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  • Gramophone Awards 2026 : un nombre impressionnant de musiciens français parmi les finalistes

    La sélection finale des Classical Music Awards 2026 de Gramophone a été révélée vendredi dernier. Parmi les 33 enregistrements nominés, onze incluent au moins un artiste ou une formation française, dans huit des onze catégories présentées.

    Cette année, les Classical Music Awards, organisés depuis 1977 par le magazine spécialisé britannique Gramophone, récompensent les meilleurs enregistrements parus entre juin 2025 et juin 2026. Après une présélection de 66 enregistrements (six pour chacune des onze catégories), présentée fin août, l’organisation a révélé, le 11 septembre, la sélection finale de 33 enregistrements, trois par catégorie.

    Dans cette shortlist, pas moins de onze enregistrements incluent au moins un artiste ou une formation française, soit un tiers de la sélection finale, dans huit des onze catégories. Si l’on prend en compte les formations qui, par définition, comprennent plusieurs musiciens, ce sont au total 25 artistes français font partie de cette ultime sélection, avec une très forte représentation de chanteuses et chanteurs lyriques.

    Des chanteuses et chanteurs français dans les trois enregistrements retenus pour la catégorie « Opéra »

    La représentation française est ainsi particulièrement présente dans la catégorie « Opéra », avec des chanteurs français dans chacun des trois enregistrements retenus : Cyrille Dubois, Jérôme Boutillier, Nicolas Courjal et Christian Helmer dans Le Roi d’Ys d’Édouard Lalo (Bru Zane) ; Sabine Devieilhe et Elsa Dreisig dans Idoménée de WA Mozart (BR-Klassik) ; et Axelle Fanyo dans Adriana Mater de Kaija Saariaho (DG).

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    Quatre formations françaises ont également été retenues parmi les finalistes : le Quatuor Ébène dans la catégorie « Musique de chambre » ; Pygmalion, la formation de Raphaël Pichon, dans la catégorie « Musique chorale » ; Les Siècles, sous la direction de François-Xavier Roth, dans la catégorie « Concerto » et l’Ensemble Correspondances, dirigé par Sébastien Daucé, dans la catégorie « Voix & Ensemble ». 

    À noter que, dans cette même catégorie, concourt également un enregistrement consacré à des œuvres de Ralph Vaughan Williams (NoMadMusic), interprétées par le ténor Cyrille Dubois et la pianiste Anne Le Bozec, accompagnés de cinq chambristes… français.

    Adèle Charvet, Bertrand Chamayou et Jean Rondeau finalistes des catégories solistes

    Côté solistes, le jeune claveciniste Jean Rondeau est en lice dans la catégorie « Instrumental » pour son enregistrement de l’intégrale de l’œuvre de Louis Couperin (Erato). Bertrand Chamayou, dans la catégorie « Piano », défendra l’album Schubert 4 Hands (Erato), qu’il a enregistré avec Leif Ove Andsnes.

    Enfin, la mezzo-soprano Adèle Charvet, accompagnée au piano par Florian Caroubi dans un album consacré aux airs de la Belle Époque (Alpha), tentera de s’imposer dans la catégorie « Chanson ».

    Les noms des vainqueurs de cette édition 2026 des Classical Music Awards seront révélés lors d’une cérémonie qui se déroulera au De Vere Grand Connaught Rooms, à Londres, le mercredi 7 octobre. Au cours de cette soirée seront également dévoilés les lauréats des prix spéciaux des Awards, notamment ceux d’Artiste, d’Orchestre et d’Enregistrement de l’année.

    Philippe Gault

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    Gautier Capuçon fan de Céline Dion : « Je serais plus qu’heureux de pouvoir l’accompagner avec mon violoncelle »

    États-Unis : L’Opéra de Los Angeles fustigé pour le salaire exorbitant de ses dirigeants

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  • Juliette Journaux déclare sa flamme au post-romantisme viennois

    À l’occasion de la publication de son nouvel album, « Tristan génération », Juliette Journaux sera, ce vendredi 11 septembre à 20h, l’invitée du Journal du classique.

     

    Son premier album en solo, il y a trois ans, incluant des transcriptions de pages orchestrales de Wagner et de Mahler, comme son récent enregistrement de l’œuvre méconnue du compositeur viennois Oskar Posa, témoignaient déjà de ses affinités avec la musique post-romantique germanique.

     

    Juliette Journaux célèbre de nouveau ce répertoire au disque à travers un programme fascinant construit comme un véritable parcours dramatique autour du Tristan et Isolde de Wagner.

    Schoenberg, Korngold, Zemlinsky, des compositeurs aux langages très différents

    Elle se confiera ce soir sur son amour pour ce courant musical développé à Vienne entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle, qui dresse un pont entre le romantisme et le modernisme. Il est incarné par Schoenberg, Korngold ou encore Zemlinsky, des compositeurs qui s’orienteront ensuite vers des langages très différents, la radicalité pour certains et la musique de film pour d’autres.

    Laure Mézan

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  • Votre Soirée classique consacrée à Bizet ce dimanche à partir de 20 heures

    Votre Soirée classique de ce dimanche sera consacrée à Georges Bizet.

    Elle sera l’occasion, bien sûr d’écouter les plus beaux passages de Carmen, dans les plus belles interprétations, ainsi que l’air alternatif de la Habanera, mais aussi d’autres œuvres majeures comme L’Arlésienne, Les Pêcheurs de Perles, La Jolie fille de Perth, Djamileh, la Symphonie en ut, jamais jouée du vivant de Bizet, ou encore des pièces pour piano comme Les Chants du Rhin ou Les Jeux d’enfants.

    Au programme également, des œuvres de Tchaïkovski qui adorait Carmen, et qui avait juste en affirmant que « dans dix ans ce chef d’œuvre sera le plus populaire des opéras. » Cette soirée sera présentée par Jean-Michel Dhuez. Vous pourrez la suivre en qualité numérique, grâce au DAB + dans de nombreuses villes.

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    Gautier Capuçon fan de Céline Dion : « Je serais plus qu’heureux de pouvoir l’accompagner avec mon violoncelle »

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  • Le Grand Concert du samedi soir avec Alexandre Tharaud et l’Orchestre national de Cannes dirigé par Arie van Beek

    Radio Classique vous propose de vivre ou de revivre, ce samedi à 20 heures, le concert que l’Orchestre national de Cannes a donné le 6 juin dernier au Théâtre Debussy de Cannes, sous la direction d’Arie van Beek, qui était chef en résidence la saison dernière.

    Quatre œuvres étaient au programme : le Concerto grosso opus 3 n°2 de Georg Friedrich Haendel, le Concerto pour piano en ré majeur n°11 de Joseph Haydn joué par Alexandre Tharaud, la Sérénade n°6 “Serenata notturna” de Wolfgang-Amadeus Mozart et la Suite de ballet Pulcinella d’Igor Stravinsky. Ce concert sera présenté par Jean-Michel Dhuez.

    Vous pourrez le suivre en qualité numérique, grâce au DAB + dans de nombreuses villes.

     

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    Gautier Capuçon fan de Céline Dion : « Je serais plus qu’heureux de pouvoir l’accompagner avec mon violoncelle »

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  • Gautier Capuçon fan de Céline Dion : « Je serais plus qu’heureux de pouvoir l’accompagner avec mon violoncelle »

    Céline Dion donne ce samedi le premier de ses 26 concerts à Paris La Défense Arena, rebaptisé « Plenitude Arena ». Souffrant d’une maladie neurologique rare nommée « le syndrome de la personne raide », la chanteuse québécoise avait été contrainte d’annuler sa tournée mondiale en mai 2023. Depuis plusieurs mois déjà, les 16 concerts de cet automne affichent complet. Une effervescence exceptionnelle pour une artiste de légende qui fascine jusqu’au milieu classique, y compris le violoncelliste Gautier Capuçon, qui s’est confié au micro de Radio Classique.

    https://www.radioclassique.fr/wp-content/uploads/2026/09/capucondion.mp3

     

    « Je suis fan de Céline Dion depuis tout jeune. Il y a deux artistes, hors du répertoire classique, que j’ai énormément écoutés pendant toute mon enfance : Céline Dion et Jean-Jacques Goldman.

    J’ai eu la chance que Jean-Jacques Goldman écrive une chanson pour moi, pour l’un de mes albums. Quant à Céline Dion, je l’écoutais en boucle. J’ai écouté tous ses albums dans mes jeunes années. À 13 ou 14 ans, je faisais les allers-retours entre Chambéry et Paris pour prendre mes cours de violoncelle.

    Gautier Capuçon : « la puissance vocale de Céline Dion dépasse le registre de la variété » 

    Aujourd’hui encore, quand je l’entends, en tant que violoncelliste classique de 45 ans, je ressens la même émotion. Malheureusement, je n’ai pas de place et, pourtant, je peux vous dire que j’ai vraiment essayé de me connecter, parce que je voulais absolument emmener mes filles.

    Céline Dion, on la reconnaît dès la première note. Et ça, pour moi, c’est la marque des grands artistes. Sa voix est absolument spectaculaire, avec une puissance vocale qui dépasse, à mes yeux, son seul registre de variété. Pour moi, c’est une immense chanteuse. Je suis donc très triste de ne pas avoir de billet pour ses concerts.

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    J’ai aussi été particulièrement touché de la voir chanter sur la tour Eiffel L’Hymne à l’amour, lors des Jeux olympiques. C’est une chanson que j’ai moi-même reprise et souvent jouée. J’ai d’ailleurs tourné un clip tout en haut de la tour Eiffel.

    Je serais évidemment plus qu’heureux de pouvoir, un jour, l’accompagner avec mon violoncelle. »

    Propos recueillis par Laurie-Anne Toulemont

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  • Le « Cuisinier français », le livre de cuisine du XVIIe siècle qui a révolutionné notre façon de manger

    Du milieu du XVIIe siècle au début du XIXe, c’est une révolution en profondeur qui accompagne – qui précède même – la Révolution française : celle qui s’accomplit aux fourneaux. Un traité de cuisine publié en 1651 donne le coup d’envoi de ce changement.

    Ecoutez l’épisode des Grands dossiers de l’Histoire en intégralité :

     

    Avant le XVIIe siècle, la gastronomie était le domaine exclusif des princes et des grands seigneurs. C’était une cuisine spectaculaire, un peu extravagante, comme les paons farcis.

    Et puis, petit à petit, on a développé les saveurs au détriment des présentations. Un peu moins d’excès, un peu plus de rigueur. Ce passage de la cuisine aristocratique à la cuisine bourgeoise n’est pas une chose anodine, c’est une révolution dans la révolution.

    La première controverse de l’histoire gastronomique de France

    En 1651, La Varenne publie un traité de recettes resté encore célèbre aujourd’hui, le Cuisinier français. C’est le premier livre de cuisine aussi important jamais publié en France.

    La Varenne est écuyer de cuisine, ce qui signifie qu’il est chef des cuisines dans un bel hôtel de la noblesse, chez le marquis d’Ussel, qu’il sert depuis les années 1640. Et son livre de cuisine est à l’origine de la première controverse de notre histoire gastronomique.

    wikimedia commons

    Comment diable un cuisinier, qui n’hésite pas à parler à la première personne, peut-il prétendre statuer du bon goût, qui normalement devrait appartenir à son maître ? Ce que ce maître queux dans son Cuisinier français nous offre, ce n’est rien moins que le premier témoignage d’une nouvelle cuisine en cours d’élaboration dans ce grand siècle. Une cuisine marquée par la réduction de la gamme, la réduction de la quantité d’épices qui, alors, à l’époque médiévale et même encore renaissante, était utilisée d’une manière immodérée.

    Le beurre fait son apparition dans les cuisines

    On arrive au bouquet garni maintenant, à la réduction de l’usage de l’acidité. C’est le beurre qui fait son apparition dans les cuisines, on sépare le salé du sucré, alors qu’on mélangeait les deux, un peu comme dans la cuisine chinoise.

    Rapidement, le Cuisinier français remporte un très grand succès, pas seulement en France. En 1653, on l’a traduit en langue anglaise. L’année suivante, des libraires hollandais en impriment des exemplaires clandestins, et il y a une version abrégée en suédois. La cuisine française se met à rayonner sur l’Europe.

    C’est aussi le renouveau de la production des traités culinaires qui vont participer à une codification de la cuisine. On va se mettre à comprendre que la cuisine est une affaire de chimie, que les réductions ne doivent pas être faites par hasard, que les alliances d’un certain nombre de produits peuvent créer des goûts qui n’étaient même pas dans le produit original. On s’intéresse de beaucoup plus près à la saveur des choses.

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    C’est sous la pression conjointe des médecins et des princes que l’on va peu à peu se raffiner de cette manière. On cherche à accorder les aliments aux saisons, à l’âge, au sexe, à la santé, au tempérament des convives. Pour La Varenne, l’art culinaire, je cite, est « une diététique pratique qui a pour but de conserver et maintenir la santé en bon état ».

    En 1674, un auteur non identifié écrit : « les pyramides de viande, les brouettes trop épicées, les bouillies épaisses ne sont plus de notre goût ». Pour l’agronome Nicolas de Bonnefons, il faut revenir aux saveurs authentiques des aliments : « que le potage au chou sente entièrement le chou. Le potage aux poireaux, le poireau, le potage au navet, le navet. Et ce que je dis des potages, j’entends qu’ils servent de lois pour tout ce qui se mange ».

    Pour nos ancêtres, l’idée que chaque aliment ait un goût spécifique et qu’on retrouve ce goût après cuisson, assaisonnement et mijotage, c’était une véritable révolution du goût.

    Franck Ferrand

     

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  • États-Unis : L’Opéra de Los Angeles fustigé pour le salaire exorbitant de ses dirigeants

    Le prestigieux Los Angeles Opera se retrouve sous le feu des critiques après l’examen de ses déclarations fiscales. L’institution californienne a ainsi bénéficié de plus de 27 millions de dollars de financements publics en dix ans, alors que près de 33 millions ont été consacrés aux rémunérations de ses dirigeants. De quoi alimenter le débat.

    Comme beaucoup d’institutions culturelles américaines, l’Opéra de Los Angeles est une organisation à but non lucratif bénéficiant d’un régime fiscal privilégié. À ce titre, elle peut recevoir des dons défiscalisés et des aides publiques, tout en étant exonérée d’impôt sur les activités liées à sa mission. Mais certains chiffres, notamment le niveau de rémunération de ses dirigeants, interrogent. D’où l’enquête menée par The Center Square Foundation, un organisme qui examine l’utilisation des fonds publics par les organisations à but non lucratif

    Ainsi, il apparaît que le directeur général du LA Opera, Christopher Koelsch, a perçu à lui seul un peu plus d’un million de dollars pour l’exercice 2024-2025, avantages compris. Le cas de James Conlon, directeur musical de l’institution californienne jusqu’au mois de juin dernier, est encore plus spectaculaire. Plus de 7 millions de dollars lui auraient été versés sur une dizaine d’années par l’intermédiaire d’une société de production avec laquelle l’opéra avait passé contrat.

    Figure également dans le dossier le nom de Plácido Domingo, ex-directeur général du LA Opera, qui, outre une rémunération conséquente, a également bénéficié de nombreux voyages en première classe jusqu’à son départ en 2019, intervenu suite à des accusations de harcèlement sexuel.

    Pas de fraude fiscale établie mais de nombreuses zones d’ombre

    Selon la presse locale, rien ne permet néanmoins, à ce stade, d’affirmer que LA Opera a fraudé le fisc américain. Les rémunérations et contrats sont déclarés et l’institution fait certifier ses comptes.

    Concernant par exemple les 27 millions de dollars d’argent public évoqués, ils comprennent une part importante d’aides exceptionnelles versées pendant la pandémie de Covid-19 pour soutenir les salles de spectacle. Il serait donc trompeur de les présenter comme des subventions « ordinaires ».

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    Le véritable débat porte plutôt sur la gouvernance de ce type d’institution. Aux États-Unis, le financement des grands organismes culturels repose largement sur les dons privés, les fondations et l’argent public. Mais lorsqu’un établissement bénéficie d’avantages fiscaux et de financements publics, la transparence devient essentielle. Une exigence d’exemplarité que la direction du LA Opera dit respecter et insiste, dans un communiqué, sur son engagement  » à faire preuve de transparence et à gérer de manière responsable les ressources publiques et privées ».

    How much money have you given to the Los Angeles Opera? Taxpayers spend a lot of money for the fat lady to sing, even more for her bosses.

    The nonprofit has taken >$27 million in government grants over the past decade while giving executives $33 million.https://t.co/JrAL702Zza

    — Adam Herbets (@AdamHerbets) September 8, 2026

    Dans le cas du LA Opera, la controverse n’est donc peut-être pas d’ordre fiscal. Elle est plutôt provoquée par le contraste entre la mission d’intérêt général qu’un établissement à but non lucratif se doit de respecter et les rémunérations très élevées de certains de ses dirigeants.

    Philippe Gault

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  • Coup de projecteur sur la saison des 10 ans de la Seine musicale avec Olivier Haber et Vanessa Wagner

    À l’occasion du lancement de la nouvelle saison de La Seine Musicale, Olivier Haber et Vanessa Wagner seront, ce jeudi 10 septembre à 20h, les invités du Journal du classique.

     

     

    C’est une décennie de musiques, de concerts, de ballets, de créations… que célébrera La Seine Musicale cette saison. Inaugurée le 22 avril 2017 sur l’Ile Seguin, elle est aujourd’hui l’un des lieux incontournables de la vie culturelle parisienne et a su trouver son identité en jouant sur les mélanges des genres.

     

    Sa programmation met ainsi en avant aussi bien le classique, le jazz, la musique du monde, que la danse ou le cinéma.

    Vanessa Wagner présentera son spectacle Piano Inside en avril à La Seine Musicale

    Une diversité et une ouverture d’esprit qui s’accordent parfaitement avec la démarche de Vanessa Wagner. La pianiste sera, tout naturellement, l’une des artistes emblématiques de cette saison anniversaire que nous évoquerons ce soir en sa compagnie et celle d’Olivier Haber, le directeur général de La Seine Musicale.

    Piano Inside, tel est le titre du spectacle de Vanessa Wagner présenté au mois d’avril, autour de l’univers de Philip Glass, conçu comme une expérience immersive avec la complicité de l’artiste vidéaste Adrien Mondot.

    Laure Mézan

    Retrouvez le journal du classique du lundi au vendredi à 20h

     

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  • Langue française : Pourquoi écrit-on « bayer aux corneilles » et pas « bâiller aux corneilles » ?

    La langue française regorge d’expressions anciennes, parfois trompeuses sur l’orthographe. C’est le cas de « faire bonne chère », par exemple, qui vient du latin cara, qui veut dire visage, et n’a rien à voir avec la « chair ». Voici deux autres exemples frappants : bayer aux corneilles et tomber des nues. 

     

    Les corneilles symbolisent la bêtise totale, un comble pour un oiseau reconnu pour son intelligence !

    Commençons par les gens qui rêvassent, qui regardent dans le vague et qui bayent aux corneilles. C’est le piège. Beaucoup de monde l’écrit « bâiller », comme si l’on ouvrait grand la bouche devant les corneilles. Or non : c’est « bayer », un verbe complètement différent, même s’il est cousin du premier.

    Tous deux viennent du verbe ancien baer, apparu au XIIe siècle, lui-même issu d’un mot latin qui imitait le bruit de la bouche qui s’ouvre. Bayer et béer ont longtemps été deux prononciations concurrentes du même mot.

    Et les corneilles ? Que font-elles dans cette histoire ? Elles symbolisent la bêtise totale. On imagine quelqu’un, la tête levée, la bouche ouverte, qui regarde passer un oiseau banal au lieu de travailler. Antoine Furetière, en 1690, définit « bayer aux corneilles » comme « être oisif, ne rien faire ». C’est un comble quand on sait que les corneilles font partie des oiseaux les plus intelligents, capables de résoudre des problèmes dignes d’un enfant de sept ans.

    Tomber des nues : qu’est-ce que cela désigne ?

    Les nues ne s’emploient plus qu’au pluriel. Ce mot vient du latin nubes, « les nuages ». C’est de là que vient aussi le mot « nuée », réservé aux groupes compacts : une nuée d’oiseaux, par exemple. Donc, tomber des nues, c’est tomber brutalement de son nuage. On trouve aussi l’expression « porter quelqu’un aux nues » : on l’admire tellement qu’on l’élève jusqu’au monde des dieux.

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    Je vous invite à consulter le livre de Sylvie Brunet, Ces mots qui n’existent pas, aux éditions de L’Opportun, qui m’a donné l’idée de cette chronique.

    Karine Dijoud

     

    Retrouvez la chronique Et si on parlait français ? 

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  • 24 heures de concerts gratuits à Besançon : Le Festival international de musique de la ville lance sa 79e édition

    Le 79e Festival international de musique de Besançon, qui met à l’honneur cette année des grands orchestres symphoniques tels que le Bergen Philharmonic de Norvège, débute vendredi et s’achèvera le 20 septembre. Pour la première fois, l’événement musical franc-comtois ouvrira avec 24 heures de concerts gratuits.

    Une trentaine de concerts sont programmés à Besançon et en Franche-Comté à l’occasion de la 79e édition du festival, avec principalement de la musique classique (WA Mozart, Félix Mendelssohn, Johannes Brahms ou encore Jean Sibelius), mais aussi du jazz et des musiques du monde. « L’axe fort du festival, depuis 1948, c’est toujours la musique symphonique », indique Jean-Michel Mathé, directeur de l’événement qui revendique « une continuité dans l’excellence internationale » et attend quelque 14.000 spectateurs.

    Les grandes formations françaises, allemandes, belges ou suisses interpréteront ainsi « des tubes, comme la Symphonie du Nouveau Monde d’Antonin Dvorak, mais aussi des opus beaucoup moins connus », précise-t-il. Cette année, « l’orchestre star » sera celui de Bergen (Norvège), dirigé par Dima Slobodeniouk et accompagné du pianiste Leif Ove Andsnes. La musique de chambre et vocale conserve aussi une place de choix avec notamment le Trio Goldberg et le Quatuor Zaïde.

    Le Festival de Besançon souhaite jouer un rôle de « service public de la culture »

    Le festival de Besançon poursuit aussi son engagement dans la création de la musique contemporaine avec le compositeur Régis Campo, qui termine sa seconde et dernière année en résidence dans la capitale comtoise.

    Il présentera, entre autres, le projet Zoo Circus, une suite du Carnaval des Animaux de Camille Saint-Saëns le 16 septembre à l’auditorium de la Cité des arts.

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    Par ailleurs, le festival a réinventé sa séquence d’ouverture : exit le traditionnel concert symphonique d’ouverture et place à 24 heures de musique gratuite, en six concerts d’une grande diversité, dans des lieux emblématiques de Besançon. L’idée est « d’investir le centre-ville » pour « aller vers les gens qui n’osent pas entrer dans une salle de concert » et « toucher un nouveau public qui passe par là », relève Michel Mathé qui attribue ainsi au festival un rôle de « service public de la culture ».

    L’ensemble baroque Le Concert Spirituel ouvrira le festival vendredi soir sur la place principale du centre-ville avec Water Music de Georg Friedrich Haendel, et l’Orchestre Victor Hugo clôturera cette 79e édition avec la Symphonie n° 3, dite « Écossaise », de Félix Mendelssohn.

    À noter que la prochaine édition du prestigieux concours international de jeunes chefs d’orchestre, qui a lieu parallèlement au festival tous les deux ans, aura lieu du 20 au 25 septembre 2027.

    Philippe Gault (avec AFP)

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