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  • Le prince Carlo Gesualdo, compositeur et assassin : le crime le plus célèbre de la musique classique

    Le prince Carlo Gesualdo fait mettre à mort sa femme et l’amant de celle-ci après les avoir surpris en flagrant délit d’adultère. La musique torturée composée 20 ans après ce tragique évènement agira comme un exutoire à sa culpabilité dévorante.

    Ecoutez l’épisode des Grands dossiers de l’Histoire en intégralité :

     

     

    Carlo Gesualdo naît au moment le plus glorieux de l’histoire de sa famille. Les chroniques nous disent que le mariage de ses parents en 1561 a donné lieu à des fêtes absolument extravagantes, qui laissent présumer de l’importance politique et diplomatique d’une telle union.

    Sa mère, Geronima, donne naissance à quatre enfants. Carlo, qui naît le 8 mars 1566 à Venosa, est le benjamin, précédé par un frère aîné et par deux sœurs. Il n’est donc pas destiné à hériter du titre de prince, même s’il grandit dans les somptueuses demeures de sa famille.

    Les Gesualdo ont une cour. Fabrizio est connu pour avoir été le protecteur de compositeurs importants, actifs à Naples pendant toute cette période, dont le fameux Jean de Macque, qui a probablement été l’un des professeurs de Carlo.

    Le destin de Carlo Gesualdo bascule en 1584, avec la mort de son frère

    En tant que dernier-né, il se destine à une carrière ecclésiastique. Mais son frère aîné, Luigi, fait une chute de cheval en 1584, et cela chamboule tout, puisque Carlo devient héritier du titre de prince de Venosa à l’âge de 18 ans. Plus question d’aller au séminaire : il rentre précipitamment sur les terres des Gesualdo, auprès des siens. C’est une nouvelle vie qu’il va devoir se réinventer.

    C’est son père qui lui choisit une épouse. Il jette son dévolu sur Maria d’Avalos, la fille de sa propre sœur, qui est donc la cousine germaine de Carlo. Le jeune prince n’a pas son mot à dire, mais compte tenu du lien de parenté, il faut demander une autorisation spéciale du pape.

    Le poète Le Tasse a vanté la beauté de la femme de Gesualdo

    Maria est non seulement belle, mais elle est pleine de talent. C’est un sonnet du poète italien Le Tasse qui nous permet de le dire, puisqu’il est lié à la famille d’Avalos.

    «Et puis votre beauté, avec une lumière plus grande encore, sut rendre féconde la valeur et la vertu, et faire qu’un chef cède à une belle dame.»

    Les époux s’installent dans le palais Sangro, sur la place San Domenico de Naples. Les signes de fécondité ne vont pas tarder à se manifester puisque Maria, assez vite, met au monde l’héritier tant attendu.

    Gesualdo, également musicien, compose sous la férule de Jean de Macque. Il devient en quelque sorte son propre mécène, à une époque où c’est l’aristocratie et l’Église qui financent la création musicale. Gesualdo en vient à rivaliser avec un certain nombre de musiciens de métier, ce qui lui donne une position absolument unique dans le paysage musical de l’époque, surtout si on le compare, par exemple, à son contemporain Claudio Monteverdi, qui, lui, dépend entièrement de la générosité des princes qui lui servent de mécènes.

    Gesualdo apprend l’infidélité de sa femme

    En 1590, des rumeurs se mettent à circuler sur l’infidélité de son épouse. Gesualdo apprend qu’elle a été séduite par Fabrizio Carafa, comte d’Andria.

    La nuit du mardi 16 au mercredi 17 octobre 1590, il arrive avec des sbires et fait mettre sa femme à mort, et son amant aussi, surpris tous deux en flagrant délit d’adultère.

    Gesualdo n’a probablement pas lui-même commis le crime, mais il se serait acharné sur le cadavre de sa femme. Pour certains, c’est ce qui est le plus choquant.

    Un double crime commandité par Gesualdo qui le met au ban de son milieu

    Pourtant, l’affaire se conclut par un non-lieu ordonné par le vice-roi, comme le précisent les lignes du rapport : « Affaire qui n’a pas été poursuivie sur ordre du seigneur vice-roi, étant donné la notoriété de la juste cause qui poussa don Carlo Gesualdo, prince de Venosa, à tuer sa femme et le duc d’Andria. »

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    Le double crime va marquer les esprits dans toute l’Europe. Le vice-roi essaie d’étouffer l’affaire, en vain. Gesualdo va payer le prix de ses actes en se trouvant au ban de l’aristocratie napolitaine. La famille de Fabrizio Carafa va renoncer à la vengeance, dissuadée par l’éloignement de Gesualdo, retranché dans une localité isolée à une centaine de kilomètres à l’est de Naples.

    Franck Ferrand

     

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  • L’IA décrypte un rouleau de papyrus brûlé par le Vésuve, illisible depuis 2 000 ans

    L’intelligence artificielle vient de permettre de lire un rouleau de papyrus carbonisé par l’éruption du Vésuve en l’an 79. L’histoire est fascinante, car elle nous ramène près de 2 000 ans en arrière, au moment où l’éruption qui a enseveli Pompéi a aussi détruit la ville voisine d’Herculanum.

     

    Dans une somptueuse demeure appelée la Villa des Papyrus se trouvait une bibliothèque contenant 1 800 rouleaux de papyrus. La chaleur volcanique les a carbonisés, les transformant en petits bâtonnets de charbon noir extrêmement fragiles. Mais cette même chaleur les a aussi préservés. Ils ont traversé les siècles, enfouis sous vingt mètres de boue et de cendres. À ce jour, il s’agit de la seule bibliothèque de l’Antiquité gréco-romaine à nous être parvenue intacte.

    Le problème, c’est que ces rouleaux étaient si fragiles que toute tentative pour les dérouler risquait de les réduire en poussière. Pendant des siècles, une question est donc restée sans réponse : comment lire ce que l’on ne peut pas ouvrir ?

    Une IA entraînée à repérer les reliefs imperceptibles

    C’est là que les technologies les plus récentes entrent en jeu. Première étape : le rouleau fermé est placé dans un scanner à rayons X. Deuxième étape : un logiciel suit chaque couche enroulée de papyrus et la déplie virtuellement, à l’écran, afin de reconstituer une surface à plat. Troisième étape : l’intelligence artificielle entre en scène.

    Des chercheurs ont entraîné une IA à repérer d’infimes différences de texture, des reliefs imperceptibles, invisibles à l’œil nu, à l’endroit où l’encre a été déposée. Le modèle est entraîné sur des fragments où l’encre reste légèrement visible, afin de lui apprendre à lire l’intérieur de ces rouleaux. C’est un véritable travail de détective à l’échelle microscopique.

    L’intelligence artificielle, un instrument de résurrection de notre patrimoine

    Au-delà de la prouesse technique, l’enjeu culturel est immense. Les rouleaux déjà déchiffrés seraient des traités de philosophie stoïcienne consacrés à l’éthique et au progrès moral de l’homme. Le texte daterait sans doute du IIe ou du IIIe siècle avant notre ère, ce qui en ferait l’un des plus anciens conservés dans cette bibliothèque.

    Les chercheurs estiment qu’il pourrait s’agir d’un texte de Chrysippe, l’un des fondateurs du stoïcisme, dont les écrits nous sont presque entièrement inconnus. Jusqu’ici, on ne le connaissait qu’à travers des citations de seconde main.

    Tout l’enjeu est donc d’accéder enfin au texte à la source, plutôt qu’à des résumés ou à des citations remaniées par d’autres auteurs. Une avancée qui pourrait faire progresser de manière décisive notre connaissance de l’Antiquité.

    Quand l’ADN révèle la véritable histoire de la chute de l’Empire romain

     

    Cette découverte montre que l’intelligence artificielle n’est pas seulement un outil pour coder. Elle devient aussi un instrument de résurrection de notre patrimoine. Elle montre surtout que les innovations les plus récentes peuvent nous aider à mieux comprendre notre lointain passé.

    Nicolas Bouzou

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    14 ans après, le Philharmonique de New York fait son grand retour à Paris sous la direction de Dudamel

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  • Votre combi de ski sur scène ? L’Opéra de Montpellier collecte des équipements vintage pour sa nouvelle production

    À l’occasion de la création mondiale d’une nouvelle production fin décembre, l’Opéra Orchestre national de Montpellier (OONM) lance une grande collecte de vêtements et équipements de ski des années 80. Ces vêtements et accessoires équiperont les choristes qui interpréteront un opéra du compositeur ukrainien Théodore Akimenko dont l’action se situe dans les Alpes.

    L’Opéra Orchestre national de Montpellier présentera les 22, 23 et 27 décembre prochains la première mondiale du Baiser de la fée, un opéra du compositeur ukrainien Théodore Akimenko, dont on célèbre cette année le 150e anniversaire de la naissance. Inspirée librement d’un conte de Hans Christian Andersen, cette œuvre, composée en 1914, transporte le public au cœur des Alpes, « dans un monde blanc et intact, gardé par La Vierge, figure tutélaire de la montagne ».

    Pour sa mise en scène, le collectif de jeunes artistes italiens Opera Popolare souhaite conserver l’aspect fantastique original de l’œuvre que dirigera Kirill Karabits à la tête de l’Orchestre national Montpellier-Occitanie, tout en évoquant les conséquences du réchauffement climatique.

    Ils comptent équiper tous les choristes de vêtements et d’accessoires reflétant l’esprit des sports d’hiver dans les années 80/90.

    Deux points de collecte ouverts à Montpellier entre le 8 et le 12 septembre

    Sur son site, l’institution montpelliéraine indique qu’elle recherche notamment des combinaisons intégrales, des bandeaux, des masques, des chapkas, des doudounes « colorées »,  des chaussures de ski (hommes uniquement) ou encore des après-ski de type « moon boots ». Deux points de collecte sont mis à disposition.

    Le samedi 12 septembre à l’Opéra Comédie et, du mardi 8 au samedi 12 septembre, au centre Emmaüs de Saint‑Aunès, à 10 kilomètres à l’est de Montpellier.

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    Cette collecte de vêtements usagés illustre une nouvelle fois la politique RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) de l’OONM en faveur d’une création artistique plus responsable et dans une volonté de réduire l’impact environnemental de ses productions.

    À cet effet, l’institution occitane privilégie au maximum le réemploi dans certaines productions de vêtements existants, plutôt que de fabriquer ou d’acheter des costumes neufs.

    Toujours dans cette démarche vertueuse et solidaire, les équipements qui ne seront pas retenus pour les besoins de la production du Baiser de la fée seront conservés par Emmaüs Montpellier – Saint Aunès.

    Philippe Gault 

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  • Grâce à sa cartographie de précision, l’ETI Parera identifie à 40cm près où passent tous les réseaux d’énergie d’une ville

    KPMG vous invite à écouter l’interview de François Mouchonnier, Directeur général délégué de Parera, belle ETI basée à L’Isle-Jourdain (Gers).

    Qu’ils évoluent dans les domaines de l’électricité, du gaz ou des télécoms, les plus grands opérateurs font confiance à Parera pour sécuriser leurs réseaux souterrains. Grâce à sa cartographie de précision à 40 centimètres près, l’ETI gersoise identifie exactement où passent tous les réseaux dans le pays, sécurisant ainsi l’acheminement de l’énergie et des communications dans chaque ville.
    Elle a également développé une innovation majeure : MetaMaps 3D. Il s’agit d’une plateforme qui cartographie une ville dessus et dessous, permettant de gérer simultanément l’éclairage public, les feux tricolores et tous les réseaux souterrains. Ce faisant, elle contribue à façonner la ville intelligente de demain, où infrastructures et données se parlent pour une gestion optimisée et sécurisée des territoires urbains.

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  • L’Orchestre national du Capitole de Toulouse s’apprête à faire sa rentrée avec son chef Tarmo Peltokoski

    A l’occasion du début imminent de la nouvelle saison de l’Orchestre national du Capitole de Toulouse, Jean-Baptiste Fra sera, ce jeudi 3 septembre à 20h, l‘invité du Journal du classique.

     

    Coup de projecteur ce soir sur l’Orchestre national du Capitole de Toulouse qui s’apprête à faire sa rentrée à la Halle aux grains et dont le concert donné le 2 juin dernier à la Philharmonie de Paris sera retransmis samedi à 20h sur notre antenne. Ce concert réunissait Tarmo Peltokoski et Alexandre Kantorow autour du quatrième concerto de Beethoven, auquel avait répondu la sixième symphonie de Mahler.

    Jean-Baptiste Fra, le délégué général de l’orchestre, nous présentera la nouvelle saison qui débutera le 24 septembre avec un ciné-concert.

    Stravinski associé à des compositeurs finlandais et estoniens

    Tarmo Peltokoski, le directeur musical, retrouvera ses musiciens le 1er octobre pour un programme original comme il aime les concevoir associant Stravinski à des compositeurs finlandais et estoniens.

    D’autres grands chefs se succéderont au pupitre, parmi lesquels Barbara Hannigan, Josep Pons, Kazuki Yamada, Leonardo García Alarcón et Tugan Sokhiev qui fera son grand retour à Toulouse.

    Laure Mézan

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    14 ans après, le Philharmonique de New York fait son grand retour à Paris sous la direction de Dudamel

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  • Dvorak : apprenti boucher, passionné de trains… 5 choses à savoir sur le père de la Symphonie du Nouveau Monde

    Le séjour d’Antonin Dvorak aux Etats-Unis parachève un parcours triomphal. Le compositeur tchèque, qui était apprenti boucher en Bohême, va devenir directeur du conservatoire de New York. Découvrez ces anecdotes sur la vie du musicien tchèque le plus célèbre au monde.

    Ecoutez l’épisode des Grands dossiers de l’Histoire en intégralité :

     

    1 – Fils d’aubergiste, Dvorak entreprend une formation de boucher

    Le père de Dvorak était boucher et aubergiste. Dans cette Mitteleuropa du milieu du XIXe siècle, la population est imprégnée de musique. Le jeune Antonin joue du violon dès l’âge de 5 ans. Cela ne l’empêche pas d’apprendre le métier de boucher, à une époque où ils tuent eux-mêmes les bêtes.

    En 1857, alors qu’il a 16 ans, il part pour Prague, à pied, accompagné par son père. Il entre au conservatoire de la ville, où il acquiert les rudiments de la musique classique, sans se passionner vraiment pour les études théoriques. Il en sera pourtant directeur 34 ans plus tard !

    2 – Dvorak est accablé de chagrin après la mort, coup sur coup, de trois de ses enfants 

    Antonin Dvorak a la douleur de voir mourir trois de ses enfants. Joseph, l’aîné, qui meurt deux jours après sa naissance, Ruzena qui s’empoisonne mortellement à l’âge de 1 an, et trois semaines plus tard, à l’été 1877, Otakar succombe de la variole.

    Le musicien est complètement accablé de chagrin, lorsqu’il termine son Stabat Mater, œuvre poignante qui va le faire connaître à l’étranger.

    3 – Dvorak reçoit une offre généreuse du conservatoire de New York

    Le 6 juin 1891, Antonin Dvorak reçoit un télégramme. Une invitation inattendue à diriger le conservatoire national de New York à partir d’octobre 1892.

    Jeanne Thurber / wikimedia commons

     

    La proposition émane de Jeannette Meyer Thurber, l’épouse d’un homme richissime qui a fondé l’American Opera Company et le Conservatoire. Elle propose donc à Dvorak d’enseigner deux ans au Conservatoire avec des appointements de 15 000 dollars annuels, c’est-à-dire presque 30 fois supérieurs à ses revenus à Prague.

    4 – Passionné de trains depuis qu’il a 9 ans, Dvorak découvre les chemins de fer américains

    Pendant les trois années qu’il va passer aux États-Unis, Antonin Dvorak restera essentiellement à New York. Ce passionné de trains aime ceux de cette côte Est américaine. Rien ne l’amuse davantage que de prendre la ligne à ciel ouvert. Il se promène, s’imprègne de l’excitation qui existe dans ces chemins de fer américains, de la poussière, du vacarme de la grande ville qu’est en train de devenir New York.

    Même à un âge avancé, Dvorak gardera l’habitude de se rendre tous les matins à la gare François-Joseph de Prague pour le plaisir de regarder les trains et de relever leurs numéros. Et quand par hasard, il a une leçon et qu’il ne peut pas y aller, il envoie un de ses élèves noter quelle locomotive tracte L’Express de Vienne ce jour-là.

    5 – Dvorak s’est inspiré de la musique noire et indienne

    Dvorak surprend, aux États-Unis, parce qu’il s’intéresse plus aux sources populaires locales qu’aux recettes germaniques et italiennes auxquelles le goût américain avait pourtant fini par s’adapter.

    Instinctivement, il se rapproche de la musique des Indiens, et de la musique des Noirs qui, à l’époque, était complètement proscrite. Dvorak n’en a que faire des préjugés raciaux.

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    Il s’inspire de ce qu’il entend et de ce qu’il voit. Il se lie avec un arrangeur et chanteur de negro spiritual qui s’appelle Henry Thacker Burleigh. Il découvre des vieilles chansons de plantation, notamment le Swing low, sweet chariot, dont on trouvera une réminiscence dans la Symphonie du Nouveau Monde.

    Franck Ferrand

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  • 14 ans après, le Philharmonique de New York fait son grand retour à Paris sous la direction de Dudamel

    À l’occasion de sa tournée européenne, le Philharmonique de New York fera étape en France. Sous la direction de son nouveau directeur musical Gustavo Dudamel, la grande formation new-yorkaise se produira à la Philharmonie de Paris, quatorze ans après sa dernière prestation dans la capitale.

    Les 6 et 7 février 2012, sous la direction d’Alan Gilbert, l’Orchestre Philharmonique de New York s’était produit à la salle Pleyel à Paris pour deux concerts auxquels avaient été invités le violoniste Frank Peter Zimmermann et le pianiste Lang Lang. C’est la dernière fois que le public français a pu applaudir la grande formation new-yorkaise sur son territoire.

    La dernière tournée européenne du Philharmonique de New York en mars et avril 2017, était passée par l’Allemagne, la Hongrie, le Luxembourg, l’Autriche, l’Angleterre, le Danemark et les Pays-Bas, mais n’avait pas fait étape en France.

    La tournée de dix dates que va entreprendre l’orchestre américain en octobre prochain, dans six grandes places musicales du vieux continent, est donc un événement à plusieurs titres. Ce sera ainsi la première depuis neuf ans, elle se produira à Paris pour la première fois depuis quatorze ans et ce sera la première tournée que dirigera son tout nouveau directeur musical et artistique Gustavo Dudamel.

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    Et c’est justement à la Philharmonie de Paris, que débutera cette tournée pour deux concerts consacrés, le 9 octobre à des œuvres de Gustav Mahler et de la compositrice cubaine Tania León et, le lendemain, à des compositions de Serge Prokofiev, John Adams et Zosha Di Castri (compositrice canadienne).

    Deux programmes qui seront joués en alternance lors des autres concerts de la tournée à Barcelone (12 octobre), Madrid (13 et 14 octobre), Berlin (17 octobre), Hambourg (18 et 19 octobre) et Vienne (21 et 22 octobre).

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    Gustavo Dudamel se dit honoré de diriger le Philharmonique de New York en Europe : « Ces villes et ces salles de concert sont des lieux où une grande partie de la musique que nous interprétons a été créée, imaginée et transformée. (…) Cette tournée est l’occasion de faire jouer un orchestre forgé par l’énergie et la diversité extraordinaires de New York dans certains des lieux qui ont façonné la musique que nous aimons ».

    Le chef d’orchestre vénézuélien fera ses débuts officiels à la tête de l’Orchestre Philharmonique de New York le jeudi 10 septembre au Radio City Hall, et dirigera Lang Lang et Yo-Yo Ma début octobre avant de s’envoler pour l’Europe.

    Philippe Gault

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  • Californie : L’Orchestre philharmonique de Los Angeles s’ouvre aux plus démunis avec des places à 10 dollars

    À partir de 2027, l’Orchestre Philharmonique de Los Angeles proposera des places à 10 dollars pour ses concerts aux résidents à faibles revenus de la mégalopole californienne. L’orchestre proposera ainsi au moins 100 billets de ce type pour chacun de ses concerts au Hollywood Bowl.

    Les initiatives se multiplient aux États-Unis pour permettre aux personnes disposant de faibles ressources de pouvoir accéder à la culture et, en particulier, à la musique classique. La dernière démarche en ce sens émane du Los Angeles Philharmonic. L’Orchestre va étendre son programme de billets à prix bas pour les plus défavorisés, testé cette saison dans sa salle Ford, au public du Hollywood Bowl, l’une des autres grandes salles dans lesquelles se produit l’orchestre californien, avec le Walt Disney Concert Hall.

    L’opération débutera à partir de la saison 2027, la première de son nouveau directeur musical Daniel Harding et de son directeur artistique Esa-Pekka Salonen.

    Sur les 17.500 places du Hollywood Bowl, pour chaque concert, une centaine de billets au prix de 10 dollars seront proposés à des résidents du comté de Los Angeles en situation de précarité, alors que le prix moyen du ticket s’élève à environ 50 dollars (43 euros). Une pratique courante dans de nombreux musées, mais peu répandue dans les salles de spectacle américaines. 

    « Vivre la joie de la musique »

    Pour en bénéficier, les spectateurs intéressés devront justifier qu’ils sont titulaires d’une carte Medi-Cal (couverture santé gratuite ou à bas coût pour les personnes à faibles revenus) ou EBT (aides sociales et alimentaires) valide.

    Les billets seront attribués selon l’ordre des demandes. Les détails sur les modalités de réservation seront dévoilés lorsque sera annoncé le programme de la saison 2027-2028.

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    À travers cette initiative, l’ensemble américain souhaite non seulement lever les barrières financières qui empêchent de nombreuses familles de pouvoir profiter de ses concerts, toucher de nouveaux publics mais aussi créer un sentiment d’appartenance.

    Jason Subotky, le président du conseil d’administration de l’orchestre californien, confie : «L’accès est plus qu’un simple accès à une représentation. Il s’agit de créer des occasions pour les gens de se voir comme faisant partie de notre communauté culturelle. En étendant ce programme innovant au Hollywood Bowl, nous permettrons à des milliers d’Angelenos de vivre la joie de la musique ».

    Ce dispositif complète l’offre de billets à 1 dollar (55.000 en 2025) que l’Orchestre de Los Angeles met à disposition depuis 1970 des étudiants à faibles revenus, des centres pour personnes âgées et à d’autres résidents du comté californien en situation précaire.

    En France de tels dispositifs existent depuis plusieurs années dans de nombreuses salles et notamment dans de grands opéras nationaux qui proposent des tarifs réduits pour les bénéficiaires de minima sociaux (faible quotient familial CAF, bénéficiaires du RSA, de l’AAH, de l’ASS…).

    Philippe Gault

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  • La Traversière, le premier album empreint de poésie de la flûtiste Gabrielle Rubio

    A l’occasion de la publication de son premier album en solo, Gabrielle Rubio sera, ce mercredi 2 septembre à 20h, l‘invitée du Journal du classique.

    Dans un merveilleux album, tout juste sorti chez Harmonia Mundi et intitulé « La traversière », Gabrielle Rubio rend hommage à ceux qui, nous dit-elle, ont façonné son goût et son univers musical.

    Ils s’appelaient Hotteterre, De la Barre ou encore Philidor, ont été les premiers maîtres, sous le règne de Louis XIV, à avoir su révéler l’expressivité, la vocalité, la poésie et le raffinement de la flûte traversière au point d’en faire l’un des emblèmes de l’esthétique française.

    Gabrielle Rubio, flûtiste et théorbiste

    Gabrielle Rubio nous éclairera sur ce répertoire qu’elle sert avec une infinie tendresse et sur le développement de son instrument dès la fin du XVIIe siècle.

     

    Elle reviendra également sur son parcours de flûtiste mais aussi théorbiste et sur sa collaboration avec Les Arts florissants, le Concert de la Loge et d’autres remarquables ensembles de musique ancienne.

    Laure Mézan

    Retrouvez le journal du classique du lundi au vendredi à 20h

     

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  • « Ils vont me pendre » : ce que cache l’étrange confidence attribuée à Vladimir Poutine

    Si on en croit l’hebdomadaire britannique The Economist, Vladimir Poutine aurait confié à l’un de ses proches : « Ils vont me pendre ». Alors, si cette phrase est vraie, que signifie-t-elle au juste ? 

     

    Les « ils » désignent de toute évidence bien davantage les membres du premier cercle de Poutine que ses adversaires occidentaux ou même ses ennemis ukrainiens. Cela évoque spontanément le cas d’Evgueni Prigojine, un des chefs mercenaires de Poutine. Il s’était retourné contre son maître et contre l’armée russe et avait entamé une marche sur Moscou en juin 2023, avant d’être victime d’un fâcheux accident d’avion deux mois plus tard, en août 2023.

    Ce que traduit principalement cette phrase de Poutine, si elle est avérée, n’est autre que l’amertume et l’angoisse d’une défaite stratégique majeure. Cela se traduit par la peur, la peur de mourir précisément, parce que c’est ainsi que la Russie régule ses abus de pouvoir depuis des siècles.

    Le bilan est dévastateur pour l’Ukraine, mais il est aussi ravageur pour la Russie

    Le fameux Astolphe de Custine écrivait de la Russie en 1839 qu’elle est une monarchie absolue tempérée par l’assassinat.

    La peur semble avoir effectivement changé de camp. Elle est passée de Kiev à Moscou, et rôde sur toute la Russie, du peuple qui voit son pays s’affaiblir ou s’appauvrir sous les pénuries, aux élites qui doutent de la capacité de vaincre désormais de leur chef suprême.

    Les forces russes n’ont conquis que 1% du territoire ukrainien

    Honnêtement, le bilan est dévastateur pour l’Ukraine depuis 2022, mais il est aussi ravageur pour la Russie. En 2025, avec tous les moyens possibles et avec l’aide de la Corée du Nord, Les forces russes ont conquis en tout et pour tout 1% du territoire ukrainien.

    On dénombre aujourd’hui 450 000 morts dans les rangs des armées russes et 1,4 million de blessés ou d’hommes hors de combat. John Ratcliffe, le directeur de la CIA qui était à Moscou la semaine dernière, a avoué devant un cercle d’experts américains que la durée de vie moyenne d’un soldat russe envoyé en première ligne est actuellement de 20 à 30 min. 

    Or, loin de percevoir les mises en garde des Occidentaux comme une limite à ne pas dépasser, Vladimir Poutine semble au contraire voir toute tentative de négociation comme un signe de faiblesse de l’Occident. Il interprète à l’envers et donc, comme une raison supplémentaire de procéder à une surenchère.

    Poutine ne veut rien lâcher et compte étendre le conflit

    Même la visite du directeur de la CIA la semaine dernière à Moscou aurait eu sur lui un effet inverse de celui recherché. Poutine, comme il l’a encore montré avant-hier en frappant cruellement une habitation civile à Kiev, n’entend rien lâcher et même monter d’un cran en permanence.

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    Pire encore, Poutine pourrait envisager une extension du conflit sous une forme que nous ignorons, mais qui laisse planer toutes sortes de menaces : des actions sous fausse bannière, des incursions ciblées.

    L’Allemagne vient de démontrer, preuve à l’appui, l’implication flagrante des services russes dans une tentative majeure d’attentat perpétré à l’aide de drones. Pour autant, rien, aujourd’hui, ne laisse entrevoir le moindre désir de négociation chez Vladimir Poutine. 

    Christian Makarian

     

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