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Intéressons-nous aujourd’hui à ces mots qui meublent notre salon. Canapé, rideau, coussin, lustre, leur origine est parfois millénaire.
Commençons par le canapé. On s’y prélasse le dimanche sans se douter que le mot vient du grec kônôpeion, qui désignait un lit à baldaquin entouré de moustiquaires dans l’Égypte ancienne.
Alain Rey, dans son Dictionnaire historique de la langue française, rappelle que le mot est passé par le latin conopeum, qui signifie « moustiquaire », avant d’entrer en français au XVIIe siècle pour désigner d’abord une sorte de lit de repos.
Nous sommes donc passés du lit à moustiquaire au canapé trois places que nous connaissons aujourd’hui.
Le mot vient du francique rida, qui désignait une simple toile tendue, une pièce d’étoffe. Le Littré fait remonter le mot à cette origine germanique, commune à plusieurs langues du nord de l’Europe.
À l’origine, rien de décoratif : c’était un objet purement fonctionnel. Pourtant, le mot a traversé les siècles pour habiller nos fenêtres, les scènes de théâtre et même nos expressions. Ainsi, tirer le rideau sur une affaire, c’est la clore définitivement.
Et le coussin, alors ? Son étymologie est particulièrement intéressante. Le mot vient du latin coxinum, dérivé de coxa, qui signifie « hanche ». On retrouve d’ailleurs coxa dans le mot coxalgie, qui désigne une douleur de la hanche.
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Le coussin, c’était littéralement ce qu’on glissait sous la hanche pour s’asseoir sans souffrir. Le lien entre le corps et l’objet est fascinant : ici, c’est l’anatomie qui a donné son nom à un élément du mobilier.
Enfin, levons les yeux vers le plafond avec le lustre. Le mot vient, là encore, du latin, à partir du verbe lustrare, qui signifie « illuminer », mais aussi « purifier par la lumière ». Le lustrum, dans la Rome antique, était d’ailleurs une grande cérémonie de purification collective qui avait lieu tous les cinq ans.
Karine Dijoud
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A l’occasion du concert inaugural du nouvel orchestre Philopéra, deux de ses membres, Lorraine Campet et Etienne Tavitian seront, ce mardi 1er septembre à 20h, les invités du Journal du classique.
Ils jouent le plus souvent cachés, dans la fosse, accompagnent chanteurs et danseurs mais ont aussi besoin des lumières de la scène. 116 des 174 musiciens de l’orchestre de l’Opéra national de Paris ont choisi de s’associer pour créer une nouvelle phalange, indépendante, autogérée afin de s’épanouir dans le répertoire symphonique et de convier des chefs avec lesquels ils n’avaient que peu ou jamais collaboré.
C’est ainsi Daniel Harding qui dirigera leur concert inaugural dimanche 6 septembre à 20h au Palais Garnier, avec au programme la 3ème symphonie de Schubert et la 1ère de Mahler.
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La contrebassiste Lorraine Campet et l’altiste Etienne Tavitian qui font partie de ce nouvel orchestre baptisé Philopéra, nous éclaireront ce soir sur son esprit et son fonctionnement suivant le modèle des Wiener Philharmoniker et de la Filarmonica della Scala.
Ce concert sera diffusé sur Radio Classique le samedi 26 septembre à 20h.
Laure Mézan
Retrouvez le journal du classique du lundi au vendredi à 20h
Le concert inaugural de Philopéra dirigé par Daniel Harding le dimanche 6 septembre au Palais Garnier à 20h sera enregistré et diffusé par medici.tv le samedi 26 septembre à 20h ainsi que par Mezzo Live le samedi 3 octobre 2026 à 21h (multiredifusé sur cette chaîne jeudi 8 octobre à 4h05, vendredi 9 octobre à 19h10, samedi 10 octobre à 11h15, lundi 12 octobre à 14h40, mardi 13 octobre à 07:40, samedi 17 octobre à 21h)
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Avec la mort d’Édouard Balladur, c’est une page de la Ve République qui se tourne. Emmanuel Macron a rendu hommage à un « serviteur exigeant, mesuré, dévoué ». L’ex-président Nicolas Sarkozy a quant à lui partagé sur les réseaux sociaux son « profond chagrin ». Nicolas Bazire a été son directeur de cabinet à Matignon, puis son directeur de campagne pour la présidentielle de 1995. Il témoigne en exclusivité pour Radio Classique.
Nicolas Bazire au micro de Laurie-Anne Toulemont :
« Édouard Balladur, c’était d’abord un homme d’État, au sens plein, qui réagissait surtout sur le fond des choses. Il avait par exemple une pensée libérale qui l’avait nourri de beaucoup de réflexions. D’ailleurs, il avait été chef d’entreprise, on ne le dit pas beaucoup.
Cette pensée libérale, ce n’était pas des mots. Il prenait des mesures, il faisait voter des lois, il a privatisé, il a baissé les impôts dans une période qui était pourtant difficile. Il avait mis en action ses principes.
Édouard Balladur n’était pas non plus un homme politique ordinaire, puisque tout ça était appuyé sur une profonde culture, et notamment une culture historique. Il connaissait à peu près toute l’histoire de France et de l’Europe, et quand il réfléchissait à sa politique, il la mettait en perspective, quelquefois avec des références qui étaient fort anciennes. Tout cela donnait un personnage un peu atypique.
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Je dirais que c’était un homme d’une très grande élégance, à la fois physique et morale. J’ai eu l’occasion de le voir très régulièrement, depuis 30 ans. Il était passionné par la politique, avec un œil souvent critique, acerbe, toujours drôle. Il avait beaucoup d’humour. Et il continuait à écrire, il était en train de préparer un livre. Il n’aura pas pu le finir… »
Propos recueillis par Laurie-Anne Toulemont
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L’étymologie de certaines maladies renferme des trésors. Plongez dans l’origine des mots comme angine, grippe, bronchite ou encore nosophobe.
Le terme hypocondriaque vient du préfixe grec hypo (« sous ») et khondros (« le cartilage des côtes »). Dans la médecine grecque antique, on estimait que le siège de la mélancolie se trouvait sous les côtes.
Aujourd’hui, l’hypocondrie se manifeste par une préoccupation centrée sur la crainte d’être gravement malade.
La nosophobie, quant à elle, désigne la peur d’être atteint ou contaminé par une maladie. La personne qui en est atteinte tente de s’en prémunir par des mesures d’hygiène ou des traitements préventifs.
Ce terme est formé sur nosos (« la maladie ») et phobos (« la peur »). Dans les deux cas, l’hypocondriaque et le nosophobe ressentent de l’anxiété.
Angoisse et angine viennent toutes deux de l’adjectif latin angustus, « étroit, serré ». Quand on est angoissé, on a la gorge serrée et du mal à déglutir. On observe le même phénomène lors d’une angine, quand le larynx est irrité.
Dans la symbolique des maladies, les angines à répétition sont associées à des colères intériorisées ou à des souffrances non exprimées. Le terme anxiété, lui, vient du latin anxietas, « disposition naturelle à l’inquiétude ». Ces trois termes partagent le verbe latin anguere : resserrer et tourmenter.
La grippe est en lien avec le verbe agripper. Elle viendrait du francique gripan, « empoigner, saisir ». Le lien entre la maladie et le verbe tient au fait que la grippe saisit brusquement.
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Le mot bronche vient du latin médical bronchia, lui-même issu du grec bronchos, « la gorge ». Les bronches sont les deux conduits cartilagineux issus de la bifurcation de la trachée et qui se ramifient dans les poumons, d’où le terme bronchite, qui désigne une inflammation des bronches.
À noter que les noms de maladies en -ite désignent systématiquement une inflammation : otite, laryngite, parodontite. Quant aux branchies, organes respiratoires des poissons et des mollusques, elles viennent du latin neutre pluriel branchia, mais il n’existe pas d’étymologie commune avec les bronches.
Karine Dijoud
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La direction du festival de Bayreuth a décerné le titre de « membre honoraire » à Daniel Barenboim qui a dirigé plus de 160 concerts depuis 1981 dans la cité bavaroise. C’est la première fois qu’une personnalité de la musique classique se voit attribuer cette distinction dans l’histoire du festival.
L’édition du 150e anniversaire du festival de Bayreuth s’est achevée majestueusement sur une représentation de Rienzi de Richard Wagner le 27 août. La veille, Daniel Barenboim s’est vu décerner le titre inédit de « membre honoraire » du festival pour son «engagement de longue date et ses réalisations artistiques exceptionnelles », selon les mots écrits par la directrice du festival, Katharina Wagner, sur le certificat remis au chef d’orchestre israélo-argentin.
Sur les réseaux sociaux, Daniel Barenboim a remercié le Bayreuther Festspiele « pour ce bel honneur », et ses merveilleux collègues et amis « pour leurs hommages émouvants ».
Remerciements adressés en particulier à la cheffe d’orchestre australienne Simone Young et à la soprano allemande Waltraud Meier, toutes deux présentes lors de la remise officielle du certificat au maestro très ému et sous les ovations du public du Festspielhaus de Bayreuth.
Daniel Barenboim avait déjà été honoré en 2009 par la ville de Bayreuth qui lui avait décerné le Wilhelmine-von-Bayreuth-Preis pour son engagement en faveur de la tolérance, de l’entente interculturelle et de la paix, notamment à travers la création du West-Eastern Divan Orchestra.
Mais le titre qu’il vient de recevoir est le premier qui lui est décerné par le festival bavarois en remerciement pour sa longue et brillante collaboration avec l’événement wagnérien.
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Cette étroite collaboration s’est étendue pendant 19 années. De ses débuts à Bayreuth en 1981 avec Tristan et Isolde jusqu’à sa dernière prestation pour Les Maîtres chanteurs de Nuremberg en 1999, Daniel Barenboim aura dirigé 161 représentations sur la Colline verte.
Rien qu’entre 1988 et 1992, il a dirigé 15 cycles complets du Ring, la Tétralogie de Richard Wagner, dans la mise en scène de Harry Kupfer, soit 60 représentations.
Même s’il est apparu plutôt requinqué à Berlin puis à Bayreuth au mois d’août, Daniel Barenboim est toujours diminué par la maladie de Parkinson dont il souffre depuis 2023.
Il a d’ailleurs renoncé à faire partie du jury du 18ᵉ Concours international de piano Arthur Rubinstein, dont la phase finale se déroulera à Tel-Aviv du 3 au 9 septembre 2026 et, la veille, au festival de musique de chambre de Jérusalem où il devait diriger la Sérénade n° 10, dite Gran Partita, de Mozart.
Philippe Gault
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À l’occasion de la nouvelle édition du festival de l’Orangerie de Sceaux, Jean-François Heisser et Jean-Luc Bérard seront, ce lundi 31 août à 20h, les invités du Journal du classique.
Le festival de l’Orangerie de Sceaux est l’un des derniers de la saison, nous conduisant même vers l’automne. Créé en 1969 par le violoniste Alfred Leowenguth, il s’étendait alors sur les trois mois d’été, avant de se resserrer sur la rentrée. C’est ainsi que sa nouvelle édition se tiendra du 10 au 27 septembre et investira l’Orangerie ainsi que différents autres lieux du parc de Sceaux.
Jean-François Heisser, son directeur artistique et Jean-Luc Bérard, son président, nous éclaireront ce soir sur les temps forts de cette édition qui s’annonce particulièrement éclectique. Elle s’ouvrira avec un récital du pianiste Geoffroy Couteau et se refermera avec un hommage à Manuel de Falla par l’orchestre Ostinato sous la direction de Jean-François Heisser.
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Entre ces deux soirées, le festival accueillera le baryton Samuel Hasselhorn, le pianiste Lukas Genuisas, la mezzo-soprano Isabelle Druet, la violoncelliste Ophélie Gaillard, le Poème harmonique ou encore le quatuor Hanson.
Laure Mézan
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Le jury du grand concours international de chant Neue Stimmen (Nouvelles Voix) a retenu 41 jeunes chanteuses et chanteurs pour les épreuves finales. Parmi ces finalistes, une majorité de chanteuses et chanteurs chinois mais une seule représentante française, la mezzo-soprano Madeleine Bazola-Minori.
Ils étaient 1100 candidats inscrits, puis 467 retenus pour participer aux épreuves qualificatives qui se sont déroulées dans 14 hauts lieux de la musique classique dans le monde. À l’issue de cette phase, le jury du 21e concours Neue Stimmen, l’une des plus prestigieuses épreuves internationales de chant lyrique, a sélectionné 41 jeunes chanteuses et chanteurs âgés de 21 à 31 ans, qui participeront aux épreuves finales en octobre en Allemagne.
Dans le détail, comme en 2022 et 2024, les candidates en finale seront légèrement plus nombreuses, avec 22 femmes et 19 hommes. La moyenne d’âge des concurrents sera de 26 ans. 18 pays seront représentés parmi les finalistes dont neuf concourront pour la Chine, pays le plus représenté loin devant l’Allemagne et la Corée du Sud (4 chacun). Comme cinq autres pays, la France n’aura qu’un seul représentant en finale : Madeleine Bazola-Minori.
La jeune mezzo-soprano française de 24 ans tentera donc de succéder à deux autres cantatrices françaises lauréates du concours allemand : la cheffe d’orchestre et contralto Nathalie Stutzmann, sacrée lors de la première édition de la compétition en 1987, et la soprano Elsa Dreisig, premier prix ex-aequo (avec le baryton-basse biélorusse Anatoli Sivko) en 2015.
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Formée au piano puis au chant au conservatoire de Tours, Madeleine Bazola-Minori a intégré le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (CNSMD) en 2021. Diplômée d’un Master d’Art lyrique en juin dernier, la jeune chanteuse a participé dans la foulée à l’Académie du Festival d’Aix-en-Provence où Laure Mézan l’a reçue dans le Journal du Classique début juillet. Pour la saison 2026-2027, Madeleine Bazola-Minori chantera notamment avec les orchestres de l’Opéra de Rouen, de Tours, de Douai et avec l’ensemble L’Escadron volant de la Reine, la formation créée par le violoncelliste Antoine Touche.
Une publication partagée par NEUE STIMMEN (@neuestimmen)
Lors des épreuves finales du concours Neue Stimmen, qui se dérouleront du 3 au 9 octobre à Gütersloh (Rhénanie-du-Nord-Westphalie), la chanteuse française et ses 40 adversaires devront convaincre le jury, présidé pour la première fois par Alexander Neef, le directeur général de l’Opéra National de Paris, entouré d’artistes lyriques renommés et de responsables de grandes maisons d’opéra.
Philippe Gault
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Le Domaine départemental de Sceaux s’animera au rythme de 16 concerts d’exception qui se tiendront dans le grand salon du château, à l’Orangerie ou encore dans le parc, en partenariat avec le Département des Hauts-de-Seine. Cette nouvelle édition permettra, une fois encore, d’affirmer la vocation profonde du Festival : rendre la musique vivante, accessible et ouverte au plus grand nombre.
Des grandes pages du piano aux sonorités délicates du consort de violes, de la puissance expressive des quatuors à la ferveur lumineuse du flamenco, en passant par le chant, la musique de chambre, le tango et les concerts en famille, cette programmation témoigne d’une richesse artistique et d’une profonde liberté de ton.
Sous l’impulsion fidèle de Jean-François Heisser, le Festival continue de porter haut l’exigence ouverte à tout public. C’est cette vision qui, année après année, fait du festival de l’Orangerie un rendez-vous attendu et singulier dans le paysage musical.
Ces 57 dernières années, vous avez été nombreux à vivre avec nous des moments de musique intenses, fragiles et si le festival peut continuer d’exister, de programmer, d’accompagner et de révéler les artistes de demain, c’est grâce à nos bénévoles, à votre présence fidèle et surtout votre soutien.
Ces biens sont précieux. Ils permettent à cette aventure artistique de grandir, de se renouveler et de continuer à faire vivre un lieu d’excellence, d’émotion et de transmission.
Nous serons heureux de vous retrouver pour partager ensemble cette 57ème édition.
Jean-Luc Bérard
Président du Festival
Lien url : https://festivalorangerie.fr/
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Spécialisée en droit des sociétés, Philippe DUMEZ présente l’intérêt de la société en commandite par actions, forme encore peu répandue mais qui a l’avantage notamment de permettre l’entrée importante d’investisseurs tout en garantissant une gestion contrôlée par un nombre restreint d’associés commandités. Elle garantit ainsi le développement de l’entreprise tout en limitant la responsabilité des investisseurs commanditaires.
Rencontre avec Philippe DUMEZ du cabinet DELSOL Avocats.
Cet article Les intérêts de la société en commandite par actions est apparu en premier sur Radio Classique.
Plus de 261.000 spectateurs et un taux d’occupation de 99%. Alors qu’il s’est achevé le 30 août après 45 jours de représentations, le Festival de Salzbourg a encore battu des records de fréquentation à l’occasion de sa 106e édition.
Pas de grands anniversaires célébrés cette année pendant le festival de Salzbourg mais de beaux hommages, notamment à Martha Argerich qui a reçu l’insigne (une épinglette ornée de rubis) pour la remercier de ses 55 ans de présence au festival et à Cecilia Bartoli, la directrice artistique du festival de Pentecôte de Salzbourg, qui a fêté son 60e anniversaire lors d’une soirée de gala le 8 août en présence de ses amis musiciens (Pretty Yende, Rolando Villazón, Plácido Domingo, Antonio Pappano, Lang Lang, Maxim Vengerov…).
Mais cette 106e édition, dont le thème était « La naissance du temps et le pouvoir du cœur », a surtout proposé un programme de grande qualité, le dernier concocté par son directeur artistique Markus Hinterhäuser, évincé au mois de mars, qui a permis au festival autrichien de battre de nouveaux records de fréquentation. Selon les chiffres publiés par la direction du festival, 261.300 spectateurs (256.600 en 2025) , venus de 84 pays dont 44 non-européens, ont assisté aux 172 représentations proposées cette année, soit un taux d’occupation record d’un peu plus de 99%.
De quoi réjouir le nouveau trio à la tête de l’événement, Kristina Hammer, Karin Bergmann et Lukas Crepaz, qui a souligné « le succès d’un programme qui associait répertoire classique, œuvres modernes, créations mondiales, reprises et nouvelles découvertes. Le public a manifesté un enthousiasme particulièrement marqué, avec des ovations debout après presque chaque représentation ».
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La direction du festival de Salzbourg estime par ailleurs que les résultats économiques devraient dépasser les attentes, notamment grâce aux recettes de billetterie qui atteignent 31,45 millions d’euros nets (31,14 millions d’euros en 2025). Côté couverture médiatique, cette édition 2026 a été suivie par 484 journalistes issus de 33 pays, représentant 290 médias et qui ont produit plus de 4 750 articles ou sujets consacrés au festival.
Aux très bons chiffres de fréquentation payante des grands événements proposés dans 19 lieux différents de Salzbourg, il faut ajouter les quelques 60 000 spectateurs qui ont assisté gratuitement aux manifestations de plein air à l’ouverture du festival et surtout aux Siemens Festival Nights qui proposaient chaque soir sur la Kapitelplatz des retransmissions de productions anciennes et actuelles sur écran géant.
Philippe Gault
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