    Pauline Adad

     

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  • Langue française : « Animosité » voulait dire autrefois « courage », et autres changements de sens surprenants

    Voici une liste passionnante de mots qui ont complètement changé de sens au fil du temps. L’idée a été soufflée par un auditeur, Jacques Miguet. Qu’il en soit chaleureusement remercié !

    Animosité, du courage à la malveillance

    Animosité vient du latin animositas, qui désignait à l’origine le courage. Aujourd’hui, manifester de l’animosité n’a plus rien d’héroïque : c’est devenu un sentiment persistant de malveillance envers quelqu’un. Un retournement complet.

    Dilettante, un sens négatif bien loin de l’esthète désigné au départ

    Autre illustration frappante, celle de dilettante. Étymologiquement, il s’agit de quelqu’un qui s’adonne à un art par plaisir — le mélomane ou l’aquarelliste, par exemple. Aujourd’hui, le mot a pris une connotation péjorative et désigne une personne qui agit de façon négligente ou fantaisiste. Nous sommes bien loin du sens initial.

    Le fauteur, à l’origine, défendait une cause

    Il en va de même pour le mot fauteur. On ne l’entend plus guère qu’accolé à l’expression « fauteur de trouble ». À l’origine, pourtant, issu du latin fautor, il désignait celui qui favorise, soutient ou défend une cause ou une candidature. C’était un sens éminemment positif. Comment un terme aussi valorisant a-t-il glissé vers le trouble et la nuisance ? Le mystère reste entier, mais la trajectoire est fascinante.

    Abîmer, précipiter dans un abîme

    Évoquons également le verbe abîmer. On croit qu’il signifie simplement endommager ou gâter. Mais à l’origine, il s’agissait de précipiter dans un abîme, donc d’engloutir, voire de massacrer. Le sens s’est nettement adouci avec le temps. Ainsi, la langue reflète nos valeurs : le courage devient malveillance, la passion devient négligence, et le soutien devient nuisance.

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    Mais comment expliquer de tels glissements, où l’on passe parfois carrément au sens contraire ?

    Bien souvent, c’est l’usage populaire qui prend le dessus sur l’étymologie savante. Un mot circule, se répète et finit par se charger d’un sens qu’aucun linguiste n’aurait prédit. Le plus étonnant, avec des termes comme fauteur ou animosité, c’est que le sens ancien n’a pas totalement disparu : il est simplement relégué, prêt à resurgir dès qu’on ouvre un dictionnaire étymologique.

    Karine Dijoud

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  • Festival de Salzbourg : Peter de Caluwe désigné directeur artistique

    Le conseil d’administration du Festival de Salzbourg a confirmé ce mercredi après-midi que le metteur en scène belge Peter de Caluwe prendrait la direction artistique du festival. La chaîne autrichienne ORF1 précise que l’annonce officielle aura lieu vendredi matin lors d’une conférence de presse. La présidente actuelle du festival Kristina Hammer reste en place. 

    Les rumeurs allaient bon train ces derniers temps, concernant un changement à la tête du Festival de Salzbourg. Le duo composé du metteur en scène australien Barrie Kosky et de la directrice de l’Opéra d’Amsterdam Sophie de Lint paraissait favori pour une direction partagée. Mais les négociations auraient échoué mardi soir, « en raison de désaccords sur les termes des contrats et la répartition des responsabilités », préciser ORF1.

    Ce sera donc bien un binôme, mais composé de la présidente Kristina Hammer, dont le contrat a été prolongé, et du  Belge Peter de Caluwe, nommé directeur artistique, qui assurera la direction du festival à partir de 2027.

    Cette réorganisation fait suite à l’éviction en mars dernier de Markus Hinterhäuser, qui assurait la direction artistique du festival autrichien depuis 2016. Pour lui succéder, un comité de sélection a auditionné et évalué une vingtaine de candidatures (quatre femmes et dix-sept hommes). Concernant la présidence du festival, 27 personnes ont postulé mais la direction a préféré prolonger, à partir de 2027, le contrat de Kristina Hammer qui occupe le poste depuis 2022.

    Peter de Caluwe était directeur artistique de l’Opéra Monnaie de Bruxelles jusqu’en 2025

    Né en 1963 à Termonde (province de Flandre-Orientale), Peter de Caluwe a étudié la littérature et les arts du spectacle aux universités de Gand, Bruxelles et Anvers. En 1989, il avait rejoint l’Opéra national des Pays-Bas à Amsterdam, où il a occupé le poste de directeur de la communication puis celui de directeur artistique. En 2007, il a pris la direction artistique de l’Opéra Monnaie de Bruxelles, qu’il a assurée jusqu’en 2025.

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    En 2013, Peter de Caluwe avait déjà brigué le poste de directeur artistique du festival de Salzbourg et figurait même parmi les favoris mais c’est finalement Markus Hinterhäuser qui avait été nommé à ce poste. Peter de Caluwe entrera en fonction après l’édition 2027 du festival dont la programmation sera concoctée par Karin Bergman, qui assure l’intérim depuis le départ de Markus Hinterhäuser.

    Peter De Caluwe, the longstanding former General and Artistic Director of La Monnaie De Munt in Brussels, will be the next Intendant of the @SbgFestival Salzburg Festival. Full details are still to be announced, but he is expected to take up the role after next summer’s festival. pic.twitter.com/P6V9pRlbAq

    — Opera with Opera News (@operamagazine) September 16, 2026

    L’annonce officielle de ces nominations, dans le cadre du projet « Avenir du Festival de Salzbourg », aura lieu vendredi à 10h00 au Großes Festspielhaus (Grand Palais des Festivals) de Salzbourg. À noter que le poste de directeur commercial, actuellement occupé par Lukas Crepaz, fera l’objet d’un nouvel appel à candidatures au printemps 2027.

    Béatrice Mouédine & Philippe Gault

     

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  • Théotime Langlois de Swarte célèbre le violon de Rameau

    À l’occasion de la publication de son album « Le Violon de Rameau », Théotime Langlois de Swarte sera, ce mercredi 16 septembre à 20h, l’invité du Journal du classique.

     

    Connu pour ses opéras, ses ballets ou sa musique de clavecin, Jean-Philippe Rameau était aussi violoniste, même s’il n’a pas écrit d’œuvres dédiées spécifiquement à l’instrument. C’est ce que nous rappellent Théotime Langlois de Swarte et William Christie dans cet album sorti chez Harmonia Mundi qui réunit des transcriptions d’extraits d’ouvrages du compositeur français ainsi que des pièces de ses contemporains.

     

    Théotime Langlois de Swarte, qui connait bien la musique orchestrale de Rameau pour l’avoir notamment souvent jouée au sein des Arts Florissants, nous éclairera ce soir sur sa perception de l’art du compositeur et la conception de ce programme. Il nous parlera également de son activité de chef alors qu’il s’apprête à diriger une production de Tarare de Salieri, du 10 au 13 octobre, à l’Opéra royal de Versailles.

    Laure Mézan

    Retrouvez le journal du classique du lundi au vendredi à 20h

     

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  • Jacques Attali : « on croit trop que la réussite est liée au milieu social ou au QI, mais c’est la volonté qui compte »

    Et si la niaque était le moteur fondamental de la réussite et le meilleur remède pour se relever de ses échecs ? Jacques Attali s’est exprimé sur Radio Classique dans la matinale de David Abiker, au sujet de son nouveau livre, La Niaque : comment devenir plus que soi, publié aux éditions Flammarion, et nous en dit davantage sur ses ressorts et les enseignements individuels qui peuvent permettre de comprendre les renoncements et les sursauts collectifs.

     

    Comment définir la niaque ?

    « La niaque, c’est l’énergie mentale. Il y a trois sortes d’énergie : celle qu’on trouve sous la terre, dans le vent ou dans le soleil ; l’électrique, qui s’exprime de différentes façons ; et puis le mental. Cette énergie mentale est très importante. D’ailleurs, elle consomme très peu des autres énergies et elle est essentielle, parce qu’elle permet véritablement de donner corps à ce que nous sommes. » détaille Jacques Attali avant d’ajouter :

    « La niaque c’est le projet ou la peur d’échouer, c’est l’un ou l’autre ».

    L’économiste déplore un certain défaitisme dans l’hexagone. Pour y remédier, il attire l’attention sur le fait que la niaque s’acquiert et se transmet.

    « J’ai écrit ce livre pour montrer que nous sommes dans un univers où, dans certains pays comme le nôtre, il existe une forme de résignation, de soumission, et que c’est la garantie du déclin. Alors que dans d’autres, il y a une volonté collective et une volonté individuelle. 

    En France, beaucoup de gens ont la niaque. Mais c’est quelque chose qu’on n’explore pas assez. On croit trop que la réussite est liée au milieu social ou au QI. Moi, je n’ai jamais cru que le QI avait la moindre importance : c’est la volonté qui compte. »

    Pour Jacques Attali, la volonté ne serait pas innée

    Jacques Attali assure détenir le secret pour prévenir tout fatalisme inutile : « On peut apprendre à avoir de la niaque. On peut apprendre à trouver du plaisir à répéter, la clef c’est trouver du plaisir à répéter en faisant légèrement mieux à chaque fois. C’est la niaque de l’étudiant qui s’aperçoit que, s’il travaille, il s’améliore, et du musicien qui, à force de répétition, progresse. »

    Il suffirait en somme d’en comprendre les mécanismes. « Ce secret démontre qu’à peu près n’importe qui peut arriver à peu près à n’importe quoi ».

    Et Jacques Attali en est le parfait exemple, lui qui revêt également la casquette de chef d’orchestre : « Je n’ai aucun don particulier pour la direction d’orchestre, je n’ai pas l’oreille absolue, je suis relativement maladroit, et pourtant je dirige des orchestres symphoniques dans le monde entier parce que j’ai beaucoup travaillé. »

    Cette force mentale qu’il évoque, existe pourtant dans le sport tricolore, mais visiblement pas à l’école, eu égard aux tristes résultats du classement PISA.

    Quand l’IA nuit à la niaque

    À ce titre, David Abiker sollicite l’expertise de Jacques Attali pour expliquer ce contraste entre la faillite éducationnelle tandis que la France s’est reconciliée avec « la gagne » en sport.

    « Cela tient à la capacité à déclencher le désir d’un projet. Quand vous regardez des footballeurs, vous êtes admiratif, vous voulez faire comme eux. Même chose si vous voyez un champion olympique. Dès qu’il y a une image mentale qui crée un projet, quelqu’un qu’on a envie d’imiter, cela devient un projet et cela pousse à faire les efforts nécessaires pour y arriver. » a-t-il constaté.

    Il y a une grande tendance en France — mais pas seulement en France, aussi aux États-Unis et dans beaucoup de pays — au renoncement : « C’est trop difficile, je n’y arriverai pas, ce n’est pas pour moi. » Et l’IA, j’en parle aussi longuement dans le livre, ajoute une dimension supplémentaire : « L’IA va faire l’effort pour moi, pourquoi en ferais-je ? ». C’est d’ailleurs vrai de tout temps : chaque fois que la machine a permis de réduire un effort humain, on s’est dit : « Ce n’est plus la peine de faire des efforts, donc ce n’est plus la peine d’avoir de la niaque, puisque la machine va le faire à ma place. » observe Jacques Attali.

    François Mitterrand a pu dépasser sa maladie pour atteindre ses buts

    David Abiker est aussi revenu sur les liens de Jacques Attali avec François Mitterrand dont il a été le principal conseiller. Comment l’ancien Président qui se savait condamné par la maladie, trouvait-il la ressource pour diriger un pays ?

    « Il faut avoir un projet, une mission. Il faut se dire : « Je suis là pour faire quelque chose de grand. » Cela vaut pour tous les métiers ; Si l’on a quelque chose de grand à faire, tout passe. »

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    L’ancien sherpa de François Mitterrand souligne à quel point permettre l’alternance en France et rendre un espoir à la classe ouvrière constituait un engagement personnel. « Cela l’habitait profondément, au point de dépasser toutes les difficultés particulières », confie-t-il.

    Pauline Adad

     

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  • Céline Dion surprend le public de la Plenitude Arena en interprétant pour la première fois un grand air d’opéra

    Lors de son premier concert à la Plenitude Arena de La Défense, Céline Dion a chanté un air de La Wally. Une incursion inédite de la chanteuse canadienne dans le registre classique qu’elle n’a pratiquement jamais abordé en 45 ans de carrière malgré sa passion pour Maria Callas.

    Ce mardi à 20h, la grande salle de la Plenitude Arena affichera complet pour le deuxième des seize concerts que Céline Dion donne à La Défense jusqu’au 17 octobre.

    Les 30.000 spectateurs attendus auront certainement droit au même programme que samedi dernier, entre standards de la variété anglo-saxonne, chanson française et, de manière inattendue, un grand air d’opéra.

    La chanteuse canadienne a en effet surpris son public lors de son premier concert quand a entonné, au milieu de son show, Ebben? Ne andrò lontana, le grand air de La Wally, l’opéra d’Alfredo Catalani popularisé en France en 1981 dans le film Diva de Jean-Jacques Beinex, chanté par Wilhelmenia Wiggins Fernandez.

    Céline Dion avait d’ailleurs révélé dans le documentaire Je suis : Céline Dion (2024) qu’elle appréciait particulièrement ce morceau, surtout dans la version chantée et enregistrée par Maria Callas en 1954.

    Céline Dion voue une admiration profonde et sincère pour Maria Callas

    Le lien le plus étroit entre Céline Dion et la musique classique tient donc surtout à l’admiration qu’elle a toujours vouée à Maria Callas. Au point qu’en 2007 René Angélil, son défunt mari, lui avait offert un collier ayant appartenu à La Divine et qu’il avait acheté, avec d’autres bijoux, dans une vente aux enchères à Milan.

    Une passion pour la cantatrice grecque telle qu’à la fin des années 2000 Céline Dion avait même déclaré, dans plusieurs interviews à la presse américaine, qu’elle était en pourparlers pour interpréter le rôle de Maria Callas dans un long métrage.

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    Même si dans ses concerts Céline Dion interprète régulièrement All by Myself, la chanson d’Éric Carmen inspirée du deuxième mouvement du Concerto pour piano n° 2 de Serge Rachmaninov, la chanteuse québécoise a en fait très peu abordé le répertoire classique durant sa carrière.

    Et même lorsqu’elle s’est produite aux côtés de grandes stars du lyrique comme Luciano Pavarotti en 1998 à Modène et Andrea Bocelli en 2011 à Central Park, elle a essentiellement interprété avec eux des chansons de variété.

    Celine Dion transforming into Maria Callas is one of the most beautiful things I’ve ever seen.

    She was painted!pic.twitter.com/rkLKEwSVCG

    — celine vocals (@CelineOracle) April 26, 2023

    Son approche du répertoire classique se résume principalement à un album de chansons de Noël These Are Special Times sorti en 1998. Céline Dion y chante notamment l’Ave Maria de Charles Gounod ; O Holy Night, le cantique de Noël d’Adolphe Adam ; Wiegenlied, la berceuse de Johannes Brahms et Les Cloches du Hameau, morceau inspiré du même Brahms qu’elle chantait avec des membres de sa nombreuse famille.

    Philippe Gault

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  • Opéra de Paris : à quoi ressemble la rentrée des danseurs ?

    Plus de 150 danseurs de l’Opéra de Paris ont repris les cours, les entraînements et les répétitions. Parmi eux, de nouveaux artistes débutent une saison toute particulière, notamment Thomas Docquir, nommé Danseur Etoile il y a quelques mois.

     

    Dans les couloirs de l’Opéra Garnier règne une effervescence. Dans une vaste salle sous les toits, les danseurs travaillent une nouvelle chorégraphie, Vers un Pays Sage, signée Jean-Christophe Maillot, qui entre au répertoire de l’Opéra de Paris.

    « Ce ballet est un défi difficile, une sorte de marathon. On bouge dans tous les sens, c’est extrêmement rapide », confie Indira Sas, 19 ans. Intégrée au corps de ballet il y a deux ans, elle ne s’est pas accordé beaucoup de vacances cet été : « J’ai tout de même fait quelques stages d’été pour ne pas perdre le niveau. »

    La vie des danseurs rythmée par les concours de promotion

    Les danseurs s’arrêtent, décortiquent chaque mouvement, comptent la mesure. « C’est un privilège, simplement, de danser tous les jours sur la scène de Garnier. C’est incroyable. » Un privilège qui va de pair avec une grande rigueur : « Si je prends le cours à 10 heures, je viens m’échauffer trente minutes avant. Et après, c’est important de passer par la salle de sport pour effectuer quelques exercices de renforcement et de cardio. Parce qu’ensuite, il y a le concours de promotion en octobre. »

    Ce concours permet aux danseurs de gravir les échelons de la hiérarchie du corps de ballet : quadrille, coryphée, sujet, premier danseur, puis un jour, pour une poignée d’entre eux, la nomination au titre de danseur étoile.

    Thomas Docquir s’affranchit de la technique pour approfondir la part théâtrale

    C’est la première saison en tant que danseur étoile pour Thomas Docquir, nommé le 21 juin dernier. « Il y a une grande excitation au moment de la rentrée. La fin de saison a continué à être chargée après ma nomination, mais j’ai eu tout l’été pour réaliser. J’ai profité des vacances aussi longtemps que possible, puis je suis revenu presque aussitôt de la plage à la barre. »

    « On pourrait penser que la nomination au titre d’étoile est une ligne d’arrivée alors qu’il n’en est rien. Maintenant que je suis étoile, j’ai envie de me détacher du côté purement technique. Je peux me faire confiance désormais, j’ai le niveau technique. J’ai envie de me libérer de cela pour explorer davantage le versant théâtral, m’approprier des personnages, raconter des histoires. »

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    Cette maison, il la connaît par cœur, lui qui est entré à l’École de danse de l’Opéra de Paris à 12 ans. « Je me souviens : quand j’étais à l’école de danse, je passais parfois dans le couloir des loges des étoiles et je voyais tous les noms sur les portes. Évidemment, petit, je me disais : “Peut-être qu’un jour, j’aurai une loge dans ce couloir.” Eh bien, cela va arriver. »

    Aucun temps mort pour Thomas Docquir, qui prépare aussi un autre ballet à l’affiche, L’Histoire de Manon. La rentrée s’annonce chargée.

    Victoire Faure

     

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  • Comment investir en Private Equity

    Frédéric Stolar, Directeur Général d’Altaroc, explique comment le Private Equity, historiquement réservé aux investisseurs institutionnels et aux familles fortunées, est devenu plus accessible aux particuliers. Altaroc construit chaque année des portefeuilles réunissant des fonds gérés par des gérants reconnus et accompagne ses clients pendant toute la durée de leur investissement.

    Investir dans le Private Equity présente un risque de perte en capital et d’illiquidité. Private Equity – capital investissement.

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  • Le violoniste Elias David Moncado et la pianiste Mirabelle Kajenjeri réunis au disque par la Fondation Gautier Capuçon

    A l’occasion de la publication de leur premier album en duo, Elias David Moncado et Mirabelle Kajenjeri seront, ce mardi 15 septembre à 20h, les invités du Journal du classique.

    Héritage, tel est le titre de l’album publié par Erato, réunissant le violoniste Elias David Moncado et la pianiste Mirabelle Kajenjeri avec le soutien de la Fondation Gautier Capuçon. Une fondation dont ils ont été lauréats il y a deux ans, qui les a soutenus financièrement, leur a offert la possibilité de donner de nombreux concerts et de réaliser un premier enregistrement.

    Elias David Moncado et Mirabelle Kajenjeri seront en concert le 19 septembre au Grand Palais

    Les deux jeunes musiciens ont choisi, pour l’occasion, de mettre en valeur leurs multiples racines car à eux deux ils rassemblent, du fait de leurs origines, l’Allemagne, l’Espagne, la Malaisie, l’Ukraine et le Burundi. Sans oublier la France, l’une de leurs terres d’accueil.

    Ils nous raconteront ce soir leurs parcours respectifs et la conception de ce programme qu’ils donneront également en concert le 19 septembre dans la Nef du Grand Palais.

    Laure Mézan

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