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Le feuilleton judiciaire entre Anna Netrebko et le Metropolitan Opera n’en finit pas. La semaine dernière, un tribunal de New York a rejeté la plainte que la soprano austro-russe avait déposée contre le directeur général du Met, Peter Gelb, pour propos diffamatoires.
Depuis sa mise à l’écart de la programmation du Met Opera en 2022, après le début de l’intervention militaire russe en Ukraine, Anna Netrebko et ses conseils ont engagé une vaste procédure à l’encontre de l’institution new-yorkaise, portant notamment sur des faits de rupture abusive de contrat, de discriminations (liées au sexe et à l’origine nationale), de publication de documents sous scellés et de diffamation.
Si la plupart des procédures, qui font l’objet d’une action devant un tribunal fédéral, sont toujours en cours, la plainte contre Peter Gelb pour propos diffamatoires, ajoutée en juin 2025, a été rejetée la semaine dernière par le tribunal du district sud de New York. La juge Annalisa Torres, qui instruit le dossier, a déclaré qu’Anna Netrebko n’avait pas réussi à prouver que le directeur général du Met avait « agi avec une intention malveillante réelle » lorsqu’il avait notamment déclaré que les prises de position de la cantatrice contre l’invasion russe étaient « insincères ».
Concernant la plainte pour discrimination sexiste, l’enquête suit son cours. La juge Torres a notamment admis que des chanteurs russes tels qu’Evgeny Nikitin, Igor Golovatenko ou encore Alexey Markov avaient continué à se produire au Met alors qu’ils avaient participé, depuis 2022, à des événements artistiques ou commémoratifs soutenus par le Kremlin.
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À propos des poursuites engagées par Anna Netrebko pour discrimination fondée sur l’origine nationale, l’accusation avait été rejetée en août 2024, mais, un an plus tard, la juge Annalisa Torres a rétabli les demandes de la chanteuse, estimant que les circonstances de son remplacement par des artistes non russes permettaient de retenir, à ce stade de la procédure, une « inférence minimale » de discrimination. Le tribunal avait donc considéré que les faits allégués par Anna Netrebko étaient suffisants pour justifier un examen au fond, même si cela ne préjuge pas de l’issue du procès.
À ce jour, le Met Opera n’a subi qu’un seul revers majeur dans le bras de fer qui l’oppose à Anna Netrebko. C’était dans le cadre de l’action engagée par l’American Guild of Musical Artists (AGMA) pour contester l’annulation de ses engagements de 2022. A l’issue de cet arbitrage syndical, qui avait considéré que le Met avait violé la convention collective, la chanteuse avait obtenu 209 103,48 dollars de compensation.
Philippe Gault
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Convaincu que la réduction de l’impact environnemental des produits et des emballages relève de sa responsabilité, Lesieur a engagé une démarche de suppression du suremballage, avec l’appui de Citeo.
Rencontre avec Claude Emma Komly , directrice RSE de Lesieur.
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Frédéric Stolar, Directeur Général d’Altaroc, détaille la place que le Private Equity peut occuper dans la préparation de la retraite. Son horizon de long terme peut en faire une source de diversification pour l’épargne complémentaire. Les capitaux investis accompagnent le développement d’entreprises non cotées et participent ainsi au financement de l’économie réelle.
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A l’occasion de la publication du nouvel album de l’ensemble La Rêveuse, Florence Bolton sera, ce mardi 8 septembre à 20h, l‘invitée du Journal du classique.
C’est l’un des compositeurs français les plus énigmatiques que célèbre l’ensemble La Rêveuse dans son nouvel album sorti chez Harmonia Mundi. Car on sait bien peu de choses sur celui qu’on appelle Monsieur de Sainte Colombe, faute de connaître son prénom, si ce n’est qu’il fut l’un des premiers à donner ses lettres de noblesse à la viole de gambe en France au XVIIe siècle.
Les mystères qui entourent sa vie ont suscité des fantasmes et inspiré l’écrivain Pascal Quignard pour son fameux roman Tous les matins du monde porté à l’écran par Alain Corneau, avec Jean-Pierre Marielle dans le rôle du musicien.
Florence Bolton nous éclairera sur son œuvre et celles de ses élèves, ainsi que sur la préparation de cet album. Car ce programme est le fruit d’un grand travail de recherche et de corrections, dans la mesure où la musique de Sainte Colombe avait été publiée dans des versions de copistes pas toujours scrupuleux qui contenaient ainsi bien des erreurs.
Laure Mézan
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Le maestro suédois Herbert Blomstedt a été distingué lors de la 37e édition du prestigieux Praemium Imperiale. Il est récompensé dans la catégorie musique pour « son travail de musicien indissociable de son éthique religieuse et humaine ».
Après Martha Argerich en 2024 et Sir András Schiff l’an dernier, c’est au tour du doyen des chefs d’orchestre d’être distingué par le Praemium Imperiale : Herbert Blomstedt, 99 ans depuis le 11 juillet.
Cette édition 2026 du prix japonais, considéré comme le « Nobel des arts », a également récompensé l’actrice australienne Cate Blanchett (Arts vivants et Cinéma), le sculpteur anglais Andy Goldsworthy, l’artiste conceptuelle américaine Jenny Holzer et l’architecte polono-américain Daniel Libeskind.
Décernés chaque année, les prix du Praemium Imperiale récompensent des personnalités pour l’ensemble de leur carrière, leur rayonnement international et leur contribution exceptionnelle au développement des arts et de la culture.
Depuis sa première édition en 1989, 185 artistes (dont 24 Français) ont été distingués. Dans la catégorie musique, le palmarès compte d’immenses musiciennes et musiciens parmi lesquels Anne-Sophie Mutter, Sofia Gubaidulina, Leonard Bernstein, Pierre Boulez, Lorin Maazel, Seiji Ozawa, Arvo Pärt, Philip Glass…
Parallèlement, le jury du Praemium Imperiale a attribué son Prix Jeunes Artistes à La Source Garouste, une association française qui favorise depuis 35 ans la créativité artistique et l’inclusion des plus fragiles.
Le diplôme et la dotation de 5 millions de yens (environ 28.000 euros) ont été remis aux responsables de l’association ce mardi au Musée national Picasso-Paris par Jean-Pierre Raffarin qui quitte son poste de conseiller international du jury.
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Pour remplacer l’ancien premier ministre, en poste depuis 2013, la Japan Art Association a fait appel à Patricia Barbizet.
L’ancienne bras droit de François Pinault et ex-présidente du conseil d’administration de la Cité de la musique–Philharmonie de Paris, actuelle présidente de l’AFEP (Association des grandes entreprises françaises), présidera donc le comité français de nomination qui soumet ses recommandations au jury du Praemium Imperiale.
Chacun des cinq lauréats de l’édition 2026 du Praemium Imperiale recevra 15 millions de yens (environ 82 000 euros), un diplôme et une médaille en vermeil, au cours d’une cérémonie qui se déroulera à Tokyo le mercredi 28 octobre 2026.
Philippe Gault
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Spécialisée en droit social, Anna MILLERET-GODET évoque les modalités pratiques du congé supplémentaire de naissance, entré en vigueur le 1er juillet 2026, visant à un juste équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, et une certaine parité homme/femme dans la charge parentale.
Ce congé octroie à chaque parent un à deux mois de congé indemnisé, s’ajoutant au congé maternité. Les parents peuvent choisir de le prendre en même temps ou en alternance, ou encore de le fractionner.
Rencontre avec Anna MILLERET-GODET du cabinet DELSOL Avocats.
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Ils trônent dans les salles de concert, immortalisés en bustes de marbre et en portraits solennels… Mais derrière les œuvres canoniques et les biographies officielles, les géants de la musique classique ont mené des existences bien moins sages qu’on ne l’imagine : crimes prémédités, conversions mystiques, rivalités tenaces, séjours en prison… Chopin, Berlioz, Wagner, Liszt ou encore Bach étaient d’abord des hommes, excessifs, fragiles, imprévisibles, et parfois incontrôlables.
Frédéric Chopin souffrait de taphophobie, la terreur d’être enterré vivant, une phobie héritée de son père. Ne pouvant plus parler à cause de la tuberculose qui l’emportait, il griffonna sur un bout de papier destiné à son entourage : « Comme cette terre m’étouffera, je vous conjure de faire ouvrir mon corps pour que je ne sois pas enterré vivant. »
Son cœur a donc été retiré après sa mort, scellé dans un flacon d’alcool et transporté clandestinement en Pologne par sa sœur Ludwika jusqu’à l’église Sainte-Croix de Varsovie. Son corps, lui, repose au Père-Lachaise.
Jean-Sébastien Bach n’avait pas froid aux yeux. À 20 ans, en 1705, il marche plus de 400 kilomètres à pied pour rencontrer son idole, l’organiste Dietrich Buxtehude. Douze ans plus tard, en 1717, il accepte un nouveau poste de Kapellmeister à Köthen, sans prévenir son employeur, le duc de Wilhem Ernst de Saxe-Weimar.
Résultat : un mois d’emprisonnement pour attitude jugée « entêtée et obstinée ». La carrière la plus glorieuse de l’histoire de la musique a donc compté un séjour en prison pour insubordination. C’est derrière ces barreaux, dit-on, qu’il posa les premières pierres du Clavier bien tempéré.
L’histoire commence comme une idylle. En 1859, Camille Saint-Saëns, 24 ans, entre dans le cercle parisien de Richard Wagner, alors en exil. Wagner lui-même est sous le charme : « À sa vélocité extraordinaire et à sa stupéfiante facilité à déchiffrer les partitions d’orchestre les plus compliquées, Saint-Saëns joignait une mémoire non moins admirable. Il exécutait par cœur toutes mes partitions, y compris celle de Tristan », confie-t-il dans son autobiographie Ma vie.
Pendant vingt ans, Saint-Saëns sera l’un des wagnériens les plus fervents de France. La rupture ? Elle viendrait, selon le compositeur Reynaldo Hahn, d’une soirée à Bayreuth où Wagner se serait ouvertement moqué de la Danse Macabre de Saint-Saëns, interprétée au piano par Liszt. Une humiliation publique qui ne se pardonne pas.
En 1885, Saint-Saëns publie Harmonie et Mélodie, où il reproche à Wagner un style « compliqué de plus en plus, multipliant les notes sans nécessité, abusant des ressources de l’art jusqu’au gaspillage. » En 1914, il pousse le bouchon plus loin encore, appelant dans L’Écho de Paris à « réagir contre l’absurde germanophilie qui depuis si longtemps égare l’opinion. » De l’admiration inconditionnelle à la guerre culturelle déclarée, il n’y avait apparemment qu’une pique de trop.
Au XIXᵉ siècle, aller à l’opéra relevait autant du spectacle mondain que de la soirée musicale. On jouait aux cartes dans les loges, on bavardait sans retenue… Richard Wagner, lui, ne l’entendait pas de cette oreille.
Il commence par refuser les ballets intercalés entre les actes, tradition destinée à distraire un public peu attentif. Dans une lettre au directeur de l’Opéra de Paris, il est sans concession : « Lohengrin ne supporte aucun changement, et surtout pas une ombre de danse. » En 1876, il plonge la salle de Bayreuth dans l’obscurité totale pendant les représentations.
Fini d’être vu et admiré dans sa loge : « L’Empereur d’Allemagne lui-même est oublié », rapporte Charles Henri Tardieu, un wagnérien, dans Lettres de Bayreuth. Enfin, en 1882, il débarque en personne sur scène lors d’une représentation triomphale du Parsifal pour signifier au public qu’il doit cesser d’applaudir entre les actes. Ce que ses adorateurs érigèrent aussitôt en règle d’or absolue.
Au printemps 1831, Hector Berlioz est en résidence à la Villa Médicis à Rome, financé par le Grand Prix de Rome qu’il vient de décrocher. Il n’a plus de nouvelles de sa fiancée, la pianiste Camille Moke. Quand il apprend, lors d’une escale à Florence, qu’elle a épousé un fabricant de pianos nommé Camille Pleyel, c’est le choc.
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En quelques minutes, il élabore un plan qu’il détaille lui-même dans ses Mémoires : se déguiser en femme pour ne pas être reconnu, dissimuler des pistolets sous sa robe, aller à Paris et assassiner son ex-fiancée ainsi que sa belle-mère, avant de retourner l’arme contre lui-même. « Il s’agissait de voler à Paris, où j’avais à tuer sans rémission deux femmes coupables et un innocent. Quant à me tuer, moi, après ce beau coup, c’était de rigueur. »
Finalement, Berlioz se ravise. Il tombe à la mer à Gênes, repêché in extremis par des marins. Il rejoint Nice, où la douceur du climat et le retour de la musique finissent par l’apaiser.
Franz Liszt est la première rock star de l’histoire de la musique classique. Ses concerts déclenchent une hystérie collective : des femmes s’arrachent ses gants, ses mouchoirs, même les mégots de ses cigares. La presse baptise le phénomène lisztomania. Et pourtant, en avril 1865, à 53 ans, Liszt rejoint les ordres mineurs.
Soutane, tonsure, titre d’abbé… Derrière cette conversion : la mort de son père, des amours impossibles, un mariage annulé avec la princesse Carolyne de Sayn-Wittgenstein en 1861, et la lassitude d’une vie de bête de scène. Il l’écrivait déjà dans son testament en 1860 : « Oui, Jésus crucifié, c’était là ma véritable vocation. Je l’ai ressenti jusqu’au plus profond du cœur dès l’âge de 17 ans. » Jusqu’à sa mort à Bayreuth en 1886, il continua d’écrire, entre musique sacrée et pièces pour piano d’une modernité saisissante.
Leipzig, 1er janvier 1888. Piotr Ilitch Tchaïkovski est invité à déjeuner chez le violoniste Adolf Brodsky. Ses hôtes, connaissant sa timidité maladive, ont omis de préciser qu’il y aurait d’autres convives. Lesquels ? Johannes Brahms et Edvard Grieg. Tétanisé derrière la porte, Tchaïkovski doit être tiré de force dans la pièce par son hôte.
Il trouvera Brahms sympathique en tant qu’homme, mais sa musique le laisse perplexe : « Il y a quelque chose de sec et de froid qui me glace. Il n’exprime jamais ses idées musicales jusqu’à la fin. À peine avons-nous entendu une mélodie agréable, qu’elle est noyée dans un tourbillon de progressions harmoniques. » Pendant ce temps, Brahms dévore avec appétit, boit copieusement et accapare le pot de confiture de fraises en annonçant qu’il le veut pour lui seul. Quant à Grieg, son admiration pour Tchaïkovski lui vaudra une belle récompense : le compositeur russe lui dédicacera dans l’année son ouverture-fantaisie Hamlet.
Nuit du 2 au 3 avril 1897. Un critique musical parisien, Edmond Stoullig, reçoit un billet anonyme l’invitant à un « concert spirituel et profane » à 23 heures dans les Catacombes de Paris.
Les organisateurs sont deux étudiants en musique qui ont corrompu des ouvriers de l’inspection des carrières pour accéder aux galeries.
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80 pieds sous terre, 150 invités, dont des peintres, poètes, journalistes, ou encore professeurs de conservatoire, découvrent une scène aménagée pour un orchestre de 45 musiciens.
Au programme : la Marche funèbre de Chopin, des pages de Beethoven, la Danse Macabre de Saint-Saëns… Le concert durera jusqu’à 2 heures du matin. La presse, informée du scandale, s’enflamme : « offensant », « immoral », une bande de « dilettanti venus demander des jouissances inédites », peut-on lire dans Le Petit Parisien. Pour décourager toute récidive, les autorités font remplir la crypte d’ossements supplémentaires, créant ainsi la fameuse « rotonde des tibias », devenue aujourd’hui l’un des sites les plus photographiés des Catacombes.
Diriger un orchestre, c’est bien. Se choisir un nom qui en impose, c’est mieux. Herbert von Karajan est né Heribert Ritter von Karajan, il contracte son prénom, supprime la particule nobiliaire à son inscription à l’université de Vienne, avant de la réintégrer discrètement quand le moment s’y prête. Leonard Bernstein, lui, s’appelait tout simplement Louis à l’état civil… Trop banal pour une future légende, il fait officialiser son nouveau prénom à l’adolescence auprès des autorités de Lawrence, dans le Massachusetts.
Carlos Kleiber est né Karl Ludwig, avant que l’exil de sa famille en Argentine en 1935, fuyant le nazisme, ne l’hispanise pour de bon. Quant à Eugene Ormandy, il débarque aux États-Unis sous le nom de Jenő Blau, né à Budapest, et repart avec un patronyme flambant neuf dont personne, à ce jour, n’a vraiment percé l’origine. La leçon ? Dans le monde de la musique classique, le génie se travaille, et parfois, l’identité aussi.
Daphnée Cataldo
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A l’occasion de la première production hors les murs de la nouvelle saison de l’Opéra-Comique, Raphaël Pichon sera, ce lundi 7 septembre à 20h, l‘invité du Journal du classique.
L’Opéra-Comique vient de fermer pour travaux et poursuit ses activités dans quelques lieux insolites. Pour ce premier rendez-vous de la saison l’institution a misé sur un site assez exceptionnel, rarement ouvert au public, le hall du lycée Carnot à Paris, véritable trésor architectural doté d’une verrière métallique conçue par Gustave Eiffel.
Raphaël Pichon y dirigera, du 9 au 12 septembre, une sublime production créée l’année dernière à Salzbourg, Zaïde ou le chemin de lumière.
Le chef de l’ensemble Pygmalion nous éclairera ce soir sur ce spectacle original conçu, avec la complicité de Wajdi Mouawad, autour d’un opéra inachevé de Mozart. Un véritable conte inspiré de l’esprit des lumières au message profondément humaniste.
Laure Mézan
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KPMG vous invite à écouter l’interview de Jérôme Dalidet, Directeur général de Motoblouz, belle ETI basée à Carvin (Pas-de-Calais).
Cet article Grâce à sa livraison ultra-rapide de 700 marques et 200 000 références, l’ETI Motoblouz se positionne comme le « Amazon » de la moto est apparu en premier sur Radio Classique.
Le grand violoncelliste Yo-Yo Ma est à l’initiative du court métrage du réalisateur bhoutanais Pawo Choyning Dorji présenté ce week-end au festival de Telluride. À travers le périple himalayen du musicien sino-américain, A Song for the Snow Lion aborde les questions du réchauffement climatique et du recul des glaciers.
Le festival de Telluride (Colorado) n’a pas la renommée de ceux de Cannes, Venise ou Berlin. Pourtant, un grand nombre de films qui y sont présentés en exclusivité chaque été depuis 1974 sont devenus des candidats majeurs aux Oscars, et ont remporté de grands succès. La particularité de ce festival est qu’il n’y a pas de palmarès et que sa programmation est gardée secrète jusqu’à son jour d’ouverture.
Ce week-end y a été projeté le nouveau court-métrage de Pawo Choyning Dorji, déjà nommé aux Oscars en 2022. Inspiré d’un conte populaire, A Song for the Snow Lion raconte en 21 minutes l’histoire des lions des neiges, gardiens mythiques des montagnes, censés habiter les lieux où subsistent encore les glaciers.
Ce n’était pourtant pas l’idée initiale de Yo-Yo Ma, à l’origine du projet. Le violoncelliste américain avait demandé au réalisateur bhoutanais de réaliser dans son pays un clip, autour du thème du réchauffement climatique et du recul des glaciers himalayens.
Dans ce court-métrage, Yo-Yo Ma entreprend un voyage au cœur de la communauté isolée de Lunana, un des villages les plus reculés du Bhoutan.
Là, il découvre comment ce conte populaire ancestral rappelle aux habitants leur lien avec la nature, et entre humains, ainsi que l’interdépendance de ces deux éléments. Un tournage compliqué qui a conduit l’équipe de production à plus de 5500 mètres d’altitude, dans une vallée accessible uniquement après 14 jours de marche et dans des conditions climatiques peu favorables.
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Interrogé par le magazine Variety, Yo-Yo Ma a reconnu avoir souffert du mal de l’altitude pendant le tournage. Il a néanmoins pu enregistrer un morceau, entouré de sommets enneigés et accompagné par la chanteuse folklorique bhoutanaise Kelden Lhamo.
« Ce fut une expérience bouleversante de jouer et de partager du temps avec l’équipe à cette altitude, en contemplant les lacs glaciaires et en imaginant la puissance torrentielle de leurs eaux », a confié le violoncelliste de 70 ans.
Triste concours de circonstances, le film de Pawo Choyning Dorji est présenté alors que le Népal, pays voisin du Bhoutan, pleure des milliers de morts et de disparus après les dramatiques inondations qui ont touché le nord du pays fin août.
Très touché par cette catastrophe, Yo-Yo Ma a déclaré : « Cette tragédie nous rappelle les enjeux, pour la région et pour le monde, et nous met en garde contre la capacité destructrice terrifiante de la nature ».
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14 ans après, le Philharmonique de New York fait son grand retour à Paris sous la direction de Dudamel
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