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  • Le Barbier de Séville de Rossini : résumé complet, intrigue et personnages du chef-d’œuvre de l’opéra bouffe

    Le Barbier de Séville est un chef d’œuvre incontesté de l’opéra bouffe italien. Pourtant, le soir de la première, le 20 février 1816 à Rome, c’est un fiasco terrible. Le désastre oublié, le succès est au rendez-vous pour l’œuvre de Rossini tirée de la pièce de Beaumarchais, et dont le livret est signé Cesare Sterbini. Du faux soldat au mariage surprise : plongez au cœur de l’intrigue du Barbier de Séville de Rossini !

     

    Le barbier de Séville sera à l’affiche de l’Opéra de Paris à partir du 12 septembre

    À l’aube, dans une rue de Séville, un homme fait les cents pas sous la fenêtre d’une jeune femme qu’il désire séduire. Cet homme est le Comte Almaviva, un seigneur déguisé en étudiant afin de se faire passer pour un gentilhomme.

    Dans l’air « Ecco ridente in cielo » (« Voici riant dans le ciel »), il chante avec douceur son amour pour la belle Rosine, et exprime son souhait de l’apercevoir sur son balcon avant le lever du jour.

     

    Mais quelqu’un approche dans la rue… Vite, le comte se cache. Un homme apparaît, transportant une carriole chargée de ciseaux, de rasoirs, de peignes et de bistouris. C’est le factotum, l’homme à tout faire de la cité, autrement dit le barbier de Séville. Il entonne le célèbre air « Largo al factotum » (« Faites place au factotum »).

    Hommes, femmes et enfants, il est sollicité de toutes parts. Le Comte Almaviva reconnaît en cet énergique personnage son ancien valet, Figaro. Il l’aborde et lui expose la raison de sa venue en ville.

    Il y a plusieurs mois, alors qu’il se promenait à Madrid, il est tombé sous le charme d’une magnifique femme à la chevelure brune. Habité par un amour naissant, il n’a eu de cesse de la chercher avant de retrouver sa trace à Séville. Depuis, il attend nuit et jour sous son balcon dans l’espoir de la revoir et de l’épouser.

    Rosine est promise au docteur Bartholo

    Figaro lui apprend qu’il existe un obstacle à son projet : elle est la protégée du docteur Bartholo, qui désire secrètement en faire sa femme.

    Quand Rosine apparaît sur son balcon, accompagnée de Bartholo, nos deux protagonistes se cachent. Pendant qu’ils parlent, Rosine fait incidemment tomber la partition d’une chanson qu’elle tenait dans les mains.

    Il s’agit en réalité d’un signe adressé à l’homme qui rôde sous sa fenêtre. Alors que le médecin descend récupérer les feuilles, Rosine en profite pour sommer le Comte de ramasser le papier qui lui est destiné, ce qu’il s’empresse de faire avant de s’enfuir. Une fois à l’abri des regards, le Comte et Figaro prennent connaissance du billet.

    Le Comte Almaviva se fait passer pour un simple étudiant

    Rosine demande à son mystérieux prétendant de se faire connaître en chanson. Pour cela, ils attendent que Bartholo quitte la maison. Lorsque ce dernier s’en va, il maugrée, préoccupé de ne pas avoir vu un certain Don Bazile, en charge de la préparation de son mariage avec sa pupille. Malheur ! L’union est prévue pour le lendemain. Mort d’inquiétude, le Comte désespère mais ne perd pas son objectif de vue.

    Le Comte prépare sa voix et laisse son cœur parler. Rusé, Figaro lui prête même sa guitare pour qu’il puisse user de son charme. Il se présente à Rosine comme un simple étudiant nommé Lindor, dont les pensées sont habitées par le souvenir de sa beauté. Il lui livre son cœur tout en lui promettant fidélité.

    C’est aux sons de ces douces paroles que la jeune femme paraît à son balcon et chante en réponse son amour. Mais ce moment est brusquement interrompu par des bruits de pas qui se rapprochent de sa chambre. Rosine s’enfuit.

    Le Comte Almaviva se déguisera en soldat pour approcher sa bien-aimée

    En échange de pièces d’or, le Comte fait promettre à Figaro de l’aider à entrer dans la demeure de sa bien-aimée. En effet, l’homme à tout faire fournit les médicaments de Bartholo, et dispose ainsi d’une porte d’entrée dans leur maison.

    Le valet suggère à son ancien maître de se déguiser en soldat et de se présenter chez le médecin et sa pupille. Pour paraître inoffensif, il fera croire qu’il est ivre afin de pouvoir dormir chez eux. Le plan est acté.

    Morgan Pearse dans le rôle de Figaro, en 2015 à Londres, avec l’English national opera / Jane Hobson/REX Shutter/SIPA

    De son côté, le cœur de Rosine a été touché, et elle n’aspire qu’à une chose : retrouver le beau Lindor. Comment faire ? Elle décide de lui écrire une lettre d’amour en cachette. C’est à ce moment qu’arrive Figaro. La jeune femme l’interroge sur l’homme qui l’accompagnait plus tôt. Le factotum lui explique que Lindor n’a qu’un défaut : il est amoureux d’une femme à la belle chevelure noire et aux pommettes roses.

    C’est une évidence, Rosine comprend qu’il s’agit d’elle. Ils se mettent donc d’accord pour envoyer la lettre qu’elle avait commencée.

    Avancer le mariage pour déjouer les plans du Comte Almaviva ?

    Leur échange est interrompu par l’arrivée de Bartholo, laissant juste un instant à Figaro pour se cacher dans le salon. C’est alors que Don Bazile arrive chez le docteur pour l’informer des dernières nouvelles. Il le met en garde contre le Comte Almaviva qu’il a vu rôder dans le quartier et qui pourrait chercher à rencontrer sa petite protégée. Dans l’air de la calomnie, il propose de propager des rumeurs infamantes pour nuire à sa réputation et éloigner son ennemi. Bartholo somme Bazile de préparer le contrat de mariage plus tôt que prévu, ce que ce dernier accepte à la vue d’une bourse d’or.

    Une fois les deux hommes repartis, Figaro prévient Rosine de l’imminence du mariage. Elle reste un instant interdite, avant que les pas de Bartholo ne la sortent de sa stupeur.

    Alors que Figaro est reparti, le médecin revient, songeur. Ses soupçons le poussent à interroger Rosine sur sa discussion avec l’homme à tout faire. Pourquoi a-t-elle les doigts tachés d’encre ? Pourquoi manque-t-il une feuille de papier sur le bureau ? Et pourquoi la plume est-elle bien taillée ? La jeune femme tente de mentir, mais en vain. Son protecteur semble deviner ce qu’il se passe sous son nez. Il comprend que sa pupille a écrit une lettre à un autre que lui. Il prend une décision radicale : à chaque fois qu’il sortira, il fermera la porte à double tour pour qu’elle ne puisse pas s’échapper.

    Bartholo devine la supercherie et met à la porte le Comte Almaviva déguisé en soldat

    Un peu plus tard, le Comte Almaviva met le plan à exécution et se présente chez eux déguisé en soldat. Bruyant et chancelant, il feint d’être ivre, comme convenu plus tôt avec Figaro. En bon comédien, il explique à Bartholo être un vétéran du régiment ayant reçu l’ordre de loger chez lui. Cependant, le docteur fait valoir son haut statut et explique être exempt de cette obligation.

    Au milieu de ce chaos, Rosine comprend qu’il s’agit en réalité de Lindor. Ce dernier tente par tous les moyens de lui remettre une lettre, mais Bartholo se rend compte de la supercherie et le met à la porte. Furieux, il exige de voir la note que sa protégée tient dans les mains.

    Ce qu’il ne sait pas, c’est qu’avec habileté elle est parvenue à l’intervertir avec une lettre de son cousin. Surpris, Bartholo ne sait plus où se mettre et se querelle avec le faux soldat, avant de le mettre à la porte. Une fois son tuteur sorti, Rosine peut enfin lire la lettre de Lindor. Il lui recommandait de provoquer une querelle avec son protecteur.

    Rosine reconnaît Lindor, cette fois déguisé en professeur de chant

    Le lendemain, le Comte Almaviva se présente de nouveau chez Bartholo, déguisé en professeur de chant. Il prétend être Don Alonzo, le remplaçant de Don Bazile, soi-disant malade. Le médecin n’y voit que du feu et lui accorde sa confiance. Dès qu’elle croise son regard, Rosine reconnaît son bien-aimé et accepte avec plaisir la leçon de musique.

    C’est un moment précieux qu’elle partage avec lui à travers l’air « Contro un cor che accende amore » (traduisez « Contre un cœur qu’embrase l’amour »), dans lequel elle explique être en proie à un amour profond. Elle fait ainsi comprendre au Comte qu’elle est prête à tout pour être avec lui. C’est alors qu’arrive le barbier Figaro pour son rendez-vous avec Bartholo.

    Sarah Tynan dans le rôle de Rosine en 2015 à Londres / Alastair Muir/Shutterstock/SIPA

     

    Soudain, pendant que Figaro s’occupe du médecin, Don Bazile fait irruption dans la maison. Effrayé de voir la supercherie dévoilée, le Comte Almaviva tente de le convaincre qu’il est brûlant et qu’il a un teint cadavérique. C’est certain, il a de la fièvre ! Le Comte le met à la porte, après lui avoir glissé une bourse d’argent dans les mains…

    Alors que le Comte se retrouve de nouveau seul avec Rosine, il lui fait la promesse de venir la chercher à minuit. Il baisse sa garde et lui explique être Lindor, sans voir que Bartholo les épie. C’en est trop pour le vieux médecin qui entre dans une colère noire et fait fuir son ennemi ainsi que son ancien valet.

    Rosine apprend avec joie la véritable identité de Lindor

    Une fois la nuit tombée, Bartholo s’entretient avec Rosine et lui fait part de sa découverte. Il lui révèle que Lindor est en réalité le messager du Comte Almaviva. Humiliée, la jeune femme jure d’épouser son protecteur. À ce moment, Figaro et le Comte parviennent à s’introduire dans l’appartement de Rosine.

    Cette dernière leur réserve un accueil glacial, atterrée d’avoir été trompée. Elle est persuadée que Lindor s’est rapproché d’elle uniquement pour l’emmener auprès du Comte Almaviva. C’est alors qu’il décide de lui dévoiler sa véritable identité. Il est le Comte Almaviva en personne ! Stupéfaite, Rosine manque de s’évanouir. Elle fait part de son immense bonheur à la pensée de son avenir d’épouse de seigneur.

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    Mais des bruits se font entendre ; quelqu’un approche de la porte de la maison. En effet, Don Bazile et le notaire ont rendez-vous avec Bartholo pour officialiser son mariage avec sa protégée. Figaro profite de cette situation et fait passer Rosine pour sa nièce. Il fait croire à son union imminente avec le Comte Almaviva.

    Pour convaincre Don Bazile d’être leur témoin, Figaro lui glisse une irrésistible bourse d’argent dans les mains, et, naturellement, ce dernier accepte sans lutter. Leur rêve se réalise enfin, ils sont unis par les liens du mariage. Soudain, Bartholo arrive avec la police, déterminé à chasser son ennemi. À son grand malheur, les gardes ne peuvent rien contre un seigneur, et le médecin se retrouve contraint d’accepter leur union.

    Maeva Mellado

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  • La France décroche en Afrique face aux nouvelles puissances, et c’est une erreur stratégique

    L’Afrique est un continent stratégique, et il est temps que la France s’en rende compte. C’est le message délivré ce vendredi sur Radio Classique par le géopolitologue Pascal Lorot, président de l’Institut Choiseul. Dans son livre Adieu Afrique, histoire d’une rupture fatale, édité chez Fayard, il explique pourquoi la France doit nouer un lien commercial solide avec ce continent.

     

    Il y a dans votre livre un regret, une conviction, et sans doute un espoir. Le regret, c’est que la France a lâché l’Afrique. Qui a lâché qui ?

    PASCAL LOROT : Ce n’est pas l’Afrique qui nous a quittés, c’est nous qui l’avons perdue, d’une certaine manière, à force de renoncements. Ces renoncements sont à la fois économiques, politiques et culturels.

    Sur le plan économique, nos entreprises engagées en Afrique ont du mal à trouver leur place, à comprendre et à s’ajuster à la nouvelle donne. Nos banques ont vendu l’intégralité de leur réseau aux Marocains. Comment peut-on accompagner les entreprises françaises s’il n’y a plus de banques françaises sur place pour assurer les financements et les montages financiers ?

    De plus, il y a une absence flagrante de stratégie au niveau de l’État. Quelle doit être notre politique d’accompagnement de l’Afrique pour préserver et développer nos intérêts économiques ?

    Pascal Lorot : « Tout le monde vient en Afrique, les Chinois, les Russes, les Turcs »

    Politiquement aujourd’hui, on ne s’est pas encore affranchi des réflexes de la Françafrique, au sens où nous considérons toujours que l’Afrique n’est pas une entité adulte. L’attitude de certains chefs d’État ou d’autorités politiques françaises s’apparente souvent à celle d’un maître d’école s’adressant à ses élèves. Il y a du paternalisme, une condescendance, et une vision en complet décalage avec la réalité.

    Nous n’avons d’ailleurs plus les moyens de cette condescendance, car nous ne sommes plus une puissance coloniale, ni une puissance régionale.

    PL. : Absolument, et nous ne sommes plus légitimes pour donner des leçons de morale sur les comportements à adopter.

    Nous vivons dans un monde multipolaire : tout le monde vient en Afrique, que ce soient les Turcs, les Russes, les Chinois, les Indiens ou les Brésiliens. Nous ne sommes plus qu’un acteur parmi d’autres, avec certes quelques privilèges liés à la langue, à l’histoire, à la géographie, à une connaissance mutuelle et aux flux migratoires, qui peuvent d’ailleurs être perçus positivement.

    Mais si nous ne maximisons pas cet avantage, nous serons balayés. En l’espace d’une génération, la part de marché africain détenue par les entreprises françaises est passée de 15 % à environ 7 ou 8 %.

    Comment expliquez-vous ce décrochage ? Il n’y a pas qu’une question de condescendance ou de maladresses diplomatiques. Quelles sont les méthodes des autres puissances – les Libanais, les Chinois, les Turcs ou les Russes – pour conquérir les marchés dont ils ont dépossédé les Français ?

    PL. : Mettons déjà leurs actions en perspective avec les nôtres. Notre politique à destination de l’Afrique est aujourd’hui fortement conditionnée par des logiques de repentance et de culpabilisation ; nous battons notre coulpe en permanence. Or, ce n’est pas ce que veulent les Africains.

    80% des Africains n’ont pas connu la colonisation

    Il faut bien comprendre qu’aujourd’hui, ils n’ont pas connu la colonisation. L’âge médian en Afrique est de 19 ans, ce qui signifie que 80 % de la population ignore ce qui s’est passé avant les années 1960. Ils ont toujours vécu dans des États indépendants.

    Pourtant, lorsque l’on observe la situation en Algérie, au Mali ou au Burkina Faso, on constate que le chiffon rouge de la défiance vis-à-vis de l’ancienne puissance coloniale est toujours agité de façon très démagogique.

    PL. : Il est agité parce que nous restons bloqués dans le symbole. Nous parlons de repentance et lançons des commissions d’enquête sur les drames du passé, mais les Africains s’en moquent. Ce n’est pas ce qu’ils attendent de la France ou des autres.

    Ce qu’ils veulent, ce sont de véritables partenariats d’égal à égal, centrés sur les infrastructures, le développement durable, le renforcement des mobilités régionales, ainsi que l’accès à l’eau et à l’énergie. Ils souhaitent qu’on les accompagne, et non qu’on les instrumentalise ou qu’on les infantilise.

    Ces pays ont des projets et de véritables visions, avec des plans de développement à l’horizon 2030 ou 2050. Ils ont besoin de partenaires qui les considèrent comme des entités adultes et qui respectent leur souveraineté, un concept que l’on met à toutes les sauces en Europe mais qui doit aussi s’appliquer en Afrique. C’est cette offre de partenariat d’égal à égal que les autres proposent et que nous ne fournissons pas suffisamment.

    Que deviennent les pays qui ont rompu avec la France, comme le Mali, le Burkina Faso, le Tchad, le Sénégal ou le Niger ? N’ont-ils pas lâché la proie pour l’ombre ?

    PL. : On pourrait le penser, en tout cas pour les pays de l’Alliance du Sahel.

    Pour les autres, le contexte est différent. Le Sénégal a une vie démocratique complexe aujourd’hui, mais c’est aussi parce qu’il a une vie démocratique !

    Les autres pays d’Afrique francophone tirent très bien leur épingle du jeu tout en restant proches de la France. Regardez la Côte d’Ivoire, qui affiche un taux de croissance moyen de 8 % sur les dix à quinze dernières années : Abidjan n’a plus rien à voir avec ce qu’elle était hier. Le Bénin, sous l’impulsion du président Talon, est en train de devenir une économie moderne.

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    Nous avons souvent tendance à percevoir l’Afrique de manière uniforme. Or, l’Afrique, c’est 54 pays et 30 millions de kilomètres carrés. Pour vous donner une idée de l’échelle, on pourrait y faire entrer les États-Unis, le sous-continent indien, la Chine, le Japon, la Corée et l’Europe, et il resterait encore de la place. C’est un continent gigantesque caractérisé par une multitude de situations.

     

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  • Emmanuel Hondré nous éclaire sur la nouvelle saison de l’Opéra national de Bordeaux, explorant le thème de la folie

    À quelques jours du lancement de la nouvelle saison de l’Opéra national de Bordeaux, Emmanuel Hondré, son directeur général, sera, ce vendredi 28 août à 20h, l’invité du Journal du classique.

     

    Pour clore notre journée spéciale consacrée à l’Orchestre national Bordeaux Aquitaine, nous passerons un petit moment avec Emmanuel Hondré, le directeur de l’Opéra de Bordeaux. L’occasion d’évoquer la riche activité lyrique de cette phalange qui a la particularité de s’exprimer tant dans la fosse que sur scène.

    C’est ainsi que ces musiciens interpréteront cette saison quelques grands ouvrages de Bizet, Donizetti, Verdi, Offenbach ou encore Rimski-Korsakov mettant en scène des héroïnes flirtant avec la folie, telles Carmen, Lucia di Lammermoor ou la Fiancée du tsar.

    Un concert aux accents américains

    Joseph Swensen, le directeur musical de l’orchestre, retrouvera ses musiciens le 11 septembre à l’Auditorium pour un concert aux accents américains qui sera également retransmis en direct sur de grands écrans de la ville.

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    Leur nouvel enregistrement paraîtra le 4 septembre chez Alpha. Un album dédié à Ravel incluant notamment son orchestration des Tableaux d’une exposition de Moussorgski.

    Laure Mézan

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  • Journée spéciale : au cœur de l’Orchestre National Bordeaux Aquitaine

    Avec deux sagas qui traversent sa programmation, des artistes solistes et chefs internationaux, des événements originaux qui font sortir la musique des sentiers battus ou des ciné-concerts, la saison de l’ONBA donne pleine puissance à l’orchestre. Une saison grandiose, qui célèbre autant la musique, que l’histoire d’amitié nouée entre les musiciens et leur directeur musical : le chef Joseph Swensen, récemment reconduit à la tête de l’orchestre.

    Deux sagas jalonnent cette programmation : la première est consacrée au génie sensible et lyrique de Sergueï Rachmaninov. Son magnifique Concerto pour piano n°2, sa Vocalise pour orchestre et d’autres pages majeures du répertoire y figurent, aux côtés de pièces plus rares à découvrir comme l’ouverture d’Aleko, opéra de jeunesse du compositeur russe.

     

    La deuxième saga sera consacrée, en cette année de bicentenaire… à Beethoven. Symphonies et concertos seront à l’affiche de cette série de concert en hommage au maître autrichien disparu en 1827, pour lequel « puissance » n’est pas un vain mot.

     

    Entre septembre et juin, dans la trentaine de concerts à l’Auditorium et ailleurs, l’Orchestre National Bordeaux Aquitaine évoluera aux côtés de solistes renommés comme Marie-Ange Nguci, Liya Petrova, Dmitri Masleev, Marianne Crebassa ou Edgar Moreau.

     

    Pour admirer la puissance de l’orchestre, et profiter également de ciné-concerts, de spectacles jeune public mais également d’un concert évènement consacré à la musique de John Williams, rendez-vous à Bordeaux, à partir du 11 septembre !

    Lien vers le site : https://www.opera-bordeaux.com/saison?tid[33]=33

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  • Mozart et le Miserere d’Allegri : Le coup d’éclat d’un enfant à la mémoire musicale prodigieuse

    De 1762 à 1773, la famille Mozart est constamment sur les routes. Cela représente un tiers de la courte vie de Wolfgang. Arpentant les plus grandes cours européennes de l’époque, c’est là que le prodige de la musique se fait connaître des personnalités de son temps. Un épisode particulièrement marquant atteste de sa mémoire hors du commun.

    Ecoutez l’épisode des Grands dossiers de l’Histoire en intégralité :

     

    En 1770, alors qu’il a 14 ans, Wolfgang et son père Leopold sont à Rome pour la Semaine Sainte.  Ils vont assister dans la chapelle Sixtine à l’interprétation par le chœur du Vatican du célèbre Miserere d’Allegri. Cette pièce, qui dure un quart d’heure, fait l’objet d’un secret jalousement gardé par les autorités du pape.

    Le Miserere ne peut être joué que dans la chapelle Sixtine, et personne n’en a de partition, car l’œuvre ne doit pas être recopiée. Mais une fois le père et le fils rentrés à l’auberge, Mozart, qui l’a entendu une seule fois, transcrit ce long chœur à 5 voix d’Allegri.

    La partition de l’œuvre voyage avec la famille Mozart

    La première source qui atteste de cette anecdote, c’est une lettre du 14 avril 1770 de la main de Léopold. Il précise qu’il préfère ne pas transmettre la partition par courrier, parce qu’il craint d’être repéré par les autorités romaines. La partition va faire le voyage dans les bagages de la famille.

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    Le romancier Eric-Emmanuel Schmitt revient sur cet épisode dans son livre Juste après Dieu, il y a Papa aux éditions Albin Michel. Il lit dans cette anecdote une expérience « très cruelle » pour Leopold Mozart, qui réalise que Wolfgang entend des choses qui lui échappent. « Ce sont des capacités monstrueuses, et parfois Léopold se demande s’il n’a pas enfanté un monstre », explique l’écrivain.

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  • Orchestre de Boston : Le calme revient, mais le chef Andris Nelsons ne sera pas réintégré

    Après des mois de tensions, dues à la mise à l’écart de leur directeur musical Andris Nelsons et à la difficile négociation de leur convention collective, les musiciens de l’Orchestre Symphonique de Boston (BSO) sont parvenus à un accord avec leur direction. Ils seront désormais plus impliqués dans les choix artistiques de la formation mais leur demande de réintégration du chef letton a été rejetée.

    La semaine dernière le Boston Symphony Orchestra était au bord de la grève. Ce qui aurait été une première dans l’histoire du grand orchestre du Massachusetts créé il y a 145 ans. En cause, les négociations sur le renouvellement de la convention collective des musiciens qui étaient au point mort et le climat malsain qui règne au sein de l’orchestre depuis le mois de mars suite à la décision de la direction de ne pas prolonger le contrat d’Andris Nelsons, directeur musical du BSO depuis 12 ans.

    La situation s’est décantée ce mardi avec la conclusion d’un accord autour de la convention collective qui a été ratifiée ( 94% des voix) pour une période de trois ans, jusqu’en 2029. Outre les questions salariales, le nouvel accord porte également sur les conditions de travail et la collaboration entre les musiciens et la direction. En revanche, les négociations ont échoué sur le maintien à son poste du chef d’orchestre letton qui quittera donc ses fonctions de directeur musical à l’issue de la saison 2026-2027.

    « Cette résolution marque un avenir plus collaboratif pour l’orchestre »

    Dans un communiqué, l’Association des musiciens de Boston indique que le nouvel accord « garantit une relation équitable entre la direction de l’organisation et les musiciens de l’orchestre, et confère à ces derniers un rôle plus actif dans la direction artistique et le processus décisionnel de l’ensemble ». Il est notamment stipulé que, dans le cadre du nouveau contrat, « les musiciens joueront un rôle dans la sélection des collaborateurs et la formation du répertoire ».

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    Une déclaration commune des musiciens, des syndicats et de la direction du BSO précise que « cette résolution marque un avenir plus collaboratif pour l’orchestre. Cela crée un partenariat unique de collaboration entre les musiciens et la direction dans la planification artistique et l’excellence dans tout le travail que nous faisons sur nos scènes et dans nos communautés. Il établit également un processus véritablement collaboratif dans la recherche de notre prochain directeur musical ».

    In Support of Maestro Andris Nelsons and the Artistic Future of Boston Symphony Orchestra – Sign the Petition! https://t.co/3ISf6vqYCe via @Change

    — Diana S (@moondaughter72) August 24, 2026

    Reste maintenant à voir comment le public du BSO, qui a toujours soutenu Andris Nelsons, accueillera cette nouvelle donne. Notamment à l’occasion du concert d’ouverture de la saison, au Symphony Hall le jeudi 17 septembre, au cours duquel le violoncelliste Yo-Yo Ma interprètera le Concerto pour violoncelle d’Edward Elgar, sous la direction de… Andris Nelsons.

    Philippe Gault

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  • Daniel Hope sur les traces de Yehudi Menuhin à Gstaad

    À l’occasion de sa première édition en tant que directeur du Menuhin Festival Gstaad, Daniel Hope sera, ce jeudi 27 août à 20h, l’invité du Journal du classique.

     

    Tombé amoureux de Gstaad et de ses environs, Yehudi Menuhin y créa, en 1957, un festival qui rayonne encore aujourd’hui et dont la 70e édition se tient en ce moment et jusqu’au 5 septembre. Le violoniste Daniel Hope vient d’en prendre la direction artistique. Lui-même a grandi aux côtés de Menuhin et entend bien perpétuer son héritage, ses valeurs de partage et de transmission.

    Les plus grandes étoiles de la musique

    Il nous éclairera ce soir sur l’esprit de cette édition placée sous le signe de la famille, qui met en avant les plus grandes étoiles de la musique ainsi que la jeunesse, tout en renforçant la connexion entre musique et nature.

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    Parmi les nouveautés du festival : les randonnées musicales initiées et accompagnées par Richard Müller, le président de l’évènement. Il nous en dira d’ailleurs quelques mots.

    Laure Mézan

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  • Langue française : A-t-on le droit de supprimer des mots du dictionnaire ?

    C’est un sujet auquel on ne pense pas forcément lorsque l’on parle de langue française : comment décide-t-on de supprimer un mot du dictionnaire ? Existe-t-il un ouvrage répertoriant tous les mots disparus à travers le temps ? Certains mots, comme raréfiable, sont en effet supprimés, mais cela reste rare, car des mots oubliés peuvent parfois faire un retour triomphant dans la langue française.

     

    Géraldine Moinard, directrice de la rédaction des dictionnaires aux éditions Le Robert, explique que « si nous ne parlons jamais des mots qui sortent du Petit Robert, c’est parce que les mots n’en sortent pas, ou du moins très rarement. »

    De nouveaux mots apparaissent chaque année, mais les suppressions, elles, n’ont pas lieu annuellement : certains mots sont supprimés tous les vingt à trente ans environ, lorsqu’il faut vraiment libérer de la place dans l’ouvrage papier. Les lexicographes n’aiment pas retirer des mots.

    Daron, blase, disquette : certains mots désuets refont surface

    D’autant plus que le lecteur peut avoir besoin de chercher des mots qu’il découvre au fil de ses lectures. Géraldine Moinard nous donne un exemple : si plus personne ne parle de « prendre un drink » aujourd’hui, ce mot reste présent dans la littérature du milieu du XXe siècle, chez Jules Romains, Georges Simenon ou Antoine Blondin. De même, des termes que l’on croyait désuets reviennent au goût du jour : daron, blase, disquette…

    Les dernières suppressions dans le Petit Robert datent de 2007 et ne concernent qu’une poignée de mots rares, qui demeurent tous dans le Grand Robert : on y retrouve gnothi seauton, qui signifie « connais-toi toi-même » en grec, raréfiable.

    Où vont les mots supprimés du dictionnaire ?

    Pour intégrer de nouveaux mots sans procéder à des suppressions, les programmes de mise en page jouent au millimètre près sur les espaces, les marges et les interlignages. En revanche, dans des ouvrages où ces ajustements ne sont pas possibles, comme les dictionnaires pour enfants, les suppressions sont plus fréquentes.

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    On retrouve les mots supprimés dans la version numérique du Grand Robert. L’ouvrage papier n’est plus imprimé, la contrainte de place n’existant pas en format numérique.

    C’est une véritable mine d’or pour ceux qui souhaitent découvrir des mots rares ou anciens.

    Karine Dijoud

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  • Mort de Dolly Parton : Des musiciens classiques rendent hommage à la reine de la country décédée à 80 ans

    Surnommée à juste titre « La reine de la country », Dolly Parton est morte des suites d’un cancer le mardi 25 août à l’âge de 80 ans. La chanteuse aux plus de 100 millions d’albums vendus était une véritable icône aux Etats-Unis où de grands noms de la musique classique ont tenu à lui rendre hommage.

    Comme un symbole, Dolly Parton est décédée au Vanderbilt University Medical Center de Nashville, la capitale de la musique country dont elle était devenue la plus iconique représentante. Triste fin de l’immense carrière de la chanteuse, originaire du Tennessee, qui aura, en 60 ans, composé plus de 3 000 chansons, remporté 11 Grammy Awards et un Oscar d’honneur l’an dernier.

    Sa chanson Jolene est même entrée en 2014 au Grammy Hall of Fame qui distingue les œuvres marquantes du patrimoine discographique américain.

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    Si sa voix cristalline, la qualité de ses chansons et son look extravagant ont séduit le public, sa gentillesse et son empathie lui ont aussi permis de tisser des liens avec tous les grands musiciens américains.

    Depuis l’annonce de sa disparition les hommages de ses pairs se multiplient, de Paul McCartney au rappeur Eminem en passant par Sting, Beyoncé ou Taylor Swift. Le milieu de la musique classique n’est pas en reste comme en témoignent les messages d’Ailyn Pérez (soprano), Leonard Slatkin (chef d’orchestre), John Brancy (baryton) ou encore Elizabeth Deshong (mezzo-soprano).

    Renée Fleming : « Dolly Parton incarnait tout ce qu’un artiste peut espérer »

    L’hommage le plus poignant est certainement celui de Renée Fleming qui avait chanté en duo une chanson avec Dolly Parton sur son dernier album The Fiddle and the Drum paru au printemps dernier.

    Dans un message publié sur son compte Instagram, la soprano américaine confie que « Dolly Parton incarnait tout ce qu’un artiste peut espérer. Sa bonté transparaissait dans tout ce qu’elle entreprenait, de sa voix magnifique et inimitable à son engagement philanthropique inspirant (…) Elle est véritablement irremplaçable, mais sa musique continuera d’apporter de la joie à des millions de personnes à travers le monde ».

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    Dolly Parton a toujours entretenu des liens avec la musique classique à tel point qu’en 2025, la chanteuse a imaginé le spectacle Dolly Parton’s Threads: My Songs in Symphony dans lequel elle ne chante pas mais où ses chansons sont interprétées par de grandes formations classiques alors que des images vidéo de sa carrière sont projetées sur des écrans géants.

    À ce jour, ce spectacle a été joué par une quinzaine d’orchestres symphoniques aux Etats-Unis et neuf dates sont toujours programmées d’ici la fin de l’année.

    À propos de ce spectacle, L’American Symphony Orchestra League a déclaré : « Après avoir tout fait et tout réussi, country, cinéma, télévision, Broadway, Dolly s’est attaquée à ce qui constituait pratiquement son dernier territoire inexploré : les orchestres symphoniques américains ».

    Philippe Gault

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  • La tête de Barron Trump mise à prix par l’Iran, le signe du désarroi des mollahs

    En rétorsion à la guerre économique déclarée par la Maison-Blanche il y a quelques jours, l’Iran menace maintenant de s’en prendre au propre fils de Donald Trump, Barron Trump. En misant sur l’asphyxie économique, le président américain a-t-il une chance de mettre à genoux son adversaire ? Ou bien va-t-il le pousser à surenchérir ? La deuxième option semble triompher. 

     

    Une vidéo diffusée à la télévision iranienne met à prix la tête du fils de Donald Trump, avec récompense de 100 millions de dollars. Le titre de la vidéo générée par intelligence artificielle est pour le moins explicite « Où et comment tuer Barron Trump ? ».

    Elle détaille ses lieux de vie, exactement comme si on voulait le cibler : ses habitudes, ses horaires et tout cela en l’absence de ses gardes du corps. Rappelons que Barron Trump est le cinquième enfant et le troisième fils de Donald Trump.

    La vidéo est troublante par son côté pénétrant. Elle fait peur et le but est atteint. Si on se doute que les Iraniens ont peu de chances d’y arriver, ils savent tout de même faire en matière de terrorisme. C’est incontestablement un nouveau franchissement de cran extrêmement significatif, d’autant plus qu’il intervient deux mois après des menaces dont Melania Trump elle-même avait fait l’objet, en juillet dernier dans une vidéo similaire.

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    C’est aussi une menace qui vient s’ajouter à celle qui vise l’un des fils de Benyamin Netanyahou, bien qu’on ne sache pas lequel de ses fils puisqu’il en a deux. Ce sont des méthodes terroristes qui se réclament d’une certaine efficacité.

    Ces vidéos démontrent que le régime iranien, comme Donald Trump, s’empare de l’outil de communication au-delà de ses frontières et en dépit de l’État de l’asphyxie que subit l’Iran. Ce type de menace traduit un certain désarroi du régime iranien. C’est du terrorisme présenté comme une réplique à ce que les Iraniens eux-mêmes appellent le terrorisme économique. C’est-à-dire la menace de Donald Trump, formulée très clairement comme un « D-Day » économique, en référence au débarquement en Normandie le 6 juin 44.

    Donald Trump a exigé de tous ses alliés qu’ils le suivent par ces mots extrêmement clairs : Tout pays qui autorisera ses institutions financières, ses entreprises, ses aéroports ou ses entités gouvernementales à fournir une quelconque bouée de sauvetage à l’Iran s’exposera lui-même à d’énormes conséquences économiques.

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    Le but ultime de ce type de déclaration est évidemment le renversement du régime iranien en pariant sur l’exaspération d’un peuple rationné et privé de toute liberté qui pourrait se soulever ou renverser le régime.

    Mais, rien n’est moins sûr, sachant que l’Iran détient déjà, avec la Corée du Nord, le record du monde de sanctions depuis 1979. Avec les effets que l’on sait, cela n’a pas empêché l’Iran de poursuivre sa course au nucléaire.

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    En réalité, il y a beaucoup de politique intérieure dans ce nouveau tour de vis claironné par Donald Trump. D’une part, l’administration Trump doit absolument tenir compte de l’impopularité croissante des opérations militaires menées contre l’Iran, et elle doit essayer de trouver une échappatoire avant les élections de mi-mandat début novembre, où le parti républicain perdra très vraisemblablement le contrôle de la Chambre des représentants.

    De façon plus hypothétique, il pourrait perdre le contrôle du Sénat. D’autre part, des législatives israéliennes se tiendront le 27 octobre, et l’extrême droite israélienne qui soutient Benyamin Netanyahou n’est pas du tout en tête dans les sondages. Dans ce contexte, tenter d’étouffer économiquement l’Iran est la stratégie la plus prudente, la moins coûteuse et la moins engageante. Promettre d’étrangler l’Iran permet de ne pas fixer de date. Cela peut prendre du temps et permettre d’affirmer, sans preuve concrète, que le régime des mollahs est à genoux.

    Christian Makarian

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