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  • Dans les jardins de Thiré avec William Christie, Emmanuel Resche-Caserta et Bastien Rimondi

    A l’occasion du festival qui se tient dans ses jardins à Thiré, William Christie sera, ce mercredi 26 août à 20h, l’invité du Journal du classique en compagnie du violoniste Emmanuel Resche-Caserta et du ténor Bastien Rimondi.

     

    Comme tous les ans à la fin du mois d’août, William Christie ouvre ses jardins de Thiré au public, le temps d’un festival particulièrement bucolique ponctué de petits concerts en plein air, de spectacles sur le miroir d’eau comme de concerts aux chandelles dans les églises. Avec cette année, deux compositeurs à l’honneur : Rameau et Purcell, servis par le chœur et l’orchestre des Arts Florissants et quelques solistes invités.

    Le festival met en avant la jeunesse

    William Christie nous éclairera sur l’esprit de ce festival qui met aussi en avant la jeunesse, en conviant notamment des étudiants de la Juilliard School de New York.

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    Nous échangerons également avec Emmanuel Resche-Caserta, premier violon et assistant à la direction des Arts Florissants, ainsi qu’avec le ténor Bastien Rimondi, issu du jardin des voix.

    Laure Mézan

    Retrouvez le journal du classique du lundi au vendredi à 20h

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    L’administration Trump évoque désormais la possible démolition du Kennedy Center à Washington

    Mort du milliardaire Klaus-Michael Kühne : le projet du nouvel opéra de Hambourg maintenu

    « Vivre sur le fil du rasoir était exaltant » : Dans le documentaire YUJA, la pianiste Yuja Wang se livre sans filtre sur sa carrière

    Le chef d’orchestre Manfred Honeck offre des places de concert aux étudiants de Pittsburgh pour leur faire découvrir le classique

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  • L’administration Trump évoque désormais la possible démolition du Kennedy Center à Washington

    La bataille autour du Kennedy Center de Washington prend de l’ampleur. Le département de la justice américain suggère maintenant une possible démolition du bâtiment, estimant qu’en l’absence du nom de Donald Trump sur la façade, les donateurs se détourneraient d’un centre forcément voué au délabrement.

    Donald Trump, après avoir placé ses proches à la direction du conseil d’administration de l’institution, avait accolé en décembre son nom à celui de son lointain prédécesseur démocrate pour la rebaptiser en Trump Kennedy Center. La justice avait été saisie par l’opposition démocrate qui conteste la légalité de ce changement de nom, tout comme la famille Kennedy, et en a ordonné l’annulation.

    Le conseil d’administration s’est exécuté en juin, mais le 13 août, il a de nouveau voté une résolution prévoyant une inscription sur l’édifice reconnaissant le rôle de Donald Trump dans sa restauration. Le ministère de la Justice a affirmé lundi, dans des documents judiciaires en vue d’une audience prévue ce jeudi, que sans cette reconnaissance explicite du rôle de Donald Trump, « les donateurs n’apporteront pas de contribution et le Centre continuera sur sa pente mortelle financière et structurelle ».

    Le Kennedy Center menacé par la détérioration ?

    « Sans ces efforts, le Centre continuera à se détériorer pour aboutir à une structure dangereuse et délabrée, qui devra être démolie.

    Il restera ensuite à déterminer ce qui devra être construit sur le site, comme un amphithéâtre en plein air surplombant le Potomac », a ajouté le département de la justice, décrivant en termes apocalyptiques l’état architectural et financier de l’institution.

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    Le juge Christopher Cooper avait ordonné le 29 mai au conseil d’administration de retirer, dans un délai de deux semaines, toute référence « au président Trump ou à tout individu autre que le président Kennedy » sur le bâtiment lui-même, sur le site internet du Kennedy Center ou sur ses marques déposées.

    The Kennedy Center will eventually have to be demolished unless President Trump is allowed to save it, Justice Dept. lawyers representing it said in a court filing, marking the first time Trump’s allies have explicitly raised the prospect of demolishment. https://t.co/eKV2Sv5dDX

    — The Washington Post (@washingtonpost) August 26, 2026

    Il avait également suspendu à titre provisoire la fermeture pour deux ans de la salle, considérant que le conseil avait manqué à son « devoir de prudence » en ne tenant pas compte des retombées négatives de cette fermeture.

    Le magistrat a néanmoins autorisé la poursuite des travaux de restauration, dont « le besoin apparaît criant » et précisé qu’il ne s’opposerait pas à une nouvelle décision de fermeture si elle était prise au terme d’une évaluation plus approfondie des inconvénients et des avantages.

    Philippe Gault (avec AFP)

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  • Spartacus, l’esclave révolté : Comment le piège s’est refermé sur le gladiateur qui a osé défier Rome

    Son nom est devenu l’emblème de toutes les libérations : en 73 avant J.-C., le gladiateur Spartacus organise contre Rome la plus impressionnante des révoltes d’esclaves. Alors que ses armées font trembler la République, l’arrivée d’un homme, Marcus Crassus, et un piège gigantesque dans le sud de l’Italie vont sceller le destin des insurgés.

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    Vers la fin de la République romaine, l’esclavage atteint des sommets, grâce aux conquêtes. Spartacus est un cas très particulier, puisque c’est un gladiateur.

    Berger de la Thrace, dans l’actuelle Bulgarie, il s’est laissé enrôler dans les légions romaines. Il avait tout pour devenir un bon soldat, mais, habitué à la liberté, il finit par déserter. Après avoir vécu de rapines et de vols divers, il est arrêté.

    Grâce à son physique spectaculaire, il échappe au sort traditionnel des déserteurs. Il n’est ni torturé, ni tué, mais vendu comme esclave à un certain Batiatus qui dirige l’école de gladiateurs de Capoue. Et Spartacus remporte victoire sur victoire, faisant la gloire de l’établissement.

    Spartacus amoureux n’est plus le même : il fait des projets

    Il est bien traité. On lui amène régulièrement des prostituées pour essayer de le divertir. Un soir, il tombe fou amoureux d’une de ces jeunes filles. Elle est, elle aussi, originaire de Thrace, et ensemble, ils forment des projets. Spartacus amoureux n’est plus tout à fait le même. D’une certaine façon, il devient un homme plein d’espoir.

    L’esclave-gladiateur alimente une rébellion au sein de l’école de Capoue. Il s’enfuit avec 70 compagnons sur les 200 gladiateurs qu’elle compte. Désormais dans la nature, ils trouvent des armes, et deviennent un modèle pour les autres esclaves.

    L’armée de Spartacus compte 120 000 esclaves révoltés au sommet de son apogée

    Petit à petit, avec les centaines de familles qui arrivent de partout, parfois en ayant même assassiné leur propre maître, il se retrouve à la tête d’un peuple en mouvement. Bientôt, ce seront 50 000 esclaves révoltés qui demanderont à Spartacus de les protéger.

    Au sommet de son apogée, son armée compte jusqu’à 120 000 esclaves révoltés. Le plan de Spartacus est de remonter vers la Gaule et la Germanie, ou encore gagner la Sicile pour y fonder une sorte de nouvel État d’esclaves libérés.

    Mais « il se trouva un homme qui sauva Rome et ruina pour de nombreuses années jusqu’à l’espoir d’un ordre nouveau. Cet homme n’était pas un soldat, c’était un riche banquier nommé Marcus Crassus » écrit l’historien Jo Tranchal.

    Carssus profite de l’absence de César et de Pompée pour essayer de s’imposer dans ce qui est encore une république. Et pour diriger ses troupes, il va recourir à l’effroyable décimation. Après la défaite d’une de ses légions, battue par Spartacus, il réunit 50 dizaines d’hommes. Il prend un soldat dans chaque dizaine pour l’exécuter de sang-froid.

    Spartacus est dans la nasse, pris au piège

    Pendant ce temps, Spartacus souhaite passer en Sicile. Mais le propréteur de Sicile, Verrès – qui gouverne localement au nom de Rome – a acheté les pirates avec qui le chef des esclaves rebelles avait négocié.

    Spartacus est dans la nasse, pris dans un piège qui a la forme d’un fossé géant de 55 kilomètres de long, extrêmement bien défendu. Une rencontre avec Crassus a lieu, mais ne donne rien.

    Les révoltés réussissent malgré tout à franchir ce fossé pour rejoindre le Brutium, l’actuelle Calabre. Mais l’annonce du retour de Pompée depuis l’Espagne change tout. « Crassus devrait se réjouir, il n’en est rien, au contraire, sa colère monte quand il pense que Pompée s’attribuera tout le succès de la campagne » écrit l’historien Alain Decaux. Crassus décide d’attaquer sans attendre.

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    Dès les premières minutes du combat, une flèche atteint Spartacus à la cuisse, diminuant considérablement ses forces. Le chef des insurgés disparaît dans la mêlée. On perd sa trace définitivement.

    Les Romains font 6 000 prisonniers. Ils érigent de grandes croix sur la voie Appienne entre Capoue et Rome. Ceux qui n’avaient pas voulu se soumettre sont cloués à ces croix pour bien montrer à tous les esclaves ce qu’il en coûte de vouloir être libre…

    Franck Ferrand

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  • La nouvelle génération est à l’honneur au festival de La Chaise-Dieu

    À l’occasion du festival de La Chaise-Dieu, les musiciens du quatuor Våren et le violoniste Pierre Fouchenneret seront, ce mardi 25 août à 20h, les invités du Journal du classique.

     

    C’est l’un des plus importants festivals de la fin de l’été dont la programmation est particulièrement étourdissante en cette édition anniversaire. Le festival de La Chaise-Dieu fête, en effet, ses 60 ans et a convié pour l’occasion quelques-uns des plus grands solistes et orchestres internationaux.

    Les jeunes y ont également leur place dans le cadre d’un formidable cycle « Génération Chaise-Dieu ». Ce dispositif permet à quatre ensembles de profiter d’une résidence de dix jours, encadrés par de prestigieux musiciens.

    L’intégrale des sonates et partitas de Bach

    Nous ferons connaissance ce soir avec l’un de ces jeunes ensembles, le quatuor Våren.

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    Nous échangerons également avec l’un des musiciens encadrant ce cycle, le violoniste Pierre Fouchenneret. Entre deux master classes, il se produira en concert en musique de chambre et en solo. C’est ainsi qu’il donnera l’intégrale des sonates et partitas de Bach jeudi à la Basilique Saint-Julien de Brioude.

    Laure Mézan

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    Mort du milliardaire Klaus-Michael Kühne : le projet du nouvel opéra de Hambourg maintenu

    « Vivre sur le fil du rasoir était exaltant » : Dans le documentaire YUJA, la pianiste Yuja Wang se livre sans filtre sur sa carrière

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  • Mort du milliardaire Klaus-Michael Kühne : le projet du nouvel opéra de Hambourg maintenu

    Le milliardaire et mécène allemand Klaus-Michael Kühne est mort chez lui en Suisse dans la nuit du 23 au 24 août à l’âge de 89 ans. Selon les autorités de Hambourg, sa ville natale, le décès de l’homme d’affaires ne remet pas en cause la construction du nouvel opéra de la ville que sa fondation devait financer en grande partie.

    La disparition de Klaus-Michael Kühne intervient alors que le projet de nouvel opéra de Hambourg n’en est encore qu’au stade de la planification. Mais elle ne devrait pas provoquer de modification de son calendrier pour un achèvement des travaux prévu en 2034. Selon la ville de Hambourg, le contrat conclu avec la fondation (Kühne-Stiftung) demeure valide. La fondation reste donc engagée dans le financement, à hauteur de 340 millions d’euros, du futur bâtiment, qui doit accueillir le Staatsoper, le Hamburg Ballett et le Philharmonisches Staatsorchester.

    Le projet architectural a d’ailleurs été arrêté et validé. En novembre 2025, l’appel d’offres a été remporté par l’agence danoise Bjarke Ingels Group (BIG). Le futur édifice, qui sera construit sur le Baakenhöft le long des rives de l’Elbe, doit notamment accueillir une salle de 1 500 places et offrir « une relation étroite avec le paysage portuaire ». Un nouvel équipement destiné à renforcer la position de Hambourg parmi les grandes métropoles musicales européennes.

    La construction du nouvel opéra de Hambourg fait toujours l’objet de controverses

    Pour le milliardaire allemand, ce projet représentait l’un des derniers grands engagements de son action de mécène dans sa ville natale.

    Installé en Suisse depuis plusieurs décennies, l’homme d’affaires avait néanmoins conservé des liens étroits avec Hambourg, où son nom est associé à plusieurs initiatives culturelles. Il avait notamment contribué au financement de l’Elbphilharmonie et soutenu le Festival international de musique de Hambourg et le Staatsoper du grand port allemand.

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    Malgré la position et l’engament de la ville, le projet ambitieux suscite toujours de vives polémiques. À commencer par les réticences du milieu culturel local qui a du mal à accepter l’abandon de l’actuel bâtiment du Staatsoper, installé dans la Dammtorstraße depuis 1955 mais dont la rénovation est estimée à plus d’un milliard d’euros.

    Der Milliardär und Mäzen #KlausMichaelKühne ist tot. Er starb in der Nacht zum Montag im Alter von 89 Jahren an seinem Schweizer Wohnsitz: https://t.co/8I4JFNPBnC Eines der letzten Großprojekte, das der aus Hamburg gebürtige Unternehmer anstieß, war der anvisierte Neubau der…

    — Oper! (@opermagazin) August 24, 2026

    D’autres observateurs s’interrogent sur l’influence accordée à un mécène privé dans une décision aussi importante pour la politique culturelle de la ville.

    Le comportement de l’entreprise familiale (Kühne + Nagel), pendant la période nazie, fait également l’objet de débats qui ont même conduit à des manifestations et à une pétition signée par plus de 10.000 personnes en 2025.

    Philippe Gault

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    « Vivre sur le fil du rasoir était exaltant » : Dans le documentaire YUJA, la pianiste Yuja Wang se livre sans filtre sur sa carrière

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    Un violoniste professionnel arrêté avec près de 40 kilos de cocaïne cachés dans sa voiture

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  • La vie quotidienne à Versailles au XVIIe siècle : cochons en liberté, odeurs et ramassage d’ordures

    Parler de Versailles, c’est souvent évoquer son château extraordinaire et ses perspectives sur des jardins à la française. Mais Versailles, c’est aussi une cité voulue et bâtie par Louis XIV comme un écrin destiné à accueillir son chef-d’œuvre. Si on a beaucoup raconté la vie à la cour, comment vivait-on en ville au XVIIe siècle ?

    Ecoutez l’épisode des Grands dossiers de l’Histoire en intégralité :

     

    L’historien Jacques Levron, grand érudit de la ville, nous donne une idée de l’agitation qui pouvait y régner au cours du Grand Siècle. Son ouvrage s’appelle Versailles, ville royale.

    « Les rues sont pavées, mais les cochons s’y promènent librement, les carrosses côtoient les charrettes des paysans et les gueux tendent la main aux gentilshommes. Les rixes sont fréquentes, la misère s’étale au milieu du luxe, ville originale grouillante d’animations. Partout on construit, partout on s’installait parce qu’on veut s’y installer. »

    La charge d’administrer cette cité va revenir à un intendant, Alexandre Bontemps, premier valet de chambre du roi. Les pouvoirs de justice et de police sont exercés par un bailli et un grand prévôt. Il y a toujours un quartier de la Prévôté à Versailles, un quartier du bailliage, qui est le quartier des Antiquaires.

    Les Versaillais dénoncent les odeurs pestilentielles venues du château

    Louis XIV attache de l’importance à l’harmonie, mais aussi à la sécurité de la nouvelle ville, avec un éclairage comme on en trouve extrêmement peu ailleurs, un ramassage d’ordures, des eaux qui sont acheminées via le bassin du fameux pavillon des Sources.

    Les habitants, les commerçants, les artisans de Versailles sont très heureux d’être là parce qu’on gagne très bien sa vie dans la proximité immédiate de cette cour extrêmement nourrie et nourrissante.

    Henri Gleize, dont le travail porte sur les années d’Ancien Régime, écrit :

    « Périodiquement, des délégations renouvelaient les doléances des Versaillais néanmoins, car ceux-ci déploraient la quasi-inexistence de la voirie en dehors des routes principales en direction de Paris et de Fontainebleau, celle qu’empruntaient les princes. Ces mêmes Versaillais dénonçaient les odeurs pestilentielles, paradoxalement émanant du château en direction de la ville, qui rappelaient désagréablement aux passants l’insuffisance des commodités du domaine. »

    Louis XV va parachever Versailles en l’adaptant au goût du jour

    Louis XIV a beaucoup développé sa ville qui est un peu son enfant chéri, même s’il n’a pas réussi toujours à très bien l’entretenir. Quelques heures après la mort du souverain en 1715, le nouveau Régent décide de transférer tout le pouvoir à Paris. Quant au petit roi Louis XV, qui n’a que 5 ans, il s’en va à Vincennes et Versailles se vide.

    La difficulté de vivre dans une ville abandonnée par la cour va perdurer jusqu’en 1722, date à laquelle Louis XV décide de rentrer au bercail. Il va entreprendre de parachever l’œuvre de son aïeul, mais en l’adaptant au goût du jour et en ne suivant pas toujours les grandes règles que son arrière-grand-père avait édictées.

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    Versailles va se mettre à échapper à l’obsession d’harmonie et d’unité qui était celle de Louis XIV. L’écrivain Pierre-Robert Leclercq l’écrit :

    « Quiconque se promène dans Versailles le remarque, le château est une œuvre du XVIIe siècle, la ville est du XVIIIe siècle. Louis XIV avait voulu sa paroisse royale et sa ville neuve. Toutefois, l’embryon de quartier que découvre son successeur n’a pas belle allure. Les Versaillais d’aujourd’hui peuvent flâner boulevard du Roi ou boulevard de la Reine. Les sujets de Louis XV n’ont là que l’étang de Clagny, c’est-à-dire un cloaque où se déverse un égout qui répand des odeurs nauséabondes. Son assèchement s’impose en une année, il est mené à bien, tandis que les chantiers se multiplient. »

    Plus tard, la ville s’agrandit encore, se dote d’un corps municipal. À l’approche de la Révolution, Versailles, qui compte déjà entre 50 000 et 70000 habitants, est devenue une cité de premier plan. Elle porte à jamais, au-delà de toutes ses imperfections, la marque de son fondateur.

    Franck Ferrand

     

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  • « Vivre sur le fil du rasoir était exaltant » : Dans le documentaire YUJA, la pianiste Yuja Wang se livre sans filtre sur sa carrière

    Le nouveau documentaire consacré à la pianiste Yuja Wang sortira le 10 septembre. Réalisé par Lorna Tucker, YUJA aborde non seulement la remarquable carrière de la grande musicienne sino-américaine mais explore également son rapport avec la célébrité, la pression qu’elle doit gérer et sa quête de perfection.

    Partout où elle se produit depuis plus de vingt ans, Yuja Wang ne laisse jamais le public indifférent. Par ses tenues, jugées parfois provocantes, sa gestuelle fougueuse mais surtout par son talent au clavier et sa maîtrise des répertoires de ses compositeurs fétiches comme Serge Prokofiev, Serge Rachmaninov, Alexandre Scriabine, Frédéric Chopin, Maurice Ravel ou encore Johannes Brahms.

    La pianiste de 39 ans à la personnalité extravertie a déjà fait l’objet de plusieurs documentaires vidéo : Yuja Wang Dresses Up Chopin (2013), Through the Eyes of Yuja (2014), toujours disponible sur Medici.tv, The Restless Virtuoso – On the Road with Star Pianist Yuja Wang (2015) et The World of Yuja Wang, sorti en début d’année.

    Des témoignages de Michael Tilson Thomas, Teddy Abrams , Emanuel Ax…

    Dans YUJA, qui sortira le 10 septembre en salles au Royaume-Uni avant une diffusion télévisée, la réalisatrice Lorna Tucker, à qui l’on doit déjà des films-documentaires sur Vivienne Westwood et Katharine Hepburn, brosse un portrait immersif d’une artiste en pleine mutation.

    Le documentaire mêle performances, mémoire et reconstruction « pour explorer les forces qui ont façonné Yuja Wang et la femme qu’elle devient », selon la cinéaste britannique..

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    Sans se défiler, la pianiste, au sommet de son art, se confronte à son passé et réexamine le sens de sa vie alors que se posent des questions essentielles à ce moment de sa carrière : a-t-elle atteint son apogée ? a-t-elle perdu son inspiration ? Le prix de la célébrité en valait-il la peine, alors que les exigences du succès et les sacrifices d’une vie solitaire se font de plus en plus pressants ?

    Yuja Wang remplacera Daniil Trifonov, blessé, pour la clôture du festival de Salzbourg

    Pour son documentaire, coproduit par Arte, Lorna Tucker a pu bénéficier d’un accès privilégié à la vie professionnelle et privée de Yuja Wang, et recueillir les témoignages de personnalités de la musique qui ont compté pour elle comme les pianistes Gary Graffman (le professeur et mentor de Yuja Wang) et Emanuel Ax, les chefs d’orchestre Michael Tilson Thomas et Teddy Abrams, ainsi que Paul Dornian qui l’a accueillie au Canada au début des années 2000.

     

    En attendant la sortie du documentaire, les admirateurs de Yuja Wang pourront l’applaudir en Europe, notamment à Salzbourg où elle remplacera Daniil Trifonov, blessé, en clôture du festival autrichien les 29 et 30 août.

    Philippe Gault

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  • Dans les coulisses des Arènes de Vérone avec Cecilia Gasdia, Martina Russomanno et Ludovic Tézier

    À l’occasion du festival des Arènes de Vérone, Cecilia Gasdia, sa directrice, ainsi que le baryton Ludovic Tézier et la soprano Martina Russomanno seront, ce lundi 24 août à 20h, les invités du Journal du classique.

     

    En attendant la réouverture des institutions musicales et le lancement des nouvelles saisons, l’esprit est encore aux festivals.

    Focus ce soir sur celui des Arènes de Vérone qui a débuté le 12 juin et se poursuit jusqu’au 12 septembre.

    Cette manifestation, plus que centenaire, qui compte parmi les plus importantes d’Italie, est dédiée tout naturellement à l’Opéra. La Traviata, Aïda, La Bohème, Nabucco et Turandot sont à l’affiche cet été et font l’objet de productions particulièrement grandioses et spectaculaires.

    Ludovic Tézier, un habitué des Arènes de Vérone

    Cecilia Gasdia, elle-même véronaise, en assure la programmation depuis 9 ans. Elle nous éclairera sur l’âme de ce festival qui met en avant le riche patrimoine lyrique italien.

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    Nous échangerons également avec la soprano Martina Russomanno, qui a fait des débuts triomphaux aux arènes dans le rôle de Violetta, et avec Ludovic Tézier, un habitué des lieux qui s’y sent particulièrement bien.

    Laure Mézan

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  • Annuler la dette, est-ce possible ? Quelles conséquences ? Le prix Nobel d’économie Philippe Aghion répond

    Avec une dette de plus de 3500 milliards d’euros, la France cherche toutes les solutions pour redresser la situation. Le candidat insoumis Jean-Luc Mélenchon propose même de « foutre au feu » les 18 % détenus par la Banque centrale européenne, autrement dit une annulation partielle. Cette idée, notamment défendue par l’homme d’affaires Matthieu Pigasse, a-t-elle un sens ? David Abiker a posé la question ce lundi à Philippe Aghion, prix Nobel d’économie et premier invité de la nouvelle saison de la matinale de Radio Classique.

     

    Effacer près de 20% de la dette française d’un seul coup, c’est l’idée du leader de la France Insoumise. « Donner du crédit à cette idée, c’est pour moi quelque chose d’invraisemblable », déclare Philippe Aghion, s’interrogeant sur le soutien affiché par Matthieu Pigasse, banquier et milliardaire qui pourtant « connaît la finance ».

    Tout d’abord, est-ce techniquement possible ? Oui, explique Philippe Aghion, la BCE peut le faire, mais ce serait « catastrophique ».

    Aujourd’hui, détaille-t-il, la Banque centrale européenne ne peut pas acheter des titres directement émis par les États membres, mais elle peut en racheter sur les marchés secondaires. « Le fait que la Banque centrale européenne soit créancière à travers ces titres lui permet techniquement de les annuler sans que, en apparence, personne ne soit lésé ». En apparence, certes, mais pas en profondeur.

    Pourquoi l’Etat français va y perdre en annulant la dette

    Car la Banque centrale européenne perçoit des intérêts sur ces titres, et cela représente une partie importante de ses ressources. Et, souligne Philippe Aghion, « il ne faut pas oublier que la BCE a comme actionnaires les États membres de la zone euro ». Cela signifie que la Banque de France perçoit des intérêts sur ces titres qu’elle reverse à l’État français.

    En résumé : « si vous annulez la dette publique, vous annulez la possibilité qu’a l’État français de percevoir les intérêts versés par la Banque de France. L’État va perdre d’une main ce que l’annulation de la dette détenue par la BCE lui aurait fait gagner de l’autre ».

    Banqueroute, fin de l’euro, c’est le scénario catastrophe

    Pour le prix Nobel d’économie, l’opération est non seulement nulle, mais mauvaise. En effet, en cas d’annulation de la dette, la BCE refusera immédiatement d’acheter des titres français, une réaction aussitôt imitée par « les vrais prêteurs, ceux qui souscrivent aux émissions de dettes ». C’est le scénario catastrophe : « à ce moment-là, c’est la banqueroute ».

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    Philippe Aghion dévoile ce qui anime en réalité le leader de la France insoumise : « le véritable dessein derrière cette proposition, c’est de mettre à bas la zone euro en violant un des principes fondateurs : la Banque centrale européenne ne finance pas directement les États. Elle peut racheter des titres sur le marché secondaire, mais elle ne peut pas financer directement les États ».

    Or, poursuit l’économiste, c’est à cette condition que l’Allemagne avait renoncé au mark et investi sa confiance et sa crédibilité dans la monnaie unique. L’annulation d’une partie de la dette française signifierait donc tout simplement « la fin de l’euro ».

    Béatrice Mouedine

     

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  • Langue française : « Il en est hors de question », ces 6 fautes qu’on commet en pensant parler un français correct

    Parfois en langue française, le mieux est l’ennemi du bien. S’il est bien perçu de faire des liaisons, elles ne sont pas pour autant toutes recommandées, et certaines sont faites à l’excès, comme la liaison en z. 

     

    Une liaison fautive en z s’appelle un velours

    On pense parfois bien faire et on commet des erreurs : c’est notamment le cas avec les liaisons. Il est perçu comme soutenu d’en faire beaucoup, même celles facultatives.

    Mais n’oublions pas que certaines sont proscrites, notamment avec les noms propres. J’ai entendu récemment « nous vous présentons Anaïs », avec un son « Z » inopportun introduit avant le prénom.

    On entend aussi trop souvent « les 4-Z-étapes » ou « de toi-Z-à moi ». Le terme général pour ce type de faute est pataquès, et lorsque la liaison fautive est en « Z », on parle spécifiquement d’un velours.

    Jeter l’eau propre, pour jeter l’opprobre

    La phrase « la lecture constitue pour moi un véritable échappatoire » paraît soutenue, mais elle est incorrecte : on dit une échappatoire, comme une échappée, ou plus simplement, comme une écharpe.

    Il y a également le mot espèce, souvent malmené. Dire « c’est un espèce de parangon » est incorrect, car espèce est féminin : on dit une espèce, de même qu’on ne dirait pas « un sorte » ou « une genre ».

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    C’est le cas de « jeter l’eau propre » au lieu de jeter l’opprobre, qui désigne la honte publique. Ou encore de « découvrir le poteau rose », en un seul mot,  alors qu’il faut dire le pot aux roses : le récipient, au sens littéral.

    Enfin, « il en est hors de question » est un mélange de deux expressions distinctes : il faut choisir entre il n’en est pas question ou c’est hors de question.

    Karine Dijoud

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